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 «Mutant et fier de l'être»

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MessageSujet: «Mutant et fier de l'être»    Dim 23 Fév - 7:05


L'ouverture du centre commercial engouffre les états d'âmes. La foule affluait au tintement des cloche, un samedi de début de mois. Un graffiti tout de noir et de rouge qu'on s'affairait à nettoyer... «For Monster Freedom». Pour la liberté des monstres. Pour la liberté des mutants, comme signification, en quelques mots cachant une misérable colère sourde, grondante, impitoyable. Parmi la foule, un homme ordinaire déambule, comme un autre, à travers les autres, mais il n'est pas comme eux. Il est comme bon nombre d'entre eux, mais pas tout à fait, tout à la fois. Il y a un plan. Un plan derrière ce rideau bleu de ce regard qu'il pose machinalement sur chaque personne qu'il rencontre, évaluant, se questionnant. S'il y avait la présence d'un doute, celle de l'hésitation n'était pas. Il laissait aller. Le temps, il laissait couler.




Première partie


Vous entrer au centre d'achat, comme visiteurs, acheteurs potentiels, passant du bon temps ou même pour y travailler si tel est le cas. Certains pourront croiser Viktor. D'autres pas. Vous pourrez le mentionner (et même interagir avec lui au besoin.)Il ne se passe rien... rien que les bruits de verres, de bavardages, de rire. Rien que l'ambiance étouffante de l'endroit et l'odeur de l'argent.

Bon commencement ;)





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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Dim 23 Fév - 18:07




Le centre commercial. Pourquoi ? Pourquoi était-il venu ici ? Kaelan le regrettait déjà mais puisqu'il avait un nouveau colocataire, qui était devenu en quelque sorte son... protéger, le mutant se devait d'acheter quelques bricoles pour que Flynn se sente comme chez lui chez Kaelan. Il manquait donc quelques accessoires, des serviettes de bain, des couverts de table et autres broutilles de ce genre. Et Kaelan devait se trouver de nouveaux vêtements, aussi. Avec tous ces combats qu'il faisait dans les rues et autres actions, impossible de garder ses habits en état. Mais le mutant détestait plus que tout le fait de se rendre dans un lieu bondé de monde uniquement pour avoir quelque chose à mettre sur le dos. Surtout que plus le temps passait, plus les gens étaient insupportables. Lui-même était particulièrement chieur quand il s'y mettait et être entouré d'humains qui n'avaient que de mépris pour la différence n'aidait pas. D'ailleurs, est-ce que ce graffitis For Monster Freedom avait été faite par un mutant ? Possible. Kaelan mit un moment à décrocher son regard du tag, perdu dans ses pensées qui le ramenait à son père et à son frère, tous deux anti-mutants.

Kaelan marchait tranquillement près des vitrines de diverses boutiques en jetant des regards aux prix des articles. Les parfums semblaient être fait avec de l'or, à en juger par ce qu'ils coûtaient. Il était certain que Kael ne mettrait pas cent dollars pour un petit flacon de cinq centimètres qui se viderait en deux jours. Et ces vêtements horribles qui accompagnaient le disco... non mais franchement, qui osait mettre des horreurs pareilles ? Kaelan espérait pouvoir trouver une boutique qui vendait encore des tenues respectables, histoire de ne pas passer pour un clown à chaque fois qu'il irait se battre. Heureusement, James Dean était encore à la mode et ses tenues n'avaient rien avoir avec celles des guignols qui se trémoussaient sur scène à la télévision.

La boutique idéale apparue dans le champ de vision de Kaelan qui se dirigea vers celle-ci à grands pas, comme si passer une minute de plus en ces lieux allait le rendre fou. Durant son trajet, il croisa un homme qui posa son regard sur lui mais ne s'attarda pas à lui demander ce qu'il avait à l'observer. À la place, Kaelan entra dans la boutique et se posta devant une allée de chemises en observant les articles un à un avant de recevoir un vêtement dessus. Encore un cinglé qui ne savait pas que des cabines avaient été spécialement conçues pour se changer à l'intérieur et éviter de s'exhiber devant les autres clients. « Je me demande ce qui me retient de foutre le feu à cette chose. » Kaelan avait les yeux rivés sur la veste qui était par terre. Elle appartenait sûrement à un fils à papa.

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 24 Fév - 3:27


Le temps, il en avait un peu plus maintenant, disons que la CIA pour lui c’était terminé, du moins pour la mauvaise branche, depuis qu’on lui avait dit, depuis qu’il avait sut ce que faisait cette CIA aux mutants, à ceux de son espèce, il avait décidé de la quitter, comment travailler avec des gens qui veulent vous tuer ? Oh il aurait pût faire semblant de ne rien savoir, mais c’était impossible, il se montrait trop froid et cassant, alors il était parti, tout simplement, laissant sa lettre de démission. Et il avait rejoint la branche qui protégeait les mutants, ils n’étaient pas très nombreux, mais il y’avait un début à tout pas vrai ? Et aujourd’hui on lui avait accordé du temps libre, après quelques insistances il avait bénéficié d’une journée qu’il consacrait à Lucie, sa fille , son trésor à qui il avait promis de se rendre au centre commercial, il ne savait pas s’il allait regretter mais… Faire les boutiques n’était pas la chose que Steve préférait le plus, mais il faisait plaisir à sa fille et ça, ça lui faisait plaisir alors il s’en moquait un peu à vrai dire de faire les boutiques, tant que ça faisait plaisir à sa fille, alors il était heureux.

Ils c’étaient mis en route rapidement, sa fille ne tenant plus en place, lui parlant déjà des habits qu’elles voulait acheter, ou toute sortes de petits jouets qu’elle rêvait d’avoir, et il avait sourit tout simplement en lui rappelant néanmoins qu’il avait un budget quand même limité. En entrant dans le centre commercial, quelque chose attira son attention au milieu de la foule humaine, quelque chose qu’on ne pouvait pas louper, ce graffiti de rouge et de noir, ce graffiti parlant des mutants, il le savait, il en était persuadé «For Monster Freedom» cette phrase sonnait pour leur liberté à eux. Les mutants. Cette inscription n’allait pas rester inaperçu elle allait attirer probablement la CIA, comment pouvaient-ils concevoir la liberté pour ces espèces qu’ils méprisent ? Qu’ils n’acceptent pas ? Et il se demandait qui aurait pût écrire ce graffiti, qui aurait eut le courage ou peut-être la folie de l’afficher ? Quoiqu’il en soit il espérait vraiment qu’il passerait entre les doigts de la CIA. Mais il sentit bien vite sa fille devenir insistante face à sa fixation et l’australien se détourna du graffiti pour suivre sa fille dans une l’une des boutiques du centre commercial.

Ils avaient fait trois-quatre boutiques et achetés deux robes quand la petite eut envie d’entraîner son père dans une boutique pour lui, elle voulait lui acheter un habit pour lui faire plaisir. Et il eut un soupire amusé en suivant Lucie dans une autre boutique, croisant une tête qu’il connaissait, une tête à laquelle la CIA c’était intéressée, le fameux dossier Schmittlein , dossier que son frère et une agence du gouvernement avait finalement finit par avoir. Et maintenant l’espion se demandait si on ne lui avait pas présenter ce dossier pour découvrir si oui ou non c’était un mutant… Mais il laissa tomber ses suppositions et rentra dans la boutique où Lucie repéra une veste qu’elle trouvait « super géniale trop belle », elle avait rapidement attrapé le vêtement avait de pousser un cris et de la balancer sur un homme a proximité. La cause ? Une araignée. Et pour une gamine de 8 ans c’était un monstre qui faisait peur. Steve c’était approché de l’homme, histoire de s’excuser, et il avait sourit légèrement en entendant son commentaire.

- Je pense que si vous le faites vous rendrez service à ma fille…

Il ramassa rapidement la veste et la posa sur une pile de vêtement avant de donner quelques explications et excuses à l’homme :

- Je suis désolé pour l’attaque de veste, ma fille a voulut me la faire essayer et bon en la prenant elle a vu une araignée et a eu peur.

La petite qui se cachait jusque là à moitié derrière son père fixa l’homme en face d’eux avant de dire quelques excuses timides, un peu honteuse peut-être d’avoir eut peur d’une araignée, mais faut dire qu’elles étaient moches ces bêtes là et effrayantes.
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Clyde Carver
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Roi noir chez les damnés



▬ Date d'inscription : 07/12/2013
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▬ Métier/études : Propriétaire d'un night club le "Corvus Florensis" surnommé la plupart du temps le "Corvus"(Manhattan), Roi Noir.



MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 25 Fév - 17:10




Le centre commercial, je n'avais pas vraiment prévu de m'y arrêter, mais mon après-midi c'était soudainement libéré et comme je passais près du centre commercial, j'avais décidé d'y faire un tour. En claquant la porte de la voiture derrière moi, je n'eu pas le temps de faire trois pas qu'on toquer à ma vitre.

- Qu'est ce que...

Je me tournais pour voir le corbeau taper sur la vitre avec son bec, je soupirais avant d'ouvrir la porte et de permettre à mon ami de sortir de là. Cependant en arrivant un type commenta la présence du corbeau chose qui ne me plut guère et j'allais lui faire comprendre...

- Ce n'est pas un vulgaire piaf c'est un oiseau et je vous défie de vous en prendre à lui.

J'ouvris ma veste en cuir et le corbeau agrippa à ma ceinture, à présent caché je commençais à regarder les alentours, j'avais déjà repéré deux tee-shirts un gris et un blanc et une chemise noire. Je continuais mes emplettes, il était rare que je sortes spécialement pour me trouver de nouveaux vêtements, entre le club et mon night club j'avais à peine le temps de dormir et le shopping me filer la migraine...

Puis je sentis comme du mouvement au niveau de mes côtes, surement Zip qui cherchait à se faire une meilleure place, seulement il n'arrêtait pas de s'agiter, je reposais le pull que je tenais pour m'assurer que ce dernier allait toujours bien, je poussais le pan de ma veste, pour voir le corbeau.

Comme si l'oiseau avait senti quelque chose il poussa un croassement avant de s'envoler, je regardais la forme noire pendant quelques secondes avant que je ne puisse réagir, chose qui consista à crier le nom du corbeau, faisant peur à une bande de personnes non loin de moi.

- Zip !

Tous les regards se tournèrent vers moi. Quoi ? Ils n'avaient jamais vu personne rappeler leurs corbeaux à l'ordre ? Pathétique humains...

- Un problème ?

Puis je m'éloignais à grands pas afin de me lancer à la poursuite du volatile, ne prêtant guerre attention à ce qui se trouvait autour de moi.


____________________________________________


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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 25 Fév - 18:37


Les centres commerciaux n’étaient pas la tasse de thé de Léon, mais il était bien obliger de l’avouer c’était pratique, voyager dans les quatre coins du monde était quelque chose mais de temps à autre il fallait s’arrêter pour quelques achats essentiels. La friperie étant fermée aujourd’hui il n’avait pas d’autres choix que de venir ici, il connaissait un marchand de vêtement qui lui faisait de bonnes réductions. Il arriva devant les larges portes et s’arrêta dans un petit coin et posa son lourd sac et demanda à son coyote de rester là, les animaux étant interdits dans les magasins. Il lui adressa une petite caresse amicale sur la tête et elle se roula en boule à côté de ses affaires pour bien faire comprendre qu’elle l’attendait. Il sourit et se décida à pénétrer dans l’immense bâtisse, il regarda un instant tout les gens autour de lui décidément il n’aimait pas ce genre d’endroit trop de gens dont le regard se posait sur lui dégouté qu’il ne porte pas le dernier vêtement de marque. Depuis le temps il s’y était fait mais ça restait toujours un peu frustrant, son regard fut attirer par un homme qui nettoyait un graffiti en le lisant Léon ne put réprimer un sourire, trop de monstres étaient déjà en liberté et ils n’étaient pas forcément spéciaux. Parfois certains gens dit normaux arrivaient très bien à se placer au statut de monstre. Il chercha le magasin ne se souvenant plus ou il se situait dans ce labyrinthe de surconsommation, quand il l’eut retrouvé le patron le reconnut et le salua chaleureusement, ils échangèrent quelques paroles et autres souvenirs du passé, il prit le peu de chose dont il avait besoin, une paire de chaussure et un pull qu’il lui vendit pour une bouchée de pain. Ils restèrent un instant à discuter puis il le remercia et lui dit qu’il devait repartir car sa vieille compagne l’attendait.

Déambulant à contre courant dans la marée humaine, il se demandait ce qu’ils allaient manger ce soir, sa rêverie se brisa en entendant l’agitation autour de lui, une femme cria et il fut surpris en voyant un animal volant non identifié se diriger vers lui. Comprenant qu’il était à l’origine de la panique, il leva la main et siffla. Il avait en lui les gênes de centaines d’animaux alors ils se sentaient souvent en sécurité avec lui, l’animal se posa sur sa main et il le caressa du bout des doigts. Ce genre de situation lui arrivait parfois, il lui demanda doucement :

-D’où tu viens mon tout beau ?

L’animal s’agrippa à son manteau et descendit jusqu’à sa poche pour mettre le bec dedans en riant il l’aida à chercher ce qu’il voulait. Il avait un reste de gâteau qu’il lui céda. Un vigile en voyant l’animal agressa Léon lui demandant de sortir car ils n’étaient pas dans un zoo, dans un sourire il le rassura qu’il s’en allait. Quand il tourna la tête il vit un jeune homme qui avait courut, comprenant qu’il devait surement courir après l’animal il sourit :

- Excusez moi, auriez vous perdu votre camarade ?

Il aurait dut être choqué qu’un homme se balade avec un corbeau mais en même temps il se baladait depuis des années en compagnie d’un coyote. Il avait l’habitude des étrangéités et il les aimait, il caressa une dernière fois l’animal avant de tendre le bras vers le jeune homme pour lui rendre son ami.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mer 26 Fév - 6:26


N’y avait-il pas pire idée que de se promener un Samedi dans un tel endroit? Des gens qui se promenait, de tout bord tout côté, augmentant les risques de collisions si l’on ne regardait pas devant soi. Loin d’être le meilleur des endroits pour les agoraphobes évidemment. Ou alors pour ses gens en quête de quiétude et de solitude. D’autant plus aujourd’hui, en ce jour de congé pour une bonne partie de la population, qui désormais grouillait en ce lieu si vaste et grand… Chacun ayant sa raison d’y être. Pour tout, comme pour rien. Par besoin comme par plaisir, par simplement envie de prendre un bain de foule ou encore avoir cette idée de faire du lèche vitrine… Mais où donc notre homme se trouvait-il parmi toutes ses possibilités? À la fois par besoin et rendez-vous fixé. Cette boule de poil du nom de Watson ayant bien besoin de ses fameuses croquettes, et gâteries lorsqu’il se comportait en chien modèle. Oh certes il aurait bien pu aller dans l’animalerie du coin mais, il s’était tout simplement dit… Pourquoi ne pas faire un deux en un?

