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 «Mutant et fier de l'être»

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 27 Mar - 22:20


Mutant et fier de l'être
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Elle avait décidé de faire des cookies. Elle les laisserait sûrement brûler tous à moitié mais elle savait que cela ferait plaisir à Daniel, chez qui elle squattait depuis quelques temps. Elle n'avait pas grand chose pour le remercier, des petits dessins mais à onze ans cela commence à être trop bébés, alors elle s'était dit qu'elle pourrait bien cuisiner, quelque chose de pas trop dangereux et de comestible. Elle avait ainsi trouvé une vieille recette de cookies et s'était décidée à se rendre seule au magasin, avec le peu d'économie qu'il lui restait pour acheter tout ce dont elle aurait besoin, espérant avoir assez. Elle se rendait ainsi au centre commercial, pensant qu'elle ferait suffisamment de gâteaux pour en donner à Malcom, son ami des rues. Oui, elle irait acheter de quoi faire tout cela, elle en offrirait une partie à Daniel, et à Leo, l'ami de ce dernier si celui-ci passait, parfois il débarquait. Elle l'aimait bien, enfin, ils ne se parlaient pas beaucoup mais il n'avait pas l'air méchant mais elle partagerait les cookies entre lui et Daniel s'il venait, le reste, elle tenterait de retrouver le garçon qui lui était venue en aide lorsqu'elle n'avait nulle part que les ruelles sombres et froides de New York.

Seulement, cela ne s'était pas du tout passé comme prévu. Alors qu'elle se dirigeait, se perdant en peu dans ce dédale de labyrinthe, vers ce qui s'avoisinerait à un supermarché. Un homme s'était mis à parler, beaucoup et vite, trop vite pour qu'elle enregistre la moitié de ce qu'il disait. Puis il avait sortis un pistolet, enfin cela, elle avait cru le deviner, elle ne le voyait que de dos. Les gens pleuraient d'autres demeuraient silencieux. L'atmosphère était étrange, comme avant un orage, pesante. Et le silence éclata.

Un son strident, comme celui d'un verre ou d'un diapason que l'on aurait cogné, on pas diffus mais clair et envahissant, qui s'infiltrait dans les esprits, les envahissaient. La fillette s'était bouché les oreilles à la seconde même où le bruit avait dépassé ses tympans. Se recroquevillant alors que le monde autour d'elle explosait. Le verre se répandait, les gens hurlait, terrifiés et elle en faisait sans doute de même. Elle ne su exactement comment elle avait réussis à se déplacer, les mains toujours vriller sur les oreilles, elle n'entendait même pas l'homme en fauteuil roulant tenter de calmer celui qui était à l'origine du carnage . Non, elle pleurait parce qu'elle avait peur, elle pleurait parce que le son mordait encore le crâne et qu'elle était toute seule, elle aurait aimé que Daniel soit là, même que son père soit là pour la rassurer pour lui dire que tout cela n'était qu'un mauvais. Puis quelque chose changea, une apparition qui lui fit retirer ses mains de sa tête alors que son visage se couvrait d'un rictus de surprise totale. Elle ne pu s'empêcher de tourner la tête dans tout les sens, de se tordre le cou pour mesurer l'ampleur de la bestiole. Les gens hurlaient, couraient et se ruaient hors de l'édifice qui n'était plus que ruine et débris. Elle était à l'abri près de la fontaine se disait-elle, personne ne la bousculait, elle ne se faisait pas piétiner et lorsque les gens se seraient calmer elle sortirait, avec sûrement encore la peur au ventre mais vivante et indemne.

Elle essuya ses yeux rougis par les larmes. Il y avait eu trop de bruit, trop d'éclats et la foule qui vomissait ses cris comme une vague déferlante. Oui, elle avait finis par se retrouver près de la fontaine, recroquevillée sur elle-même sans trop savoir comment elle y était parvenue. Une fois la surprise de dragon passé, tentant de faire le tour de l'élément de décoration pour trouver une voie de sortie, c'est là qu'elle le vit, le garçon qui pleurait. Elle l'avait vu dessiné, c'était lui, elle en était certaine. Elle avait vu le dragon avec frayeur apparaître comme par enchantement. Il était comme elle, différent, et immensément seul en cet instant, mal grès l'espèce de boule de poil près de son oreille. C'était lui qu'elle avait entendu appeler, crier des noms, sûrement ses parents, où plutôt des amis. Il était seul et elle aussi, peut-être connaissait-il un moyen de sortir d'ici. Elle glissa vers lui, doucement, chassant les dernières larmes. Elle lui décocha un maigre sourire, elle n'aimait pas quand les gens pleuraient, elle le fixa avant de lui tapoter l'épaule pour lui murmurer.



« Il était chouette ton Dragon. »


Une simple phrase, comme si la remarque d'une enfant aurait pu chasser la peine et la douleur ambiante, comme si la phrase pouvait chasser la violence des coups que prenait l'homme du centre de la fontaine avant que l'air n'éclate, comme si ce qui se tramait pouvait être oublié l'espace d'un instant pour simplement montrer que tout ce que les simples humains fuyaient n'était pas si horrible, que ces gens différents n'étaient pas à glisser sous des barreaux. Mais Ewilan n'avait aucune idée de tout cela, elle, elle avait juste vu un garçon faire de la magie et elle savait qu'elle était un peu comme lui.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Ven 28 Mar - 4:08


Il l’avait vu, il l’avait repérer, si cet éclat de petit soulagement n’eut pas trahis son regard pourtant impassible. En quelque sorte sauvé par la cloche, comme dirait l’expression. Il avait reconnu ce visage et cet être parmi la foule, tout juste derrière le drôle d’inconnu. Après tout, comment faire autrement. Selon son humble avis, même un aveugle ne pourrait la manquer, avec ce aura forte qu’elle pouvait bien dégager. Et c’était bien l’un des points qu’il aimait tant chez sa chère amie qui savait largement se démarquer. Cette même qui sans vraiment n’avait besoin de faire grand-chose, savait lui faire mettre de côté son cher M. Dead Serious et lui sortir de ces sourires plus aisément. Heureusement qu’elle était arrivé, autant pour lui, que pour l’autre jeune homme. Kenrick n’était pas d’humeur, par la faute de ce simple graffitis qui avait ainsi un peu abimé ses pauvres nerfs. Et voilà qu’un être quelque peu indésirable oui, était ainsi venu le piquer les mettre un peu plus à rude épreuve. Un peu plus, la goutte de trop, et ce dernier aurait peut-être terminé sa journée dans la fontaine parmi les pièces jetés en l’espérance d’un souhait réalisé.

Mais voilà que Danny s’était ainsi approché, de cette salutation un peu moqueuse, taquine. Rien qui ne puisse mal prendre, mais plutôt un peu rigoler. Les émotions n’étant pas son fort, on put tout de même y lire ce bien mince et léger sourire qui vient changer la forme de ses lèvres.

« C’est si évident… ? » Eut-il dit, ma foi, bien sarcastiquement. Car bien entendu, il l’était. Kenrick eut tout de même ce regard, de cette forme de remerciement à l’adresse de la jeune femme. Qui laissait presque passe ce message '' Thank god…'' Qui répondait doublement plus à sa seconde question. Qui en fait, n’était que plaisanterie un peu plus poussé. Nul besoin de réellement y répondre, cela dit.

Il se fit un peu plus amical, faisant presque disparaitre l’autre comme par magie, pour ne se concentrer que sur sa chère Danny. Il n’était pas contre gentiment s’éclipser et souhaiter, par politesse, à l’autre une bonne journée avant de fuir en d’autre lieu. Du moins… C’était bien ce qu’il comptait faire… Jusqu’à ce que l’environnement ne soit quelque peu trouble, un peu plus loin, venant perturber le va-et-vient banal et presque machinal. Un petit quelque chose qui venait embêter, de cet accrochage du genre violent oui. L’autre homme donnait cette impression d’avoir foncé droit dans un mur. Chose qui n’était pas tant… Fausse. Un mur de muscles oui. De ce corps, de cet être qu’il connaissait bien. Et surement pas pour le mieux non. Une envie plus soudaine de partir le prenant, non pas par fuite, mais bien pour éviter les ennuies en plein lieu publique. Non pas que l’envie lui manquait, de l’avoir sous sa main, et de lui faire subir ces délicieuses et longues tortures qu’il faisait subir aux mutants… Mais ce dernier devrait attendre. Il ne se laisserait certainement pas guider pas ses instincts, lui qui était loin d’être du genre impulsif. Bien au contraire, sa raison fut son amie du moment, alors qui eut un rapide coup de tête en direction inverse, de ce geste qui intimait à suivre.

-On ferait mieux d’y aller…

Simple message rapide et qui pressait un peu, pour bouger plus vite de là. S’éloigner loin de cette bête pour le moment, bien humaine. Qu’il ne lâchait pas d’un seul regard pourtant… Certainement pour ainsi surveiller ses arrières, les moindres faits et gestes de l’autre ainsi que s’assurer qu’il ne l’ait pas vu lui de même. Mais heureusement, pour le moment, il semblait être concentré sur l’inconnu lui faisant encore face et non pas sur lui.

Bouger? Il n’eut le temps que de faire qu’un seul pas. Décidément, un nouvel élément assez perturbateur vint tout déranger. Comme dans absolument tout. À commencer par vachement attirer son attention en le voyant ainsi monter sur une table. Partir? Oh il avait très rapidement changé d’avis oui. À la fois figé, concentré, observant ses moindres détails. Et ce casque ne manqua pas d’être remarqué. Kenrick ignorait franchement le pourquoi du comment, ne sachant quoi y déduire parmi tout ceci.

Déjà, à entendre ce nom, à voir ce visage, il l’eut rapidement reconnu. Aimant assez bien se tenir à jour avec les nouvelles, il aurait été dur d’en être autrement. Pas qu’il en avait grand-chose à faire, personnellement. Mais là, maintenant, son avis fut rapidement changé. Surement pas pour le mieux non. Ou enfin il ne savait trop. Seulement était-il de marbre, une véritable statue des plus attentives, et qui n’avait yeux que pour lui. Ainsi que ses oreilles évidemment. Il attendait, analysait la mise en scène, n’effectuant qu’enfin un mouvement, que lorsque ce malade se décida a ainsi viser les gens. Lequel? Eh bien il faut croire qu’il eut ce réflexe, de se mettre tout juste devant Danny, un peu comme un bouclier, par simple précaution et préférence qu’il ne la vise pas. On ne sait jamais. Il se faisait plus froid, plus glacial que neutre, écoutant chacun de ses mots, sans que la crainte ne puisse se lire chez lui. Il tentait plus de comprendre…

Et puis ce fut la fin, la toute fin qui, vint raviver sa haine, sa colère… Sous cette réalisation, son nom désormais inscrit en un instant, sur sa liste noire.... De cette fameuse liste longue, qui unissaient en un seul et même point tous les noms…. Le Gêne X…. Le gêne des mutants, le gêne des monstres, le gêne à éradiquer. Plus de cinquante pourcent d’entre eux… De quoi lui en faire perdre la tête oui… Mais le temps lui manqua, de faire quoi que cela soit, de digérer et calmer ses pulsions qui, ne firent que lui faire froncer les sourcils de cette rage intense face à cette attaque par les mots, par cette manifestation, par cette sortie en spectacle, de ce placard dans lequel s’y cachait la grande majorité des mutants. Et lui, ainsi, venait de faire tout éclater, du moins, une partie de cette vérité secrète qui habitait la réalité.

Tout comme venait-il de lui faire éclater les tympans, en si peu de temps… Suivant ses mots, son dernier souffle de paroles. Ce casque louche, il en comprenait bel et bien la nature, alors que lui, comme tous les autres, subissait cette torture auditive. Sur le coup, son réflexe fut certes de lâcher sa propre manifestation, de douleur, avant de se couvrir les oreilles de ses mains, regardant un instant autour de lui pour vite y voir ces verres éclatés, et tôt ces vitres trembler, ne lui laissant que peu de temps pour réagir. Voir pas du tout, les éclats s’abattant, et la seule chose qu’il puisse faire fut de présenter son dos et se pencher pour éviter d’être atteint. Malgré le bruit, malgré tout, il prit un moment, mains contre oreilles, pour observer le chaos, ces cris, ces pleures, la peur, le besoin de fuir, le sang… Et l’homme qui se tenait toujours là, dressé fièrement, fière de son tableau, de son œuvre… Il était dans sa bulle, dans sa petite bulle à observer peut-être tout autant que l’autre, ce spectacle de chaos. Assez concentrer, pour en oublier le reste, pour en oublier les gens qui se trouvait près, dont sa chère Danny. Un peu comme dans cette fameuse transition de slow motions.

Il manqua le petit garçon, son geste qui aux yeux de certains- si seulement quelqu’un avait réellement porté attention- aurait pu paraître fort étrange. Ainsi dessiner de quelques coups de crayons, au milieu de l’apocalypse du centre commercial. Bonjour le retour sur terre hein… Assez brutal… Plus que cela, et c’était la mort assurer sans le moindre doute. Cette présence, cette ombre si grande se faisant. Un petit instant…. Kenrick se retourna tout doucement, le monstre, la bête sortie tout droit des livres de contes et légendes se manifestant près de la fontaine. Ce mythe imaginaire pourtant bien vivant se dressant tout juste devant ses yeux. Il figea, complètement, ses yeux devenant aussi gros que son visage –façon de parler on s’entend-, sous la stupeur et peut-être le trop plein de tout. Trop pleins de chaos, trop pleins d’événements qui se bousculaient les uns des autres. Il se sentait perde le contrôle de lui-même… Son sang-froid qu’il arrivait pourtant si bien à maintenir, s’échappait doucement, lui glissant entre les doigts. Oh mais il tentait de le garder, de le retenir… Mais comme tout être humain, il avait ses limites. C’était trop, il ne savait plus où donner de la tête. Il n’avait plus qu’une envie, et c’était de foutre le camp, partir et s’éloigner de cette apocalypse, de ce trop-plein de mutants. Il ne craignait que les dires de Viktor eut été véritables, et pire, que les manifestations telles que celle-ci ne se multiplient. Que les mutants ne sortent, ne soient découvert… C’était peut-être un peu trop tout ceci pour lui, toute cette haine et cette rage mêlé à cette panique qui sortait de chacune des pores de sa peau. Il avait besoin de sortir, de digérer, d’autant plus que le son insupportable n’avait toujours pas cessé. Au moins, il n’eut pas mis de temps avant d’user de ses capacités sur lui-même, enlevant au moins la douleur. Mais ce n’était pas pour autant que le volume avait diminué. Peut-être aurait-il put, mais ayant tout de même besoin d’un certain niveau de concentration, et avec tous ces mouvements, il n’y parvenait tout simplement pas.

Il préféra garder ses mains sur ses oreilles, regardant, toujours le monstre et ses griffes, alors qu’il osait reculer de quelques pas aveuglément. Le feu sortant de la gorge, brûlant, un peu aveuglant, ne faisant qu’augmenter le chaos. Seigneur… Et lui qui n’était venue que pour acheter des croquettes pour son chien…. Et prendre un simple café tranquille avec Danny. Tout ceci lui semblait pourtant si irréel, un rêve, ou un cauchemar…. Trop subit oui… Il se souvient rapidement de Danny, l’ayant perdu de tête, et de vu parmi tout ceci. Il tenta de la retrouver du regard, mais peine perdue, son propre corps ayant été éloigné de la fontaine, fondue parmi la foule pour se retrouver il ne savait trop où. L’inquiétude se fit, son regard perdu, sa raison et son instinct finissant par l’intimer à sortir d’ici. Peut-être avait-elle fait de même. Bouger pour se sortir de là… Mais en quelque part, une partie de lui se disait que c’était tout de même Danny, cette femme forte et indépendante qui ne s’en ferait pas du délire et de la folie, que les coupures et les bousculades ne l’effrayaient pas. Et encore tant de chose. Elle avait beau être petite, elle ne finirait surement pas piétiné.

Sa crainte du moment un peu dissipé, l’inquiétude resta tout de même, car c’était après tout une bonne amie bien à lui. Toutefois, il se décida bien à bouger, à sortir, à prendre la porte, si seulement le ciel lui permettait de s’y retrouver. Il ne regardait pas complètement devant lui, ni nul par d’ailleurs, alors qu’il se retourna, accompagné de ses pas rapides. La faute à sa tête qui ne regardait pas trop, un incident arriva, c’était bien cherché après tout. Un accrochage un peu trop brutale, une perte d’équilibre, et il amena l’autre avec lui dans sa chute. L’autre… La mauvaise personne oui… Cette même personne qu’il avait, en premier lieu, tenté d’éviter, de s’éclipser sans se faire remarquer. Il avait mangé le mur, et l’avait amené au sol avec lui, par mégarde. Tout à fait contradictoire à ses toutes premières intentions…. Il n’aurait pas pu tomber sur un autre non…. Décidément…

Mais trop tard, tout était trop tard. Que faire face à la bête ? Qui risquait peut-être oui, tout autant d’aggraver les choses… Il était tout de même bien placé, pour en connaître quelque uns de ces aspects. Pour lui avoir infligé cette douce et intense torture, et avoir vu la bête peu à peu se manifester… Qui sait ce qu’il était réellement? Qui sait si une bête complète, sauvage et sanguinaire n’allait pas sortir de ce corps? Et rajouter son avion de sel parmi l’événement. Car la pincée, serait assez peu si vous voulez son avis. Il avait senti le danger émaner de lui ce fameux soir, de là jusqu’à empiéter sur sa propre aura. Ce n’était pas pour un rien, qu’il avait fini par partir, si peu outiller pour se défendre. Il avait beau détester les mutants, il n’était abruti non plus. Pas pour ainsi agir sans plan, se doutant malgré tout que les chaînes auraient vites pu se briser et le transformer en pâté pour chat. Ou pour chien, et il aurait pu partager le festin avec son chien Watson tiens. Enfin… Bref. Tout ceci pour dire qu’il était là, un peu figé sur le coup de la surprise et la réalisation, ainsi étendu. Il semblait avoir perdu pendant un instant le fil de ses pensées, ne sachant plus trop quoi faire. Était-ce le malaise? Ou encore cet état un peu merdique que d’être ainsi étendu sur le corps de l’un des membres de sa fameuse liste noire… Mais une chose était bien certaine, faire la crêpe n’était surement pas une bonne idée, et laisser Chase aux prises à de fortes douleurs d’oreilles non plus. Ce pourquoi il abandonna la perte de sa douleur pour ne se concentrer que sur l’autre, question d’adoucir un peu cet état pour qu’il ne vire pas en monstre. Il piétinait largement sur ses convictions, et envies qu’il avait toujours gardé d’un jour le revoir souffrir entre ses mains. Mais bon enfin… Il n’avait toujours pas bougé malgré tout hum… Déconcentré, préoccupé par autre chose, son esprits ayant peut-être un peu oublié parmi la folie de l’instant présent.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Sam 29 Mar - 21:44


    Aussi étrange que cela puisse paraître, Clint ne se formalisait pas de la foule habituelle du samedi au centre commercial. La foule, il connaissait, il savait l'appréhender et se mouvoir au milieu de cette dernière, sans problème et sans malice. Sans perdre de nerfs et exploser des veines face au manque de considération de certains. Travailler dans un Pub avait cet avantage; il vous apprenait à bouger dans une foule où chaque individu se croit seul au monde, alors que vous, sobre et fermement sur vos deux jambes, tentez de traverser les quelques mètres qui vous séparent de votre destination. Que ce soit le bar pour passer ou récupérer une commande, ou bien une table pour servir. Et puis il y avait une autre raison, plus personnelle et spécifique qui expliquait son appréciation de la foule (aimer serait un mot trop fort quand même). On était un anonyme parmi tant d'autre. Clint avait besoin de cet anonymat, de n'être qu'un visage de plus dans la foule, un simple humain de plus sur cette planète. Il avait été stigmatisé pendant suffisamment longtemps pour ressentir ce besoin de perdre son individualité au profit de la foule. Sans compter qu'il voulais s'acheter de nouveau CDs. Le centre commercial était donc un choix parfait pour toutes ces raisons.