Et le voilà qui entamais ses derniers pas… Croisant de son regard pour le moins intenses, ses fameuses écritures de rouge et de noir peintes. Toujours autant de marbre… Ce n’étais pas pour autant que le calme se lisait en son for intérieur. Bien au contraire… Il était là, immobile, presque devenue statue de pierre, à fixer chacune de ces lettres, malgré que le graffiti tentait de se faire effacer. Le noir pouvait tout aussi bien se lire dans son aura, son regard plus perçant et sombre qu’auparavant. Sa frustration venait d’être piquée à vif, sa haine envers cette espèce… Qu’étais les mutants… Si bien ravivé… For Monster Freedom … Monsters, yes. Le reste, non. La liberté…? Mais quelle folie. Les laisser se balader ainsi librement, était loin d’être une idée des plus plaisantes à son esprit. Ils représentaient après tout un danger, pour l’humanité. Plaqué dans le secret, dévoilé au grand jour et il présentait que la catastrophe allait arriver. Peut-être pas maintenant, mais un jour sans le moindre doute. Ce pourquoi il était bien décidé à appliquer ses propres règles, sa propre justice sans plus attendre, et lorsque les occasions s’y présentaient. [i] For Monster Freedom [i]… Si cela représentait de les libérer de leurs corps sur cette Terre alors peut-être que oui… Au final…

Il ne put hélas s’empêcher de vouloir voir de plus près, osant s’approcher, un peu plus, le regard fixe, presque comme s’il eut été obnubilé par cette œuvre. Il alla jusqu’à frôler le mur de ses doigts, toujours d’un grand calme perceptible mais… Le feu brûlait toujours en lui, tel un volcan de rage. De quoi lui faire perdre contrôle de son pouvoir. Sentant les quelques travailleurs tout près, avoir cette touche plaintive dans les sons de surprise qui leur échappèrent. La douleur était perceptible, mais il ne semblait pas l’entendre. Ce fut plutôt ce son inhabituel de croassement qui vint le réveiller de sa bulle. Tout juste à temps pour avoir cette réalisation, pour qu’il comprenne qu’il était la source de la douleur des êtres se trouvant dans ses parages. Se réveillant un peu plus pour y retrouver un peu plus de paix, un peu plus de contrôle sur lui-même. Il se devait d’enfin s’éloigner, de retrouver son self control, son sang-froid. Se reculant, détournant la tête et tentant d’oublier… Il se fondit de nouveau à cette foule, ne redevenant que cet homme parmi tant d’autre. Qui ne put se distinguer un peu plus que lorsqu’il s’installa en rebord de cette fontaine, le vide l’occupant d’un bord comme de l’autre, faisant de lui ce petit être un peu plus à l’écart, hors de tous ses mouvements. Et qui attendait là, patiemment, de reconnaître un être plus particulier que tous les autres, là, tout près de ce fameux café.


Dernière édition par Kenrick Hunter le Mer 26 Fév - 14:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mer 26 Fév - 14:00


La matinée de Camille avait été tranquille. Comme d'habitude, il n'avait rien fait. C'était le week-end après tout. Et il fallait absolument qu'il reste au lit pour étancher l'alcool qui coulait encore dans ses veines. Il se réveilla donc aux alentours de 14h, puis prit une douche. Il avait l'impression qu'il y avait un concert de rock dans son crâne. Après un café et un doliprane, il se mit en route vers son dressing. Et comme d'habitude, il n'avait rien à se mettre. Après avoir fait un tour dans la pièce qui lui servait de dressing, il décida qu'il fallait aller faire les magasins. Sa garde-robe l'ennuyait terriblement. Et pourtant, Dieu seul sait à quel point elle était remplie de choses variées. Camille était comme ça, insatiable.

Après avoir mis une tenue au hasard, il entreprit de sortir de son triplex qui était situé aux derniers étages de l'immeuble de son père. Il prit l'ascenseur en verre qui passa dans les bureaux de l'entreprise paternelle. Il salua les vigiles de l'entrée et s'en alla en limousine vers le centre commercial.

A peine arrivé, tout le monde s'arrêta pour regarder la limousine. Ce n'était pas exceptionnel en soit, mais quand une voiture comme celle du jeune homme arrivait devant le centre commercial, les gens avaient tendance à épier. Le bel éphèbe sorti du véhicule avec une élégance rare. Camille aimait faire une belle entrée. Oui, il était insupportable.

A peine sorti, le jeune homme entra dans la foule. Comme à son habitude, Camille déchargeait une petite dose de phéromones, juste de quoi attirer l'attention des gens. Il aimait ça, qu'on le regarde. Alors quand il remarqua, que la plupart des gens tournaient la tête vers un mur, il s'arrêta. Il resta regarder un tag « For Monster Freedom ». Qui avait écrit ça ? En plus, il avait fait une faute. Il aurait au moins pu écrire correctement, juste histoire d'avoir un peu de crédibilité. Il restait là quelque seconde et entendit un croassement.

Un frisson lui parcourut le corps. Il connaissait ce son strident. C'était Zip, le corbeau de Papa Clyde. Et Camille ne voulait pas le voir. Il ne voulait pas que ce vilain corbeau l'embête. Alors il s'en alla rapidement, bousculant un beau brun au regard calme et paisible. En lui donnant un coup d'épaule, il s'arrêta, se retourna et admira le jeune homme. Il lui fit un grand sourire.

« Oh ! Désolé, je suis confus. Je n'avais pas l'intention de vous bousculer. Pardonnez-moi. »

Camille était un peu gêné, sans vraiment l'être. Après tout, il n'avait pas à être là. Mais c'était un bon retournement de situation. Il était plutôt mignon et Camille ne s'était pas amusé depuis longtemps. Il décida donc d'augmenter sa dose de phéromones et toucha l'épale de l'homme. On pouvait même dire qu'il la caressa. Il sourit de toutes ses dents et lui demanda

« Peut-être puis-je vous offrir un café pour me faire pardonner ? »

Et voilà, Camille avait trouvé une nouvelle cible. Décidément cette après-midi risquait d'être plus amusante que prévue.

[HS : Désolé pour la remarque sur le tag, mais je trouvait ça trop drôle ! Je vous aime ♥]
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mer 26 Fév - 20:15


Eh bien, il faut croire que même le gens qui ne bougeaient pas, bien tranquille et hors de la foule, étaient tout aussi à risque de se faire bousculer par qui que cela soit. Mais dans le cas plus précis de notre homme, il aurait pu manquer tomber dans la fontaine s’il n’avait pas eu un minimum d’équilibre et de réflexe. Heureusement pour les deux, un tel accident n’eut point eut lieu. Autant pour Kenrick que pour cet inconnu qui aurait terminé noyé dans ce peu d’eau. Mais bon, un accrochage restait un accrochage, aussi banale soit-il. Rien de bien grave, rien qui ne puisse ne faire qu’un peu réagir notre pièce de marbre. Qui garda le parfais silence à ces excuses prononcés, toujours aussi bien accompagné de son air marmoréen. Il faut croire que ce n’était certainement pas son sourire qui allait venir perturber ses propres lèvres. Et puis, n’oublions pas que le brun n’était pas d’humeur, fraîchement calmé.

Son regard perçant et froid, observant l’autre toujours sans mot, ce déplaça vers cette main audacieuse. Et surtout indésirable. Il n’aimait pas, qu’on le touche, du moins, les inconnus devaient prendre garde. Peu importe qu’ils aient bonne odeur ou non. Son esprit de s’emblait pas allumer sur ce détail pourtant évident. Les têtes des passants semblait ce tourner sur sa cible. Mais que voulez-vous. Il n’avait pas la tête à ce genre de chose, le volcan en lui bouillonnant toujours autant. Toutefois, il garda son parfait sang-froid dans son attitude. Il ne fit que se débarrasser de cette main, avec l’aide de la sienne, la tassant de là sans plus.

-Il semblerait que le terme espace personnel échappe à quelques-uns…

Une remarque un peu froide je vous l’accorde. Elle avait tout de même l’avantage d’être claire, d’y passer ce message qu’il ferait mieux de ne pas reposer ce geste. Un avertissement… À la prochaine tentative, il ne se gênerait pas pour les lui tordre, ses si jolis doigts. Ce petit quelque chose qui aurait le don de faire disparaître son sourire un peu trop grand, un peu trop agaçant… Oh oui, il lui piquait un peu les nerfs… Mais voilà qu’une proposition des plus étranges lui fut adressée. Alors là, il le regarda bien longuement, avec cette légère touche de mauvais jugement. Étrange…

-Vous faite toujours ça? Offrir des cafés aux gens que vous accrochez? Bloody hell…Vous finirez bien vite hyperactif avant la fin de la journée…

Eh oui, malgré tout, il s’était permis cette forme de petit pique à l’autre… Simplement pour souligner le ridicule de la chose… Ou alors l’approche limite ringarde si ce ne fut que pour entamer un quelconque espoir de conversation. Après tout… Il suffisait de voir à quel point le centre commercial était bondé. Et qu’à simplement regarder les gens aller, il était aisé de calculer les accrochages. Enfin, il faut croire que malgré tout, l’inconnu avait réussi à lui sous-titrer quelques mots. Qui ne se terminèrent qu’au retour à l’ignorance du brun, le sujet et cet accrochage semblant bel et bien clos à son esprit.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 27 Fév - 3:35


Le monstre de noir et d'or défiait les lois, défiait la gravité, défiait l'air. Grondement sauvage dans la nature civilisé, dans le labyrinthe interminable de détours et de routes. La bête rugissait de colère dans la lenteur et ronronnait agréablement dans la fluidité. Elle oubliait parfois qui elle était. Elle oubliait parfois qu'il y avait des règles. À vrai dire, derrière son volant, ce n'était pas tout à fait Danny. Elle semblait donner place à une passion dévorante, un peu obsédante, qui lui donnait les traits d'une fillette en extase devant les murs roses d'une nouvelle chambre. Elle pétillait devant l'aigle d'or symétrique trônant sur le capot de la voiture bourdonnante. Elle était à l'aise, à sa place, sur ce siège sombre, prise serrée mais souple sur l'embrayage, comme si elle et la route ne faisait qu'un, comme si elle connaissait par cœur chaque courbe, chaque ligne, chaque réaction de la bête rugissante. Reprendre contenance avec la réalité était autre chose et elle reprenait des airs plus sombres en garant le monstre mécanique le plus loin possible des autres, mais suffisamment tout de même pour attirer une attention inévitable. Non pas qu'elle aimait l'attention, mais cette voiture là, elle ne pouvait pas faire autrement. On ne s'imaginait sans doute pas un petit bout de femme pas plus grande que trois pommes sortir de la bête indomptable. Et ça la faisait sourire, intérieurement, ces regards de la gens masculines ou l'indignation de la féminité qui les accompagnait. Elle glissait ses lunettes d'aviateur sur son nez, ne souriait pas, se serrait dans ces vêtements respirant purement la testostérone, dans son blouson de cuir brun, dans ce jeans délavé et troué, dans ces bottes à demi lacées. Une femme? Elle se plaisait à donner l'impression qu'elle ne cherchait pas l'attention opposée, qu'elle violenterait le premier venu d'un regard, qu'un geste dans sa direction se mériterait une castration. Elle avait laissé sa chevelure rebelle et bouclées lui donner un air un peu moins aimable encore, un peu plus sauvage, un air un peu plus rebuté que d'ordinaire, peut-être. Ou était-ce simplement l'effet que lui faisait le centre commercial.

Elle paru grommeler pour elle-même en franchissant les grandes portes, songeant à rebrousser chemin. Qu'est-ce qui lui avait pris de vouloir donner rendez-vous ici! Peut-être s'était-elle un brin laissée influencer par le regard qu'on lui avait porté à son entrée dans son nouveau poste. Depuis qu'elle avait quitté définitivement le garage et qu'elle se retrouvait sous des ordres bien plus haut placé, une place dans une société qui la faisait hurler de rage, une place à laquelle elle ne se serait jamais attendue, qu'elle ne croyait ni mérité, ni désiré. Les raisons qui l'avait poussé à accepter? Elle ne savait trop. Un défi, peut-être. Peut-être parce qu'il lui manquait quelque chose et quelle cherchait désespérément à trouver quoi. Mais eux, ils la jugeaient. Non pas qu'on ne le faisait pas habituellement. Mais elle détonnait à un tel point dans leur monde de costard et cravates, qu'elle ne savait plus toujours très bien comment se tenir sous la pluie de leur regard. Elle leur tenait tête. Pour rien au monde elle ne changerait, pour personne ni pour quoi que ce soit. Mais certes, ils pouvaient l'écraser, ils ne vaincraient pas. Mais parfois, ça lui faisait une drôle de petite douleur de les voir se foutre d'elle comme si elle n'avait pas sa place. Elle avait silencieusement interrogé Neal d'un regard. Non, au fond, ils avaient tort. Elle le prouverait maintes fois encore, s'il le fallait. Peu importe la manière dont elle s'y prendrait.

Elle se glissa parmi la foule. Renifla devant le graffiti à la calligraphie un brin maladroite. Elle l'analysa comme appartenant à un homme, probablement nerveux, pressé, ou incertain de ses propres intentions. Elle n'était pas plus certaine de pouvoir en comprendre l'importance, si ce n'était, pour elle, l'incompréhension de ce que tout ceci signifiait.

Elle se remit à marcher rapidement, un brin impatiente par les bruits de bavardages incessants qui l'agressait de toutes parts, jusqu'à ce que son attention soit porté sur le corbeau volant dans les couloirs. Elle s'interrogea d'abord si elle n'avait pas rêvé, et observa de nouveau, mais il semblait hors de sa porté qu'elle ne le vit plus. En arrivant finalement au point de rendez-vous, elle ne repéra pas le grand impassible. En revanche, elle repéra automatiquement celui qui lui faisait face, brusquement interpellée par une attention un peu involontaire, comme si poser un regard sur son dos était inévitable, comme si ce n'était pas une option à envisager, mais une obligation un peu agaçante. Mais elle reconnue la tête qui lui faisait face et glissa ses mains dans ses poches en observant derrière le duo la scène qui lui paraissait complètement farfelue et elle n'attendit qu'une réaction négative de Kenrick. Lorsqu'elle jugea bon de se glisser dans le sujet avant que son ami ne s'énerve, elle s'approcha, subtilement, doucement, mais suffisamment pour faire sentir sa présence, bien que petite.

«Holà Kenny... Tu te fais un nouvel ami?» de ce ton un peu dur, mais pas forcément mauvais, peut-être juste un brin de curiosité perçant entre ses mots. Elle se moquait doucement de lui, rien de bien méchant dans ça, et se moquait secrètement des tentatives de séduction du second, bien qu'elle aurait sans doute rit davantage à attendre plus loin.

«J'vous dérange pas trop, au moins?»

Oui bon, elle poussait sans doute la plaisanterie un peu loin.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 27 Fév - 21:03


Il avait garé sa moto rutilante, coupant le contact, avant de descendre de l’engin et d’ôter son casque, passant une main légère dans ses cheveux qui avaient été un peu trop aplatit par ce dernier, histoire de les remettre en place. Il avait ensuite terminé d’installer tranquillement son anti-vol avant de partir vers l’entrée, son sac à dos sur l’épaule quand une mélodie de moteur ronflant détourna son attention. C’était ce bruit si particulier, vous donnant des frissons rien qu’en imaginant le monstre qui en était à l’origine. Un bruit dont il ne se lasserait sans doute jamais et qu’il avait moins l’occasion d’entendre, alors comment résister à l’envie de détourner le regard et de regarder plus longuement la Trans-Am qui venait d’arriver et qui était loin de passer inaperçu. Jusqu’à ce que son chauffeur ce décide à sortir, silhouette pas très haute et qu’il n’avait pas trop de mal à reconnaitre, le faisant s’enfuir vers l’entrée comme s’il avait le feu aux fesses. La raison ? Un traumatisme passé qu’il avait un peu de mal à oublier, sachant désormais qu’il ne valait mieux pas plaisanter avec la terrible brune. Brune qui n’avait pas vraiment l’air d’excellente humeur et Shawn n’avait clairement pas envie de s’y frotter, ce pourquoi il avait franchi aussi vite les grandes portes, de peur de croiser sa route.

Il s’était frayé un chemin à travers la foule, vaquant à ses propres affaires comme le reste du monde. Trop occupé, trop concentré, il n’avait pas vraiment prêté attention aux personnes qu’il croisait, ne s’attardant donc pas sur cet homme au regard bleu qu’il venait de dépasser. Il n’était venu que pour faire quelques achats, histoire d’avoir de quoi grignoter chez lui les soirs et surtout afin de renouveler son armoire à pharmacie dont le stock de compresses commençait à atteindre un niveau un peu trop bas. C’était ça d’être maladroit et incapable de toujours tenir sur ses pieds. D’ailleurs une journée calme et ordinaire c’était rarement pour lui de toute façon et alors qu’il poursuivait ses achats et continuait d’avancer un cri vint lui percer les oreilles, tandis que dans l’agitation qui venait de se créer on venait de lui renverser un gobelet de soda à l’orange sur son blouson en cuir. Se reculant vivement des deux filles responsables de cette catastrophe, il avait poussé un juron avant de relever la tête de sa veste pour voir ce qui avait pu les effrayer ainsi. C’est comme ça qu’il avait fini par voir le corbeau alors qu’il se posait sur la main d’un homme. C’était une chose qu’on ne croisait pas tous les jours mais puisqu’il n’y avait rien de réellement alarmant dans tout ça, il était reparti sans attendre.