    Voilà la raison qui l'a poussé à garer sa moto devant le centre commercial, accrochant l'antivol contre un poteau et ne manquant pas de remarquer la magnifique voiture qui se trouvait quelqies mètres plus loin, allant jusqu'à observer un peu l'intérieur par la fenêtre avant d'entrer dans le centre commercial. La foule était présente et il prit son temps pour atteindre le disquaire deux étages plus haut. Il eut un large sourire de ce sentiment si grisant d'anonymat. Aussi parce qu'il avait l'impression que c'était la journée des bousculades et accrochages en tout genre. La journée des animaux également, aussi étrange cela puisse paraître. Il observait tout cela, sans s'approcher plus des divers groupes de personnes, simplement content d'observer sans...Clint eut un arrêt net et son sourire s'affadit d'un coup et il tourna presque frénétiquement sur lui-même, avant de se dire qu'il était ridicule. Schmittlein, ici? Ca serait du délire. Il avait vraiment besoin de vacances il faut croire. Il ne put cependant le frisson qui parcourut son dos et la main qui vint se porter instinctivement vers son bras gauche, couvert de sa chemise bleu ciel. Haussant finalement les épaules, le brun finit son chemin vers sa destination et prit son temps à choisir quelques CDs qu'il écouta par la suite.

    C'est pour cela qu'il fut pris totalement par surprise quand la vitrine de la boutique de disques se brisa en mille morceaux. Par réflexe, il s'accroupit et retira le casque de ses oreilles. Bien mal lui en pris, car il fut frappé par le son aigüe émit à travers tout le centre commercial. Combattant son instinct qui le poussait à couvrir ses oreilles, il prit avec des mouvements frénétiques son lecteur cassette dans sa poche arrière et pris la première cassette qui lui semblait avoir suffisamment de basses et colla le casque à ses oreilles, le volume à fond. Ca n'était pas idéal, mais au moins ça avait le mérite d'annihiler un peu le son strident. Il était réduit à un sifflement en arrière plan. Cela fait il poussa un grand soupir et prit quelques secondes pour se recentrer avant de se lever et de partir dans le centre commercial. Faire quoi? Que pouvait-il bien faire? Il était seul, il n'avait même pas d'ami avec qui il était venu, la foule paniquait...Alors il fit ce qu'il savait faire le mieux: agir. Il avança à contre courant, se doutant que le pourquoi du comment était au bout. Sa carrure et son habitude faisait qu'il arrivait à avancer sans faire quatre pas en arrière pour chaque pas en avant. Bientôt le sifflement de fond s'éteignit et il retira son casque, une seule oreille, puis deux quand il fut sûr que plus aucun son strident ne résonnait. Croisant un mec de la sécurité qui semblait perdu à essayer de canaliser la foule, Clint en profita pour le bousculer un peu et lui dérober son arme de service. Ca pourrait toujours servir (et puis, à force, le brun se sentait plus en sécurité avec une arme dans un état de crise, soldat un jour, soldat toujours).

    L'adrénaline courait à travers ses veines et une voix pernicieuse dans son esprit lui soufflait que c'était pour cela qu'il allait encore essayer de jouer vainement au héros. Pour cette adrénaline qui lui manquait tellement mais dont il ne voulait pas s'avouer avoir besoin. Avançant dans les couloirs à présent presque déserté, il voyait la fontaine un peu plus loin, des hommes du gouvernement s'éparpillant et il jura dans sa barbe. Pourquoi il fallait que le gouvernement vienne? Pourquoi pas la police? Au moins il y aurait James avec la police, un allié à qui il pouvait faire confiance. Il fit un arrêt net et tomba même sur son séant en voyant l'immense dragon apparaître de nul part. Mutants. Merde. Il ne manquait plus que cela. Pourquoi maintenant?! Il eut une pensée pour son ancien collègue, son ami, et sa poitrine se serra un instant avant qu'il ne les voit. Viktor, il n'avait pas rêvé tout à l'heure...Mais aussi un autre homme, grand et clairement du gouvernement qui s'occupait de son compte. Cependant ce n'est pas ça qui attira son attention mais bel et bien les enfants au pied de la fontaine. Ni une ni deux, il se rua vers eux et s'accroupit pour être à leur niveau.

    "Ca va les enfants?" il les regarda tous les deux avant de poursuivre, tentant d'être le plus rassurant possible dans l'état actuel des choses "Je m'appelle Clint. Venez avec moi, on va sortir d'ici, c'est trop dangereux." le petit garçon pleurait, toujours, et l'ex CIA vit son carnet, le dessin à l'intérieur surtout. Il comprit. Pas besoin d'avoir un QI de 300 pour cela...Il fallait définitivement les faire sortir d'ici, il captait des brides de conversation et être mutant ici et maintenant n'était pas une bonne idée. Il retira sa chemise, restant en T-shirt, et la mit sur les épaules du jeune garçon, masquant au passage son carnet. Ses tatouages étaient exposés, mais pour la première fois depuis longtemps il n'en n'avait plus rien à faire. L'important étaient de sortir ces enfants de ce carnage. Si le gouvernement voulait l'embarquer lui à la place, okay, ils allaient s'en mordre les doigts. "Allez, il faut bouger d'ici..."

    Son ton était ferme, mais conciliant, montrant qu'il comprenait qu'il comprenait leur peur, leur impression de ne pas pouvoir faire un pas...Oui, il l'avait connu, ça aussi.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Dim 30 Mar - 7:39


Il semblait appartenir à un tout autre univers, là, tout de suite, debout sur son perchoir à contempler son propre chaos sans rien entendre des cris, des crissement du verres sous leurs pieds, des corps qui se jettent au sol marbré et glacial. Et lui qui paraissait momentanément les ignorer, ou peut-être mentalement ne pas se trouver avec eux en cet instant crucial. Il sentait le canon froid de l'arme à feu toujours entre ses doigts à présent reposant contre sa cuisse. Un regard d'un bleu anormalement intense, effet secondaire d'une réflexion perpétuelle. Il baissa une seconde les yeux sur le reflet argenté qu'il fit danser sur la table d'un mouvement circulaire du poignet. Il n'avait pas entendu, en revanche, son nom qu'on hurlait à travers le vacarme, les cris, le son, le verre cassé. Et surtout, pas avec ce casque sur la tête. Il avait tenté de tout prévoir. Du moins, il avait prévu un majorité de ce qui allait se produire. Il avait mis dans ses calculs cinq pourcent de détails qu'il ignorait et sur lesquels il ne pouvait compter. Ce qui était beaucoup, à son avis, mais il ne pouvait y échapper. Il aurait préféré réduire encore les risques... mais il savait que c'était impossible parce qu'il ne connaissait pas toutes les issues possibles, parce qu'il ne connaissait pas forcément le nom de chaque personne présente, ni leur caractère, ni leur réaction. Il avait prévu une possibilité de réaction mutante. En revanche, il ne savait pas quel genre de réaction, ne pouvant déterminer de quelles mutations il s'agirait. Et il avait accepté de travailler dans l'ignorance. Mais dans ce cinq pourcent, il ne savait pas exactement ce qu'il s'imaginait... Mais sans doute avait-il un brin redouté la suite. Parce qu'ainsi vulnérable, il ne pouvait décemment pas mener son petit jeu bien longtemps. Il ne fut pas capable de dire ce qui lui prit à ce moment très précis où il posa une main sur son casque qu'il arracha de sur sa tête sans ménagement, un peu révolté de ne pas comprendre ses propres actions qu'il sentait ne pas exactement venir de sa volonté propre, plutôt d'autre chose de ce cinq pourcent qu'il ne pouvait pas contrôler ni prévoir. Le bruit strident le pris de court et parvint à l'étourdir quelques courtes secondes, le temps d'abandonner le casque et l'arme à feu, sans plus d'intérêt pour les objets. Il s'était vivement retourné, manquant près de foutre le camp de son perchoir par élan d'agacement. Impuissance. C'était exactement ce qu'il ressentait. Il avait laissé tombé un juron et, en se sentant reprendre le contrôle de lui-même, porta inévitablement ses mains à ses oreilles. C'était au moins ce détail de gagné, se remémorant inévitablement pourquoi il provoquait ce bruit... Parce que c'était un indice, un appel, une provocation vulgaire et qu'il s'était mis à réfléchir comme un humain. Mais il frissonna d'horreur, bien malgré lui, en ayant la soudaine impression de sentir encore les entraves.

Il avait noté l'intention qu'on avait envers lui, contre toute attente. Froncement de sourcils, il observa rapidement le regard braqué contre sa propre personne, eut une mince grimace et s'obligea à retirer ses mains, ne serait-ce que pour ne pas louper le son de la voix hurlant autant que possible par-dessus le vacarme ambiant. Il avait l'impression de ne pas ignorer les traits de son visage, mais déconcentré qu'il était, il ne parvint pas à mettre le doigt sur son nom, comme si l'information lui échappait... ou peut-être lui manquait-elle, tout simplement, mais il ne lui était pas inconnu. Aggraver sa situation... Était-ce seulement possible? Il était perdu dans le néant depuis un moment, déjà. Il se croyait condamné depuis que le gouvernement avait mis la main sur lui la première fois. Il ne s'inquiétait plus de son propre sort. Mais il s'inquiétait, en revanche, de celui d'Ashlyn. La mutante avait déjà beaucoup trop souffert, et tout ce qu'il faisait, il ne le faisait pas forcément pour sa propre personne. Il savait engendrer un monstre de machination terrible. Il le savait, il en avait conscience. Mais il se rebellait déjà contre quelque chose auquel certains avaient déjà commencé à s'opposer avant même de connaitre. C'était peut-être immature de sa part. Mais ce n'était qu'un idéal... sauf que lui avait la volonté et les capacités d'exposer ses points de vue... et quand on ne l'écoutait pas, ça se transformait en catastrophe: il s'arrangeait toujours pour faire passer son message, même lorsqu'il ne réalisait pas qu'on ne voyait pas la chose sous le même angle que lui. Il se réfugia dans ses idées, se campa inévitablement sur ses opinions. Ce n'était probablement pas le meilleur moment pour faire bouger la balance... Il avait envie de lui hurler dessus, rien de moins, d'exprimer une douleur qu'il avait refoulé depuis ces derniers mois. Une douleur qui lui tordait les entrailles derrière ce sourire arrogant.

«Jag är redan dömd... Je suis déjà condamné. » fut sans doute la seule réponse un peu cohérente et sérieuse qui lui traversa l'esprit à ce moment précis, perturbé par le bruit qu'il avait lui-même créé au départ.

L'homme à roulettes semblaient ne pas avoir pris en compte tous les évènements. Il ne lui en voulait pas. Il ne les connaissait pas, ou avait-il tout bonnement choisit des les ignorer pour le bien de ses propres pensées. Il aurait pu se taire à jamais et continuer de se faire jeter des pierres à le gueule comme s'il était le seul responsable de l'emmerde mondiale qu'on semblait décidé de lui rejeter sur le dos. Et pourquoi le faisait-on? Tout bonnement parce que l'on connaissait déjà l'existence du Gène-X et que ce type-là, qui prônait fièrement leur secret, en avait pourtant fait une thèse entière sur le sujet. Se taire sur l'oppression qu'on leur faisait déjà subir, qu'on lui faisait déjà subir? Le seul regret qu'il avait, c'était pour la peur, la terreur et les victimes. Mais il s'agissait d'éléments importants. Il ne pouvait y avoir de guerre ouverte sans sang versé, et si le monde entier ignorait qu'il en avait déjà beaucoup trop versé, lui-même, en se taisant, il se rendrait compte qu'il en ferait couler à son tour s'il le faisait. Pas de ses propres mains. Il se contentait d'insinuer une idée terrible dans la tête des oppressés: celle de la révélation et de la rébellion. L'idée de sa propre liberté, peut-être un peu illusoire: il pouvait bien rêver. L'idée d'une justice implacable. On l'avait attaqué psychologiquement si violement qu'il était inconcevable d'en être ressorti indemne. Pas après toutes ces épreuves. Se serait stupide de faire comme si de rien n'était. Il ne niait pas sa faute: il avait aveuglément fait confiance aux hommes et il ne reproduirait plus cette erreur. Il avait cru faire quelque chose de bien, être utile. Et certes, il l'avait été. Comme un jouet. Comme un chien. Il avait construit quelque chose, quelque chose de terrible, pour ces hommes, en participant à sa propre destruction, sans le savoir. Non. Non, il n'avait pas l'intention de s'arrêter maintenant. Pas devant un si étonnant succès.

Et étonnant était un mot faible. Il n'avait pas noté le petit corps terrifié, ni le crayon, ni le carnet. Et en d'autres circonstances, il aurait pu lui sourire doucement, lui dire de ne pas avoir peur, de laisser aller parce que c'était l'émerveillement à l'état pur, parce que c'était là toute la beauté d'une nature sauvage, révolutionnaire, farouche et libre. Sans doute leur aurait-il dit, à tous, de ne pas s'inquiéter... Que c'était plutôt à ceux qui leur ressemblait pas, à se faire du soucis... Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser traiter comme de vulgaires insectes, parasites, monstres. Lorsque le dragon imaginaire s'était matérialisé, ça avait d'abord été un sursaut de surprise. Puis, sans doute un brin de ravissement qu'il dissimula derrière un air soudainement sérieux... C'était commencé... Et personne ne pourrait plus mettre un terme au rouage terrible qu'il avait mis en marche en cet instant. Il n'avait d'ailleurs pas immédiatement noté l'arrêt du son, plutôt concentré sur le spectacle non loin de son podium. Mais déjà, son regard capta les premiers déplacements ennemis, à distance. Il porta rapidement une main à sa poche et en tira un objet tout particulier qu'il réservait pour ce moment précis, qu'il glissa précieusement dans sa paume, en l'appuyant contre son poignet, comme si le sentir contre sa peau le rassurait.

Puis, le dragon s'évanouit aussi rapidement qu'il n'avait pris forme, sans demander son reste, obéissant sagement à un maître que le mutant surdoué n'avait pas sur repérer dans la masse à pésent gonflée, hurlante, grouillante et paniquante. Un regard l'avait foudroyé sur place, en revanche, comme pour détourner son attention. Il avait rapidement pivoté sur lui-même en voyant un Neal furieux fendre la mer humaine en deux. Il avait retenu son souffle lorsqu'il avait sentir la masse musculaire le faire brusquement basculer. Il s'était inévitablement aggripé à lui. Non, pas exactement... Il avait fait mine de s'aggriper à lui, et avait, en une fraction de seconde, eut un sourire si victorieux qu'il en perdit une seconde la clarté logique de ses propres pensées tant ça l'extasiait, momentanément. Il avait planté l'objet dissimulé dans sa paume dans les chairs à la base de la nuque de l'homme. Une seringue. Il venait de lui planté une revanche si royale qu'il oubliait momentanément la raison qui l'avait poussé à tout ceci, au départ. Il lui avait brusquement injecté un mélange de son propre cru, comme un bon ou un mauvais souvenir qu'il voulait lui partageait. À une différence près: Viktor ne voulait pas le voir délirant, hilare, boiteux. Il voulait le voir s'effondrer, convulser, puis rendre son dernier souffle, juste là. Et ce n'était qu'une précaution. Il ne devait pas, au départ, faire ceci lui-même. Il n'avait jamais vraiment eu l'intention de lui planter la seringue dessus... Il avait songé au possible échec de son second plan et avait choisit de s'assurer la victoire. Évidemment, le produit ne ferait pas effet dans l'immédiat, et ça lui convenait très bien ainsi... Ça commencerait par quelques étourdissement, des maux de tête, sueur froide, un excès de fièvre, peut-être. Puis, des tremblements, le coeur qui semballe, les convulsions, le corps qui cède à petit feu.

Son corps avait lourdement frappé le sol. Il avait perdu l'arme à feu, mais ses doigts étaient restés crispée sur la seringue vide de son poison, à présent. Contractionmusculaire, il avait craché tout l'air de ses poumons lorsqu'il sentit le poing agressif lui fracasser le torse, et il avait cru mourir une seconde lorsque legenou était venu rencontrer ses os qu'il avait désagréablement sentit céder sous l'impact dans une douleur puissante, qu'il en aurait probablement tourné de l'oeil sur le coup s'il ne s'était pas pris unnouveau sévisse. Et il s'était effondré au sol, douloureusement, reprenant enfin une respiratin bruyante, sifflante, étouffée... étranglé. La douleur lui vrilla les côtes et les poumons tant et si bien qu'il coupa de nouveau court à son propre souffle. Il avait tenté de reprendre son souffle ainsi, à quelques reprises, obtenant toujours le même effet de contractions violentes qui l'étouffait aussitôt.

Toujours allongé au sol, il avait eu un rire retenu et souffrant. Il avait déplié ses doigts et dans un mouvement rageur, avait lancé la seringue vide sur son tyran toujours planté debout près de lui, sans doute prêt à lui en foutre une nouvelle.

«Échec... et mat. »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Dim 30 Mar - 17:03


Ils étaient finalement sortit du magasin après s'être excusé une dernière fois envers l'homme qui avait reçut la veste, maintenant rangée sagement sur cintre. Ils étaient parti faire d'autres boutiques, ne faisant néanmoins pas de dépenses excessives, Steve restait raisonnable, il ne roulait pas sur l'or alors il faisait attention à ne pas mettre son argent dans tout et n'importe quoi, même si faire plaisir à sa fille était tout sauf n'importe quoi il n'allait pas céder a chacune de ses envie d'achats, refusant qu'elle devienne ce genre de gamine pourrie gâtée qui ont tout tout de suite avec un simple caprice. Steve finit par proposer de se poser dans un café, histoire de prendre un chocolat chaud si elle voulait, et même si ces derniers n'étaient pas aussi bons que ceux deux Billy, elle accepta, ravie mine de rien de s'assoir un peu après avoir autant piétinée. Ils s'installèrent donc à l'extérieur, un serveur arriva rapidement pour prendre leur commande, avant de repartir dans cette bonne humeur de voir des clients.

L'attention du brun fut attirée par un homme qui venait de monter sur une table, homme qu'il reconnu au premier coup d'œil, c'était Viktor Schmittlein, l'Insaisissable. L'homme le plus recherché dans cette ville, et peut être même dans ce pays. Il avait le gouvernement et toute la police de New-York à ses trousses et venait se planter ici, dans ce centre commercial, au milieux de tant de personnes qui pouvait le reconnaître et appeler la police n'importe quand... Alors oui, Steve se demandait ce qui se passait dans cette tête un peu folle, il le fixa un brin curieux peut être, et peut être que l'inscription, ce tag qu'il avait vu en entrant dans le centre commercial était son œuvre, en tout cas ça ne l'étonnerait pas si c'était lui. Et il l'écouta attentivement en sirotant son café, il l'écouta se présenter et se figea en voyant l'arme dans ses mains, sa fille ne pouvait pas la voir mais les élans de panique et les murmures eût tôt fait de l'intriguer et d'essayer de se déplacer pour voir de qui se passait, mais l'australien l'arrêta d'un mouvement, il ne voulait pas qu'elle assiste à ça, ce n'était vraiment pas utile. Steve l'écouta parler, ne faisant aucuns mouvement de toute façon, il ne pouvait pas, l'allemand les tenait en joue mais il n'était pas inquiet, enfin du moins pas pour sa propre sécurité mais plus pour celle de Lucie... Et ce manège continua une fois, deux fois, toujours des coups dans le vide, toujours ces élans de panique qui avaient finit par apeurer la petite qui restait à sa place sous l'ordre de son père. Et finalement il abordera un sujet qui concernait probablement beaucoup de monde ici, le confortant dans son idée que c'était lui l'auteur de ce tag, et il se dévoilait au monde entier, il dévoilait les mutants, il ne se cachait plus, il ne cachait plus les mutants au monde entier. Et peut être que ce n'était pas une mauvaise idée même si la manière n'était pas la bonne, les humains ne voudrait sûrement pas leur faire confiance, pas après cette intervention dangereuse.