S’arrêtant aux toilettes, il avait retiré sa veste en cuir, la nettoyant tant bien que mal du soda collant qui avait goutté sur lui, espérant qu’elle ne soit pas fichu. Veste en main, il était finalement ressorti, prêt à repartir faire quelques magasins. Après tout il pouvait bien profiter de l’occasion pour s’offrir quelques plaisirs et peut-être même trouver un petit quelque chose à offrir à la jolie blonde qui hantait ses pensées. Il avait à peine commencé à regarder quelques vitrines quand il remarqua que finalement un peu de soda s’était échappé plus loin qu’il ne l’avait cru, éclaboussant un coin de son t-shirt blanc de quelques tâches orange et collantes, lui laissant échapper un soupir agacé.

« C’est vraiment pas ma journée. »

Il pouvait ajouter un nouveau t-shirt à la liste de ses futurs achats, histoire de pouvoir au moins se changer. Il avait fini par repartir de devant le disquaire où il s’était arrêté, le regard concentré sur cette vilaine tâche qu’il aurait souhaité voir disparaitre, ne manquant pas pour le coup de cogner dans le corps venant d’une autre direction que la sienne sans pouvoir y faire grand-chose de plus si ce n’est s’assurer ne pas avoir provoqué pire dégâts que ceux qu’il avait subi, marmonnant un peu gêné.

« Vraiment désolé. »

Non décidemment il aurait peut-être aussi bien fait de tout de suite rentrer.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Ven 7 Mar - 3:42


Un samedi. Ce fameux jour qui représentait la liberté, pour cet homme. Cette fameuse journée ou il se permettait de ne penser à rien, pas le moindre boulot ni rien. Et il ne fallait surtout pas sortir ce mot, sous peine de l’entendre s’en plaindre. Il avait rangé l’avocat dans le tiroir de la cuisine, et tout le sérieux qui pouvait bien venir avec. Cette couverture qu’il avait l’habitude d’avoir à chaque jour… Il avait bien désormais envie de la laisser tomber. Pour ainsi laisser libre court au gamin qui vivait toujours en lui, malgré ses trente années. Il faut croire qu’il était de ses gens qui ne voyaient pas la joie dans la vie d’un adulte sérieux et responsable. Et qui aimait parfois, se laisser aller et faire toutes sortent de choses. Laisser on côté plus excentrique et fou le guider peut-être.

Il n’avait pas encore d’idées précises, mais il n’allait certainement pas s’amuser entre quatre murs, à faire des avions en papier. Il fallait sortir, aller vers le monde, en espérant ne pas y croiser ses clients désagréable ou qui ne savait pas ce que les mots trop parler voulaient dire. Peut-être que… S’il voulait avoir la paix et faire des coups sans être vu, il se devait d’être une tout autre chose que simple humain. Une ruelle emprunté, la certitude que cette dernière était vide, et le voilà qui prenait une nouvelle forme. Assez peu subtil je vous l’accorde…

Un animal si loin de son pays d’origine, l’Australie. Désormais se promenait libre comme l’air entre les rues sans buts précis, La faute à sa chère sœur qui lui avait raconté ses folles aventures lors de son absence, ainsi que cet ami Wiggins qui lui manquait temps. Depuis ce temps il avait appris à prendre la forme du Quokka. Tout pour faire plaisir à sa petite sœur, pour la faire sourire, lui rappeler son ami aujourd’hui si loin d’elle. Une petite source de réconfort aux besoins, ou alors de simple amusement. Tout comme aujourd’hui.

Alors qu’il s’était dit pourquoi pas? En voyant non loin le fameux centre commercial. Bondé de gens, d’activité, quoi demander de plus? Ne manquait qu’à choisir, qu’à visiter, et faire ce que bon lui semblait, ce que bon lui passait à l’esprit. Il se sentait presque comme un enfant dans une énorme foire. Hormis, les attractions étaient différentes. Mais vous pouviez compter sur Elliot pour avoir de l’imagination. Et pour quelque peu agir hors normes oui. Ce petit être poilu, agissant à l’humaine, bien autonome, comme s’il savait pertinemment où il allait. Et c’était bel et bien le cas. Il se laissa guider par l’odeur de la nourriture, évitant les coins trop éclairé, ou alors trop bougeant pour éviter de se faire piétiner. Pourquoi? Oh parce qu’il lui fallait une serviette de table, tout simplement. Et s’il était assez chanceux il n’aurait pas besoin d’aller la chercher sur un comptoir. Oh mais en voilà un bien chanceux. Qui avait trouvé mieux, qui avait été attiré par ce tissu rouge trainant non loin. Une petite merveille à ses yeux. Et lui qui avait voulu se créer une cape, il n’avait pu tomber sur mieux à dire vrai. Et ce foulard rouge flamboyant lui irait parfaitement. Et le voilà partit dans son coin sombre prenant quelques secondes, quelques minutes pour bien l’attacher et ainsi partir vers de folle aventure. Pour une cape? Parce que. Il ne fallait pas toujours chercher à comprendre avec lui. C’était Elliot, c’est tout. Un peu fou, un peu gamin, dont l’imagination ne semblait pas avoir de fin. Et il se promenait, courrait, avec cette chanson de super héros en tête pour faire concept. Et parlant de chanson, le voilà tout près d’un disquaire… Non pas qu’il tenait à y aller, mais seulement en aurait-il conscience un peu plus tard.

Pour le moment il manqua de devenir une crêpe au quokka, prit entre deux pas d’accrochage. Il releva la tête pour y voir ce jeune homme, au chandail blanc et à cette tache orangée. Un maladroit peut-être? Tout comme lui… Voyons voir à quel degré pourquoi pas, Simple petit excuse inventé pour en faire sa cible surement. Cible contre laquelle, il se permit de grimper, s’accrochant, faisant de l’escalade un peu dangereuse pour enfin terminer en Elliot chapeau, s’accrochant et s’installant sur cette tête. Heureusement qu’il avait une chevelure, autrement, un crâne plat… Mauvaise idée. Il aurait déjà glissé et tombé sans le moindre doute. Et voilà que notre homme rigolait bien dans sa tête, décidant du coup, de pencher sa tête vers l’avant pour ainsi observer le jeune homme, de ses yeux vert pommes bien inhabituel pour une telle créature.

« Coucou... »
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Ven 7 Mar - 17:19


Chase ne comprenait toujours pas ce qui l'avait poussé vers ce centre commercial.
Il s'était levé le matin même avec l'endroit en tête, comme s'il avait eu quelque chose d'important à y faire, peut-être, quelques emplettes nécessaires... Ce n'était pas le cas. Quelque chose en lui se déclenchait pourtant, plus qu'une envie, plutôt un instinct, sur lequel il n'avait aucun contrôle. Quel que soit cette raison qui guidait ses pas vers cet endroit précis, elle le rendait un peu soucieux; difficile encore pour lui de dire si c'était le danger qui l'appelait, ou quelque chose de tout simplement innocent. Dans tous les cas, Chase savait pouvoir faire confiance à ses instincts... et là était bien le problème. Parfois, il aimerait bien avoir tort.

L'homme sentit le coyote avant même de l'avoir vu. Roulé en boule dans un coin non loin des portes d'entrée, l'animal semblait étrangement docile et gardait quelques effets personnels qui vraisembablement devaient appartenir au propriétaire du canidé. Propriétaire... Il y avait décidément de toutes sortes de gens pour faire un monde. Enfin. Garder un animal sauvage ne pouvait certainement pas être pire qu'en devenir un ... au sens propre du terme...
Chase s'engouffra dans le bâtiment et laissa un court soupir lui échapper. Il détestait les endroits de ce genre, bondés, sauvages et où le temps semblait perdre de son sens, s'écouler à une toute autre vitesse qui semblait faire croire aux gens qu'ils étaient continuellement à la presse. Il y régnait une atmosphère de fou, ponctuée de bavardages incessants, de rires et de bruits de fond, continuels grognements de vie qui exaspéraient rapidement Chase, alors qu'il déambulait dans les lieux.

Il s'apprêtait à combattre jusqu'à la nature même de ce qui, en lui, s'était déclenché pour le mener ici. Instinct ou pas, il en avait marre. Cependant, il n'avait même pas fait un pas qu'il capta un bruissement de plumes, battement d'ailes qui s'amenait rapidement, alors que le mutant se retournait à temps pour voir une masse sombre passer au-dessus de sa tête et poursuivre son chemin. Un corbeau. Dans un centre commercial. Tout au loin, alors que ses yeux bleus observaient le vol de l'oiseau, il le vit se poser sur la main d'un homme. Mais quel était donc le problème avec les gens et leurs animaux de compagnie? Un petit chien ou un chat, c'est trop dépassé, c'est ça?

Il se retourna une nouvelle fois, cette fois clairement décidé à prendre la porte. Encore une fois, peut-être serais-ce trop demandé, car un énième évènement vint semer la confusion en son esprit. Pendant quelques brèves secondes, il avait cru voir passer à ses pieds un petit animal. Un animal avec un foulard rouge autour du cou en guise de cape. Il n'arrivait pas à l'identifier, celui-là, pas même à l'odeur. Sûrement un truc exotique et probablement illégal à avoir en sa possession, mais qu'en avait-il à faire, exactement ? Outre peut-être le fait que ce centre commercial commençait franchement à ressembler à un véritable zoo.

Ouais. Un zoo dont il était l'une des bêtes.

Avec un grognement agacé, il reprit sa marche, sans trop savoir ce qu'il espérait croiser exactement. Soudain, il le sentit. Il le sentit jusque dans son âme, un grognement sourd montant directement du plus profond de lui-même et roulant dans sa gorge alors que son être entier réagissait à l'appel. Très classe, très discret, heureusement que personne ne portait attention à lui et à son grognements bas, plus animal que réellement humain... Sans même réfléchir, il accéléra un peu le pas, laissant ceux-ci le guider sur la trace de cette odeur, vers la source même de ces phéromonènes qui martelaient ses pauvres sens. Chemin faisant, alors que vraisemblablement son attention était attirée ailleurs, il se heurta assez brutalement à un autre homme, le choc bien assez fort pour détourner brièvement son attention. Ses yeux aux pupilles étrangement dilatées errèrent sur l'être qui se tenait devant lui un instant, avant qu'il ne se racle la gorge, l'air un peu absent, ou sous le choc peut-être.

« Non... Non, pardonnez-moi. »

Il ne perdit pas une seconde de plus et reprit sa marche vers ...
Oh wow.
Dès qu'il eut en vue la cause de cette vague de phéromones, Chase figea. Il était là, tout près, si près ... Oh, à une distance de plusieurs mètres c'est vrai, mais pour son nez, cela ne faisait aucune différence... Comme en réaction à l'agression sensuelle, il dégageait maintenant lui-même ses propres phéromones, peut-être avec en tête l'envie de domination, de démontrer qu'il était le plus fort ici. Peut-être qu'à sa façon, inconsciemment, il tentait de marquer son territoire.
Son regard restait rivé dans le dos de cet inconnu, sans remarquer les deux autres individus se tenant près de lui. Là, debout près du mur, ses yeux assombris, il fixait et fixait encore, sans réellement arriver à s'arracher à cette discrète bataille.
Pourtant, fuir aurait été la meilleure chose à faire. Fuir, pendant qu'il en avait encore le temps...
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Dim 16 Mar - 20:19


Plus préoccupé par l’état de son vêtement, il avait arrêté de regarder devant lui, finissant inévitablement par se faire bousculer, à moins que ce ne soit lui qui ait bousculé l’autre ? Il ne savait pas trop. Toujours est-il qu’il avait relevé les yeux de la tâche orange, s’excusant tout naturellement par réflexe auprès de l’autre individu. Individu dont il avait senti le regard sur sa personne, le mettant étrangement mal à l’aise, avant que lui aussi ne lui présente ses excuses et reparte comme une flèche. Et lui était finalement resté planté là un peu plus, sans forcément avoir bien tout compris. Ca avait été pour le moins rapide, tant et si bien que Shawn n’avait même pas remarqué l’étrange petit animal qu’ils avaient tout deux failli écraser. Du moins jusqu’à ce qu’il ne sente ce nouveau poids qui commençait à escalader sa jambe, le faisant se tordre sur lui-même pour tenter d’en apercevoir l’origine, mais trop tard, d’un coup de patte habile derrière son oreille, on venait d’atterrir sur sa tête. Sans doute aurait-il pu se débarrasser assez facilement de l’intrus en se secouant un peu avant de l’attraper mais ça ne lui avait en fait même pas traversé l’esprit, trop curieux de savoir où tout ceci allait finir. Il en était en plus trop amusé pour y songer réellement.

Deux prunelles d’un vert éclatant avait d’ailleurs fini par lui faire face, l’animal toujours pendu à sa tête en un presque remake de Spiderman, si ce n’est ce morceau de tissu rouge vif qui lui tombait derrière les oreilles. Des prunelles qui surplombaient un museau poilu et à la bouille tellement adorable qu’on pouvait voir des étoiles apparaitre dans les yeux du pompier tel le grand gamin qu’il était. Il avait toujours aimé les animaux, les boules de poils en tout genre, mais cet étrange petite bête venait pour lui de battre tous les records tant elle lui paraissait telle une peluche vivante. Amusé comme un gosse, il avait saisi le petit corps poilu, le délogeant de ses cheveux pour le prendre dans ses bras et l’observer un peu mieux. Il avait passé une main dans le poil brun touffu, caressant, s’amusant de ces petites oreilles rondes et de la cape rouge à son cou. S’en était presque trop mignon pour être vrai.

C’était la première fois qu’il rencontrait une telle espèce, étant bien incapable de mettre un nom dessus, mais il lui paraissait bien exotique. Ce devait être la journée des échappées d’animaux. Peut-être y avait-il une animalerie spécialisé dans ce centre commercial ? A moins que l’animal n’ait un propriétaire vu la façon dont il se laissait approcher, sans parler de son déguisement. Un propriétaire qui devait surement lui courir après ou le chercher.

« Alors dit-moi tu te ballades tout seul ? Il doit bien y avoir quelqu’un qui te cherche. »

Oh ce n’était pas nouveau qu’il devenait gaga, se mettant à faire la conversation à un animal qui de toute évidence ne lui répondrait pas. Il avait fini par tourner la tête de gauche à droite, observant, cherchant au milieu de cette foule un individu qui serait à la recherche de la petite créature qu’il avait dans les bras. Certes il pouvait le garder ainsi un petit moment mais il ne voulait pas l’enlever à son propriétaire. Ne voyant arriver personne susceptible de poursuivre l’animal, il avait avancé de quelques pas, continuant de le caresser songeur. Peut être que le propriétaire n’avait pas encore remarqué la disparition de son compagnon, trop pris par quelques achats. Le problème c’est que Shawn ne se voyait pas franchement confier le petit être à la sécurité ou à l’accueil du centre commercial, aussi se décida-t-il après réflexion à continuer sa route en espérant que l’animal réagirait en voyant quelqu’un en faisant le tour des magasins.

« Bon on va quand même essayer de retrouver ton propriétaire, viens par là… Et ne mange pas mes gâteaux. »

L’animal dans ses bras, il avait posé son sac à dos au sol, l’invitant à y entrer pour un aspect plus pratique et surtout plus discret au moment de rentrer dans une boutique. Entrant finalement dans un magasin de vêtements, il avait bien sur laissé la fermeture assez ouverte pour permettre à son petit passager de voir et de respirer en toute tranquillité.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mer 19 Mar - 11:06


«Et on pourrait aussi visiter la nouvelle boutique de Vinyls, il parait qu'il leur reste des albums de Led Zeppelin, tu sais, celui avec "The Battle of Evermore" ! J'adore cette chanson! Après, on pourrait passer au fast food prendre un petit déjeuner et si tu veux, faire les boutiques de vêtements et.....J'parle trop là, hein? »

Ce jeune garçon qui ne semblait jamais s’arrêter de parler, était Ethan, un jeune mutant de l'institut Xavier, qui comme tout les autres mutants, aux yeux de la plus part des gens de ce monde, n'était qu'une simple rumeur. Depuis la veille, où la jeune Elvie Killers, avait gentiment proposée à Ethan de l'amener avec elle au centre commercial, ce samedi, le gamin avait été tout excité et même s'il était d'ordinaire un garçon plutôt mature et responsable pour son âge, son âme d'enfant revenait vite au galop et la simple idée de pouvoir sortir de l'institut, ne le faisait plus tenir en place. C'est ainsi que les deux mutants arrivaient au centre commercial, ce samedi matin et la pauvre jeune femme devait sans doute avoir le crane en feu, à force que son jeune protégé, l'inonde de paroles. Le petit mutant ne se sentait pas mal dans l’école des mutants et encore moins depuis que son père l’avait rejoint mais, chaque prétextes étaient bon pour qu'Ethan sorte de l’école et voit d’autres choses. Ainsi, le gamin avait les yeux partout et une fois devant l'entrée du bâtiment, il s’arrêtait un peu de parler, en observant le tag, qui se trouvait sur la grille et qui prônait la liberté des mutants. Pour les humains qui voyaient ce tag, cela ne représentait sans doutes qu'un graffiti de plus et ils n'en comprenaient nullement le sens mais, pour Ethan cela n'envisageait pas vraiment quelque chose de très bon. Pour le moment, les mutants vivaient cachés, à l’écart et quand ils se mélangeaient à la foule, cela ce passait plutôt bien mais, une fois qu'ils seraient dévoilés au monde, les choses seraient sans doutes plus compliqués.

«J'me demande qui à bien pu écrire ça, j'espère que personne a comprit le message... T'es inquiètes? »

Puis, tout en parlant avec la jeune femme, le jeune garçon, parfois un peu parano sur les bords, continuait de se demander quel serait les conséquences si un jour le monde apprenait officiellement leur existence. Il jetait quelques regard inquiets à la mutante mais, Ethan avait prit soin de chuchoter ses paroles, pour ne pas prendre le risque d’être entendu et de toute les manières, il ne voyait pas pourquoi ils seraient démasqué alors que jusque là, les choses semblaient plutôt bien ce passer. Alors oui, il était logique de comprendre que le petit blondinet aurait préféré ne pas avoir à se cacher et assumer ce qu'il était mais, d'un autre coté, était-il près à s'assumer tel quel, même si lui, pouvait facilement cacher ses dons, comparé à certains mutants don l’aspect les forçaient à rester cacher et cloîtrés. Ethan sortait de ses pensées, après avoir été bousculé par un homme plutôt étrange, qui semblait dévisager tout le monde et le gamin le regardait un moment disparaître parmi la foule qui se faisait de plus en plus danse. Pour ne pas paraître paranoïaque ou ne pas inquiéter celle qu'il considérait un peu comme une mère, malgré qu’elle soit bien jeune, Ethan ne disait toutefois rien sur son inquiétude et continuait de marcher avec la jeune femme. Il y avait déjà beaucoup de monde dans la galerie marchande et beaucoup n'étaient que de simple visiteurs, il y en avait qui commentaient tout ce qu'ils voyaient, d'autres qui paraissaient pressés ou encore comme ses deux hommes don l'un venait de toucher l'épaule de l'autre près de la fontaine, semblaient flirter et Ethan leur fit un petit sourire en passant près d'eux.

Soudain! En passant près d'une boutique de vêtements et tendit qu'Ethan observait le pantalon exposé en vitrine, similaire à l'un des protagonistes d'Amicalement Votre, il aperçut dans le magasin une personne qu'Elvie et lui connaissait très bien. C'était Shawn un mutant de l’institut et surtout un X-Men, comme son père. Le gamin avait une grande admiration pour Shawn et depuis un an, il le considérait même comme son grand frère. Le jeune homme et le petit blondinet étaient très complice et ce X-Men était un jeune homme très protecteur et toujours très attentionné en vers Ethan, qui lui racontait le moindre de ses soucis à Shawn, avec un peu moins de gêne que lorsqu'il se confiait à la jeune femme.

«Hé Elvie! Regarde! Il y a Shawn dans la boutique, viens !»

Puis, sans attendre la moindre seconde, Ethan tirait Elvie par la main et rentrait dans la boutique en se dirigeant vers le mutant. Il ne laissait alors pas le temps au jeune homme de réagir, qu’aussitôt, il se jetait dans ses bras.

«Ça vas Shawn? Tu fais quoi? t'achètes des vêtements pour les offrir à une nouvelle conquête?! C'est cool de te retrouver ici, on pourrait aller prendre un petit déjeuner ensemble, tous les trois, si vous voulez.»

Ethan regardait tour à tour les deux mutants, et leur offrait un grand sourire. Cette journée était magnifique, le gamin passait du bon temps et il était en compagnie de deux personnes qu'il adorait et rien ne semblait pouvoir venir gâcher cette belle journée, qui était tout ce qu'il y avait de plus normal et à cet instant, peut importe qu'Ethan soit mutant ou humain, il se sentait tout à fait normal.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Ven 21 Mar - 14:32




On pouvait dire que ça faisait un petit moment que je n'étais pas sortie, autre que pour me rendre au travail. J'avais décidé qu'il était temps que je remédie à ça, et pour couronner le tout j'avais proposé à Ethan à se joindre à moi afin que l'on aille au centre commercial. Je n'avais pas eu l'occasion de parler à ce dernier depuis que son père travaillait en tant que psychologue à l'institut...
Alors le jour de la sortie j'avais récupéré le jeune garçon et on c'était rendu au centre commercial, Ethan semblait ravi ce dernier n'avait pas arrêté de parler, trouvant toujours quelque chose à dire. C'était différent de ma télépathie et en me concentrant sur ce qu'il avait à me dire ça faisait taire toutes ses voix d'inconnus qui s'introduisaient dans ma tête.

- Et on pourrait aussi visiter la nouvelle boutique de Vinyls, il parait qu'il leur reste des albums de Led Zeppelin, tu sais, celui avec "The Battle of Evermore" ! J'adore cette chanson! Après, on pourrait passer au fast food prendre un petit déjeuner et si tu veux, faire les boutiques de vêtements et.....J'parle trop là, hein?

- Ne t'en fais pas tu sais bien que j'adore t'écouter, on peut même rajouter une glace au programme, qu'est-ce que tu en dis ?

Puis l'attention du jeune mutant dériva sur un graffiti sur un mur. Prônant la liberté des mutants, je regardais ce tag vraiment pas rassuré, croyant à l'adage du "vivons heureux, vivons cachés" et ça ne me disait rien qui vaille, si les humains se rendaient compte de notre existence, déjà que je ne croyais pas qu'une paix entre humain et mutant soit possible pour le moment, mon agression me l'avait bien prouvé, et sans le père du jeune mutant j'y serais d'ailleurs probablement passé...

- J'me demande qui à bien pu écrire ça, j'espère que personne a comprit le message... T'es inquiètes?

- Aucune idée, non il me faut plus qu'un graffiti pour m'inquiéter.

Seulement c'était faux, mais je me devais de protéger le mutant, il n'avait qu'onze ans, Ethan était bien trop jeune, trop innocent pour que lui confie mes craintes, mes impressions. Non tant que la situation ne dégénérait pas il n'y avait aucune raison pour que j'inquiète Ethan.
Je détournais mon attention quelques secondes du jeune mutant, regardant le monde autour de nous et quand je me tournais je vis le jeune garçon se faire bousculer. Je m'avançais vers Ethan avant de passer mon bras autour de son épaule. Non mais pour qui il se croyait, il foncer dans un gamin sans même se donner la peine de s'excuser. Je m'apprêtais à confronter le type mais faire un scandale n'était pas la meilleure façon de commencer la journée...

- Non mais il pourrait faire attention.

Je secouais la tête, regardant une vitrine d'une boutique de vêtements avant que l'agitation d'Ethan n'attire mon attention, je me demandais bien ce qu'il avait pu voir et il ne tarda pas à m'attraper par la main et me faire comprendre ce qui se passait.

- Hé Elvie! Regarde! Il y a Shawn dans la boutique, viens !

Le jeune garçon m'entraîna dans le magasin et alors qu'il se jetait dans les bras de Shawn, j'adressais un signe de la main à ce dernier en guise de bonjour, puis le jeune garçon qui trouva une autre source de conversation ne tarda pas à reprendre la parole.

- Ça vas Shawn? Tu fais quoi? t'achètes des vêtements pour les offrir à une nouvelle conquête?! C'est cool de te retrouver ici, on pourrait aller prendre un petit déjeuner ensemble, tous les trois, si vous voulez.

- Et bien si Shawn est disponible je ne vois pas de problème.

Je souris aux deux mutants face à moi, finalement cette journée s'annonçait être des plus sympathiques.

____________________________________________


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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Sam 22 Mar - 21:39


On imaginait le bruit d'un verre cassé, en l'observant de plus prêt, un avec un regard nouveau, une attention qui différait un peu de celle qu'on lui accordait habituellement. Il y avait quelque chose de défait derrière son sourire arrogant et ses grands airs, quelques espoirs que l'on aurait balancé à bout de bras d'un soixante-dixième étage, quelques espoirs qu'on aurait écrasés avec un camion benne, sur lesquels on avait craché pour mieux les jeter ensuite dans la torpeur de l'inutilité. C'était un petit quelque chose d'indéfinissable qui s'était brisé en lui dès l'instant où on l'avait entravé dans cette cellule, sur cette chaise. C'était un petit quelque chose d'unique qu'il avait lui-même détruit dès l'instant où il avait appuyé sur la gâchette devant l'homme du gouvernement. Au moment précis où il avait réalisé qu'il n'était qu'une faiblesse et qu'un simple humain pouvait faire de lui un véritable pantin vivant... ou à moitié mort. Il avait silencieusement crier justice devant l'horreur et la douleur. Ou s'était-il contenté de se montrer fort. Il avait tenu tête, dans son arrogance, dans son comportement de gamin effronté qui se fiche du monde entier. Mais ce n'était qu'une image. Qu'une vulgaire image pour protéger une nature un peu différente. Une image qui le représentait tant et si bien qu'il s'était certes dénaturé, qu'il avait, peut-être, oublié ce qu'il avait été au départ de toute cette histoire: une victime ne cherchant que justice. Mais il semblait avoir oublié les fondements des ses actions, de ses paroles, de ses idéaux. Ou peut-être que ses idéaux s'étaient mutés en quelques idées plus violentes et expressives. Une intention avait germé. Et ça, nul ne pourrait y échapper. Il avait réalisé que tout ce qu'on avait attendu de lui, ce n'était pas pour sa personne... Ce n'était que pour son cerveau délirant. Alors soit. Il leur ferait voir ce que son cerveau pouvait faire.

il était né, chez lui, une rage contre l'humanité si présente qu'il en avait abandonné l'idée de se conduire comme n'importe qui, ou même de se fondre dans la masse. Mais c'était l'histoire de sa vie... Il avait toujours détoné. Même au MIT. Même à la NASA. Même avec son frère. Même tout petit. C'était un peu comme s'il n'appartenait pas à la même époque, au même monde que tout ces beaux gens au regard insouciant. Il avait l'impression de n'appartenir à rien ni personne et de ne coller à aucune image particulière. Il ne se croyait pas maudit ou malchanceux, en revanche. Bien au contraire, il avait choisit d'accepter ce détail, comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde. Accepter d'être différent, c'était accepter d'être seul. C'était accepter de mener un combat pour ce qu'il croyait juste, sans se soucier des avis de ceux qui l'entourait. Et ils étaient heureusement peu nombreux... mais eux, il les protégeait de sa propre folie en se taisant, en souriant comme un gamin immature, en faisant de son mieux, tout simplement. Il avait accepté ce fait. Il avait accepté sa solitude même si, parfois, elle lui pesait.

Il y avait une idée confuse. Une idée flottante, dérangeante. Une idée qui l'agaçait et qui le poussait à improviser au fur et à mesure. Il prévoyait toujours tout à l'avance. Mais pas aujourd'hui. Ou presque. Il avait certes prévu certaines choses, mais pas l'évènement en entier. Alors lorsqu'il avait glissé une arme à feu à sa ceinture et une seule balle dans sa poche, il n'avait pas encore décidé exactement de ce qu'il allait faire, mais une chose était certaine: il allait se venger en toute beauté.

En faisant le tag sur le mur, tôt ce jour-là, il ne s'était pas arrêté à se demander comment réagiraient les gens. Il s'était contenté de laisser s'exprimer son esprit colérique. Il s'était contenté de prévenir quelque chose. Et s'ils ne comprenaient pas, c'était tant pis pour eux. Parce qu'il ne faisait pas ce genre de chose simplement pour rire ou s'amuser. En fait, il ne faisait pas ce genre de chose. Mais il y avait eu un déclique dans son esprit... Que pour faire bouger les choses, il fallait faire des grands actes théâtraux. Il était entrer dans le centre commercial un peu avant son ouverture. Ce n'était pas sorcier pour lui d'ouvrir des portes et des serrures, et il l'avait déjà démontrer à quelque reprises. Après quoi, comme une ombre, il s'était glissé jusqu'à la Sécurité, imaginant que les garda des lieux étaient encore en train de siroter leur café matinal en songeant que la samedi, c'était probablement la journée qu'ils détestaient le plus. Il avait saisit l'arme à feu déchargée et toqua à la porte métallique avec la crosse de cette dernière. Il écouta les mouvements derrière cette dernière, le bruit d'une lourde poignée de porte grinçante, puis le battant cédant devant un petit homme trapu un peu perplexe qui lui lança un regard quelconque de celui qui avait oublié sa tête sur l'oreiller.

«Bon matin. Permettez que je réquisitionne cette salle? »

Il n'avait pas attendu de réponse qu'il avait abattu violement l'arme à feu contre le front du pauvre homme. Attrapant son corps massif avant qu'il ne s'écroule sur le parquet, il l'avait repoussé à l'intérieur de la pièce, et avait refermé la porte métallique dans son dos. Après quoi, il avait dépose son vieux sac en jeans dans un coin, avait détacher la ceinture de l'homme, un brin rieur quand même en se disant qu'il ne détachait habituellement pas une ceinture dans le but d'improviser une entrave. Il pris la peine de le l'attacher convenablement, bien qu'il doutait qu'il ne se réveille tôt, vu la blessure qu'il lui avait causé en le frappant... Il avait attrapé une paire de clé que l'homme portait, qu'il avait glissé dans une poche avant de se pencher sur son sac dans lequel il fouilla quelques secondes avant de mettre la main sur un petit boitier métallique, un peu lourd, qui rappelait une boite à musique, avec un cadre et quelques fils électriques qu'il brancha rapidement. Il avait construit l'engin rapidement, quelques jours plus tôt, dans un seul et unique but: rappeler un souvenir douloureux à celui qu'il visait, plus particulièrement. Même si ce qu'il prévoyait semblait davantage s'attaquer à toute une population, il y avait un but précis dans sa manœuvre. Cette petite machine produirait un son... un seul et unique son, constant, qui se déclencherait à une heure très précise.

Il observa l'heure... Et songea qu'une foule de tête innocente franchiraient les portes dans cinq minutes. Il attrapa du ruban adhésif, enroula le bouton du haut parler du centre commercial, dans lequel on diffusait habituellement quelques messages ennuyeux, de manière à ce qu'il demeure à ON et le déposa près de son instrument. Après quoi, il monta le volume au maximum, et plus encore, de manière à ce que dès que le son s'enclencherait, qu'il en ferait probablement exploser quelques tympans sensibles.

Il récupéra donc son sac et sortit, rapidement, avant de soigneusement verrouiller, au moment où les gens commençaient doucement à affluer. Il avait deux heures, très exactement, devant lui. Il avait marché parmi la foule quelque temps, en unique observateur du jeu terrible qu'il tramait, sans qu'il ne s'imagine l'absurdité de ce qu'il était. Il avait croisé quelques regards et avait choisit d'ignorer ceux qui semblaient s'attarder un peu trop sur sa personne. Il savait que certains l'avaient reconnu. C'était inévitable. Et il ne cherchait pas non plus à se cacher. Se faire repérer faisait partie du plan principal, après tout.