Mais il n'eut pas le temps de réfléchir d'avantage, un bruit puissant qui agressait les oreilles, sa tasse explosa dans ses mains, le coupant au passage et le brûlant à cause du liquide chaud encore présent dans la tasse. Il sentit la vitre contre laquelle il était appuyer vibrer, il se recula rapidement et n'hésita pas user de son pouvoir pour geler la vitre qui venait de voler en éclats, évitant de faire des morceaux une arme mortelle pour eux. Il se tourna vers sa fille qui sanglotait, les mains plaquées contre ses oreilles pour se couvrir du bruit, et si Steve était un peu étourdit a cause de ce dernier, il décida de prendre sur lui et d'attraper sa fille par la main, dans le but de la faire sortir de ce foutue centre commercial. Mais la foule paniquées, les blessés, tout ces facteurs rendait la sortie très difficile, et puis le bruit s'arrêta soudainement, agréable surprise et il remercia mentalement celui qui l'avait désactivé. Steve et Lucie c'étaient réfugiés dans un coin, et la petite demanda soudainement comment il avait fait pour geler la vitre, le brun soupira argumentant qu'ils en parleraient chez lui mais malheureusement les paroles curieuses ne tombèrent pas dans l'oreille d'un sourd, un agent du gouvernement venait de passer par là et avait entendu ce qu'avait dit la petite.

- Moi je suis curieux de savoir maintenant...

Steve de retourna et fixa l'homme avant de tourner la tête vers sa fille lui ordonnant d'aller se cacher, elle tentant de refuser mais elle finit par céder et reculer dans une boutique, se cachant dans les cabines d'essayage. Il reporta son attention sur l'homme qui avait sortit son arme et qui le visait, ce qu'il ne savait probablement pas c'était que Steve était un agent entraîné lui aussi, avantagé par son pouvoir. Et Steve s'approcha doucement, un petit sourire aux lèvres alors que l'homme lui disait de ne pas bouger, Steve donna finalement un coup dans l'arme qui s'échappa des mains de l'homme avant de lui envoyer une droite pour tenter de s'enfuir, mais il n'avait pas calculé la deuxième arme qu'il aurait pût avoir sur lui et le compris vraiment que quand le coup de feu partit et que la douleur au bras se fit ressentir et il tomba sur le coup, se tenant le bras avec un grognement douloureux. Une nouvelle fois l'agent menaçait Steve de son arme, visant cette fois ci son torse, mais l'australien ne lui laissa pas le temps de tirer, il attrapa l'arme au sol et tira dans la jambe de l'agent qui s'écroula au sol dans un râle douloureux et Steve vint rapidement lui asséner un coup de cross pour lui faire perdre connaissance. Se relevant doucement, le brun rentra dans la boutique en tenant sa blessure qui était difficile à cacher, la couleur rouge caractéristique du sang tâchait son pull, et il serra les dents et chercha sa fille qu'il trouva, toute effrayée et choquée qu'elle était, elle mettrait sûrement un certain temps à s'en remettre mais espérait que la présence de son grand frère l'aide à tenir le coup. Steve attrapa la main de sa fille et l'entraîna avec lui rapidement, sortant tout aussi rapidement du centre commercial, il monta dans sa voiture et démarra, quittant cet endroit pour se mettre à l'abri, il ne savait pas encore où, mais il fallait mettre la petite à l'abri de tout danger et il avait tout de même une certaine idée de la personne qui fallait...
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Dim 30 Mar - 22:46


Il avait été bien incapable de répondre et de rassurer Ethan, le laissant se serrer contre Elvie, alors qu’il essayait de couvrir de sa voix le son insupportable que continuait d’emmètre les haut-parleurs du centre commercial. Il avait tenté de leur dire de ne pas s’éloigner, mais c’était ce moment qu’avait choisi l’animal dans son sac pour sortir et prendre la fuite, le jeune garçon se lançant alors à sa suite sans que Shawn ne le retienne assez vite. Heureusement accompagné de la mutante brune et de l’immobilité de la plupart des gens qui se bouchaient les oreilles, ils avaient réussi à rapidement retrouver le petit mutant et l’animal fugueur près de la fontaine. Pendant qu’Ethan remettait l’animal dans son sac, le Xmen avait alors vu le professeur Xavier s’avancer au milieu de la place, se dirigeant vers l’homme debout sur la table et dont le nom tournait dans les médias depuis des mois. Et comme si le déclic se faisait dans son esprit, il comprenait soudainement mieux la demande que lui avait fait le professeur et qui l’avait amené ici et dont il avait profité pour faire ses propres achats. Il comprenait en partie la raison de sa présence ici et n’avait désormais plus qu’une idée, emmener Elvie et Ethan loin d’ici pour les mettre à l’abri ainsi que le plus de monde possible.

N’entendent pas vraiment les paroles du professeur à cause du son et parce qu’il avait recommencé à partiellement se couvrir les oreilles, il s’apprêtait à entrainer ses deux amis loin d’ici, mais son regard s’était alors arrêté sur deux silhouettes à terre non loin d’eux. Une petite fille à genoux devant une vitrine et au milieu des morceaux de verre et juste à côté une autre personne qu’il connaissait bien puisqu’elle résidait aussi à l’Institut. Une personne avec qui il faisait des concours de glouton, Rosie. Et si son instinct lui avait soufflé jusqu’alors de fuir et d’emmener avec lui les élèves du manoir, sa conscience ne lui laisserait certainement jamais abandonné des personnes blessées et dans le besoin. Il était certes un peu tiraillé à s’éloigner ainsi de la brune et du jeune garçon, mais il avait remarqué le malaise de Rosie, repérant également les taches de sang qui l’entourait, alors il avait agi. Récupérant rapidement dans son sac les compresses et bande qu’il avait acheté plus tôt, avant de se tourner vers Elvie et d’essayer de se faire comprendre malgré le bruit.

« Il y a d’autres élèves, je vais les chercher. Je peux te laisser avec Ethan ? Je reviens vite. »

Ca l’embêtait de se séparer, allant à l’encontre de son propre conseil, mais il fallait agir vite alors il s’était éloigné de quelques pas, rejoignant les deux demoiselles, s’agenouillant entre Rosie et celle plus petite qui tremblait, les yeux clos et les oreilles bouchés. Il aurait voulu la rassurer immédiatement, mais il avait vu l’épaule et le bras de son amie et c’était finalement prioritaire. Il posa une main rassurante sur son épaule valide, essayant toujours de faire entendre, alors que le bourdonnement dans ses oreilles semblait toujours plus fort. Car malheureusement si augmenter sa densité limitait en partie son sens du touché, ça n’amoindrissait que faiblement les sons extérieurs.

« Rosie ! C’est Shawn, calme toi, je vais t’aider. Il faut que je regarde ton bras. »

La jeune femme semblait en état de choc, mais il n’avait pas le temps de faire plus pour le moment. Reprenant une densité normale, il avait commencé à examiner la blessure, retirant aussi délicatement que possible les morceaux de verres qui étaient encore présent. Il avait cherché à nettoyer au mieux avant d’ouvrir l’un des packs de compresses stériles qu’il avait avec lui et de les poser sur la blessure avant de faire pression avec la bande. Finalement son stock allait finir par s'épuiser avant même qu'il ne soit rentré. Il n’était malheureusement ni médecin, ni urgentiste, simplement pompier et bien qu’ayant suivi une formation il ne pouvait rien faire de mieux pour la mutante. La laissant retrouver ses esprits quelques secondes, il s’était ensuite tourné vers la jeune fille qui semblait toujours enfermé dans sa bulle. Il avait alors doucement approché sa main pour venir la poser sur elle et signifier sa présence afin qu’elle ouvre les yeux et le remarque. Il voulait savoir si elle aussi était blessée, surtout que le son irritant avait fini par s’arrêter, mais c’est alors que l’énorme dragon fit son apparition, le laissant médusé quelques secondes avant que ses neurones ne repartent et que ses réflexes ne reviennent. Un cri silencieux dans son esprit pour toute réponse. Ethan et Elvie.

D’un coup il regrettait amèrement de ne pas les avoirs fait le suivre, se disant qu’il aurait mieux fait de s’écouter parler et de ne pas se séparer. La bousculade avait alors commencé au milieu des cris, dans la panique générale qui avait suivi l’apparition, lui faisait se saisir de la fillette et l’attirer vers lui pour l’enlever du passage et ne pas la voir piétinée. Il voulait rejoindre Ethan et Elvie, les retrouver pour les emmener très loin de ce bazar, mais il fallait pour cela traverser la foule qui fuyait en tous sens. Et il ne pouvait pas non plus abandonner Rosie et la jeune fille ici. Une jeune fille vers qui il se tourna en essayant d’être le plus rassurant possible.

« Hey ça va ? Tu es blessé ? Tu es toute seule ? Je vais t'aider, ne t'inquiètes pas. Moi c'est Shawn.»

Il avait alors remarqué les coupures sur ses mains, essayant de les voir de plus prés et s’en occuper de la même façon que pour Rosie, mais ils avaient manqué une fois de plus de se faire marcher dessus aussi Shawn avait-il décidé de changer de plan, nettoyant seulement rapidement les blessures, tandis que le dragon disparaissait.

« Ecoutez j’ai des amis coincé là bas, il faut que je les retrouve, alors suivez moi et après on sortira d’ici. »

Aidant les deux demoiselles à se relever, veillant bien à les garder accrocher à lui, s’apprêtant à s’avancer dans la foule, mais un accrochage plus violent entre un groupe de personnes l’arrêta. Et pour ne pas se retrouver emmener il s’était rapidement rendu intangible, alors que la personne tellement au bord de la panique ne remarquait même pas quelle venait de le traverser. Il avait tout de même préféré mettre sa mutation sur off un moment, afin de ne pas attirer l’attention. Il avait alors remarqué l’homme à terre qui couvrait les oreilles d’un autre, mais ne s’y attarda pas, préférant emmener rapidement ses deux nouvelles protégée. Il avait alors commencé à avancer, se frayant un chemin, parmi la foule hurlante, se faisant allègrement bousculer, mais ça ne l’empêchait pas d’avancer quand même vers l’endroit où il avait laissé Elvie et le jeune garçon. Les deux jeunes filles toujours avec lui, il avait d’ailleurs réussi à retrouver la brune un peu plus loin au milieu de la place, soulagé, mais elle était seule, sans Ethan.

« Elvie ! Ca va ? Ethan n’est plus avec toi ? »

Il avait laissé un regard circulaire trainer autour d’eux, remarqué la table et Viktor se faire entrainer par un géant brun, remarqué le professeur Xavier toujours présent, mais nulle part il n’avait vu la trace d’Ethan, continuant donc à le chercher.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 31 Mar - 1:03


L'avantage d'être un tueur à gage indépendant c'est qu'on pouvait se faire embaucher par toute sorte de personnes, certaines l'étonnaient, d'autres beaucoup moins. Et c'est vrai qu'il avait été étonné quand il avait vu arriver Viktor Schmittlein en début de semaine, quand il l'avait contacté, une nouvelle cible, un agent du gouvernement : Neal Mathesson. Aaron avait sourit en coin, un agent du gouvernement, la cible qui lui faisait probablement le plus plaisir à tuer, ce n'était peut être pas la CIA mais qu'importe, c'était quand même une consolation parce que le gouvernement en lui même était contre les mutants n'est ce pas ? Alors il avait accepté sans rien demander de plus, il ne posait pas de question sur le pourquoi on voulait tuer les cibles, moins il en savait mieux il se portait et probablement que l'allemand lui aurait jamais dit pourquoi il voulait la tête de cet agent. L'Hawaiien avait juste demander un lieu et un jour, qu'il ne se retrouve pas prit au dépourvu, si il avait l'habitude de suivre ses cibles, il se doutait qu'un agent du gouvernement allait être plus difficile à surveiller qu'un simple mafieux. Le samedi au centre commercial. Parfait il n'avait plus qu'à aller s'amuser à faite les boutiques en surveillant la tête tordu de l'allemand et l'arrivée de sa cible.

Le samedi arriva donc rapidement, Aaron avait préparé son matériel qui se résumait à pas grand chose en vérité, une lame qui dissimula au niveau de son poignet, lame mortelle, discrète et surtout silencieuse, et le silence était primordiale surtout dans un centre commercial remplit d'acheteurs. Il était donc partit au centres commercial au volant de son Aston Martin se garant de telle sorte qu'il pourrait facilement partir une fois l'assassinat effectué. Il entra donc dans le centre commercial et ses yeux furent attiré par le tag qui le fit sourire, la liberté des monstres, leur liberté. Celle des mutants. Cette liberté que le blond cherche, car c'est la meilleure solution n'est ce pas ? Se battre pour leur cause si précieuse n'est elle pas une bonne idée ? Mais il ne s'éternisa pas plus longtemps, continuant sa marche dans le centre, se mêlant à la foule impressionnante, devenant un être invisible, se cachant dans l'ombre prêt à passer à l'attaque.

Ses yeux de chat finirent par repérer la tête brune qui se faufiler parmi les acheteurs, bien maintenant qu'il avait réparé son patron d'un jour, il n'avait plus qu'à se poster dans un coin non loin de lui et attendre l'arrivée de la cible. Il le suivit donc jusqu'aux cafés et le fixa d'un drôle d'air quand il le vit monter sur la table, se demanda un instant ce qui se passait dans sa tête. Se postant dans un coin où il pouvait avoir une vue sur les passants et il attendit, attendit de voir ce qui allait se passer et le spectacle fut plutôt... Intéressant ? Viktor était partit dans un monologue, s'amusant à la roulette russe avec les pauvres personnes devant lui. Les Russes, c'est vrai qu'ils pouvaient être imaginatif quand ils le voulaient ou peut être tordu pour inventer ce genre de « jeu » basé sur la probabilité comme l'avait si bien dit l'Allemand avec son cours de maths. Un jeu qui avait vite était utilisé pour faire parler des prisonniers de guerre, il s'en doutait, simplement pour leur faire suffisamment peur pour qu'ils parlent, mais le final restait le même : la mort, car une fois que le prisonnier avait parlé il y'a peu de chance qu'il reste en vie. Aaron continua donc à observer le manège de l'homme perché en hauteur, affichant un visage neutre, un brin sourieur peut être en l'étendant parler du gène X, un visage en totale opposition avec les cris de paniques de la foule. Mais un masque douloureux vint de vêtir sur son visage lorsque le son agressive retenti dans tout le centre commercial, il plaqua ses mains sur ses oreilles, en grognant un juron en Hawaiien. Il se demanda l'espace d'une seconde si ce n'était pas un disfonctionnement technique avant de voir le casque sur les oreille de Viktor, preuve que c'était son œuvre, il allait l'entendre tiens, et malgré ce bruit, malgré les vitres qui volaient en éclats dans tout le magasin et malgré les élans de paniques de la foule qui se précipitait pour sortir dehors et fuir cette torture auditive, le blond resta dans son coin à observer la foule, cherchant toujours l'agent qu'il devait abattre.

Le bruit finit par s'arrêter au grand soulagement d'Aaron qui pût enlever les mains de ses oreilles sifflantes, maintenant qu'il avait toute sa capacité de concentration il pouvait un peu plus se préparer à la venue de Mathesson qui ne tarda pas, mais il n'eut pas le temps de faire le moindre mouvement qu'il c'était déjà jeté sur Viktor pour le frapper assez violemment, et Aaron c'était frayé un chemin parmi les fuyards, évitant de tomber à cause de leur précipitations pour rejoindre la sortie du centre, il finit par s'extirper de là, faisait glisser sa lame qui dépassait maintenant de sa manche, il était prêt à passer à l'action. Et tout ce passa rapidement, comme il en avait l'habitude, un travail vite fait mais bien fait, il c'était rapproché d'eux de cette manière aussi discrète qu'à son habitude, sortant presque de nulle part pour venir se planter devant Neal, ne lui laissant même pas le temps de réagir il avait déjà enfoncé la lame dans son abdomen. Une fois. Deux fois. Ça suffisait pour l'achever de toute façon car il avait bien noté la seringue qu'avait jeté Viktor sur sa victime et il se doutait que ce n'était certainement pas des vitamines. Il rétracta sa lame qui se dissimula sous sa manche encore souillée par le sang de Mathesson, le tueur fixa d'ailleurs le corps de ce dernier avant de se tourner vers Viktor qui avait l'air mal en point mais il fallait bouger, d'autres agents allaient pas tardé à arriver et les voir ici n'était pas la meilleure des solutions.

- Très bien monsieur le génie, maintenant faut bouger, on risque de gros ennuie si on reste là.

Le blond se dirigea aussi rapidement que l'état de l'allemand le permettait vers l'arrière du centre commercial, c'était tout simplement pas envisageable de sortir par la porte principale avec tous les agents sur place. Il fouilla dans ses poches et attrapa une épingle avec laquelle il crocheta avec aisance la serrure, il pouvait remercier son passé de voleur pour ça d'ailleurs. Les deux hommes finirent par arriver sur le parking et une nouvelle fois le natif d'Hawaii se tourna vers lui.

- Tu as un endroit où aller ? Parce que je doute que dans ton état tu arrive à quelque chose de très concluant...

Ce n'était peut être pas dans les habitudes d'Aaron de s'inquiéter du sort des inconnus, du sort de ses employeurs mais là c'était différent. C'était un mutant. Un mutant qui se dévoilait au monde, et avec ce genre d'idée intelligente il faut bien rester souder non ?
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Elvie Killers
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 31 Mar - 14:43




Après avoir rencontré Shawn on discuta un peu, Ethan se montrant curieux auprès de Shawn afin de savoir ce qu'il faisait là, puis on décida de se trouver un endroit où l'on pourrait prendre un verre et grignoter. Seulement quand on sortit du magasin trois choses étrange se passèrent, je sentis mes mains fourmiller, comme quand j'allais utiliser mon électrokinésie, mais les petites étincelles bleues qui se formaient sans mon accord m'indiquaient généralement d'un danger à venir, puis j'entendis des tas de voix inquiètes.

- Je crois qu'on a un probl...

Problème ? Un son désagréable m'avait empêché de continuer ma phrase j'avais rapproché instinctivement le jeune garçon, avant de me couvrir les oreilles. Puis les vitrines explosèrent chose qui nous rapprocha. La plupart des morceaux de verres furent arrêter par Shawn, cependant j'en sentis un me frôler le bras. Mais ce n'était pas ma priorité, Ethan l'était et je ne voulais qu'une chose c'est que ce fichu son s'arrête !

- Que-ce qui ce passe?!

- C'est rien Ethan, tout va bien se passer, reste avec nous.

Je jetais un regard à Shawn, je ne comprenais pas ce qui se passer, bon sang c'était quoi encore ce délire, si je trouvais celui qui était responsable d'un tel carnage, il passerait un sale quart d'heure, si on sortait d'ici vivant bien entendue. Puis j'entendis la voix de Shawn.

- Hey ça va ? Vous n’avez rien ?

Je me tournais vers Shawn et m'assurais qu'Ethan n'était pas blessé et j'opinais, les gens autour de nous commencer à courir dans tous les sens, je regardais autour de nous pour voir s'il n'y avait pas des gens que nous connaissions. Mais je semblais incapable de reconnaître la moindre personne et j'entendis à nouveau la voix du jeune homme.

- Je ne sais pas ce qui se passe mais mieux vaut bien rester ensemble. Qui sait c’est peut être juste un problème technique mais si les gens se mettent à paniquer plus je ne voudrais pas que vous vous retrouviez coincé dans la masse ou pire qu’on vous piétine.

Problème technique ? Non ce n'était pas un problème technique j'en étais certaine, dans l'institut j'étais une de celles qui avaient le plus de mal à croire qu'une paix entre humain et mutant soit possible, étrange je sais mais c'était plus fort que moi. Puis on pendant deux secondes on perdit Ethan du regard et je me retrouvais seule avec Shawn. On se lança donc à la poursuite du jeune garçon, jusqu'à ce que Shawn intervienne.

- Il y a d’autres élèves, je vais les chercher. Je peux te laisser avec Ethan ? Je reviens vite.

J'opinais avant d’apercevoir le jeune garçon seulement en entendant un bruit je me tournais vers la fontaine pour voir un gigantesque dragon noir aux yeux rouges... Ethan avait dû le créer, mais ça empira la situation les gens semblèrent de plus en plus effrayés. Et je me voyais mal ajouter une couche en lançant des éclairs sur le dragon.

- Ethan !