Observant l'heure avancer, il s'était doucement diriger vers le centre de restauration et les cafés... finalement, là où il se ferait le plus voir et où le plus de gens s'entassaient. Il s'était planté là, au milieu, en observant sa montre, quelques instants. Sans doute avait-il l'air un peu stupide, maintenant, vu de l'extérieur, mais son cerveau fonctionnait à plein régime. Il avait inspiré un coup... un très grand coup, comme si, malgré son assurance évidente, il angoissait, secrètement, subtilement. Vingt minutes. Vingt petites minutes.

Il tira un chaise en métal, grimpa dessus et se hissa rapidement sur une table centrale où il sentit immédiatement des regards curieux, d'abord, un peu amusé pour certain, un peu agacé pour les plus conservateur des ces esprits bornés et stupide de la population. Il se tint aussi droit que ses précédentes blessures encore un brin douloureuses le lui permettait, déposa son sac à ses pied et en tira un casque anti-bruit qu'il passa à son cou, prêt à le mettre dès que la dernière seconde se sera écoulée pour éviter de devenir complètement sourd.

«Votre attention! Je m'appelle Viktor Schmittlein... Et je suis l'Insaisissable. »

il n'avait pas l'intention de parler de lui. Il n'avait qu'une idée en tête... déclarer son identité en la criait haut et fort, d'une voix imposante pour enterrer toutes les autres, de son fort accent. Dire qu'il était là, à porté de main, à porté de tir, surtout. Parce que se faire descendre, beaucoup y songeaient probablement. Beaucoup qui n'étaient peut-être pas présent, mais qui ne tarderaient pas à pointer le bout de son nez s'il se dévoilait ainsi publiquement. Et beaucoup qui ne voulaient certainement pas l'entendre dire ses sottises...ou ses vérités. Il glissa finalement sa main dans sa poche, en sortie la balle unique. Il attrapa ensuite l'arme à feu qu'il agita un peu, souriant à la foule, comme un mauvais coup. Il sentait la rumeur un peu incertaine se rependre. C'était un six coups, comme on en voyait dans les films western. Il ouvrit le barillet, le fit tourner sur lui-même puis, lorsqu'il s'arrête, il y inséra l'unique balle aux reflets argentés et dorés. Gagner du temps. Seulement ça. Ça ne devrait pas être trop ardu. Il referma le barillet d'un claquement de métal et pointa l'arme devant lui, entendant quelques cris de stupeur avant d'immobiliser le canon dans une direction, là où personne ne pouvait se cacher, menaçant d'appuyer inévitablement si les gens osaient le fuir. Évidemment, c'était faux... Mais il y avait toujours quelques téméraires pour tenter de lui faire face, maintenant. Ça le faisait toujours un peu sourire, malgré tout...

«Jouons à la roulette Russe... Selon la loin de la probabilité, il y a une chance sur six pour qu'un coup parte, le barillet ne comptant qu'un projectile. Ceci dit, ça ne signifie toutefois pas qu'un coup partira automatiquement à tous les six coups. En réalité, il y a une chance sur six que la partie se termine dès le premier coup, la moitié des chances entre le troisième et le quatrième, deux tiers des chances après le sixième, 84% après le dixième, 97,4% après le vingtième, 99,9% après le centième... »

Il appuya sur la gâchette, toujours souriant, un brin taquin, en ayant une petite pensée pour Ashlyn qui le frapperait probablement si fort qu'il en perdrait peut-être la mémoire, si elle le voyait maintenant. Plusieurs personnes hurlèrent ou sursautèrent, certaines hésitant à fuir lorsqu'elle le voyait directement se braquer sur elle. Ou alors, d'autre se jetait à même le sol, carrément. Un pur bonheur? Il ne décrirait pas la chose ainsi... Dépêche-toi, Neal. Je t'attend. songea-t-il avant de reprendre son petit monologue, maintenant qu'il avait toute l'attention.

«On dit que se sont les Russes qui ont inventé ce jeu cruel, les premiers. Il était affectionné plus particulièrement par les nihilistes du dix-neuvième siècle, qui étaient convaincus que l'homme ne pouvait donner un sens à son destin que par les actes qu'il accomplissait. Une philosophie intéressante... Mais à quoi bon refuser la divinité de la religion si n'est que pour remplacer ces croyances par celle du hasard?»

Il appuya une nouvelle fois sur la gâchette sans que rien ne se produise, provoquant seulement un nouvel élan de panique dans la foule acculée entre mur et canon de l'arme qu'il pointait vers eux sans exprimer la moindre culpabilité. D'un regard, il scrutait les alentours, attendant toujours avec un certain rictus d'agacement. Il jeta un coup d'œil à sa montre... Dix minutes.

«Dans la plupart des situations où interviennent le hasard, les résultats se distribuent selon une courbe en forme de cloche dite courbe ''normale''. Si on transcrit sur un diagramme le poids et la taille d'une population, les notes finales d'un classe d'anglais ou les résultats d'une partie de dés, on verra ces données s'organiser selon la forme normale de cette courbe. Pourtant, ces évènements n'ont rien à voir entre eux, alors pourquoi obéissent-ils sagement au même dessin?»

Il appuya cette fois deux fois de suite sur la gâchette, écoutant les cris, un pleure, même, quelque part. Il s'impatientait, et si cette impatience ne transparaissait pas à travers le ton neutre de sa voix, ça se voyait à travers cet acte. Il se tut. Un petit moment. Baissa une fraction de secondes les yeux sur sa et reporta de nouveau son attention sur la sa petite foule de témoins. Il avait l'impression d'être retourné à l'école. Il avait l'impression de se revoir ridiculiser ses profs de physique. Il se souvint du sourire d'Ashlyn, à l'époque, le premier qu'elle lui accorda. Mais il avait assez joué. Un dernier coup d'œil à sa montre, il baissa l'arme à feu, attrapa le casque anti vacarme qu'il avait accroché à son cou et le posa sur ses oreilles. Automatiquement, il fut coupé du bruit qui l'entourait, ayant l'impression de se retrouver brouillé dans ses propres pensées, enfermé dans sa propre tête.

«Parlant de hasard, une nouvelle probabilité c'est glissée dans le jeu. Cette probabilité est que plus de cinquante pour cent de vous portez sans doute le gène dit, gène X. Et je suis probablement lui plus divergeant centime de ce pourcentage. Bonne journée

Trois... deux... un. La boite de métal toujours située dans la salle de la Sécurité se mit à ON... Un bruit constant, pas si aigue, mais puissant résonna automatiquement des haut parleurs. Il avait mis le volume si haut qu'il en vit réagir les premières personnes. Ça, ce n'était qu'une vengeance personnelle qui lui faisait plaisir. Le son continue, agressant pour l'oreille, trop bruyant, forcément, se répercuta absolument partout dans le centre commercial, et si certain n'avait pas assister à son petit jeu, ils en pâtiraient tout de même. En vérité, ce son était la résonnance parfaite du verre... Et si Viktor s'attendait à voir éclater quelques coupes, ce qui se produisit l'étonna un peu. Les verres explosèrent brusquement sur les tables. Chaque vitrine vibra, non sourde au vacarme, avec de se fracasser dans un son encore plus terrible de vitre cassée, martelant pluie mortelle sur les gens qui se trouvaient un peu trop près. Les fenêtres suivirent la danse... vibrèrent ainsi quelques secondes avant de brusquement éclater dans tous les sens. Décidément, c'était un peu plus que ce qu'il avait prévu. Mais au fond, ça l'arrangeait parfaitement...

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Sam 22 Mar - 21:47




Deuxième partie


Une bonne journée en apparence? Un peu gâchée, peut-être...

Tous ceux s'étant trouvé à proximité de la restauration, des cafés et probablement de la fontaine, auront eu l'occasion d'entendre le petit monologue de Viktor et même, si le cœur vous en dit, d'être de ceux qu'il aura directement menacé (n'hésitez pas à jouer le jeu!) Vous pourriez tenter de le résonner, de l'arrêter, etc. (ne le faite pas intervenir, en revanche.)

Néanmoins TOUT le monde est affecté par l'attaque au bruit (vous pouvez vous blesser, si ça vous chante...).

N'hésitez pas à intervenir, pour ceux qui ne sont pas encore entrer en jeu, il n'est jamais trop tard.

Bon jeu :)





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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 24 Mar - 18:08


Il avait réussi à entrer sans encombre dans la boutique, sans que son petit passager ne se fasse remarquer et sans qu’on ne les arrête. Ainsi Shawn avait pu poursuivre ses achats sans trop de difficulté, regardant les différents modèles de t-shirt sur le présentoir près de l’entrée, sans forcément voir ce qu’il se tramait à l’intérieur de son sac à dos, sans voir la petite créature maligne et joueuse qui avait déjà ouvert son paquet de gâteaux pour se faire un gouté. Il avait attrapé un des vêtement coloré, regardant la taille afin de remplacer provisoirement celui recouvert de soda qu’il portait actuellement. Il s’apprêtait d’ailleurs à se glisser vers une cabine d’essayage en fond de boutique, mais il n’avait finalement eu le temps de faire qu’un seul pas quand une paire de petits bras était venu serrer sa taille, se jetant dans ses jambes sans qu’il n’ait rien eu le temps de voir venir. Un peu surpris, il avait rapidement serré Ethan contre lui, lui rendant son étreinte dans un bonjour amical et amusé face à ce garçon plein d’énergie, avant de relever les yeux vers Elvie qui l’avait suivi, lui rendant un sourire en réponse à son petit signe de main. Comme quoi le monde était petit, le pompier ne s’étant pas attendu à croiser des membres de l’Institut en cette journée, mais c’était loin d’être déplaisant bien au contraire.

« Ca va merci et vous ? Et non, je me cherchais juste un nouveau t-shirt. »

Il avait bien failli se sentir rougir en entendant les propos d’Ethan, qui s’était montré terriblement perspicace et n’avait pas manqué de viser juste. Car si le mutant regardait en effet les vêtements pour lui, il avait également prévu d’acheter un petit quelque chose pour offrir à Yuli, mais ça il le gardait pour lui. Heureusement le garçon avait rapidement changé de sujet, proposant plutôt qu’ils aillent tous les trois manger un morceau, arrachant un nouveau sourire à Shawn devant sa mine enthousiaste. Un débordement d’énergie qui faisait plaisir à voir et qui le rendait tout aussi enthousiaste que le blondinet. Depuis un an qu’ils se connaissaient, ça avait souvent été ainsi, partageant de bon moment de complicité, lui se montrant souvent attentionné bien qu’aillant compris qu’Elvie veillait parfaitement et toujours sur lui. Il avait d’ailleurs tourné son regard vers la mutante, attendant son avis, ne voulant pas s’inviter ou accepter une proposition qui contrariait peut-être leur projet, mais à sa plus grande joie il en fut tout autre.

« C’est une très bonne idée et par chance je n’ai rien d’autre de prévu, allons-y. On devrais bien trouver un café ou un restaurant quelque part ici.»

Il avait laissé retomber le vêtement sur son présentoir, remettant les achats à plus tard, ébouriffant légèrement les cheveux d’Ethan, ses réflexes de grand frère ressortant, tandis qu’il leur emboitait le pas vers la sortie. Il n’avait pas oublié l’animal dans son sac, mais n’ayant toujours pas trouvé de personnes à sa recherche, il ne se voyait pas l’abandonner. Sans doute une fois installé serait-il plus simple de laisser ressortir l’étrange petite bête, qui continuait de grignoter un biscuit, sans que Shawn ne le remarque.

« Mais dites moi et vous ? Vous êtes simplement venu vous changer les idées ou vous êtes venu trouver votre bonheur dans les magasins ? »

Alors qu’ils continuaient d’avancer dans l’allée en direction de l’un des cafés du centre il avait entamé la discussion avec les deux autres mutants, bien loin de se douter de la panique qui avait commencé à régner près de la fontaine. A dire vrai ils avaient été arrêté bien avant de pouvoir atteindre le café qui se trouvait à côté, puisque un son désagréable et fort avait commencé à émaner de tous les haut-parleurs, forçant Shawn à se plaquer les mains sur les oreilles pour essayer d’en atténuer la douleur. Du moins, avant que toutes les vitres n’explosent, le faisant sursauter et se rapprocher d’Ethan et Elvie pour essayer de les protéger de toute sa hauteur de la multitude de bris de verre qui en avait résulté. Par réflexe il avait même augmenté sa densité, s’épargnant plusieurs coupures provoquées par les morceaux de vitre qui avaient explosé sur eux. La panique semblait gagner tous les visiteurs, lui-même ne comprenant pas tout ce qu’il se passait, réagissant juste par instinct de secouriste. Il avait d’ailleurs rapidement ramené son sac entre ses bras afin de s’assurer que l’animal ne se sauve pas lui non plus, essayant de couvrir de sa voix le bruit qui semblait prêt à faire exploser ses tympans.

« Hey ça va ? Vous n’avez rien ? »

Il espérait seulement que les éclats de vitrine ne les avaient pas gravement touchés. Il savait gérer les blessures, ayant même de quoi faire dans son sac, mais il n’était pas médecin, seulement pompier. Il est vrai que s’éloigner des boutiques et trouver un coin en retrait aurait été le mieux au cas ou un nouvel incident arrive, mais l’agitation commençait à un peu trop se faire sentir.

« Je ne sais pas ce qui se passe mais mieux vaut bien rester ensemble. Qui sait c’est peut être juste un problème technique mais si les gens se mettent à paniquer plus je ne voudrais pas que vous vous retrouviez coincé dans la masse ou pire qu’on vous piétine.»

C’est vrai que malgré le son perçant, tout le monde avait réagi à la destruction de toutes les vitres et vitrines, criant, courant parfois, ou se jetant au sol. Il n’avait pas grande idée de ce qu’il se passait mais, il lui semblait surtout inutile d’effrayer Ethan plus que de raison, préférant plutôt jouer les optimistes quand à cette étrange situation. Il lança tout de même un regard à la mutante brune, montrant que malgré ses dires il ne croyait pas à un simple problème, imaginant qu’il en était de même pour elle. Cependant bien que l’explosion de toutes les vitres ne lui semblait pas naturel, il préférait conserver son calme, tout en veillant sur ses deux amis et sur son invité surprise. Bien sûr il n’était en rien rassuré, le son lui vrillant toujours les oreilles, mais veiller à ce qu’il ne soit rien arrivé à Ethan et Elvie était le plus important. Et si jamais la situation était vraiment mauvaise alors il serait temps de tous s’éloigner.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 25 Mar - 19:45


Non non non non. Elle ne se sentait pas prête mais sa sœur ne semblait vouloir n'en faire qu'à sa tête et c'est d'un air fermement décidé qu'elle l'avait trainée dans un centre commercial un samedi où l'affluence était importante. La petite fille l'avait accompagnée jusqu'au centre commercial à reculons, suppliant Anita du regard pour qu'elle change d'avis. Ce n'était pas la perspective de sortir qui la dérangeait mais celle d'affronter une foule aussi conséquente dans un lieu clos. Oshlophobe ? Qui ne le serait pas sous ses circonstances ?
"Tu ne veux pas choisir toi-même tes vêtements pour une fois ?" Elle avait fait la moue face à l'utilisation de cet argument. Elle avait certes besoin de nouveaux vêtements vu qu'elle était en pleine croissance et que ses vêtements commençaient à être trop petits pour elle, mais si ce n'était que ça, sa sœur pouvait y aller sans elle. Ce n'était pas comme si cela ne s'était pas passé comme ça durant toutes ces années où elle avait porté les vieux vêtements de sa sœur et de rares vêtements achetés pour elle. Non.. son ainée avait décidé de jouer la carte de la liberté, de lui donner le choix. Ne pouvant résister, elle avait fini par accepter mais maintenant qu'elle faisait face au lieu en question, elle avait comme un mauvais pressentiment et aurait préféré se trouver n'importe où, sauf à l'intérieur.
Debout face aux doubles portes qui avalaient et vomissaient une foule de personnes diverses et variées, elle demeurait immobile à les fixer les yeux écarquillés, déglutissant avec peine alors qu'elle sentait la panique monter en elle. Sa sœur lui prit les bras, faisant bien attention à ne pas entrer en contact direct avec sa peau et se plia pour mettre son visage en face du sien. Elle la fixa une seconde, les yeux dans les yeux et avec un sourire lui dit : « Je ne t'aurais pas emmenée si je ne t'en sentais pas capable, tu le sais ça. » La petite fille hocha la tête en silence, tentant d'ignorer les regards jetés par les curieux qui passaient en les frôlant, et serra les poings pour prendre son courage à deux mains. Elle hocha fermement la tête une bonne fois pour toute et la jeune femme la lâcha en souriant. Cette dernière saisit le coude de sa petite sœur pour ne pas la perdre et lui emboita le pas en direction de la porte.