Seulement au moment où j'allais atteindre Ethan je fus percuter par des personnes qui couraient en direction de la sortie, il m'était impossible de rejoindre le jeune mutant, je tentais de me faire un chemin au travers de la foule pour rejoindre l'endroit où j'étais quand Shawn arriva, je regardais tout autour de moi, espérant voir Ethan.

- Elvie ! Ca va ? Ethan n’est plus avec toi ?

- Non, je crois que je l'ai perdu Shawn.


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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 31 Mar - 15:37





« - Je pense que si vous le faites vous rendrez service à ma fille… » Kaelan leva les yeux vers un homme d'à peu près trente ans qui s'occupait de sa fille, en pleine séance de shopping. « - Je suis désolé pour l’attaque de veste, ma fille a voulut me la faire essayer et bon en la prenant elle a vu une araignée et a eu peur. » Une araignée ? Kaelan observa ses épaules, ses bras, son abdomen, afin de voir si la petite bête n'était pas en train de se balader sur son corps après le passage de la veste, mais il n'y avait rien. Reportant son attention sur l'inconnu face à lui - inconnu qui lui donnait une drôle d'impression, comme s'il le connaissait, comme s'il l'avait vu quelque part -, Kaelan haussa les épaules, à peine touché par cet acte de violence non-intentionnel envers sa personne. « J'ai vu bien pire. Ce n'est rien. » Doux Kaelan ? Il lui arrivait d'être agréable, il ne fallait pas croire ! En tout cas, l'homme s'excusa encore, comme si cette histoire était dramatique au possible, et sortit du magasin, avec sa miniature à coté de lui. Kaelan leur lança un dernier regard, en souriant à l'enfant - miracle ? - puis observa la boutique d'un air dépité. Il n'y avait rien d'intéressant ici. Rien du tout. Il était donc tant de changer de magasin, de se rendre dans une autre aire, de prendre tout ce qui était utile et de repartir chez lui boire une bonne bière fraîche sur son canapé.

Malheureusement... rares sont les fois où les événements se déroulent comme on le souhaiterait. Kaelan entendit une voix raisonner dans le centre commercial et fronça des sourcils, incertain. Il n'avait pas entendu parler d'animation et ne pensait pas qu'il s'agisse d'un coup marketing. S'il écoutait attentivement, un homme était en train de proférer des menaces et un bruit distinct d'une arme à feu se fit entendre. Il ne manquait plus que ça. Un braquage ? Un attentat ? Kaelan se positionna contre l'une des vitrines, le regard porté sur une foule de gens qui s'éloignaient rapidement. Il ne parvenait pas à voir qui était la cause de tout ceci, ni la scène qui se produisait non loin de là, mais des gens couraient discrètement, comme s'ils ne voulaient pas être vus, pour protéger leur vie et celles de leurs proches.

Puis, tout se passa très vite. Les vitres des magasins se mirent à vibrer, ce qui poussa Kaelan à se reculer d'un pas, puis de deux.. ce qui ne fut pas assez rapide, car aussitôt, la grande baie vitrée sur laquelle il était appuyée plus tôt se brisa en mille morceaux. Des bouts de verres partirent en sa direction et un souffle le projeta à terre dans la foulée. Ayant pu se protéger le visage in-extremis, Kaelan constata qu'il n'avait pas pu éviter le reste du verre qui s'était abattu sur lui. Observant sa jambe soudainement douloureuse, le mutant vit une légère marre de sang s'étendre sur le sol. Un verre s'était planté dans sa chair. Heureusement, aucune artère n'avait été sectionnée. Rapidement, Kaelan attrapa un vêtement qui s'était retrouvé en dehors du magasin et l'enroula de façon à former une bande de tissu horizontale avant de le prendre entre ses dents et de mordre de toutes ses forces. Puis, il prit un autre vêtement, qu'il enroula autour de sa main pour se protéger, et retira le verre qui fit jaillir son sang sur le sol. Ne perdant pas de temps, même si la douleur était insupportable, Kaelan se servit de son propre bandana qui entourait son cou comme garrot, qu'il enroula autour de sa jambe blessée afin de stopper l’hémorragie.

Après s'être levé et dirigé vers un autre lieu : le chaos. Kaelan n'avait jamais été témoin d'une scène aussi irréaliste. Qui était à l'origine de tout ceci ? Il n'avait pas saisi. Il ne comprenait plus. Ses oreilles sifflaient et les cris l'empêchaient de réfléchir convenablement. S'il s'agissait d'humains... Kaelan observa son bras, prêt à se battre si besoin. Mais à quel prix ? Devait-il fuir ou se mêler aux reste du monde ? Sauver les innocents qui tentaient de s'en sortir autour de lui ? Il ne savait pas vraiment si c'était une bonne idée. Il n'avait pas le temps.

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Neal Mathesson
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 31 Mar - 16:31


Il s’était retrouvé au milieu du chaos, au milieu des simples citoyens victimes de la peur. Au milieu des personnes fuyant vivement cette peur quand elle le pouvait. Au milieu de cette foule blessé et qui n’avait demandé qu’à passer une journée ordinaire. Pas d’être la cible de la folie d’un dangereux criminel qui n’avait pas fini de dire son dernier mot. Et c’est dans ce même sentiment de lutte acharnée qu’il avait lancé tous ses hommes sur la trace de complices mutants qui n’existaient pas, mais ça il l’ignorait. Il n’avait que la mauvaise surprise de la dernière fois et l’apparition d’une créature sur quoi se baser, mais ce n’était pas un risque à courir. Alors il avait ordonné d’ouvrir les deux yeux et d’agir. De s’élancer à leur poursuite et de ne pas les laisser fuir. Et s’il avait pu il se serait lui-même mis sur la trace de ces personnes particulières qui se mêlaient aux autres pour mieux venir frapper et détruire la vie des autres. Des personnes qui se croyaient trop souvent au dessus de tout ou que tout leur était permis, sans avoir à répondre de leurs actes. Dans ce genre d’acte qui au fond le confortait dans la voie qu’il avait choisi, qui l’empêchait de renoncer et d’abandonner cette lutte. Qui lui donnait envie de défendre ses positions et intentions avec le double d’acharnement et d’ardeur. Mais il y avait quelqu’un de beaucoup plus important à stopper avant ça, quelqu’un qu’il ne voulait laisser à personne d’autre et qui parvenait habilement à égratigner son sang froid et à libérer tout ce qu’il dissimulait.

Des sentiments tellement forts au fond qu’ils avaient fait arrêter net toute réflexion et tout discernement, pour mettre de côté tout jugement et se jeter tout bonnement sur l’allemand. Il avait refermé sa poigne sur lui tandis qu’ils tombaient lourdement à terre. Et pendant un instant il avait eu le vif déplaisir de voir un sourire triomphant venir étirer les lèvres du mutant. Vif comme la sensation étrange qu’il avait ressenti de manière furtive au bas de sa nuque, mais que le reste de la chute avait effacé pour ne se concentrer que sur la façon de lui faire ravaler son sourire. Un sourire qui provoquait un peu trop ses élans de violence. De par son poing qui avait su l’effacer instantanément en le pliant sur son genou, avant de l’achever d’un dernier coup. Et avec ça aucune chance que Viktor prenne facilement la fuite et ne lui file entre les doigts. Il savait où frapper pour neutraliser une personne, mais au fond il savait aussi exactement où frapper pour le faire souffrir en plus de ça et il ne s’en privait pas vraiment.

Il l’avait alors laissé s’écrouler au sol, sachant qu’il ne pourrait plus aller loin désormais, en profitant lui-même pour reprendre un instant une inspiration plus profonde et éloigner son esprit du joug de la haine. Il avait un instant écouté l’agitation qui les entourait, sans détacher le regard de Viktor pour voir exactement ce qu’il se passait. Il faisait confiance à ses hommes pour se charger de ce dont il avait demandé, quant au reste la sécurité devait sans doute s’en occuper sans doute bientôt rejoint par le reste des secours. Sauf qu’au lieu de le faire taire définitivement, le rire de l’allemand était revenu. Plus retenu, plus douloureux certes, mais il était toujours là le narguant bêtement sans lui laisser la moindre chance de reprendre quelques pensées raisonnables. Il s’était apprêté à lui en ficher une nouvelle qui l’assommerait un moment, mais la seringue de plastique qu’il avait reçu l’avait arrêté avant. Un instant de blanc était passé dans son esprit, la compréhension se faisant facilement. Pas la peine de s’appeler Viktor Schmittlein pour associer la sensation précédente sur sa nuque à cette seringue vide. Et encore moins besoin d’être lui et de connaitre toute l’histoire pour deviner que ça n’allait pas tarder à sentir mauvais pour lui. Que ce cadeau que l’on venait de lui faire et dont il se serait passé avait tout du cadeau empoissonné. Alors quand en plus de cela il eut le malheur lui sortir les mots de fin de partie, c’était comme s’il avait agité le drapeau rouge qui venait réveiller toute sa rage.

Il l’avait relevé sans ménagement, le ramenant vers lui et le fixant de ce regard noir et brulant. Le discernement parti en vacance pour un moment, les mains du mathématicien se portant inconsciemment au cou du criminel, dans une prise ferme qui ne visait qu’à l’étrangler. Car quitte à crever ici et maintenant, autant finir les choses qu’il avait à faire et ses devoirs, évitant ainsi de faire le voyage seul. Parce que même maintenant il refusait toujours de lui céder la victoire, préférant clore sur match nul. Car si il devait jouer le dernier acte autant le rendre productif et débarrasser les autres du problème Viktor en l’emmenant avec lui, faisant echo à quelques paroles qu’il lui avait un jour dit dans ce chalet.

« Si je meurs, vous mourrez »

Il y a des moments où il faut savoir se retirer et si il en était conscient, il y avait de ces occasions où il n’en était juste pas toujours capable. Et le résultat auquel il venait d’arriver prouvait qu’il aurait déjà du y penser, mais au lieu de ça ses réactions ne montrait qu’un acharnement encore plus intense. Il n’avait pas su lire les signes, ou plutôt si, mais les avaient sans doute mal considéré et le voilà qui n’allait pas tarder à être pris dans un engrenage de douleur. Mais avant ça une autre surprise semblait lui avoir été réservée par l’allemand, une nouvelle tête apparaissant devant lui, séparant ainsi les deux ennemis. Trop rapidement pour que Neal n’ait le temps de faire le moindre autre geste que de lâcher Viktor, il avait bien senti la lame plonger à deux reprises dans son abdomen. Une demi seconde plus tard et déjà la douleur était là, sa main venant s’appuyer sur la plaie déjà rougi alors que son regard commençait à se perdre dans le vide. Il vacilla quelques secondes, le souffle se coupant tandis qu’il s’obstinait encore à vouloir ne pas laisser s’enfuir l’allemand et son complice, avant que tout ne tourne et qu’il ne s’écroule au sol sous l’effet conjugué des blessures et du poison.

Envolé la raison, disparut avec tout le reste pour ne laisser que la douleur qui le dévorait à petit feu, en remplaçant une autre plus silencieuse, et qui empêchait tout autre chose. Il n’avait ainsi pas pu s’attarder sur la fuite des deux hommes, sur ce qui l’entourait encore, tout ce qui n’était issu de cette souffrance s’occultant peu à peu. Il avait commencé à lutter pour respirer, pour rester conscient et ne pas céder à la facilité, quand bien même il en aurait eu envie. Sauf qu’il n’était pas un surhomme, seulement un humain comme un autre ou presque. Un humain qui avait petit à petit basculé, à bout d’énergie pour enfin lâcher prise. Un dernier battement de cœur. Et voilà que tout était finalement terminé.

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 31 Mar - 23:33


Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Voilà ce qu'elle répétait en boucle dans sa petite tête. Comme une incantation qui eut pu la ramener en arrière alors qu'un peu plus tôt elle hésitait à entrer dans le centre commercial, alors qu'elle rechignait à s'y rendre, alors qu'elle avait d'abord refusé d'y aller le matin même, à n'importe quel moment. Elle aurait voulu faire marche arrière pour être partout à cet instant, partout sauf en cet endroit précis. Mais personne ne voyageait dans le temps, personne ne remonterait le temps pour empêcher ce désastre et surtout pas elle. Si seulement se disait-elle. Si seulement elle avait insisté davantage auprès de sa sœur pour ne pas y aller, si seulement elles n'étaient pas venues là ce jour là mais ce n'était que des "si". Elle s'en voulait et elle s'en voudrait encore plus s'il était arrivé quelque chose à Anita par sa faute mais le sentiment de culpabilité aurait été insoutenable si cette dernière était allée lui acheter des vêtements seule pendant qu'elle était bien à l’abri dans sa chambre et qu'elle s'était retrouvée blessée voir même tuée.
C'était ce sentiment de culpabilité qui la rongeait actuellement, certes moins que si tout avait eu lieu par sa faute, mais il était quand même là et malgré lui, elle ne put se résoudre les yeux pour chercher sa sœur des yeux. Elle demeura à genoux, les mains sur les oreilles et les yeux fermés, faisant tout pour se couper du monde qui l'entourait. Elle était dos à la vitrine quand celle-ci avait explosé en mille morceaux et c'était sans doute ce qui avait permis de limiter les dégâts et d'épargner son visage. Ses cheveux avaient protégés sa nuque et la robe avait semble toute protégé son dos du verre, bien que cette dernière soit assez légère mais ses bras, eux, présentaient une multitude de petites coupures, assez bénignes dans l'ensemble alors que ses mains commençaient à lui piquer furieusement. Mais malgré la douleur sourde qui l'envahissait, elle gardait ses mains sur ses oreilles, légèrement prostrée, ne pouvant se remettre du choc.

Une main se posa sur elle et elle sursauta, poussant un petit glapissement effrayé. Elle se recroquevilla sur elle-même avant d'ouvrir un œil, puis l'autre et de remarquer que le bruit avait cessé. Elle enleva doucement ses mains de ses oreilles, tremblotant comme une feuille agitée par le vent et risqua un petit regard vers le jeune homme qui l'avait approché. Ses oreilles bourdonnaient et elle entendait tout de manière étouffée alors que ses oreilles étaient pourtant maintenant dégagées. Elle remarqua une jeune femme qu'elle n'avait pas vu avant se trouvant à côté d'elle, salement blessée à l'épaule et Nastasia déglutit avec peine en se concentrant à nouveau sur le jeune homme. Ce dernier semblait absorbé par quelque chose qui se trouvait au delà d'elle et bien que son instinct lui dicte de fuir plutôt que de chercher à savoir ce qu'il en était, elle tourna légèrement la tête pour regarder vers l'endroit où aurait dû se trouver sa sœur, vers l'endroit où l'homme s'était trouvé, vers la fontaine. C'est là qu'elle le vit, une chose énorme crachant du feu, une chose monstrueuse. Ses yeux s'écarquillèrent devant le monstre cracheur de feu tandis que le mot se formait sur ses lèvres. Dragon. Comment était-ce seulement possible ? Elle savait que les dragons n'existaient pas, elle savait qu'il n'était que le fruit de légendes et pourtant, celui-ci avait l'air bien réel. Elle eut un petit mouvement de recul qui la fit basculer sur le côté, l'obligeant à se rattraper sur une main qui s'écrasa sur le sol plein de verre. Elle grimaça, les larmes aux yeux et se rétablit bien vite. La petite fille leva alors la main devant son visage et souffla dessus, se demandant ce qu'elle allait pouvoir faire du verre planté dedans.
Le jeune homme se tourna vers elle, l'interrogeant sur l'état de ses blessures, lui prodiguant des paroles douces et réconfortantes et se présentant dans le sifflement perpétués par ses oreilles, elle hocha la tête pour répondre à ses questions, lui montrant le verre planté dans sa paume en se mordant la lèvre inférieur pour s'empêcher de pleurer, rassurée par le fait que le dragon, lui au moins, avait disparu aussi vite qu'il était apparu.
Elle chercha vite fait sa sœur du regard pendant qu'il s'occupait rapidement de ses blessures, surtout pour ne pas le regarder faire, priant pour qu'il ne sente pas ses sentiments se transférer en lui, mais ne trouva aucune trace d'elle. Inquiète, elle leva le regard vers Shawn, c'était comme ça qu'il s'était présenté même si elle n'avait pas répondu. Lui aussi semblait inquiet, elle le voyait. Il avait des amis quelques parts dans le chaos et ils avaient besoin de lui eux aussi. Elle hésita à chercher sa sœur de son côté mais il leur promit de les faire sortir d'ici et c'est tout ce qu'elle voulait. Elle trouverait sans doute sa sœur dehors, au calme, en train de l'attendre, folle d'inquiétude. Oui, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. se dit-elle.

Il l'aida à se relever et elle s'accrocha à lui comme à une bouée de sureté. Pendant un temps, elle avait complètement oublié sa maladie, elle avait complètement oublié ce qu'elle était capable de faire aux autres, ce qu'elle aurait pu déclencher de bien pire au milieu de la foule déjà hystérique. Et c'est là qu'elle le vit, choquée, surprise, bouche-bée, quelqu'un venait de traverser Shawn, elle n'avait pas rêvé. Le suivant comme un automate, elle continua à le regarder avec les yeux écarquillés, ne sachant que penser de ce qui venait de se produire. Était-il un fantôme ? Les fantômes n'existaient pas et elle l'avait bien touché, elle, même s'il n'avait pas semblé touché par la panique qui faisait alors rage à l'intérieure d'elle. D'une certaine manière, elle était ébahie comme subjuguée, mais d'une autre manière, elle en avait encore plus froid dans le dos.
Ils finirent par rejoindre une jeune femme brune répondant au nom de Elvie. Reportant son attention sur cette dernière, elle comprit que quelque chose n'allait pas à son expression. Ils avaient perdu quelqu'un, Ethan qu'il s'appelait. Elle chercha autour d'eux des yeux, fouillant la foule et les alentours, mais elle aurait été bien en peine de dire s'il était là où pas, elle ne savait pas qui il était. Elle reporta son attention sur les adultes, peinée pour eux mais espérant qu'ils sortiraient bientôt de cet enfer. Peut-être que Ethan était leur fils. Ils étaient un peu jeune pour avoir un enfant mais tout était possible. Elle continua à fouiller leur environnement du regard sans pouvoir voir quoi que ce soit avec sa petite taille et avec ses oreilles qui sifflaient, elle était bien en peine de pouvoir entendre quoi que ce soit, ne serait-ce qu'un appel à l'aide. Elle ne trouvait pas sa sœur non plus et plus elle s'inquiétait à son sujet, plus elle priait silencieusement pour qu'elle aille bien. Est-ce que le grand monsieur avec le pistolet l'avait tué ? Elle en doutait mais s'il l'avait blessé.. Elle expulsa cette idée de sa tête en la secouant et se décida à tirer le bas du haut du jeune homme. « Vous avez perdu quelqu'un vous aussi ? » lui demanda-t-elle d'une voix rauque et presque inaudible. L'inquiétude se lisait sur son visage et elle souhaitait vraiment les aider, de manière intéressée ou non. « Je peux peut-être aider. » dit-elle alors, d'une voix confiante, sûre d'elle. Elle lui sourit poliment avec une pointe de tristesse dans le regard, comme si elle s'attendait au pire concernant ce qui allait suivre.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mar 1 Avr - 0:00


Chase sentit le danger venir avant même de le voir. Avant même d'entendre cette voix s'élever par-dessus les habituels bruits d'un centre commercial densément peuplé. La sensation fut si forte et dérangeante qu'elle arracha son attention à la source abondante de phéromones et le força à pivoter face à ce podium improvisé, sur lequel se tenait un homme. Un homme à la technique assez épatante, si vous voulez l'avis de Chase, dans la mesure où il sema un vent de panique en moins de deux à l'aide d'une arme à feu et les déblatérations sur le jeu de la roulette russe. On en voyait pas tous les jours, des comme ça. Chase en avait vu de toutes les sortes. Des plus coriaces que d'autres, certains brillants, d'autres moins... Mais jamais aucun n'avait dégagé ce genre d'odeur particulière qui arrivait même à installer au creux du ventre du mutant, pourtant accoutumé à la violence, quelque chose qui s'apparentait à de la peur. De la peur, ou très certainement de l'inquiétude. Il y avait quelque chose à craindre de cet homme, une intelligence au-delà de ce que l'on pouvait concevoir et certainement des plans d'une ampleur que personne ne pouvait mesurer. Toute cette petite mise en scène n'était en partie que du bluff, songeait Chase alors que l'homme appuyait pour la troisième, quatrième fois sur la gachette. Il n'avait pas l'intention de tuer qui que ce soit, du moins pas à l'instant même, pas de cette façon. Il y avait encore une chance d'arrêter cet énergumène.