Comme elle le craignait, l'espace clos était plutôt fréquenté mais avec les vitrines, la musique, les lumières, les gens, les cris, tout était multiplié par 5 et elle dû inspirer profondément un bon nombre de fois pour garder son calme dans la cohue. L'odeur et la chaleur ambiante n'arrangeaient cependant rien et c'est en longeant les murs, tant pour éviter d'être bousculée que pour profiter du peu d'espace, qu'elle se déplaça jusqu'à une boutique de vêtements pour enfants. Le magasin était spacieux et lumineux mais tout n'était que façade et les portes-vêtements l'empêchaient de voir bien loin avec sa petit taille. Elle suivit la jeune femme jusqu'au rayon fille et partit bien vite s'isoler en cabine pour essayer les vêtements qu'elles avaient piqué sur le chemin. Une fois cachée derrière le rideau, elle se sourit à elle-même devant le reflet que donnait le miroir qui lui faisait face. Elle se sentait normale ainsi, à faire les boutiques, comme une petite fille banale prenant du bon temps avec sa frangine, comme elle aurait dû l'être si elle n'était pas née ainsi. Elle se dépêcha d'enfiler la première robe qui lui tomba sur la main pour la montrer à sa sœur qui patientait dehors. Cette dernière lui sourit en levant les pouces en l'air en signe d'assentiment et elle tira le rideau pour essayer autre chose. Les autres essayages se déroulèrent sur le même cycle et elles finirent par ressortir de la boutique avec un sac bien remplit de nouvelles tenues ainsi qu'un autre contenant les vêtements qu'elle avait sur le dos alors qu'elle avait gardé sur elle la première robe qu'elle avait essayé.
Ainsi vêtue d'une petite robe mauve pale, son ainée lui proposa d'aller prendre un truc à manger. Elles se dirigèrent vers l'espace de restauration et ralentir en voyant l'attroupement autour d'un homme en hauteur. Armé d'un pistolet avec lequel il visait la foule, il déblatérait sur ce qui semblait être la roulette russe. La petite fille consulta l'ainée d'un regard anxieux et légèrement déboussolé sur les évènements et après avoir arraché son bras à sa sœur qui la tenait, elle fuit quelques pas plus loin pour s'accroupir sous le néon de la vitrine d'une boutique. Elle ne voulait pas trop s'éloigner de sa sœur mais en même temps, elle voulait être loin de là, à l’abri. D'où elle était, elle pouvait encore entendre et limite apercevoir l'homme au pistolet. Elle resta accroupie et rentra la tête entre les genoux pour respirer profondément en sentant une crise venir. Elle inspira et expira doucement en comptant dans sa tête et au bout d'un moment, elle releva la tête pour voir le même homme mettre un espèce de casque sur ses oreilles et parler de gênes. Qu'est-ce que c'était un gêne ? Elle ne savait pas de quoi il parlait mais alors qu'elle cherchait sa sœur des yeux, le haut parleur au dessus d'elle cracha un son atrocement fort placé dans les aigüe, la forçant à se couvrir les oreilles, les larmes aux yeux. Surprise, elle sentit la vitre derrière elle, vibrer dans son dos et s'en écartait juste au moment où celle-ci explosait.

A genoux juste devant la vitre, elle fut douchée par une pluie de verre qui lui arracha un cri terrifié des plus stridents et lui entailla les mains. Elle resta ainsi à genoux sans oser bouger, tremblant de tout son corps en priant pour que tout cesse dans l'instant, les mains toujours sur les oreilles et les yeux fermés hermétiquement.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 25 Mar - 21:21


Vagabondant entre les différents magasins, Rosie ne savait pas tellement ce qui lui était passé par la tête pour venir au centre commercial un samedi, le jour où il était le plus remplit de monde. C'est donc avec une certaine difficulté que la jeune femme tentait de faire une de ses promenades quotidiennes, portant parfois attention à certaines vitrines remplit de mannequin habillés en tout genre. Ce n'était pas pour envisager certains achats qu'elle les regardait, mais simplement pour se rendre compte que certains styles vestimentaires étaient vraiment... originaux.

Elle commença à se rapprocher doucement de la restauration dans l'intention de se trouver un petit truc à grignoter, ce qui n'est pas étonnant me diriez vous. Ceci dit, sur le chemin elle croisa un grand graffiti noir et rouge où était inscrit "For Monster Freedom". Pour une des rares fois de sa vie, Rosie prit un air sérieux, restant plantée là quelques minutes qu'elle ne vit pas passer. Celui qui avait fait cela l'avait sans doute fait dans l'intention de provoquer les anti-mutants, ce qui allait bientôt faire réagir les autorités -dont la CIA- qui risquent de débouler sur les lieux d'une seconde à l'autre. Un frisson parcouru la brune tandis que son instinct lui criait de rentrer chez elle, mais pour une raison inconnue elle ne réagit pas à cet appel. Ses pieds recommencèrent à prendre de l'activité, avançant d'un pas peu assuré voir même incertain. Son corps manqua de heurter plusieurs individus, mais Rosie ne faisait plus attention à rien, ses pensées étaient retournées à un moment bien précis de son enfance : le rejet de sa famille et son nouveau surnom, "Le monstre." Elle secoua vivement la tête, ne voulant pas revivre cela une énième fois. Elle se dirigea vers un stand banal, et après avoir commandé un chocolat chaud elle reprit sa route. C'est là qu'elle l'entendit. Cet homme dont elle avait entendu vaguement parlé en espionnant certaines conversations à l'Institut et qui proclamait son identité haut et fort. Viktor Schmittlein.
Au moment où il pointa un revolver sur la foule en additionnant les phrases parlant de roulettes russes, Rosie eut un sursaut avant qu'une peur incommensurable s'installa en elle. Ses pensées défilèrent à toutes vitesses alors qu'elle ne faisait plus attention à ce que le renégat disait. Un revolver. Mal. Blessure. Sang. Sang. Elle secoua vivement la tête et recula jusqu'à heurter le mur derrière elle. Ce n'était pas possible, tout ça n'était qu'une mise en scène ! Ce n'était pas réellement une vrai balle qui se tenait dans le revolver, ce ne pouvait être qu'une balle en caoutchouc qui n'était là que pour faire une mauvaise blague aux passants ! Ahahaha, faut avouer qu'elle était bonne celle là, elle la retiendrait ! Un rire nerveux sortit de sa gorge alors qu'elle tentait de se rassurer par x moyens. Mais un mouvement à sa gauche attira son attention, une jeune fille pas plus haute que trois pommes se tenait sous la vitrine d'une boutique, essayant elle aussi de retenir une peur intérieure. Elle eut un mouvement en avant vers elle dans l'intention de la rassurer, mais ce au même moment où le fameux Viktor finissait son discours en mettant un casque anti-bruit sur ses oreilles.

Sans crier gare un bruit strident retentit dans tout le centre commercial, imitation parfaite de la résonance du verre. Instinctivement Rosie se mit les mains sur les oreilles, se recroquevillant sur elle même et plissant son visage dans l'espoir de faire diminuer le bourdonnement qui s'était installé dans sa tête. Des vitres commencèrent à éclater, blessants les personnes se trouvant à la portée des débris de verre. C'est là qu'elle repensa à la jeune fille en dessous de la vitrine, et dans un geste irréfléchis elle se jeta sur elle pour la pousser de dessous le néon. Heureusement cette dernière avait eut le bon réflexe de s'écarter à l'entente du son pour se mettre à l'abri de la vitrine qui venait de se briser en éclats. Malheureusement, ce n'était pas le cas de Rosie qui eut juste le temps de protéger sa tête des fragments de verre, se les prenant donc dans le bras et l'épaule.
Une douleur aiguë la prit au bras gauche, et elle se sentit virer au pâle quand un liquide chaud commença à couler de ce dernier.
Toujours en train de tenter de résister au son perçant, Rosie dirigea vite son regard sur ce qui l'entourait pour avoir un aperçu de la situation, avant de le diriger sur son membre blessé. Elle n'avait pas était la seule à être touché, mais certaines personnes s'en était encore plus mal sortit qu'elle. En effet des gens gisaient au sol, soit à cause du concerto infernal qui avait provoqué une telle douleur à leur tympan qu'ils s'en étaient évanouis; soit parce qu'ils avaient prit des débris dans la tête et que cela avait atteint certains points sensibles.
Rosie se sentit chanceler sur ses pieds, perdant petit à petit ses forces. Ayant une réelle phobie du sang, voir autant de ce liquide rouge autour de elle et sur elle ne pouvait plus relever de l'ordre du supportable. Elle étendit une jambe au sol, tentant tout de même de reprendre du souffle.

- Ça va aller Rosie, cal- calme toi. Tenta-elle de se rassurer. Des larmes lui montèrent aux yeux alors qu'elle assistait impuissante à ce spectacle sanguinaire qui se déroulait sous ses yeux.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 25 Mar - 22:00


Depuis que Moira McTaggert avait fondé une branche mutante dans la CIA, Charles et elle s’étaient promis à se croiser plus souvent qu’il fut un temps ; depuis que le télépathe lui avait effacé la mémoire sur les X-Men et l’institut afin de garder l’identité de ces derniers secrète. Le fait qu’ils aient pu ainsi se croiser à nouveau fut tout à fait bénéfique, du moins pour le cas qui se présenta un beau jour au Professeur X. Moira communiqua à ce dernier sa crainte à propos d’un mutant, qui se prénommait Viktor. Accusé de meurtres et de trouble à la sécurité nationale, ce ne fut toutefois pas cela qui retint l’attention de Charles, mais plutôt le chiffre que l’agent de la CIA lui donna à propos de son Q.I. Plus de 300. Je ne sais pas si vous pouviez vous en rendre compte ; ce chiffre était hallucinant. La mutation de cette personne devait être vraiment dangereuse pour son possesseur, tout du moins s’il l’utilisait mal, et apparemment, c’en était le cas. Un potentiel pareil ne pouvait rester sans encadrement ou mises en garde, et c’est donc par pur intérêt de ce genre que Charles se décida à utiliser Cérébro, reconstitué depuis l’accident d’il y a dix ans par les subordonnés de Shaw, afin de pouvoir mettre la main sur l’individu dont il était question.

L’homme approcha son fauteuil jusqu’au bout de la passerelle où se trouvait le cœur de l’appareil qu’il saisit délicatement, avant de le poser sur sa tête. Modèle moins prototype que celui d’il y a des années, il devait avouer que c’était plus confortable, mais il ne faisait pas vraiment attention à cette dite différence ; ce qu’il lui importait était les résultats. Il ferma un instant les yeux, se concentrant. Viktor. Un Mutant. Avec un Q.I de plus de 300… Le tri allait être vite fait. Se lançant dans sa recherche, il fut un peu secoué au début. Sentant son pouvoir se déployer au-delà des limites, il chercha donc à mettre le doigt sur l’homme visé jusqu’à ce qu’il l’eut trouvé. Mais bien vite, quelque chose d’inattendu se produit. Essayant de rentrer en connexion avec son esprit une fois fixé, Charles fut parcourut d'un électrochoc, tandis qu’une douleur intense lui attaqua le cerveau, l’obligeant à enlever tout de suite Cérébro dans une grimace et un gémissement de peine. Jamais auparavant cela ne lui était arrivé, et c’est donc l’air choqué qu’il dévisagea l’appareil avant de se passer une main dans sa chevelure, hallucinant. Lorsque sa main se rabaissa, il remarqua par ailleurs qu’il perdit quelques uns de ses cheveux, en tout cas, plus que d’habitude, ce qui à nouveau eu l’effet de l’étonner.

Mais soudainement, l’esprit du professeur eu comme un déclic, comme s’il avait fini de trier les informations qui lui avaient explosé au visage tel une gifle bien placée. Il avait réussit à apprendre quelques petites choses sur l’homme, mais l’une de ces choses était plus importante que les autres. Apparemment, ce Viktor comptait commettre un acte de terrorisme, pour une raison qui l’inquiéta. Ce mutant étonnamment sur-intelligent souhaitait déclarer en gros que les mutants existaient aux humains… Il n’avait pas vu plus –sauf le lieu et quand il comptait frapper-, car les autres bribes qu’il eut aperçut furent celles d’un homme dont on avait gâché la vie de par des mensonges et manipulations. Mais c’était largement suffisant ! Les inquiétudes de Moira n’avaient pas été veines, mais par sécurité, il ne la mettrait pas au courant elle et la branche mutante de la CIA. Cette affaire semblait publique mais elle relevait en fait du domaine privé.

*°*°*°*°*°

Le temps passa et tout se goupilla. Par hasard, le jour où tout devait arriver, quelques enfants de l’institut allèrent au lieu qui était prévu d’être touché par ce qu’avait manigancé Viktor : le centre commercial. Charles n’aurait pas voulu retenir les enfants pour ne pas les inquiéter, mais en même temps, les laisser y aller aurait été pure folie ; seul problème, ils étaient déjà partit de l’institut lorsqu’il apprit cela. Par chance, Shawn accepta une requête de la part du télépathe : faire des courses pour lui pile ce même jour, même endroit, même moment. Pas d’inquiétude à se faire pour les élèves si le X-Men était avec eux. Comptant s’y rendre lui-même, Charles allait se concentrer sur le cas de Genius. Il ne devrait pas y avoir de problème avec l’optique qu’avait en tête le professeur. Ainsi, personne ne craignait rien. Et de ce qu’il avait de toute façon aperçut dans l’esprit de « l’ennemi », ce dernier n’oserait jamais tuer un enfant, ou un être vivant… En tout cas, ce n’était pas ce qu’il souhaitait, aujourd’hui, faire.

Arrivant dans le grand magasin, il sembla reconnaître la fontaine de la grande place. Pas de doutes, ce serait ici que tout se passerait, du moins s’il ne s’était pas trompé. Après tout, pour le coup que Viktor allait commettre, il lui fallait du monde ; et pour avoir du monde, rien de tel que la place centrale où des tas de personnes se retrouvaient pour manger, discuter et autres choses banales. C’est ainsi qu’il décida de rentrer dans une des boutiques entourant ce lieu, près de la vitre afin de voir à travers, entre deux étagères. Il scruta durant de longues minutes, voir même durant une longue heure les alentours, jusqu’à ce que finalement… Le loup daigna sortir de sa tanière. Il le vit s’en aller vers une table afin de monter dessus, réclamant l’attention des gens présents dans les environs avant de les effrayer, les maintenant ainsi en captivité. Xavier ne réagit pas à cela, ne s’inquiétant ni sur le fait qu’il ait un revolver, ni sur ce qu’il avait planifié pour la suite ; il approcha ses doigts de sa tempe et s’essaya à nouveau de sonder son esprit, ou plutôt cette fois ci, sa mémoire entière. Et quelle ne fut pas sa surprise. Il réussit à accumulé les couches de son passé, mais alors qu’il sentait que quelque chose allait mal, son cerveau ne pu supporter l’afflux d’informations qui venait de l’assaillir à nouveau, le faisant mettre à terme directement ce à quoi il avait procédé, le laissant assommé dans son fauteuil. Jamais il n’avait vu une telle intelligence en train de bouillir à fond à l’heure dans une cervelle humaine -que dis-je, mutante-. Ce mutant était décidément d’une catégorie très élevée ; ce qui ne le rendait pas moins dangereux, mais pourtant…

Un bruit assourdissant fit resurgir Charles à la réalité, ainsi que l'éclat de vitre devant lui. Ses mains allèrent se poser sur ses oreilles, ses paupières closes par réflexe alors que le son projeté dans tout le centre aurait pu en rendre plus d’un sourd. Il venait de rater tout le reste de la scénette de Viktor, et ce, à cause des effets secondaires de la télépathie utilisée sur une mutation sur-développée ; il n’allait néanmoins pas le laisser filer ainsi, car à présent, il avait toute les cartes en mains pour essayer de le convaincre de se stopper, connaissant ses raisons, ses objectifs, tout. Le plus vite possible et surtout du mieux qu’il pu à cause du brouhaha perçant son ouïe, Xavier sortit de la boutique, interpellant alors l’homme qui eut fini sa phrase, à ses oreilles de quoi se protéger du son.

« —  Attendez, Viktor ! »

Bon mais pas fou, il savait pertinemment qu’il n’allait pas sagement s’arrêter afin de prendre un thé avec lui et discuter des tracas de la vie. C’est pour cela que Charles, malgré le bruit ambiant qui le déconcentrait tout particulièrement, réussit à focaliser son esprit sur celui de Genius, le contrôlant brièvement ; il lui fit retirer ses cache-oreilles le coupant des sons extérieur afin de lui faire-faire endurer son propre supplice. Ainsi peut-être aurait-il toute son attention ; Il ne tarda pas à reprendre la parole, espérant du plus profond de son être pouvoir raisonner un homme aussi rongé par la vengeance qu'il avait face à lui. Il aurait presque cru voir Erik s'il y avait pensé un peu plus longtemps d'ailleurs ; mais pas le temps. Sourcils froncés, regard braqué sur l'allemand, sa voix criait presque pour essayer de passer au dessus de la sonorité ambiante.

« —  Vous savez tout autant que moi que tout cela ne fera qu’aggraver votre situation, tout en créant d'autres soucis et conflits autour de vous ! Vous n'avez AUCUNE idée de ce que vous venez de déclencher ! Tout ça vous retombera dessus, vous m'entendez ?! Sur vous, ainsi que sur des millions d'innocents ! Vous DEVEZ arrêter ! »

Rapidement, le regard de Charles examina les dégâts qu’avaient causé les vitres qui avaient explosées sous le manège de Viktor. C’était bien plus violent que tout ce qu’il avait pu imaginer au final… Il espérait que Shawn et les enfants étaient en lieux sûrs, saints et saufs. Une petite fille était blessée, n’osant plus bouger, d’autres personnes tout aussi choquées de ce qu’il venait de se passer, dans le même état que l’enfant. Cela désolait le Professeur. Il était trop tard, il était arrivé trop tard, la bombe avait été lancée : bientôt, la crainte d’une nouvelle race allait voir le jour dans les milliers de foyers d’Amérique ainsi que dans le cœur de l’état… Les mutants étaient bientôt en grand péril, et encore, rien n'était terminé.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 25 Mar - 22:02


Ellie dort pour quelques secondes, encore.

Laisser la lumière s'infiltrer à travers ses paupières closes et c'est des milliers éclats lumineux qui lui brûlent la rétine. Ce sont des montagnes d'or que ses pupilles escaladent, contractés. Son corps réticent, se tend légèrement. Elle se souvient de s'être traînée dans la douche, de la cendre plein la bouche et avoir échouée dans le lit d'Alexiane avec reconnaissance, son nez contre sa nuque. Chasser l'odeur de chair brûlée pour celle du corps plongé dans les limbes du sommeil et retrouver la paix.

Son regard se brouille, un instant, devant les lames brûlantes et blanches qui l'assaillent. Elle souhaiterais un samedi matin paresseux. Effacer les conneries homophobes, les mutants, le boulot, la fac, les gosses. Juste deux êtres qui partagent un moment paisible, dans la chaleur d'un soleil d'hiver. C'est sans compter sa compagne qui la toise du bord du lit, son pull préféré entre les mains.

- Alex ?

Sa voix est pâteuse. Ses yeux plissés peinent à faire la mise au point et à deviner le sourire malhonnête qui se peint sur son visage.

- Tu ne voudrais pas plutôt te remettre au lit et retirer ces...

La jeune femme fait un geste évasif de la main désignant sa personne entière, plaintive. Ses muscles endoloris se rebiffent et sa phrase se termine dans l'oreiller où elle enfoui son visage. Une main vient doucement caresser sa nuque. La grande rousse aurait pu commencer à ronronner si on ne lui avait pas murmuré à l'oreille :

-Lève-toi, on va faire du shopping.

Nouveau grognement. Ellie laisse dépasser un oeil méfiant de la couverture.

- Ecoute ma chérie, c'est juste plus possible, ton corps sublime ne peut pas décemment rester enserré dans ce sac de patate.


Après qu'Ellie eut supplié, menacé, négocié puis quémandé, le dit vêtement fut amputé d'un membre, elle abdique et le couple s'engouffre dans la mustang, direction le centre commercial. Le médecin déteste ces endroits aseptisés, ces temples agressifs de la consommation ou chaque faux pas est enregistré par ces foutus caméras de vidéosurveillance. Elle aurait voulu profiter d'une partie de son weekend à flâner paisiblement à l'Institut, profiter de la douceur du jour dans le parc de la propriété avant d'hurler sur quelques élèves, pour la forme. Elle geint intérieurement devant ses plans gâchés et sa sieste coquine foutue à l'eau pour des vêtements.

Lire les inscriptions avec un rictus. La liberté. Une conception bien complexe pour ceux qui n'ont pas vécu avec les rats sur des paillasses trempées de pisse et de sang. Heureux les imbéciles et les révolutionnaires. La société finirait bien tôt ou tard par leur rouler dessus.

Elle écoute sa compagne s'extasier sur les bras potelés des bambins avec un malaise accru. Avoir des enfants n'a jamais fait partie de ses objectifs de vie. Peut-être parce qu'elle a vu l'Histoire enfourner par centaines ses semblables dans des fours crématoires. Laisse l'idée faire son chemin. Peut-être qu'un jour...En attendant, elle lui propose de prendre un golden retriever. Pour voir si elles peuvent déjà s'en occuper sans foutre le feu à la moitié de la ville.

- Et puis finalement, ce n'est pas si différent. Regarde Lassie, elle a très bien réussie sa...

Cela commença par un son. Intense. Par réflexe, elle se bouche les oreilles puis les vitres éclatent. Le temps s'arrête comme suspendu. Et réaccélère. Le temps de coller sa compagne contre son corps. Se courber pour faire barrière et la protéger de la pluie de crissante et vibrante qui les noient. Un débris vient se ficher dans l'épaule, la poignardant. Laisser les endorphines s'écouler dans son sang qui ruisselle lentement le long de son dos et de son bras.

- Et merde.

Ellie se redresse lentement avant de prendre le visage de sa compagne entre ses mains, plongeant un regard inquiet dans ses prunelles claires.

-Tu vas bien ?
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 25 Mar - 23:13


Encore une journée qui s’écoulait paisiblement. Alexiane avait choisi de ne pas faire attention à l’épée de Damoclès qui était suspendue au-dessus de sa tête. Foutue enquête. Cela faisait un moment qu’elle n’était pas retournée à la Caserne pour apporter de la nourriture à sa compagne, profiter de quelques instants à ses côtés, voler à ses lèvres un baiser tendre avant de repartir pour d’autres horizons, universitaires ou non. C’était simplement pour la sécurité d’Ellie. Dans son univers virile, et même si cela commençait à jaser dans les couloirs, une révélation officielle aurait des impacts monstrueux, qu’elle ne souhaitait pas lui faire vivre. Cela rendait leurs retrouvailles plus passionnées et jamais elle n’avait mumuré son amour pour quelqu’un avec autant de ferveur.

La vie suivait donc son cours. Mais cette situation commençait à sévérement lui peser. Elle avait envie de respirer. Faire deux pas avec sa compagne sans se questionner, sans se demander si l’homme avec son imperméable qui marchait sur le trottoir opposé n’était pas déjà en train de formuler son rapport pour l’envoyer au Bureau Fédéral. Se faire jeter de son piédestal. La rage s’était mise à sourdre, remplaçant peu à peu l’inquiétude.

Alors qu’elle retrouvait avec reconnaissance la chaleur familière et adorée dans son dos, Alexiane se formula une promesse. Il n’y avait pas de petite promesse. Juste l’envie de sortir. Avec elle. Elle traînerait sa compagne dans un des endroits que cette dernière abhorrait le plus. Mais ce serait sans doute plus simple de laisser penser qu’elles n’étaient qu’amies si elles s’affichaient dans une activité réputée comme purement féminine, quitte à passer pour une pétasse consumériste. Car, c’était bien connu en ces temps-là, la lesbienne de base était une camionneuse tatouée, jurant comme un charretier, en surpoids. Whatever. Le centre commercial. Faire quelques courses. Et surtout changer les fringues informes de sa compagne. Alexiane était la première à reconnaître qu’elle était d’une beauté flamboyante. Et pas seulement à cause de ses cheveux. Mais son pull favori ressemblait à un sac de patates, et il était hors de question qu’elle continue à vivre comme une adolescente, à se foutre de ce qu’elle portait. Ce pull était devenu l’un des sujets de taquinerie que la jeune femme préférait. Elle avait fini par cordialement le détester et c’était l’occasion d’en changer.

Les rayons de soleil qui jouait sur la peau de sa compagne. Une mèche fauve. Alexiane pourrait la regarder ainsi de longues heures, sans se lasser de son émerveillement. Tendre les doigts vers elle et suspendre son geste, ne voulant troubler son sommeil. Elle en avait à rattraper. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, Alexiane se hâta de peindre sur son visage une expression sournoise et moqueuse qu’elle avait soigneusement travaillé. Et elle se fit bien comprendre : peu importe les supplications, les regards jouant sur ses émotions, peu importe les menaces et les pleurnichements : elles iraient à ce foutu centre commercial. Point barre. Une fois que sa compagne eût rendu les armes, Alexiane se pencha vers elle, un sourire triomphant sur le visage, et murmura à son oreille :

- Je veux juste passer un peu de temps avec toi, mon amour.

Un baiser tendre sur sa nuque. De quoi se faire pardonner. Ses doigts effleurent le creux de ses reins. Une promesse.

Le centre commercial. Ellie grommelle dans son coin. Douce torture que de devoir s’empêcher de lui saisir la main et l’attirer près d’elle, pour chasser sa mauvaise humeur. Ce n’était peut-être pas une bonne idée finalement. Alexiane reste cependant enjouée : rien ne les empêcherait de prendre un café et se retrouver un petit peu en dehors de l’étalage honteux des canons consuméristes de l’époque.

Le regard d’Alexiane accroche l’éclat blond de la chevelure d’une petite fille. Cliché parfait du couple hétérosexuel. Un homme visiblement pressé, l’épouse qui tient son enfant dans ses bras. Des rires. Une complicité. Alexiane incline légèrement le visage sur le côté, le regard attentif, absorbée par cette joie simple. Imaginer un instant une grande rousse au regard flamboyant à la place de l’homme. Un doux sourire, légèrement absent. Toi et moi, un enfant. Jamais tes gènes, mais ce même amour. Un foyer.

- Non mais tu ne préfères pas prendre un chien plutôt ?

Elle avait dû penser à voix haute. Elle se maudit. Elle secoua la tête, pour se ramener au réel.

- Un chien, ce ne sera jamais pareil. Et il ne changera jamais le monde.

Elle n’entendra jamais la suite de la phrase de sa compagne. L’explosion lui coupa le souffle. Les bras de sa compagne autour d’elle. L’impression que son coeur allait s’arracher de sa poitrine. La morsure de la peur. Elle crie. Ne parvient pas à s’entendre. Elle se couvre le visage.

Reprendre ses esprits. Remarquer le morceau de verre qui dépassait de l’épaule de sa compagne.

- PUTAIN DE MERDE ELLIE !

Culpabilité. Inquiétude mortelle. Elle cherche le regard de sa compagne. Se retenir d’arracher le morceau de verre. De nier la blessure. Pour ne pas l’aggraver. Ne pas céder à la panique. Cela aurait cependant était tellement simple. Son sang sur ses mains. Elle continue de jurer en allemand, attirant sa compagne à couvert - sait-on jamais, ces merdes ont la fâcheuse tendance à se reproduire.

- Chérie, regarde-moi. Oh putain.

Dans la confusion de son esprit, et en essayant de faire abstraction de cette horreur sonore, Alexiane convoqua ses quelques souvenirs de secourisme. Il y avait trop de sang pour qu’elle parvienne à réfléchir correctement. Elle fit un point de compression, se répétant machinalement les étapes à suivre. Une manière de se rassurer.

- Ca va aller. Ca va aller. Reste avec moi.

Alexiane l’allongea près d’elle, convoquant l’apaisement comme elle le pouvait, parvenant à grandes peines à se concentrer pour recréer un ersatz de leur boîte. Elle jeta un oeil par-dessus leur couverture, aux aguets.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 27 Mar - 0:21


Ethan était plus qu'heureux, tout ce passait vraiment très bien, il profitait d'une belle journée au centre commercial en compagnie d'Elvie, ne pensait plus à ses pouvoirs mutants et mieux encore, ils avaient rencontré Shawn, celui qu'il pouvait facilement considérer comme un grand frère. Le trio de mutant avait donc décidé de passer un peu de temps ensemble et en quittant la boutique de vêtements, ils avaient prévu de se rendre au café, qui se trouvait non loin de la fontaine. En cet instant, le jeune garçon pensait encore qu'il passait une bonne journée avec ses amis et il se surprenait même à s'imaginer vivre tout le temps comme cela, ne plus penser à son statut de mutant, faire comme s'il n'était qu'un simple gamin d'à peine onze ans et qui croquait la vie à pleine dents. Hélas, le trio de mutants n’arriverait jamais là où ils avaient prévu de se rendre et en chemin, la journée qui avait si bien commencé, semblait réellement être corrompu par un événement des plus perturbateurs. De l'endroit où ils étaient, les trois amis n'avaient pas pu entendre le discourt du mutant qui semblait bien décidé à s’afficher en public, lui et tout ses congénères. Toutefois, malgré que de leur place ils n'apercevaient que la fontaine d'assez loin, ils ne pouvaient pas échapper au vacarme qui sortait des hauts parleurs. Aussitôt, Ethan imitait Shawn et bouchait ses oreilles, sans que cela soit toutefois, très efficace. Le bruit était plus que désagréable et le petit blondinet, qui jetait des regards inquiétants à ses amis, avait l'impression que ses tympans allaient éclater.

-Que-ce qui ce passe?!

La voix du jeune garçon était couverte par le bruit et quand le son s'intensifiait, les vitrines des magasins éclataient de toute part et Ethan se mit à paniquer, se serrant entre Elvie et Shawn. Les éclats de verre jaillissaient de toute part et la panique commençait à gagner la foule. Grâce à son incroyable don, Shawn protégeait ses amis et Ethan ne le quittait alors pas des yeux, serrant la main d'Elvie. Par chance et surtout grâce à l'intervention du mutant, Ethan n'avait pas été blessé et il confirmait à alors d'un regard, à ses deux amis, qu'il allait bien, n’ouvrant toutefois pas la bouche, choqué par ce qu'il venait de se passer. Le gamin n'avait rien vue venir et en cet instant il regrettait de ne pas être resté à l'institut, là où la protection semblait sans faille et où il pouvait vivre sans prendre aucun risque. Complètement paniqué, Ethan ne bougeait plus d'un millimètre et posait un regard au bord des larmes, sur Elvie et Shawn. Soudainement, tendit qu'il regardait Shawn, le petit blondinet aperçut un petit animal sortir du sac et sauter au sol, courant à travers les gens, complètement paniqué et qui observaient la scène qui se déroulait près de la fontaine. Ethan ne savait pas que la petite boule de poil était en réalité un mutant et il se lançait alors à sa poursuite, oubliant un moment ce qu'il venait de se produire ou peu être, cela lui permettait de penser à autre chose. Quoi qu'il en soit, il courait dans la mauvaise direction car, le mutant métamorphosé en animal, avait foncé vers la fontaine.