Chase se risqua à faire un pas, puis un deuxième, calmement. Quatre coups. La moitié des chances. Il n'allait pas attendre que le sort fasse grimper les probabilités d'incident. Profitant d'un bref instant où l'homme jeta un regard à sa montre, il fendit la foule et parvint à gagner tant bien que mal quelques mètres. Encore un peu. Juste un peu, il peut-être pourrait-il mettre fin à ce petit jeu. Il en avait vu des plus balèzes. Puis, il avait aussi après tout de la force en réserve.

Il n'eut le temps de rien faire de plus. L'homme, un casque désormais sur la tête, leur offrit quelques dernières paroles, qui résonnèrent à l'esprit de Chase et lui firent violemment réaliser la nature même de cet individu. L'instant suivant, dans une douleur fulgurante qui lui donnait l'impression qu'on broyait tous les os de son crâne en même temps, Chase manqua s'effondrer. Le son qui résonnait à une puissance violente lui était intenable, lui faisant une fois de plus regretter sa mutation qui lui conférait une ouïe plus fine, plus sensible à ce genre d'agression sonore. Il tituba de quelques pas en arrière, bousculé par la foule en panique alors que lui-même, les deux mains plaquées sur les oreilles comme pour atténuer l'intolérable souffrance qui l'assaillait, cherchait à tout prix à s'échapper. Il n'était plus question de rien d'autre que de fuir, fuir pour sa survie et celle de tout le monde ici. Fuir avant que le pire n'arrive. Fuir...

Les vitrines cédaient et créaient pluies de verre de tous bords tous côtés, Chase restant insensible aux hurlements des autres, à l'odeur qui sang qui teintait l'air, au crissement du verre brisé sous ses pas. Il ne broncha pas lorsqu'un éclat lui lacéra l'arcade sourcilière droite. Il devait sortir au plus vite. Déjà, son corps entier luttait contre l'agression, cherchant à se révolter avec une puissance qu'il avait rarement connue. Il se poussait à avancer, forçait un pied devant l'autre à l'encontre de la volonté de ses instincts les plus primitifs. Il aurait pu s'y abandonner. Lâcher prise sur la bête en colère qui grondait de plus en plus fort en lui, comme un volcan prêt à exploser, à réagir à la violence par la violence. Ç'aurait été donner victoire à ce Viktor. La dernière chose qu'il voulait en ce moment. Ça, et le meurtre de trop nombreux innocents.

Sa fuite fut en partie coupée, ou du moins ralentit, par une nouvelle vision d'horreur pour tout le monde ici présent. Du centre de la place s'élevait une créature de mythes et de légendes, une bête cracheuse de feu qui trônait du haut de son bon trois mètres. L'apparition s'évanouit assez rapidement, pourtant sa seule présence, bien que brève, témoignait de la manifestation du pouvoir d'autres mutants et Chase ne doutait pas une seule seconde que c'était la première, mais probablement pas la dernière. Une raison de plus pour quitter les lieux. Il reprit donc sa pénible progression, son visage tordue en une perpétuelle grimace de douleur, ne s'attendant définitivement pas à une nouvelle agression malgré tout moins brutale que la précédente, mais qui sous le choc, lui fit perdre l'équilibre et le jeta même au sol. Forcé d'enlever ses mains de ses oreilles, il se tendit momentanément sous le corps qui le surplombait, un gémissement drôlement plaintif et plus animal qu'humain s'échappant de sa gorge. Bien qu'à l'odeur, il avait déjà reconnu l'individu, bien que son être entier garde de celui-ci le plus désagréable des souvenirs, son visage trouva bien vite repos sur cette épaule à proximité, ses mains crispées dans ce haut de vêtement à sa portée. Là, juste là, il sembla bien prêt de perdre tout contrôle. Puis tout à coup, aussi soudainement qu'elle était apparue, la douleur s'évanouit. Pourtant, le bruit n'avait pas perdu en intensité, et le chaos total qui les entourait ne faisait que rajouter à la torture sonore que chacun éprouvait ... pourtant, c'était comme si tous ses nerfs n'étaient plus réceptifs à la souffrance. Comme des papilles brûlées qui perdent le sens du goût. Juste un engourdissement étrange qui lui apportait pourtant un soulagement grandement apprécié, dans la mesure où il lui permis de reprendre contrôle sur lui-même.

Ses yeux bleus se rivèrent dans ceux de l'homme qui n'avait toujours pas bougé de sur lui. Un regard à la fois inquisiteur et reconnaissant, alors que peut-être semblait-il réaliser d'où provenait l'apaisement de son mal. Levant une main afin d'essuyer le sang qui barrait son sourcil et le coin de son oeil -c'est que ça saigne, cette saloperie- il ne chercha pas immédiatement à bouger, prenant simplement conscience de l'ampleur des dégâts autour d'eux. L'instant suivant, comme réalisant à quel point leur situation était embarassante, il manoeuvra pour écarter doucement Kenrick de lui et se remettre debout, tendant à l'homme, peut-être un peu à contrecoeur, la main afin de le tirer sur ses pieds. C'était la moindre des choses que de le traiter avec un minimum de respect après tout. Le bruit s'était entretemps enfin arrêté, laissant Chase, de même que tout le monde encore présent, respirer un peu mieux. Jetant un oeil vers le podium improvisé du fameux Viktor, il pu alors constater la fin d'une rude bagarre qui semblait s'être mal terminée pour l'un des hommes présents, qui gisait par terre, alors que l'instigateur de tout ce remue-ménage semblait s'être, pour sa part, volatilisé. Dans un grognement de fureur à peine contenue, Chase se détourna et contre toute attente, sa main se referma sur le coude de Kenrick.

« We should go. »
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mer 2 Avr - 21:56


Ethan était toujours prostré dans son coin, près de la fontaine, à l'endroit même où quelques minutes plutôt, sa terrible création s'était trouvée. Le jeune garçon, avait toujours pris soin d’éviter de matérialiser se genre de chose, d'une part, parce que cela l'effrayait lui même et de l'autre, parce qu'il avait toujours appréhendé la réaction des gens et surtout celle des personnes qui ne connaissaient pas l’existence des mutants, du gêne X, comme l'avait si bien dit le terroriste. Toutefois, cette fois, le petit mutant avait commit l’irréparable, depuis quelques semaines, il n'avait cessé de s’entraîner pour mieux comprendre ses dons mais, ce qu'il venait de faire, n'avait pas été la meilleur des idées et il aurait mieux valu qu'il suive ses craintes. Quand il avait griffonné l'esquisse d'un dragon, Ethan avait pensé se rendre utile, aider le professeur Xavier et faire une diversion, pour que le terroriste ne se mette pas à tirer sur la foule. Mais, le pouvoir du jeune mutant, n'avait fait que contribuer le désir de Viktor, de faire connaitre les mutants au monde entier et en cet instant, tendit qu'il pleurait, le gamin se maudissait d'avoir été si naïf. Tendit que la foule courait dans tout les sens et qu'un peu plus loin, les deux hommes se battaient, horrible bruit qui sortait des hauts parleur, avait fini par s’arrêter et pourtant, le jeune mutant avait encore l'impression que le bruit retentissait et ce, pendant encore quelques minutes.

Tendit qu'i enlevait ses mains de ses oreilles, Ethan contemplait tristement la panique qu'il avait créer au tour de lui, même si tout ce raffut était la faute de cet homme, qui s'était autoproclamé, porte paroles des mutants. La seul chose que ce mutant avait réussit à faire, s'était de montrer que le monde n'était pas encore près à accueillir des homo-superior et cela, les membres de l'institut du professeur Xavier, le savait déjà, car leur mentor leur avait déjà répété plusieurs fois. De plus, même si Ethan n'était encore qu'un enfant, il savait combien cela pouvait être dangereux de s'imposer au monde, sans être sûr que ce dernier était près à accepter de si lourd changements. Penser à tout cela, ne faisait que déprimer davantage Ethan, qui avait l'impression d’être aussi fautif que Viktor et de lui avoir servi de complice. Le petit mutant aurait pu continuer à broyer du noir encore longtemps mais, tendit qu'il caressait la tête du petit animal qui semblait anormalement intelligent, une fillette venait de s’accroupir près d'eux. Quand cette dernière tapotait l'épaule d'Ethan et l’accostait, le gamin lui offrit un petit sourire et restait un moment à la regarder. La gamine ne semblait pas être effrayée et Ethan se disait alors qu'il y avait de fortes chances qu'elle soit aussi une mutante mais, estimant qu'il avait fait assez de dégâts comme ça, il préférait ne pas rentrer dans les détails.

- Je..c'est pas moi qui...il était pas chouette du tout...

Ethan, sans vraiment comprendre pourquoi, se sentait apaisé grâce à la présence de la fillette, qui n'était pas effrayée et semblait même attentionné avec lui. Il fini par se relever et regardait alors la foule et tentait désespérément de retrouver la présence de personnes qu'il connaissait mais, hélais, il y avait bien trop de monde et il était complètement perdu. Il se doutait que Shawn et Elvie étaient en train de le chercher mais, la personne qui s’approchait alors d'eux, lui était parfaitement inconnu. L'homme se présentait à eux d'un ton rassurant et quand il observait le cahier d'Ethan, se dernier refermait alors la page qui comportait le dessin du dragon et regardait tour à tour, la fillette et l'inconnu.

- Heuu...moi c'est Ethan, j'étais avec deux personnes mais, j’arrive plus à les retrouver.

Le gamin remit ensuite l'animal dan son sac, pour ne pas qu'il se sauve et tout en se faisant déposer sur les épaules, la chemise de Clint, il se mit à suivre son nouveau groupe improvisé, espérant retrouver quand même Shawn et Elvie. En chemin, Ethan mit machinalement sa main dans celle de la fillette et lui offrait un sourire rassurant, même s'il avait bien du mal à cacher sa peur. Clint les emmenait alors un peu à l’écart de la foule, près d'une impasse, qui contenait un tas de cadis du super marché. Quand l'homme se baissait alors à leur hauteur pour leur demander de l’attendre ici un court moment et qu'il allait revenir, Ethan acquiesçait alors en regardant la mutante, Clint semblait très sympathique et il était près à lui faire confiance. Il regardait alors leur sauveur s'éloigner et disparaître dans la foule.

- T'inquiètes pas! J'suis sûr qu'il vas revenir et tout ira bien.

Au plus profond de lui, Ethan espérait vraiment que ses paroles se réalises, que tout ce passeraient bien mais, cela n'était vraiment pas une chose aisée. Comme pour contredire ses paroles, au loin dans la foule, un groupe d'hommes armées, qui avaient identifié le jeune mutant, comme étant un porteur de ce fameux gêne X, observaient les deux enfants et s’appétaient à intervenir, obéissant à un ordre très simple, capturer et enfermer tout mutants qu'ils trouveraient, pour le bien de l'humanité, surtout des humains...
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 3 Avr - 2:41


Une moue boudeuse. Un désastre. Sa tête était un véritable désastre. En fait, c'était comme ça depuis qu'il était déménagé dans une maison beaucoup plus petite, se rapprochant pour ainsi dire de la vie de banlieue. Rester dans son ancienne lui fendait le cœur en mille sous les échos des rires absents des gamins qui le hantaient jusque dans ses rêves. Enfin non, pas exactement. Ses rêves avaient plutôt été bordés de hurlements, de peur, de fuite et de panique depuis plus d'une semaine, maintenant. Mais il n'avait que quelques bribes, quelques détails imprécis qu'il avait choisit de mettre de côté, ou du moins, de ne pas s'inquiéter. Mais ce matin-là, ses cauchemars l'avaient réveillé si violemment qu'il en avait été malade la moitié de la nuit. C'était dans ce genre de nuit qu'il se demandait s'il n'y avait pas quelque chose qui clochait avec lui. Ils ne se produisaient pas a hautes fréquences, ces cauchemars, mais lorsqu'ils commençaient, ils duraient environ une semaine, le même, tournant en boucle dans son esprit. Et plus les jours filaient, plus ils étaient dangereusement intenses au point où il se questionnait sur la réalité de ceux-ci. Comme s'il était présent. Comme s'il savait quelque chose que tous les autres ignoraient. Quelque chose d'important qu'il ne semblait pas encore comprendre lorsqu'il attrapa une paire de ciseaux qu'il passa brusquement sur toute la longueur de sa chevelure pour la raccourcir à la va vite. Après quoi il s'était contenté de nouer ce qui restait à la base de son crâne.

Le centre commercial n'était pas un endroit qu'il détestait, pas habituellement. En fait, ça lui plaisait plutôt. Du moins, ça lui plut une petite partie de la première heure jusqu'à tomber nez à nez avec un petit groupe de gamins qui s'étaient acculés à une table, près à la restauration. Il reconnu rapidement l'un d'entre eux, et ses joues s'empourprèrent aussitôt d'une gène ou d'une honte ne serait-ce que de l'apercevoir. Ce n'était pas de la colère qu'il éprouvait pour le gamin traitre. C'était tout juste s'il connaissait vraiment la signification de ce mot. Mais maintenant qu'il allait mieux, qu'il avait un peu repris son existence en main, il ne voulait tomber sur eux. Pas maintenant. Ils n'étaient pourtant que des gamins. Certes. Mais ils étaient aussi les gamins qui avaient crié sur tous les toits qu'il n'était qu'un pervers. C'était aussi précisément ces gamins qui lui avait fait perdre son job, le seul qu'il aimait vraiment, le droit d'approcher des enfants, et un peu de sa tête. Pour rien au monde il ne leur aurait fait le moindre tort. Et pourtant, eux, avaient tout simplement opté de se retourner contre lui. Comme quoi la naïveté et la douceur ne sont pas toujours garantit de sureté. Et même lorsqu'on l'avait innocenté, il n'avait pas chercher à recommencer ce qu'il faisait avant. Il comprenait les regards qu'on lui accordait, il comprenait parfaitement le doute, et se contentait de leur lancer un sourire désolé. Il n'insistait pas. Mais il regrettait toujours un peu.

Benjamin attendit tout de même qu'ils s'éloignent pour s'installer lui-même, juste question que aucune commérage ne se produise sur son dos, pour son plus grand malheur, avec un chocolat chaud, en regrettant toujours un peu que son frère ne traine pas continuellement avec lui, ne serait-ce que pour ce détail. Il était parvenu à effacer ce petit incident discret de son esprit quand une nouvelle surprise le pris un peu au dépourvu... Il se retrouva inévitablement coincé entre un corps hurlant de toute ses pauvres forces et une arme à feu qu'on avant braqué dans sa direction. Il avait, par pur réflexe, attrapé la femme hurlant, ne serait-ce que pour lui faire signe de se calmer, que ça irait. Que ça irait, oui. Du moins tentait-il de s'en convaincre lui-même. Alors, lorsque le bruit éclata violement, il plaqua d'instinct ses mains sur ses oreilles, comme tout le monde, en réalité. Il eut une seconde d'hésitation, en observant le corps accroupis près de lui... comme s'il l'avait déjà vu. Comme s'il se souvenait, soudainement, de ce geste, de ce visage, du regard qu'elle lui lança d'un coup. Comme si on rembobinait un film. Ou comme s'il assistait à une représentation de théâtre à laquelle il avait déjà assisté mille fois. Il l'abandonna là en s'assurant qu'elle allait bien et se redressa pour faire quelques pas, son regard se rivant instinctivement sur un point très précis. Il repéra le gamin au carnet à dessin, et son cœur paru manquer un battement. Un mot surgit dans son esprit: Dragon. Il observa. Une seconde, deux, quelques une de plus dans l'attente impossible que la chose se produise. Parce que ça ne se pouvait, n'est-ce pas? Ou du moins était-ce ce dont il tentait vainement de se convaincre maintenant.

Mais l'immense créature apparue réellement, dans un bruit de hurlements humains. Et il blêmit en réalisant qu'il se l'était représenté exactement de cette manière, comme si... Comme s'il avait déjà assisté à toute cette scène. Il parut d'ailleurs manqué tout reste tant son regard était obnubilé et tant tout ceci le perturbait. Il parut seulement reprendre contenance qu'au moment où le dragon s'évaporait. Il fit quelques pas, dans une envie d'aller voir ailleurs, et glissa sur un dégât d'eau et de verre brisé avant de se retrouver à même le sol, d'avoir rouler en dessous d'une table et d'avoir momentanément choisit de rester prostré là. Lorsqu'il eut l'impression qu'un semblant de contrôle revenait, il tenta une manœuvre pour sortir de là, se traitant d'idiot. Mais un point dans sa poitrine le força à rester là, comme si la gravité elle-même refusait de le laisser se mouvoir, comme s'il était destiné à être là. Qu'il le veuille ou non, d'ailleurs. Aussi assista-t-il avec surprise à quelques spectacles étonnants... Et de repenser à Billy lui parlant de ce qu'il était et de ce petit univers qu'il connaissait déjà sans avoir jamais eut l'impression de le côtoyer autrement que par le biais de son frère.

Un coup de feu, il sursauta et par réflexe, s'écrasa un peu au sol. Il ne savait pas d'où cela pouvait provenir, mais il l'avait clairement entendu, et ça ne provenait pas du terroriste ambulant ni de l'agent qui lui faisait face. Il ne remarqua d'ailleurs pas immédiatement ce qui se passait de ce côté, plutôt concentré qu'il était à repérer d'où provenait le coup de feu dont il n'avait pas souvenir... Et ce, sans doute parce que ça n'avait pas une importance critique, sans qu'il n'en ait réellement conscience.

Le bruit d'un corps lourd qui tombe, presqu'imperceptible dans le vacarme douloureux des gens qui tentaient encore de fuir. Il ne l'avait pas vu immédiatement, comme il n'avait pas remarqué les deux hommes disparaitre dans la masse. Il n'avait vu que le corps étendu dans une immobilité effrayante. Une minute... deux. Trois, peut-être, à stupidement observer le souffle s'arrêter brusquement dans un élan souffrant. Comme s'il fallait attendre, malgré ses envies de bondir en avant. Comme s'il assistait encore à un film et qu'il ne pouvait rien faire de plus qu'observer en étouffant un cri.
Et puis, comme si un génie avait appuyé sur Play, il se leva d'un coup, bondissant rapidement en avant pour rejoindre l'homme qu'on semblait étrangement ignorer. Ou peut-être ne l'avait-on pas encore remarqué. Il faillit perdre pied en arrivant à son niveau, en se jetant littéralement au sol. Il avait immédiatement noté les blessures à l'abdomen, sans penser qu'il ne pouvait rien faire. Il avait appuyé fermement, en essayant de l'appeler ainsi à quelques reprises. Il l'avait secoué, quelques secondes, un peu pris de panique. Il se souvenait de son visage. Il s'en souvenait comme s'il lui avait parlé face à face et, par réflexe, il chercha la seringue des yeux... comme quelque chose qu'il savait, mais qu'il aurait dû ignorer, une fois de plus. Ça commençait à faire un peu trop. En fait, c'était déjà trop depuis qu'il avait mis les pieds dans ce centre commercial. Il glissa nerveusement une main à la nuque de l'homme pour chercher un pouls qui n'existait déjà plus depuis un petit moment. Il le savait. Mais il lui fallait s'en assurer.

Sa peau entra en contact avec la sienne encore chaude. Et brusquement, il eut la désagréable impression que l'on venait de lui planter un couteau dans le cœur, sans crier gare, sans prévenir, sans avertissement. Il pensa d'abord à un malaise subit sous la pression, à une crise d'angoisse, peut-être. Il s'apprêta à se relevé mais une seconde douleur violente l'écrasa sur place, le faisant se crisper soudainement, incapable d'émettre le moindre son. Et il cessa de réfléchir, une seconde, et déplaçant sa main sur le torse de l'homme, comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle qui soit. Comme si, soudainement, tout s'éclairait dans son esprit et qu'il savait parfaitement quoi faire. Ce fut l'impact. Dans sa tête. Dans son corps. Il ressentit d'un seul coup toute la douleur engourdis par la mort. Il eut momentanément l'impression de changer de corps avec l'homme, de ressentir la lame du couteau entrer et ressortir mille fois de son propre abdomen. Il sentit les effets étrangers d'un poison qui n'existait pourtant pas dans son système. Et momentanément, il crut mourir à son tour, en ne sachant plus respirer, ou en ayant oublié comment faire. Son cœur battait lentement mais si violement qu'il avait l'impression qu'il lui explosait à chaque coup. Et à vrai dire, il mit quelques instants à réaliser que plus lui avait mal, que plus il s'épuisait, que moins les blessures de l'homme apparaissaient... ou plutôt, elles disparaissaient, doucement. Stupéfait, il resta accroupit contre lui à observé le phénomène. Comme s'il ne croyait pas encore qu'il en était l'origine miraculeuse. Une minute ou deux encore, et s'il avait l'impression que les coups de couteaux imaginaires diminuaient, quelque chose de nouveau vint le torturer. Il eut, soudainement, l'impression de se vider complètement de son air, comme s'il tentait involontairement de la transmettre au corps sous lui. Et le battement suivant, se fut un peu comme si une griffe mortelle tentait de lui arracher la vie des trippes et de la transférer vers un autre point. Et en vérité, c'était exactement ce qui se produisait. Il mourrait pour donnait un souffle de vie à un corps qui n'en avait plus. Enfin, pas exactement. Il perdait peu à peu de sa propre vitalité comme s'il s'en servait d'un choque électrique pour réanimer l'autre. Et brusquement, il expira comme s'il recommençait lui-même à vivre, parvenant à s'arracher physiquement à l'homme et à rouler plus loin, dans un souffle grave, hésitant, et particulièrement irrégulier. Il n'avait pas lui-même conscience de ce qu'il venait de faire. Et il n'avait pas non plus conscience qu'il avait faillit y laisser la peau réellement.

Il tourna la tête dans sa direction à ce moment pour croiser son regard inconnu, qu'il avait pourtant l'impression étrange de connaitre malgré tout.

«Ça va? C'est pas passé loin! »

Un effort à l'humour, sans doute, pour décontracter un peu l'ambiance oppressante. Mais si l'autre lui répondit, il ne l'entendit jamais. Il s'effondra, du peu qu'il lui restait encore à parcourir pour que sa tête rencontre le sol à son tour. Perte de conscience, tout simplement, sous l'effet néfaste d'un épuisement auquel il ne s'était pas attendu en tentant de lui venir plus tôt. Et maintenant, c'était le violent contre coup que son corps ne pouvait plus supporter. Mais il était content, quelque part. Content de ne pas être si normal à côté de son frère... Simplement, il ne l'avait jamais su jusqu'à maintenant.

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Ven 4 Avr - 4:03


Il avait rit, tout simplement, comme une lourde provocation. S'il avait conscience des ses actes? Bien sûr. Il avait conscience de ce qu'il faisait, mais il ne semblait pas encore réaliser toutes les conséquences qu'il engendrerait, autant pour l'homme debout devant lui que pour le restant de la population qui avait été, bien malgré elle, contrainte d'assister à un élan de folie furieuse sortie tout droit d'une tête désabusée et violentée. Il accusait qu'on ne le comprenait pas. Mais comprenait-il lui-même pourquoi il en était venu à des moyens aussi extrémistes pour s'exprimer? Il avait suivit le regard noir comme nuit se dardé sur lui, et si son arrogance n'était pas encore arrivée à ses limites, il le perdit quelques instants dans un mouvement pour échapper aux mains qu'il tendait dans sa direction. Un peu vainement, d'ailleurs. Il avait une fois de plus été remis sur pieds, douloureusement d'ailleurs, et n'avait plus fait un geste pour tenter de fuir. Peut-être parce qu'il donnait raison à l'homme qui serrait son cou d'une poigne solide. Peut-être parce que c'était exactement ce qu'il aurait tenté de faire si leurs rôles avaient été échangés. Il avait instinctivement porté ses mains aux siennes dans le but premier de lui faire lâcher prise. Ce n'était pas maintenant que ça allait se terminer. Il avait frappé beaucoup trop fort pour simplement se laisser noyer dans l'inconnu. Ses problématiques respiratoires dues aux côtes probablement fracturées lui nuisirent encore plus lorsqu'on lui coupa court l'accès à la moindre bouffée d'air pendant quelques instants. Une seconde de plus et il en aurait probablement tourné de l'œil, d'ailleurs. Un seconde plus tard, évité de justesse par l'intervention miraculeuse du tueur... Il sentit Neal relâcher sa prise sur lui et la gravité le happer de nouveau pour le propulser au sol dans un grognement douloureux. Douleur qui le cloua sur place dans un effort pour reprendre son souffle et retrouver un semblant de respiration normale.

Il se redressa un peu sur les coudes, avec difficulté que lui imposait son malus évident, et lança un regard au dos du blond, un regard soudainement paniqué, sans qu'il ne parvienne à mettre le doigt sur l'explication exacte de ce sentiment. Il n'avait poussé qu'un râle comme pour attirer l'attention d'Aaron sur lui, mais s'étrangla lui-même dans cet effort provoqué. Comme s'il tentait d'intervenir. Comme si, soudainement, il avait changé d'idée. Y avait-il déjà songé avant maintenant? Certes, oui. Mais il se souvenait aussi de l'horreur et du calvaire, optant pour marcher droit sur sa ligne directrice. Tant pis pour les regrets. Il le fallait. Il le fallait pour détruire le fantôme de l'homme qui hantait ses pensées. Il le fallait comme pour fracasser l'image pathétique qu'il avait de lui-même. Il le fallait pour se relever et ne pas sombrer. Sombrer... comme quelque chose qu'il sentait venir, comme quelque chose d'inévitable, à quoi il ne pouvait échapper, peu importe l'effort qu'il y mettait pour se fuir lui-même. On l'enviait, dans le camp de pro-mutant, parfois. Mais ceux qui l'enviaient le comprenaient moins encore que ceux chez qui il engendrait une haine violente. On croyait le saisir. On croyait percevoir les détails de ses pensées, de ses idées, alors qu'on était aussi loin que la distance terre-soleil de la vérité. L'homme ou le mutant était être d'une complexité sans fin. Lui avait parfois l'impression de dépasser toutes les limites et toutes les fins que l'imagination permettait. Il frôlait l'inimaginable, tout en restant aussi loin que possible de la crise de personnalité. Ce qu'il était, réellement, il semblait l'avoir enfouis si loin que seul le télépathe estropié de ses capacités mobiles semblait avoir saisit. Parce qu'il avait un peu triché, probablement. Et que ça le mettait mal à l'aise que l'on puisse se glisser si facilement dans un tiroir de sa tête. Un tiroir qu'il avait pourtant pris soin de verrouiller et d'avaler la clé.

Il n'avait pas vu exactement ce qu'Aaron avait fait. Il l'avait vu bouger rapidement. Il avait vu Neal blêmir, porter une main à son torse, vaciller puis tomber, tout simplement. Il était tombé, sans un cri pour lui, seul. Si un arbre tombe seul dans la forêt, comment fait-on pour savoir s'il fait du bruit? Il avait ignorer le blond qui s'était tourné vers lui, avait fixé son regard sur le corps agonisant, une seconde, ou deux. Comme si le monde entier avait cessé de tourner. Comme si, pour la première fois, le génie qu'il était ne savait plus quoi faire.

«Je n'ai pas entendu l'arbre tomber...mais ça ne veut pas dire qu'il n'a pas fait de bruit .» marmonna-t-il pour toute réponse en s'appuyant lourdement sur le blond qui semblait étrangement s'être décidé à ne pas rester un pur inconnu dans la vie du surdoué qui semblait à peine le reconnaitre. Il mit quelques secondes encore avant de reprendre complètement contenance. C'était un commentaire idiot, vu de l'extérieur, mais il voulait pourtant tout dire de son état d'esprit... La mort de Neal avait fait du bruit dans ses pensées, et maintenant, elles étaient plus chaotiques que jamais. Cette constatation était tombée sur lui comme une bombe à retardement. C'était le résultat escompté, pourtant, non? Alors pourquoi se sentir si mal...

Il s'était laissé entrainer, péniblement, douloureusement, en retenant sa respiration au maximum. Le moindre mouvement lui semblait être un calvaire. Et respirer ne faisait qu'accentuer cet effet. Il sentit la bouffée d'air frais en sortant, par derrière. Déjà, il entendait l'échos des sirènes: il n'était pas trop tôt de fuir. Ca avait été plutôt juste, d'ailleurs... Un peu trop, même. Il lâcha un «Laisse-moi réfléchir... » un peu fatigué. Fatigué, ça, il ne pouvait que l'être. Non, en réalité, c'était plus que ça. Il était vide. Tout simplement vide. Et son cerveau tournait à l'envers, comme si sa mutation avait pris le dessus sur la logique implacable de ses pensées tordues et tortueuses.

Il se fouetta mentalement. Il divaguerait plus tard. Ce n'était pas le moment... Il observa les alentours rapidement. Il nota les voitures, en repéra une placés dans un angle parfais pour ne pas être remarquée immédiatement. Il s'appuya un peu plus au blond, une seconde, tâta ses côtes et grimaça aussitôt. Ce n'était pas bon signe, c'était vrai. Aussi se tourna-t-il vers le tueur, reprenant son air sûr de lui, gamin et improbable.

«Ce qui serait con, se serait que l'on soit deux à se faire attraper. J'aurais pu le faire moi-même. Mais je n'aurais pas pu sortir du centre commercial seul, dans ce cas. Faites-moi confiance, je me débrouillerai à partir d'ici

Un sourire n'appartenant qu'à lui, il se détacha de lui, faisant quelques pas et se retourna de nouveau dans sa direction, comme s'il avait oublié de lui dire quelque chose d'important, comme s'il changeait d'idée. Et c'était vrai. Il avait prévu jusqu'à sa fuite. Tout. Il savait qu'il ne sortirait pas indemne de cette rencontre, mais ça avait été nécessaire pour approcher Neal...

«Aaron... Je vous ai choisi parce que je sais ce que vous êtes et que j'ai compris où vont vos idéaux... Mais je n'impliquerai pas des êtres dans une guerre personnelle. J'ai ouvert une brèche et je me sacrifie pour la liberté. Ne la laissez pas tomber, maintenant qu'elle est là

Parce que c'était exactement ça. Parce qu'en avouant ouvertement qu'il était un mutant, il se mettait dans une situation impossible. Il se passait lui-même la corde au cou pour que d'autres, peut-être, puissent s'unir à ses pensées. Parce que seul, il ne valait rien... Et il était partie, refusant de son aide. Peut-être parce qu'il était déjà allé au-delà de ses plans et de ses espérances et qu'il ne lui en demandait pas davantage. Maintenant, c'était à lui de continuer d'avancer. D'avancer rapidement, d'ailleurs. Mais un nouvel obstacle se glissa devant lui.

Une chevelure blonde, une petite taille, entre lui et la voiture qui l'attendait sagement à l'ombre du mur et du lampadaire éteint en plein jour. Il n'attendit pas qu'elle le repère. Il l'interpela, et vit noir, brusquement, sous la douleur toujours plus lancinante qui lui traversait le torse. Il l'attrapa brusquement, pour éviter de s'écrouler au sol... et changea un peu sa perspective...

«Aide-moi... s'il te plait. »

Il n'avait jamais émit la moindre politesse. Pas de merci. Pas de s'il vous plait. Pas même envers Ashlyn. Ou presque. Il les disait un peu différemment. Mais il sentait le besoin urgent de fuir, et il dépendait encore des autres pour le faire... Mais ce n'était qu'une gamine, et ses idées confuses l'empêchait de parfaitement réfléchir ou de prendre les bonnes décisions.

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Sam 5 Avr - 1:42


Viktor Schmittlein. Ian le connaissait à travers Neal, il lui en avait parlé, il avait sût qu’il avait merdait, mais après tout ça arrivait à tout le monde non ? Et il se doutait que la vengeance de son beau frère allait être présente jusqu’à ce qu’il en finisse, jusqu’à ce qu’il élimine lui même l’allemand, et Ian le comprenait, il comprenait ce désir de vengeance qui te consume doucement jusqu’à accomplir cette dernière. Mais ça ne te fait pas sentir mieux. Il le savait, il l’avait bien vécu lorsqu’il avait tué les assassins de sa sœur avec Neal. La vengeance apporte satisfaction un temps mais ça s’arrête là, c’est tout. Alors oui, l’Ex Seal comprenait et n’allait certainement pas l’arrêter, mais serait quand même derrière lui, à surveiller ses arrières, parce que toute cette histoire avait de grande chances de finir mal autant pour Neal que pour Viktor. Et Ian avait suivit le dossier de son beau frère, il avait fait parti de l’équipe, ne laissant pas tellement le choix au brun à vrai dire, alors il été monté aux côtés de Neal dans la voiture, se préparant à ce qu’il allait devoir faire arrivé au centre commercial, suivre les ordres de son beau frère où le suivre d’assez loin pour sauver sa peau.

Et le spectacle qui s’offrit à eux confirma les informations que Neal avait entendu, Viktor était bel et bien dans ce centre commercial, les gens paniqués qui sortaient par les portes du centre l’inquiéta un brin, se demandant ce qu’avait bien pût faire ce fou furieux d’Allemand et la réponse lui apparut bien vite quand il entra dans le centre, lorsque le bruit strident et agressif lui parvint aux oreilles, et Ian plaqua ses mains contre ses oreilles en grimaçant et finalement il dût enlever ses mains pour entendre son beau frère ordonner de trouver Viktor. Il avait fixé son regard noir, un regard qui n’envisageait rien de bon et qui l’inquiétait un peu, il le pria alors d’un regard de faire attention à lui, d’éviter de commettre une erreur qui le mènerait à sa perte, ne voulant pas perdre le seul véritable ami qui le connaissait mieux que quiconque. Et finalement Ian avait suivit l’ordre du brun, se déplaçant au milieu de la foule paniquée, mais portée à son arme, prêt à tirer si un danger le menaçait, et finalement le bruit agressif cessa de leur torturer les oreilles, remerciant d’une pensée Neal qu’il avait vu se diriger vers le local, il écouta attentivement l’ordre et poursuivit son chemin dans la foule, observant les personnes avec attention avant que des coups de feu attire son attention, il tourna la tête vers le bruit et dégaina son arme, se dirigeant avec précaution mais pas aussi vite qu’il le voulait à travers toute cette foule humaine ou mutante. Et finalement Ian tomba sur un agent au sol, il se baissa pour vérifier son pouls, il était vivant, blessé mais vivant, entrant dans une boutique, Ian déchira un morceau d’habit pour faire un garrot de fortune à son collègue histoire qu’il ne se vide pas complètement de son sang dans ce centre commercial, et pendant qu’il ordonnait qu’on vienne le sortir d’ici pour le soigner le blessé semblait reprendre ses esprits, Ian laissa finalement le blessé lorsqu’il vit un autre agent arriver, il avait perdu de vu son beau frère et ça ne lui plaisait pas du tout.

Ian finit par se faufiler parmi les dernières personnes sortant du centre, il finit par arriver à l’endroit où il avait aperçut son beau frère pour la dernière fois, il se figea et se décomposa tout aussi rapidement en le voyant au sol, en ne voyant aucun signes qui traduisait une quelconque respiration. Et il le sentit impuissant face à se spectacle, face à cette mort qu’il ne voulait pas accepter, il y’avait peu de personne avec qui il était proche et Neal était probablement le seul à qui il se confiait véritablement à cœur ouvert, il avait toujours eût confiance en lui, il c’était toujours bien entendu et avait été heureux de voir le bonheur rayonner dans les yeux de sa petite sœur… Alors le voir mourir là n’était pas tellement concevable pour Ian qui semblait enfin reprendre ses esprits quand le mouvement d’un blond attira son attention et il le fixa un instant secouer Neal ce qui fit finalement réagir l’ex Seal qui se précipita vers eux, et il tenta lui aussi d’appuyer contre les blessures de l’agent, ça ne servait à rien il le savait mais il refusait d’accepter l’idée de le voir mourir à cause d’un foutu mutant. Et il retira ses mains rougit alors que celles du blond prenait sa place sur le torse et il crût l’espace d’un instant rêver, il observa tour à tour la tête du blond et les blessures qui… disparaissaient sur le torse de son beau frère… Etait-ce seulement possible ? Il fixa surpris et peut-être un brin perdu le blond qui été à l’origine de ce miracle, ne se rendant pas encore bien compte que Neal venait de revenir à la vie. Un miracle mutant. Car c’était bien ça non ? C’était l’œuvre d’une mutation plutôt extraordinaire, l’œuvre d’un mutant que Ian n’allait pas chercher à tuer, et cet inconnu blond était probablement le premier sur sa liste, comment l’éliminer maintenant qu’il avait sauver la vie de son ami ? Il fixa d’ailleurs Neal avec une drôle de tête, mélange de surprise, d’incompréhension, un brin pâle peut-être comme s’il avait vu un fantôme, ce qui n’était pas entièrement faux cela dit… Ou peut-être était-ce le trop plein d’émotion qui le perturbait un peu, il n’avait pas l’habitude de revoir des êtres revenir à la vie comme ça et ce n’ était pas non plus dans ses habitudes de ne pas savoir comment agir, pas avec son expérience, pas avec son entraînement, enfin il faut dire aussi qu’on ne les entraînaient pas à voir quelqu’un revenir à la vie chez les Seals… Et il leva finalement les yeux vers le blond pour le remercier mais le trouva inconscient et Ian semblait redevenir lui même, il se déplaça vers l’inconnu et trouva un pouls légèrement faible mais présent, ce qui était certain c’est qu’il fallait probablement l’emmener à l’hôpital… Il finit par lever les yeux vers Neal.

- Tu peux… te déplacer tout seul ? Je pense qu’il faut emmener ton sauveur à l’hôpital… Ou demander aux gars d’appeler une ambulance même si je pense que c’est déjà fait, vu qu'on a un agent blessé.


Enfait il espérait que ses collègues aient eût la présence d'esprit d’appeler les secours, parce qu'ils étaient bien entendu beaucoup plus qualifiés qu'eux pour prendre en charge leur inconnu inconscient

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Sam 5 Avr - 19:51


Mutant et fier de l'être
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Elle lui avait tapoté l'épaule, accroupis près de lui alors qu'il caressait un animal dont l'apparence ne lui disait absolument rien. Son maigre livre d'animaux ne l'avait sûrement pas entre ses pages et après l'avoir regardé avec curiosité un instant elle reporta son regard sur le garçon qui la fixait. Elle lui sourit de plus belle. Il semblait pas trouver son dragon chouette. Elle devait reconnaître qu'elle avait eu peur, tout de même, en le voyant mais cela n'avait duré qu'un cours instant. Peut-être parce qu'elle n'avait que onze ans et qu'elle ne savait absolument rien de tout ce que ce remue-ménage représentait.