Quand Ethan réussissait à se saisir de l'animal et qu'Elvie et Shawn l'avait rejoint, il remit l'animal dans le sac que Shawn lui tendait mais, il le mit sur ses propres épaules, bien décidé à garder cet animal près de lui. D'une certaine manière, cela apportait un certain réconfort à Ethan, d'avoir quelqu’un sur qui veiller. C'est alors, qu'en avançant un peu dans la foule, entre les personnes qui s’étaient jetés au sol et les blessés, Ethan reconnaissait l'homme qui tenait une arme et qui parlait avec....le professeur Xavier! En voyant Charles tenter de raisonner l'homme qu'il avait aperçut un peu plutôt parmi les promeneurs du centre commercial, Ethan se stoppait net et regardait la scène, comme s'il se trouvait derrière un écran. Il y avait beaucoup de monde au tour et beaucoup de blessés, il y avait d'autres membres de l’institut mais, avec la foule, le petit blondinet n'avait pas remarqué la présence d'autres mutants, excepté, Shawn, Elvie et le professeur. Charles tentait de raisonner le terroriste et ne semblait prêter attention à ce qui l’entourait. Le jeune mutant avait toutefois envie de soutenir le professeur, de lui dire que tout le monde était avec lui et qu'il représentait beaucoup pour eux. Le petit mutant avait une confiance aveugle en Xavier et il le savait très fort mais, à cet instant, il avait peur pour lui, peur pour ses proches et peur de ne jamais revoir son père.

C'est à cet instant, que le jeune Ethan Winckworth, prenait sous le coup de la panique et peu être aussi avec un élan un peu trop courageux, une décision qu'il n'aurait jamais du prendre. En effet, pensant aider son entourage, disperser la foule et peu être distraire le terroriste, le gamin sortit de sa veste, son carnet de dessin. Le petit blondinet dessinait habituellement toujours des choses agréables, de peur de matérialiser des choses dangereuses et qui l'effrayait depuis la découverte de son pouvoir, quelques années auparavant. Mais cette fois, Ethan dessinait rapidement ce qui semblait être un gros dragon et un court instant après, un monstre de plus de trois mètres de haut, apparut près de la fontaine, griffes et dents dehors. Comme habituellement, les choses qu'il matérialisait, n'avait pas d'âme et ressemblait à de simple statut, ayant l’apparence de ce qu'il s'imaginait au moment de dessiner. Mais, étrangement et surement parce qu'Ethan l'avait voulu au plus profond de son être, le grand dragon aux écailles noires et aux grands yeux rouges, soufflait des flammes au dessus de lui. En voyant cette abominable chose, la foule poussait des hurlements et en quelques instants, ce fut le chaos total et Ethan se retrouvait noyer dans la foule, n'apercevant plus Elvie et Shawn, se retrouvant simplement au milieu de gens paniqués et forte heureusement, personne ne pouvait imaginer qu'il venait de matérialiser cette créature, grâce à son esprit un un simple coup de crayon.

Bousculé par le monde, complètement paniqué, Ethan fixait son dragon et à cet instant, il regrettait son geste, il avait simplement voulu se rendre utile mais, il n'avait fait que contribuer à la volonté du terroriste. Le petit blondinet s'était mit à trembler et quand le dragon fini par s'évaporer, Ethan basculait en arrière et tombait dans la foule. Forte heureusement, il n'était pas évanouit, il s'était jute trouvé mal l'espace d'un moment et il fini par se relever, évitant ainsi d’être piétiné par la foule. Non loin de lui, une femme dévisageait Ethan et cette dernière semblait avoir été témoin du pouvoir du jeune garcon en l'ayant vue dessiner. Quand elle se mit à le montrer du doigt en hurlant que l'homme qui s'appelait Viktor Schmittlein, avait raison, le jeune mutant la perdu de vue et cela, grâce aux personnes qui couraient partout, au tour de lui. Ethan, complètement perdu et paniqué, s'était mit à hurler le nom de ses amis.

-Elvie ! ! Shawn ! ! Vous êtes où?

Puis, Ethan s'était prostré dans un coin, près de la fontaine et pleurait toute les larmes de son corps et pendant ce temps, le petit animal qui se trouvait dans le sac, sortait le bout de son nez et reniflait l'oreille du gamin.

-Que-ce que j'ai fais?



Dernière édition par Ethan Winckworth le Sam 29 Mar - 21:53, édité 1 fois
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Neal Mathesson
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 27 Mar - 5:49


C’était ce qu’on avait appelé merder avec un grand M, un grand M comme il en avait rarement connu et qui le mettait dans cette rage folle rien qu’à repenser aux évènements qui avaient suivi l’affaire du chalet. Et Neal avec le temps n’avait toujours su faire qu’une seule chose dans ce genre de situation, se torturer l’esprit encore et encore, repassant les évènements en boucle un millier de fois jusqu’à le graver dans son esprit au point que d’autre à sa place aurait déjà fini de se taper la tête contre un mur. Il était pourtant trop tard pour changer les choses, pour modifier le jeu et le tourner à son avantage comme il l’aurait voulu. Toute cette histoire s’était apparentée pour lui à une véritable partie d’échec diabolique, une partie qui continuait toujours comme s’il n’avait au final jouer que l’ouverture là ou l’agent aurait voulu faire échec et mat. Il n’avait pas fait l’erreur de jouer selon toutes les règles de l’autre, prenant le contrôle dès l’ouverture pour établir son attaque et à coup sûr si le jeu n’avait pas encore trouvé moyen d’être encore plus truqué par l’allemand, c’est lui qui aurait fait tomber le roi.

Un roi qui se baladait il ne savait où désormais, mais pour lequel il mettait tous les moyens dont il était capable pour retrouver sa trace. Un roi bouffon qui avait réussi à exacerbé sa haine encore plus qu’il ne l’aurait cru possible, le lançant dans une vendetta personnelle. Oui c’était sans nul doute devenu une guerre personnelle, une guerre qui n’avait pas fini de souffler et dont la traitresse conscience de son esprit lui rappelait parfois qu’il n’y serait jamais complètement étranger quand bien même il n’avait au départ fait que son boulot. Et c’est dans peu de temps qu’il finirait par se rappeler que parfois les pires maux découlent des meilleures intentions. Toujours est-il que dans sa liste noire c’était un seul nom qui avait pris la tête de tous les autres et malgré la seconde chance qu’on lui donnait de lui tomber dessus, il n’avait malheureusement toujours pas avancé. De la même façon qu’il n’avait pas avancé à retrouver le groupe de mutants qui étaient venu en aide à l’évasion du criminel et à cause de qui tout avait vraiment raté. Et la consolation de savoir les documents à nouveau en possession de la NASA ne suffirait jamais à effacé le ridicule dans lequel il était tombé et dont il valait mieux éviter de reparler sous peine de voir se briser ce qu’il tenait en main.

Ce jour-là n’avait pas fait exception aux autres dans sa traque, déployant toutes ses sources et toutes ses antennes à travers la grande ville pour tenter de retrouver la trace du mutant à l’esprit redoutable. Non l’exception c’était que cette fois-ci, une information avait commencé à remonter jusqu’à ses oreilles, une information qui laissait entendre qu’on avait aperçu Viktor au beau milieu d’un centre commercial. Une information qui même si elle n’était pas certaine était trop importante pour la laisser passer. Déjà bien assez d’erreur avait eu lieu, pour en commettre une de plus volontairement en choisissant de ne pas explorer toutes les pistes. Le temps de prendre certains renseignements sur le lieu, sur le bâtiment, de réunir et de briefer toute l’équipe qu’il avait avec lui ce jour là et ils étaient tous parti dans un crissement de pneus jusqu’au complexe géant de surconsommation. Et si Viktor se trouvait vraiment ici, il n’y avait pas à douté qu’ils ne seraient pas éternellement les seuls à venir encercler et contrôler les issues, avant de se lancer à l’intérieur. Et il y avait quelque chose dans le spectacle un brin surréaliste des premières personnes qui sortaient en courant qui ne trompait pas. Un spectacle qui s’était offert à lui en descendant du véhicule et qui lui laissait penser qu’en effet l’allemand pouvait se trouver ici.

Donnant l’ordre à ses hommes de chercher et repérer les traces de Viktor, Neal s’était également déployer à l’intérieur du centre tandis que les visiteurs les plus proches des portes semblaient pressés de partir. Et la raison leur apparu comme évidente quand une fois à l’intérieur un son aigu et agressif leur parvint aux oreilles tandis qu’ils avançaient au milieu des morceaux de verres qui semblaient provenir de l’explosion de toutes les vitrines. Et au milieu de tout ça des civils pris par la panique et la peur. Et si à l’instant d’avant Neal avait encore douté de trouver son ennemi ici, un souvenir très fort lié à ce genre de son venait de lui ôter tout doute. Un rappel de leur dernière entrevue qui semblait sonner à la fois comme un défi et une invitation, lui faisant se hérisser le poil tant il commençait à sentir la machination derrière tout ça. Et si l’ancien mathématicien avait su se montrer des plus imaginatif au cours de cette précédente confrontation, la situation d’aujourd’hui lui rappelait de façon sournoise qu’il en avait tout de même oublié la troisième loi de Newton. Une loi où chaque action entrainait une réaction égale et opposé et qui créait le chaos là où l’attendais le moins. Et à voir le résultat, il prenait soudainement conscience que Viktor avait finalement l’esprit sans doute aussi tordu que le sien, peut-être même plus.

« Trouvez le moi ! »

Il avait ce regard terriblement noir de haine, ce regard qui ne prêtait pas à discussion en général et qui peut être ne le rendait pas si différent de tous les autres coincés en costard. Ainsi, il avait laissé son équipe se déployer, pendant que lui prenait rapidement le chemin du local de Sécurité afin de couper les hauts parleurs et de faire cesser un peu de ce chaos. Chaos qui en plus l’empêchait de communiquer correctement avec ses agents via leurs oreillettes. En chemin il avait interpellé l’un des vigiles du centre pour qu’il le guide et surtout lui ouvre la lourde porte fermé qui donnait accès au local et pendant que ce dernier s’occupait du reste, Neal lui, avait débranché le micro, annonçant sans doute son arrivée au fauteur de trouble, avant d’examiner attentivement la machine infernale à laquelle il était relié. Un examen qui ne s’était pas prolongé suite au débarquement de l’un de ses homme un brin essoufflé par la course qu’il venait de faire.

« Dragon… niveau de la fontaine … suspect … là-bas aussi. »

Il avait froncé les sourcils, non pas face au discours haché de son subalterne mais bien par le premier mot qu’il avait prononcé. Dragon. Neal avait commencé à élaborer bien des stratégies depuis son arrivée, se doutant pertinemment que la présence de Viktor dans un tel endroit n’était pas anodine, pas plus que les petits signes qui rappelaient leur confrontation passé. Pas besoin d’être un grand génie pour en penser que l’allemand cherchait à le faire foncer droit dans un piège. Une variable qu’il avait bien sur pris en compte en commençant à réfléchir à la suite des opérations, considérant cette fois pleinement le phénomène mutant et la possibilité que l’allemand ne soit pas seul. Mais un dragon ça c’était en dehors de toute sa logique et au fond ça l’agaçait profondément. Parce qu’il aurait beau élaborer un millier de stratégie, il serait toujours heurté à certaines limites, ne pouvant jamais vraiment entré dans la tête de cet homme à abattre sans prendre le risque de se voir s’enfoncer dans l’abime encore plus qu’il ne l’était déjà. Un choix qu’il avait déjà fait il y a longtemps en réalité, ce pourquoi il devait réussir à si bien lui pourrir l’existence. Autant que Viktor risquait de pourrir la sienne.

Dans tous les cas l’information était précieuse, lançant les rouages de son cerveau dans une réflexion intense, sur les plans possibles de l’allemand et sur ce qu’il aurait à faire pour ne pas tomber dans les pièges certainement tendu à son encontre. Parce que c’était bien ça la finalité de tout ce manège anarchique et délirant. C’était de le faire venir lui et de faire disparaitre la menace qu’il pouvait représenter dans une symbolique vengeance. En tout cas c’est en en partie de cette façon que lui-même aurait procédé si il avait eu à s’affronter. Ca n’avait rien d’un simple coup de folie délirant d’un esprit malveillant et tordu. Ca n’était pas aussi simple, ça ne l’était même jamais, surtout quand on parlait de Viktor. Et si ce dernier voulait frapper un grand coup dans la fourmilière humaine en lui coupant au passage tous ses moyens, en faisant un pied de nez au gouvernement, alors c’était son devoir à lui de lui montrer que dans son cas aussi rien n’était jamais aussi simple.

« A toute l’équipe en place, comme prévu la présence de complices mutants est quasi certaine. Je veux que vous ouvriez l’œil et que vous vous occupiez de chaque individu suspect. Il faut prendre le contrôle de la situation avant que les choses ne s’aggravent, mais restez très vigilant. Je me charge de Viktor. »

Maintenant que les hauts parleurs du centre était coupé, il avait pu communiquer ses ordres aux agents dispersé à l’intérieur du centre, les chargeant de s’occuper du problème mutant dont il croyait être à l’origine de l’allemand tout comme la dernière fois. Et pendant qu’eux se chargeraient de mettre la main sur les complices, lui allait de ce pas se confronter une nouvelle fois avec son ennemi juré. Après tout il n’avait pas oublié la promesse qu’il s’était faite après avoir recouvré ses esprits. Celle de retrouver l’allemand et de ne le laisser à personne d’autre malgré les risques et les pièges que cela représentait. Suivi de l’agent qui avait enfin repris son souffle, Neal s’était alors rendu là où tout avait commencé dans le centre, au café en face de la fontaine, pour y découvrir un spectacle encore plus terrible qu’il ne l’avait imaginé et qui lui faisait déjà grincé des dents de rage et de colère. Sur tout le chemin il avait croisé des personnes en proie à la peur et à la panique, des personnes qu’ils avaient poussé à évacuer quand elles le pouvaient. Il avait simplement ralentit en arrivant prêt de son but, afin de ne pas se faire immédiatement remarqué. Il avait observé attentivement les personnes innocentes qui avaient été ainsi piégé dans une histoire qui ne les concernait en rien et qui maintenant succombaient à la panique la plus totale et la plus légitime. Dans une lutte dont ils n’auraient pas du être inquiété, laissant remonter toute cette haine qui ne l’avait plus quitté depuis le jour où il avait appris l’existence de ces êtres qui se clamaient souvent supérieur et exempt de toutes règles et limites humaine, avant de venir hurler et implorer quand on se décidait à ne plus les traiter comme tel.

Alors en voyant les enfants blessé, les simples citoyens venus pour simplement profiter d’une journée, coincés dans une machination qui à la base n’aurait du nullement les viser, la colère avait fini par dominer la raison dans son esprit. Neal avait alors fendu la foule hurlante, s’élançant vers cette table où l’homme à l’air narquois et insupportable l’attendait, lui sautant proprement dessus pour le plaquer au sol avec violence de toute sa hauteur, emportant avec lui aussi bien l’allemand que son podium. Il n’avait pas laissé le temps à plus de réaction, relevant sa cible pour mieux lui asséner un uppercut en plein plexus solaire tandis que son genou droit venait rencontrer ses cotes en faisant facilement céder quelques unes dans un sinistre craquement et de l’achever d’un coup bien placé dans le genou.

« Ca c’est pour être parti sans dire au revoir la dernière fois. »

Il s’était retenu de lui mettre en plus son poing en pleine figure, bouquet final de cette vengeance dont il rêvait de l’assommer depuis qu’il lui avait échappé en s’enfuyant à bord d’une limousine. Ce n’était de toute façon plus une simple affaire, un simple dossier sur son bureau depuis longtemps, et comme souvent lorsqu’il s’éloignait du cadre strictement professionnel, c’était malheureusement pour le plaisir de la vengeance.

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