« Moi je l'ai trouvé réussi. »

Elle lui sourit encore, comme si cela avait pu apaiser le garçon. Ce dernier se leva et elle en fit de même. Il semblait chercher quelqu'un, peut-être les adultes avec qui il était quelques temps plus tôt, avant que l'air n'explose et ne se remplisse d'un son strident, avant que l'homme de la fontaine déclenche tout ce cataclysme, avant que le dragon n'apparaisse . Il semblait totalement perdu et Ewilan ne pouvait l'aider, elle avait beau chercher dans la foule avec lui elle en vit rien d'autre qu'un homme s'approcher d'eux. Son visage ne lui disait rien mais lorsqu'il s'accroupit à leur niveau pour leur demander s'ils allaient bien elle le jugea sympathique. Il se présenta avant de lorgner sur le cahier d'Ethan qui le referma très vite. Son nouvel ami se présenta et c'est ainsi qu'elle appris comment le jeune dessinateur se nommait. Elle regarda l'inconnu avant d'en faire de même, elle ne savait pas s'il allait vraiment les faire sortir d'ici mais elle l'espérait, comme cela Daniel ne s'inquiéterait pas trop de ne pas la voir revenir vite, elle serait de retour à l'appartement, bredouille mais avec l'histoire de l'apparition magique du dragon à raconter et peut-être même qu'elle le dessinerait. Sans aucun doute que le garçon, ses dessins ne semblaient être qu'un assemblage de bonhommes bâtons légèrement étoffés et le reptile ailé aurait sûrement les yeux de travers mais cela n'était pas si grave, le dessin ferait sans doute plaisir à Daniel et elle aurait une histoire à raconter aussi à Malcolm. Elle reporta son regard sur l'adulte qui s'appelait Clint avant de se présenter comme Ethan. Elle n'était venue avec personne mais l'idée qu'il puisse les aider à sortir était vraiment alléchante, peut-être qu'ainsi les amis d'Ethan le retrouverait dehors plus facilement, après tout, il y aurait moins de bousculade et de débris. Alors après ses réflexions interne elle dit :



« Moi c'est Ewilan et je veux bien qu'on sorte d'ici.  »


Elle regarda l'adulte mettre sa chemise sur les épaules d'Ethan, remarquant au passage les nombreux tatouages de Clint avant de reporter son attention sur Ethan. Les adultes faisient souvent cela, mettre des couvertures sur les gens, même quand ils n'avaient pas froid. C'était sans doute pour les rassurer, comme à la télévision, après qu'il se soit passé quelque chose de grave. Elle cessa de penser aux séries qu'elle n'aurait pas du avoir l'âge de regarder car elle sentit Ethan bouger. La main du jeune garçon vint trouver la sienne, chaude et rassurante, comme le sourire qui éclairait le visage de ce dernier. Ils suivaient à présent le dénommé Clint, jusque dans un simulacre d'impasse contenant les cadis du super marché. Mais l'adulte du s'éloigner bien trop rapidement au goût de la petite et lorsqu'elle le vit disparaître dans la foule elle ne pu s'empêcher de tenter de le suivre du regard pour ne pas le perdre. Ewilan sera la main du jeune garçon dont elle connaissait désormais le prénom dan la sienne. Elle n'était pas très rassurée mais Ethan tentait de palier à cela et elle lui décocha un léger sourire. Elle hocha la tête avant d'ajouter :


« Je te crois, peut-être même que tes amis reviendront aussi. »

Elle était contente d'être avec lui, au moins elle ne risquait rien, ils étaient deux, c'était toujours mieux que tout seul. Puis ils avaient leur magie, car c'était ainsi que la fillette le percevait. Elle n'avait aucune idée de l'existence d'un quelconque gène X, elle était ignorante de ces choses et les voyaient avec ses yeux d'enfants, tantôt émerveillée ou apeuré, ce même regard qui ne percevait pas au loin un groupe d'individus armés qui observait sonnouvel ami.

Un autre mouvement de foule se fit sentir, un individu qui se précipitait vers la sortie bouscula Ewilan qui du lâcher la main du jeune garçon, un autre groupe passa et dans la cohue, la fillette se retrouva à courir dans le magasin le plus proche pour évitée d'être mise à terre. Elle avait vu une fois à la télévision que lors de grands rassemblements des personnes se faisaient écrasées par d'autres à cause de ce que les adultes appelaient "Mouvement de foule" et cette idée la fit frissonné, elle s'assit donc en attendant que tout redevienne normal pour retrouver Ethan s'il n'était pas déjà parti.


Dernière édition par Ewilan Enderson le Mar 8 Avr - 16:00, édité 1 fois
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Neal Mathesson
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Dim 6 Avr - 2:25


L’absence d’oxygène, le sang écarlate, la souffrance, un regard vide, c’était ça la mort. Ca n’avait rien de dernier instants poétiques, c’était la vie qu’on vous arrachez brutalement. Il n’avait pas revu chaque instant de sa vie, pas plus ceux associé au bonheur que ceux associés au malheur. Sa vie n’avait pas défilé sous yeux, ne revoyant ni premier anniversaire, ni premier amour, ni famille, ni au revoir, ni quoi que ce soit d’autre. Il s’était seulement laissé engloutir par l’obscurité, par une nuit sans fin aux aspects glacial, pour ne laissez qu’un silence de mort et un calme plat comme il n’y en avait jamais eu dans son esprit. Un ultime battement de son cœur et la vie s’en était allé pour le laisser figé dans l’éternité où il ne ressentait plus aucune émotion.

Et ça avait duré, un instant, une éternité il ne pouvait pas le dire, ayant perdu toute notion de toute chose, mais ça avait duré jusqu’à ce qu’une chose étrange ne vienne brusquement secouer sa carcasse. Une force particulière qui semblait s’acharner à vouloir le relever, alors que lui avait déjà abandonné son sort parce qu’il avait déjà assez souffert. Il aurait voulu hurler qu’on le laisse tranquille, mais à la place il s’était instinctivement raccroché à cette sensation qui lui parvenait dans ce vide total. Comme une étrange spirale chaotique à laquelle il ne comprenait pas grand-chose, se laissant porter et trimballé jusqu’à une vitalité nouvelle qui lui était offerte. Un spectacle de brume flou et embrouillés, où il ne savait plus ce qu’il faisait ou ce qu’il était exactement. Il aurait pu être aussi bien dans un cauchemar que dans un rêve où il aurait aussi bien perdu le nord que le sud. Avant de se sentir comme soudainement lâché du troisième étage d’un immeuble, comme si on avait voulu le faire retomber là où il n’aurait jamais du sortir.

Un nouveau battement était revenu soulever son cœur, un nouveau souffle avait réussi à emplir ses poumons, alors que dans cette brusque chute sa conscience émergeait du brouillard léthargique de la mort et de sa noirceur. Dans un sursaut paniqué il avait ouvert les yeux alors qu’il se demandait encore ce qui lui arrivait, la lumière après l’obscurité lui faisant détourner le regard, croisant ainsi celui du géant blond inconnu, le laissant perplexe un instant. Il avait cet étrange sentiment de quelque chose qui les unissait alors qu’ils ne s’étaient encore jamais vus. Il avait entendu ses paroles de manière éloignées, lointaines, alors qu’il était pourtant tout proche, comme si elles s’étaient perdues quelque part en chemin. Perdu, c’était ce qu’il était, ce qu’il ressentait. Il avait tenté un geste, un mouvement pour voir si son corps répondait où si tout ceci n’était qu’illusion chimique de son esprit qui refusait d’affronter la réalité. Dans cet étrange état vaseux, il avait cherché à retrouver ses repères, les marques d’un environnement où il pourrait se situer, se définir. Il avait capté le regard de Ian à ses côtés, sans pouvoir dire quand il l’avait rejoint dans tout ça, mais ça ne l’étonnait pas de le voir là. Parce que l’homme était toujours à ses côtés, parce qu’ils affrontaient les épreuves ensemble depuis des années, veillant l’un sur l’autre. Et ça le rassurait dans cet état de semi-panique de trouver ce regard bleu familier. Un regard sans doute aussi perdu que le sien. Comme si Ian venait de croiser un fantôme, comme si malgré tout ce qu’il avait déjà affronté, l’ancien Seal pouvait encore être surpris.

Profitant du déplacement de son beau-frère, il avait commencé à se relever doucement, bougeant un corps un peu raidi, courbaturé et endolori par tout ce qui n’avait pas provoqué sa mort. Il avait inconsciemment porté une main à son abdomen, sur sa chemise rouge de sang, comme pour plaquer les blessures de l’arme dont il avait encore le souvenir. Les souvenirs affluaient peu à peu, les sensations revenant également, pour mettre un peu de lumière dans son esprit perturbé. Il avait un souvenir clair de l’allemand, de la lame, mais en cherchant la preuve que tout était bien arrivé, il remarqua que ces plaies là avaient disparu. Tout comme le reste des marques du traitement qu’il venait de subir. Comment, pourquoi, même si il en avait une idée, c’était une chose à laquelle il ne voulait pas répondre dans l’immédiat, profitant de son esprit anesthésié et perturbé encore quelques instants. Il était confus, perdu, cherchant à reprendre le dessus dans cette étrange phénomène. Il avait simplement répondu à son ami d’un hochement de tête, se relevant un peu lourdement pour rejoindre les deux hommes. Appeler une ambulance, oui c’était une bonne idée, même si c’était surement déjà fait apparemment. Son esprit bien formaté reprenait sa course, notant rapidement dans un coin de sa tête qu’ils avaient déjà un blessé dans l’équipe. Il avait eu une pensée vers Viktor, responsable pour lui, pour eux tous, mais l’avait rangé bien loin en se disant qu’il devait déjà être loin et que la priorité allait à son sauveur comme l’avait appelé Ian.

« On ferait mieux de le sortir de là tout de suite, qui sait ce qui peut encore nous attendre. »

Il avait encore le mauvais souvenir, des bombes de l’entrepôt, des pièges du chalet et tout un tas de raison de penser que Viktor voudrait le voir réduit en cendre. Il se sentait légèrement faible, mais il avait bien assez de force pour se tenir debout et pour marcher. Il avait donc aidé Ian à soulever le corps du blond, le trainant et le soutenant avec lui jusqu’à l’entrée où les ambulances avaient fini par arriver et où l’inconnu avait été pris en charge. En voyant son vêtement taché on s’était approché de lui avec hâte, commençant à l’examiner avant qu’il ne se décide à expliquer qu’il n’avait aucune blessure du moins physique, car psychologiquement il en était plus qu’éprouvé. Après tout ce n’était pas parce qu’on connaissait les mutant qu’on était pour autant prêt à réaliser et jouer un fantôme. Est-ce que c’était ce qu’il était réellement d’ailleurs ? Un fantôme ? Un miraculé ? Car même si l’on pouvait donner l’explication d’une mort clinique à son état ça n’en avait au fond rien de comparable. Parce qu’il était mort, il en avait la parfaite conscience désormais et qu’il devrait encore l’être non ? Il avait senti la lame, le poison, la douleur, son souffle se couper petit à petit, son cœur rater des battements anarchiques avant de simplement s’arrêter. Il avait eu conscience de mourir et de s’éteindre et maintenant il avait la parfaite conscience d’être en vie, ça n’avait rien d’une hallucination. Mais il ne préférait pas y penser, pas maintenant, tenant tout cela au loin pour le moment. Il aurait voulu céder à une certaine fatigue, à une certaine léthargie d’esprit, au lieu de ça il s’était tourné vers Ian, cherchant son avis, son soutien comme souvent quand il était perdu.

«Et maintenant ? Il faudrait quand même essayer de retrouver la trace de notre homme… »

Il aurait voulu tourner le bouton off, se donner le temps tout de suite et maintenant pour se donner le moyen de reprendre sa vie vacillante en main, mais ce n’était malheureusement pas ce qu’on attendait de lui pour le moment. Ou alors était-ce son esprit têtu qui n’acceptait pas la limite atteinte et qui attendait qu’on le ramène à la raison, là où il ne semblait plus y en avoir aucune ?

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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Lun 7 Avr - 14:53


    Ethan et Ewilan. C'était déjà un bon début que de savoir le nom des gamins qu'il venait de plus ou moins prendre en charge. Son regard vers le carnet ne passa pas inaperçu vu la rapidité avec laquelle le dit enfant referma son carnet. Probablement par peur que, faisant le rapprochement entre lui et le dragon qui était apparu, Clint ne décide de le rejeter ou pire. Sauf qu'il n'en n'était rien. Il connaissait l'existence des mutants; bon sang, il avait vécu et travaillé avec l'un d'entre eux. D'accord, les premiers temps après sa libération de prison grâce à Connor il avait posé beaucoup de questions et avait même légèrement changé de comportement face à lui. Comment faire autrement quand tout ce que vous avez toujours connu semblait prendre une nouvelle dimension entière en considération? L'inconnu effraie toujours, même les plus aguerris. Alors oui, il s'était mefier de cet homme, qui l'avait certes fait sortir de cet enfer de Lushanka, dont il ne savait presque rien et qui pouvait manipuler votre mémoire à ce qu'il avait dit à l'humain. Évidemment. Depuis il avait appris à le connaître, avait appris à ne pas systématiquement se méfier des mutants, avait appris à revivre presque normalement. Voilà pourquoi il pouvait offrir un sourire rassurant au petit garçon tout en faisant signe aux deux enfants de le suivre.

    Il n'était pas bon qu'ils restent trop près de Schmittlein. Aussi bien eux que lui. Les agents du gouvernement présent n'appréciraient probablement que moyennement d'apprendre qu'il avait collaboré (par chantage certes mais le brun faisait confiance au gouvernement pour oublier ce petit détail) avec l'ennemi numéro un de plusieurs services dont la police d'état de New-York. Or, avec l'allemand dans le coin, tout était possible après tout. Quant aux enfants, si on faisait le rapprochement entre les dessin du jeune homme et le dragon qui était apparu...il ne donnait pas cher de ce qui leur arriverait. Pessimiste, lui? Noooon, juste réaliste. Il les amena jusqu'à une impasse à une seule issue où se trouvauent des caddies, un peu à l'écart du tumulte général. Au moins là, ils seraient un peu plus au calme. Il pensait sincèrement revenir vers eux, alors il leur dit d'attendre là (sauf si les personnes avec qui ils étaient venus les trouvaient avant bien évidemment) et partit, se perdant à nouveau dans la foule.
    Schmittlein n'était plus en vue, probablement enfui ou alors attrapé mais quelque chose lui disait que ça ne serait pas le cas aujourd'hui. Pour connaître un tout petit peu l'homme,  il prévoyait bien trop de chose pour que quelque chose comme aujourd'hui n'ait pas de plan de sortie, voire deux ou cinq. Même si le désordre ambiant semblait supposer que l'allemand perdait pied à un niveau ou à un autre. Clint parcouru une bonne partie de la grande place encombrée, sans rien faire. Bon sang, ce qu'il détestait se sentir aussi inutile. Les opérations, le terrain avait toujours été son élément. Ce pourquoi il avait rejoint l'armée, puis la CIA, puis les Getbackers avec Connor...

    C'est quand il se dit qu'il ferait mieux de se calmer et de rentrer chez lui (après avoir ramener les gamins aux personnes qui étaient venus) qu'il entendit un homme dire qu'ils devaient retrouver la trace de Schmittlein. Oui bon il a dit, "retrouver la trace de notre homme" mais Clint n'était pas idiot et vu comment le grand brun avait l'air de faire d'une affaire personnelle le fait de mettre à terre l'allemand...Il ne fallait pas s'appeler Einstein pour savoit de deux et deix font quatre. Il était à environ deux mètres d'eux maintenant, diantre, même en trainant un géant inconscient ils avançaient vite les bougres. Enfin vite étant relatif mais plus que ce à quoi on pouvait s'attendre vue les circonstances. Alors l'ex-CIA s'est mis a suivre les deux hommes d'un pas vif, attendant d'être assez près d'eux pour les interpeller.

    Chose qui ne se passa pas comme prevu car visiblement les autres agents dispersés dans le centre avait reflué par ici pour voir si leur chef d'opération allait bien (ce que Clint ne pouvait pas prévoir étant donné qu'il n'avait rien vu de la petite scène de miracle qui a eu lieu dans cette bonne vieille grosse pomme) et en voyant un type louche avec une arme sur lui se diriger vers lui, ils ont agit comme un seul homme pour le plaquer au sol. Clint se débattait comme un beau diable. Il ne pouvait pas les laisser filer bon sang! Il pouvait être utile! Du sol, il appela comme il pouvait avec les deux zigotos sur son dos.

    "Hey! HEY! Je peux vous aider! -putain mais dégagez de là vous- Je peux vous aider à coincer Schmittlein!"

    Cela sembla faire faire une pause d'une demi seconde aux hommes qui le retenaient au sol, mais pas le relâcher pour autant. Il n'avait plus qu'à espérer que les deux hommes devant l'aient entendu et veuille bien l'écouter.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Mer 9 Avr - 6:44


Un appel avait résonné, alors qu’il avait la tête en envers dans un coin de son salon. Un petit étirement et voilà le combiné à son oreille. Il ne fut pas long avant qu’un débit d’informations monstres ne lui martèle les tympans, le cerveau tout aussi bien. Il lâcha tout, en mode grouille pour aller se mettre son habit sur le dos, délaissant rapidement le gogoboy à son poteau pour le flic. Des besoins de renforts, au centre commercial, et c’était assez urgent. Ce fameux Vik, cet homme recherché, avait fait apparition et ce bien à sa manière. De cette forme d’attaque, à en faire fendre la sensibilité des tympans. Pourquoi? Il l’ignorait encore, et n’en avais franchement que faire. Il verrait plus tard, que l’important lui ayant été dit. L’aide avant la curiosité, telles étaient ses priorités.

Qui le menèrent rapidement sur les lieux de l’attentat. Un peu trop tard, sans le moindre doute, alors que ses oreilles s’en sortaient sans avoir subis un quelconque mal. Oh mais il aurait toujours pu, reste qu’il n’aurait pas hésité pour ne plus avoir à endurer un quelconque son. Il faut dire, que malgré la situation Leo trouva tout de même ce petit élan de joie. Enfin de l’action, il pouvait en être bien heureux. Nouveau dans le métier, il va s’en dire que le terrain premier n’était pas bien mouvementé. On ne l’amenait jamais vraiment dans les gros conflits. Mais là, aujourd’hui, ils prenaient tout, le grand besoin étant.

Peut-être notre homme était-il arrivé quelque peu suite à l’action, mais rien ne changeait dans ce fait que le chaos se faisait toujours présent. L’ordre qu’on lui donna? Presqu’aucun. Il se devait de savoir agir en situation d’urgence, qui dans ce cas si le poussa à faire autre chose que de simplement évacuer les gens. La grande partie s’emblait s’avoir où se dirigeais la sortie, déjà d’autres agents s’occupant de ce cas. Toutefois, ce n’était surement pas tout le monde qui ne pouvait sortir aussi aisément, Leo sachant pertinemment que des blessés se faisant ou encore des petits êtres perdus, qui ne savaient plus où trouver leurs géniteurs, leurs parents, qui ne savaient plus vers où aller et encore… Il semblait un peu plus porter à les aider eux, allumant sur ce fait qu’a ainsi voir les gens aller, peut-être certains en serait blessé. La possibilité du mot écrasé restant tout de même qui sait. Il en avait après tout, entendu déjà parlé, de ces histoires horribles.

Un peu victime du manque d’expérience, Leo ne savait trop où donner de la tête. Vers qui, vers quoi aller. C’est alors qu’il préféra longer les murs, allé voir là où les vitres étaient jadis, et vérifier que les magasins étaient bels et biens vides. Un premier vérifié, puis un second, le voilà qui s’eut mis en action pour sortir quelques personnes restantes, dont une qui refusait catégoriquement de sortir de sa cabine. Heureusement qu’il avait la patience, à la fois pour savoir user de bon mot et pour ne pas défoncer la porte avec son pied. Un autre présent se fit assez aimable pour escorter la jeune femme vers la sortie, aux risques de la foule.

Pui le voilà arrivant enfin à cet autre point. Il remarqua assez rapidement ce petit être, assit non loin. Il la reconnaissait oui, cet enfant du nom Ewilan, hébergé sous le toit de Daniel. Cette fillette qui fut tout de même une surprise, et qui depuis sa découverte, poussa Leo dans cet état de malaise, presque d’évitement de l’appartement de l’autre. Par persuasion que c’était peut –être mieux ainsi, pour éviter d’infecter l’atmosphère pas tant agréable tout au fond. La faute à qui? À lui. Qui ne savait quoi faire, ni où mettre les pieds, face à l’enfant si silencieuse. Il ne voulait rien forcer après tout, comprenant que peut-être, quelque chose chez lui empêchait la petite fille de l’apprécier. Ô mais qui sais, tout ceci n’étant que ses propres interprétation de la chose. Et nous pouvions compter sur lui pour ne pas penser le moindrement à tout ceci. Il ne gardait que l’importance de cet être aux yeux de Daniel, son cœur battant plus rapidement sous le pressement de la sortir rapidement de là, saine et sauve. La grande inquiétude s’empara de lui, mêlé à cette panique qu’elle ne soit blessé. Il se dépêcha à l’atteindre, se penchant avec cet air soucieux.

« Ewilan! Are you alright !? »

Demande un peu inutile, car il ne se gêna pas pour vérifier par lui-même, rapidement, question de vérifier que tout était beau. Il semblait reprendre le dessus sur lui-même, se fait d’un coup, plus calme, plus rassurant, retrouvant sa nature habituelle. Il se fit doux, prenant les mains de la petite fille, se penchant, pour les enrouler autour de son coup, le prenant, la soulevant ainsi. Hors de question qu’elle ne marche à ses côtés. Des plans pour qu’il la perde parmi la foule, des plans pour qu’elle ne soit gravement blessé. Il préférait l’avoir ainsi, dans ses bras, en hauteur, en sécurité. Là où jamais il ne risquerait de la perdre de vue, là où il pourrait mieux la protéger.

« Allez… Je te ramène chez toi. Chez Daniel… » Eut-il dit, trouvant le moyen de lui sourire malgré le chaos, gentiment, rassurant.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 10 Avr - 2:59


Il ressentait la panique et la peur comme tout le monde autour de lui, comme tout le monde, ou peut-être plus à l’idée de ne pas retrouver Ethan et Elvie, il ne savait pas trop exactement. Comme chacun dans ce centre, il était totalement perdu et confus sur ce qui se passait, mais plutôt que de céder à l’hystérie collective comme on aurait pu s’y attendre Shawn préférait se fixer des objectifs, se concentrer sur ce qu’il avait à faire et sur l’action du moment. Car rien d’autre n’avait d’importance et c’est ce qu’il avait appris pour tenir la peur loin de son esprit, pour seulement agir. Une leçon qu’il appliquait chaque jour de service et à laquelle il ne faisait pas défaut aujourd’hui alors qu’il se perdait dans la foule, Rosie et la jeune fille à ses côtés avant de retrouver Elvie. Ils s’étaient entretenu un instant, le temps de savoir comment tout avait tourné pendant le bref moment où il s’était éloigné et c’est là que la mutante lui avait annoncé que le jeune garçon s’était retrouvé perdu, les faisant se mettre rapidement d'accord pour le retrouver.

Refusant toujours de céder à la panique malgré l’inquiétude grandissante en lui, il avait cherché Ethan du regard dans la foule autour d’eux, mais tout était encore trop confus pour qu’il puisse vraiment distinguer la silhouette du garçon. Il avait sentit le mouvement de la petite fille contre lui, baissant le regard vers elle, rencontrant son visage inquiet. Il avait même du se pencher un peu vers elle afin de pouvoir entendre ce qu’elle lui disait dans le bruit ambiant. Il avait tenté de lui rendre un sourire rassurant, avant de s’expliquer un peu.

« Merci c’est gentil. Je n’oublie pas que j’ai promis de vous faire sortir, mais on était avec un petit garçon, il doit faire à peu près ta taille et avoir ton âge d’ailleurs et il faut qu’on le ramène aussi. »

Il avait compris à sa phrase qu’elle n’était bien sûr pas venue seule ici et qu’elle devait chercher quelqu’un ou que quelqu’un la cherchait de la même manière que lui et Elvie devait chercher Ethan. Et même si protéger et mettre à l’abri les élèves de l’Institut comme l’attendait de lui le professeur Xavier était ce dont il s’occupait pour le moment, il n’avait pas non plus l’intention de l’abandonner et la laisser se débrouiller seule, ce n’était pas son genre.

« Et bien si tu es d’accord, tu peux chercher et nous faire signe si tu vois quelque chose. Et comme ça une fois qu’on sera dehors je resterai avec toi pour faire la même chose avec la personne que tu as perdu. »

Il avait posé une main sur son épaule, la gardant près de lui, pour ne pas risquer de la voir se faire entrainer ou perdre elle aussi. Le petit groupe avait donc commencé à faire quelque pas, essayant de trouver Ethan, appelant son prénom pour se donner plus de chance. Il avait ainsi fait le tour de la fontaine et des quelques restaurant, avant de pousser un peu plus loin leur recherches. Des recherches qui finirent par porter leurs fruits, le jeune garçon finalement retrouvé après autant de frayeur. La petite troupe de l’Institut complète, les plus grands veillant sur les plus jeunes, ils pouvaient désormais faire ce qu’ils auraient du depuis longtemps.

« Ca va aller pour tout le monde ? Alors sortons d’ici. »

Il était grand temps de se diriger vers cette issue salutaire maintenant qu’ils étaient tous là. Vers cet endroit où la foule avait été évacué et où l’on prenait déjà en charges les blessés. Là ou force de l’ordre, ambulance et peut-être même quelques collègues à lui étaient sans doute réunis. Le tout étant de s’éloigner le plus possible de cette folie et de veiller ensuite à ce tout finisse bien. Tendant une main rassurante à la petite fille pour la garder avec lui et qu'elle s'y accroche si elle le souhaitait, le pompier avait porté un nouveau regard à la brune, remarquant ce qu'il avait raté précédemment.

« Elvie ? Ton bras ? »

Un morceau de verre avait du atteindre son bras, restait alors à voir si c'était quelque chose de grave ou pas.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 10 Avr - 19:15


Mutant et fier de l'être
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Elle était assise dans le magasin, près d'une étagère sur laquelle était rangé tout un assortiment d'objets hétéroclites, elle attendait, le temps de se souvenir de quel côté elle était venue. Elle se surpris d'ailleurs, ainsi seule pour y penser, de ne pas avoir fait la moindre forme de magie. Elle aurait pu, à cause des coups de feu, du son strident et de toute cette foule, aux bouches béantes et hurlantes, qui fuyait le centre-commercial, mais rien n'était venu. Peut-être parce qu'elle n'avait pas prié très fort pour que ses mains s'illumine lorsqu'elle le faisait d'habitude, où qu'il était parti. Cette idée lui fit monter les larmes aux yeux avec une facilité déconcertante. Elle les essuya en reniflant, non, elle ne voulait pas que sa magie s'en aille, sinon elle ne pourrait plus l'éclairer dans le noir et rassurer Daniel lorsqu'il faisait des cauchemars, trop souvent à son goût et quelle accourait de ses petits pieds nus pour les coller contre ses jambes, rigolant légèrement avant de le câliner, se glissant dans le lit avec lui avant de demander très fort à ses mains de s'illuminer. Comme si cette lueur avait pu faire quelque chose contre les mauvais rêves de Daniel.

Ainsi plongée dans ses pensées, elle ne vit pas tout de suite le visage familier qui accouru vers elle, soucieux et profondément inquiet. Son prénom résonna à ses oreilles et elle releva la tête, surprise et soulagée. Elle ne répondit pas tout de suite à l'interrogation de l'ami de Dan', trop abasourdie de voir le brun ici. Elle hocha néanmoins la tête alors que le jeune homme vérifiait déjà de lui-même si tout allait parfaitement bien. Elle n'avait pas reçu d'éclats de verre, ni trébuché contre quoique ce soit. Elle avait sans doute les mains un peu sales à cause du sol sur lequel elle avait marché à quatre-pattes pour atteindre la fontaine mais elle se sentait en parfaite santé. Elle offrit un sourire à l'ami de Daniel, celui qui venait de temps en temps et dont la rencontre l'avait plongée dans un profond état de mutisme. Elle ne s'était pas attendue à rencontrer quelqu'un d'autre chez celui qui l'avait recueillie. Elle avait été surprise, ayant craint que dan ait parlé de ce qu'elle pouvait faire avec ses mains, elle ne voulait pas que pour cela on l'éloigne de celui qu'elle considérait comme son grand-frère, car parfois, dans les livres, c'était ce qu'il se passait, quand quelqu'un était différents, on l'éloignait. A l'école aussi cela se passait ainsi et elle ne voulait pas le vivre.


Ainsi, ils restaient bien souvent silencieux lorsqu'ils n'étaient que tout les deux, la fillette ne sachent trop quoi dire et faire, d'habitude les adultes trouvaient toujours le moyen de débuter une conversation avec les enfants mais lui n'avait jamais vraiment semblé vouloir le faire alors lorsqu'il venait, elle demeurait silencieuse en sa présence, lui culant néanmoins certains regards interrogateurs ou suspicieux, cherchant à en connaître u peu plus sur lui. Ewilan avait pourtant la fâcheuse manie d'être bavarde. Elle avait l'impression qu'il ne l'appréciait pas, qu'elle venait gâcher quelque chose, cette amitié entre Daniel et Leo. D'être encore un fardeau, une pièce rapportée qui prenait une place trop grande, comme elle l'avait été pour son père et sa belle-mère, elle ne voulait vraiment pas cela alors elle se taisait.


Elle releva la tête pour fixer l'ami de Daniel, toujours aussi muette qu'elle l'était avec lui, mais cette fois-ci encore plus silencieuse, par la surprise de le voir ici, en plein milieu de ce carnage. Elle ne savait même pas ce qu'il faisait comme travail, ne lui posant jamais de question, mais a en juger par le vêtements de policier qu'il avait. Elle n'avait jamais pensé qu'il appartenait à ce corps de métier et la réflexion à propos de ce qu'elle ignorait du jeune homme mourut dans sa tête.
Leo avait pris ses mains dans les siennes, enroulant celles de la fillette autour de son cou qu'elle joignit rapidement alors qu'il la soulevait.Elle se laissa hisser sans trop de difficultés. Elle aurait pu protester qu'elle savait marcher et qu'elle allait bien mais elle se retint, peut-être qu'elle n'en avait pas envie et que les bras du brun étaient rassurants et doux.
Elle se lova contre lui, posant sa tête au creux de son épaule, serrant ses petits doigts autour de la nuque de l'ami de Daniel. Il allait la ramener à la maison, là-bas elle serait en sécurité. Jamais il ne lui avait surit de la sorte, se voulant sans doute rassurant. La jeune fille ne pu s'empêcher de réprimer un sourire à son tour, encore inquiète et secouée par la bousculade qui l'avait fait entrer dans le magasin. Elle murmura du bout des lèvres, en direction de l'oreille de son sauveur un maigre mot, emprunt de reconnaissance et d'une certaine fatigue liée à toutes ces émotions qu'elle ne s'étaient pas attendue à vivre.



« Merci...»


Elle espérait qu'Ethan s'en sorte, que ses amis aussi, que tout le monde puisse rentrer chez soi sain et sauf. Elle se serra contre lui, laissant toute cette agitation retomber, elle avait tant oscillé entre la peur et la surprise, puis ce son qui lui avait vrillé les oreilles... Tout ceci l'avaient épuisé. Elle laissait ainsi sa tête dodeliner contre le brun, regardant alors qu'ils semblaient s'éloigner ce qu'il restait du centre commercial.


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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Sam 12 Avr - 1:02


Partie. Elle était partie sans attendre, déjà à cent pas devant les autres, aplatissant les herbes hautes sur son passage, disparaissant bientôt à la vue dans la brousse sauvage, la chaleur un brin étouffante pour seule compagnie dans peu de temps. Elle ne demandait rien de plus, rien de plus qu’une étendue exotique pour s’offrir à sa curiosité, qu’un soleil jaune haut dans le ciel. Mais aussi jaune comme le rire qu’elle retenait tandis qu’elle quittait sa rêverie pour redescendre brusquement sur terre. Pour se retrouver non plus à mille lieues mais bien dans cette ville gigantesque qu’elle avait cru quitter dans sa torpeur. Décollant son visage du livre sur lequel elle n’avait pu que piquer du nez. Car Hope avait toujours plus été du genre expédition dans la jungle que détente sur la plage. Elle ne tenait pas en place, encore moins sur une plage de sable lumineux. C’était tellement banal, du sable, de l’eau, de l’eau et du sable, oh tient, une roche. Elle avait besoin d’explorer le monde qui l’entourait. Oui elle préférait largement patauger dans de la boue ou dans des marais pour voir de nouveaux poissons ou de nouvelles plantes plutôt que de voir tout ça sur un livre de biologie. Un livre de biologie qu’elle avait fini sans mal par délaisser après s’y être assoupi au profit d’une activité plus profiteuse à son weekend et surtout à son humeur.

Tant pis pour les cours et les devoirs à rendre, ils attendraient encore. Et bien loin de rejoindre les autres élèves de l’Institut qui se prélassait dans les fauteuils du salon, devant la télé ou qui profitait du grand parc, Hope elle avait choisi de partir comme souvent, avant de prendre le métro vers une direction inconnue. Oui même lorsqu’elle était en ville, elle ne pouvait s’empêcher d’explorer et de profiter de cette journée bien comme elle l’entendait et non comme on aurait voulu s’y attendre. Elle était descendue lorsqu’elle en avait eu envie, au hasard d’une station qu’elle avait choisi au dernier moment et était parti sans plus attendre explorer les alentours. Il faut se l’avouer, c’était en partie pour défier les restrictions qu’on avait cru lui imposer en l’envoyant profiter de ce qu’on appelait les bienfaits des mondes civilisés qu’elle s’aventurait à ce point. Bien qu’en vérité ce côté téméraire ne datait pas d’hier non plus. Parce qu’elle n’était pas comme son grand-frère qui arrivait lui à se rendre presque normal aux yeux du monde. Alors loin de la forcer à rentrer dans le décor comme on s’y était attendu, elle s’était, après quelques efforts, au contraire appliquer à ne pas changer d’un iota. Si bien qu’à force de se faire dire quoi faire, quoi mettre et même quoi manger, une désobéissance presque automatique s’était installée.

Bien sûr, ce n’était pas là la seule raison de son côté aventureux. Elle avait toujours éprouvé un vrai désir de chercher, de découvrir, d’explorer. C’était un mélange de curiosité et de surplus d’énergie. A la voir aller, on aurait cru qu’elle n’en manquait jamais. Lorsqu’elle ne pouvait la dépenser en trottinant d’un bord ou de l’autre, elle se mettait à parler, que ce soit à elle-même ou a quelqu’un d’autre. Et pour ceux qui trouvaient encore à redire de ses activités, elle leur rappelait qu’au moins, quand elle marchait, sa bouche restait parfois fermée. Remontée à la surface, elle avait continué son périple dans les rues de New-York, avec des yeux tout le tour de la tête, ne cessant de regarder tout autour d’elle, là où une foule de personnes ne prenaient même plus la peine de lever les yeux de leur chemin. Malheureusement, elle était venue bien rapidement à s’ennuyer, car même si le terme exploration convenait, ça n’en avait pas le charme de l’aventure auquel elle était habituée, sonnant finalement l’heure du retour pour la tornade blonde.

Se laissant guider un peu au hasard, se fiant à son instinct, elle avait finit à force de marcher par remonter la rue donnant à l’arrière d’un immense centre commercial, point de repère parfait pour se retrouver et savoir vers où marcher. Elle avait donc poursuivit sa route, longeant les voitures, sans prêter vraiment attention à ce qui se passait autour. Elle entendait vaguement le bruit des sirènes doublant et arrivant sur le lieu mais ça n’était pas assez pour éveiller sa curiosité ou lui donner l’envie de s’approcher de l’endroit pour voir le spectacle de plus prêt. Elle était entrée une fois dans un endroit de ce genre et ça lui avait parfaitement suffit à conclure que ce n’était pas vraiment fait pour elle. Non elle préférait plutôt suivre de l’œil le petit caillou dans lequel elle tapait depuis deux minutes en continuant de longer l’endroit. Elle releva néanmoins la tête à l’appel qu’on lui lança, se retournant vers l’homme alors qu’il s’accrochait à ses épaules de manière un peu brusque, lui laissant échapper un regard interrogateur en fixant les yeux étonnamment bleus de cet inconnu. Car si cette tête avait des airs vaguement familiers, Hope n’écoutait et ne regardait pas assez la télévision pour reconnaitre le criminel recherché, quand bien même elle en avait vaguement entendu parler. Bien sûr il lui arrivait parfois de s’installer devant avec les autres, mais ayant passé la majeure partie de sa vie sans cette merveille du monde moderne, elle n’y prêtait qu’un intérêt des plus secondaires. Et après avoir vécu plus d’une année entière dans une grotte en Tanzanie, s’informer de ce qu’il se passait autour d’elle n’était plus vraiment sa priorité.

Elle l’avait regardé encore quelques secondes et même si elle ne reconnaissait pas le visage de l’ennemi numéro un, elle avait su reconnaitre les signes que pouvaient montrer un homme blessé et à bout de force. Elle ressentait l’urgence dans sa voix et en associant le bruit des sirènes de police, au fait qu’il demandait de l’aide à la gamine qu’elle était au lieu d’aller la chercher à l’intérieur elle comprenait aussi que c’était surement pour lui qu’on venait et qu’il aurait mieux valu tenter de fuir ou de hurler si on était une personne comme les autres. Sauf que la blonde n’était pas du genre que l’on pouvait qualifier de normale et même si elle n’avait pas encore décider ce qu’elle comptait faire dans tout ça, elle savait quand même pertinemment qu’elle n’agirait pas comme on l’aurait demandé à une gentille fille. Après tout le brun ne lui apparaissait pas comme vraiment dangereux et il avait effectivement l’air d’avoir besoin d’une bonne aide. Dans le pire des cas il serait toujours temps de lui planter un doigt dans l’œil pour l’aveugler, avant de fuir s’il se montrait véritablement mal attentionné.

« Vous aider ? ... Vous pouvez marcher ? »

Elle était prête à accepter, car chose importante qui avait fait pencher la balance c’était le fait que cette histoire faisait partie des choses les plus intéressantes qui lui arrivait depuis qu’elle vivait dans la grande ville. Lui faisant même ressentir cette presque impression de se lancer pour une fois dans une aventure digne de ce nom. A peine cette pensée avait traversé son esprit qu’un sourire heureux s’était furtivement glissé sur ses lèvres, profitant qu’elle soutenait un peu mieux l’homme pour le dissimuler au mieux. C’est qu’il risquait de ne pas aller très loin vu son état, semblant réellement mal en point. Si bien que Hope ne se sentait pas réellement de lui refuser son aide, trouvant dans le regard de l’homme cette lueur qui lui laissait penser qu’elle ne pouvait pas l’abandonner à son sort quand bien même il aurait été son pire ennemi. Parce que ce n’était pas dans ses habitudes de simplement tourner le dos et que ce n’était pas à elle de juger l’homme quelque puisse être ce qu’on lui reprochait. Après tout on faisait tous des bêtises et la blonde allait en faire une de plus en acceptant de le sortir d’ici. Alors elle avait trainé le brun clopinant jusqu’à la voiture la plus proche, le laissant s’y appuyer le temps de jouer les petites voleuses et de réussir à forcer les portières. Elle l’avait alors rapidement poussé à l’intérieur, pour venir s’installer au volant, jouant avec les fils du moteur jusqu’à ce que ce dernier démarre, bénissant au passage l’adulte peu responsable qui lui avait un jour montré pour assouvir sa curiosité et se débarrasser d’elle. A peine le moteur mis en marche, qu’une voiture de police faisait son apparition, ne leur laissant plus vraiment d’autre choix que la fuite.

« Og skít… »

Laissant échapper un juron, elle avait alors appuyé sur l’accélérateur sans attendre, cahotant légèrement au début, le temps de prendre ses marques. Parce que ce modèle là n’avait pas grand-chose à voir avec la jeep d’expédition qu’elle avait parfois piquée à ses parents. De même que conduire dans les rues de la grosse pomme, n’avait pas grand-chose de comparable avec le fait de conduire au milieu de chemins sauvages à peine tracés, plein de trous et de bosses et sans aucune signalisation ou code de la route à respecter. Un chaos qui se retrouvait dans la pseudo conduite de l’adolescente, secouant sans doute plus que de raisons son passager tandis qu’elle commençait à zigzaguer au milieu des rues se faufilant du mieux qu’elle pouvait au milieu des autres véhicules, alors que le véhicule de police se lançait à sa suite, bientôt rejoint par un autre. Mais loin de s’arrêter ou de s’en inquiéter, elle accélérait encore, virant de rue au dernier moment, sans se préoccuper des voitures venant en sens inverse, essayant juste de les semer dans un parcours de montagne russe infernale. Une conduite plus digne d’un rallye automobile ou d’un taxi en Inde en pleine heure de pointe, mais pour sa défense elle n’avait jamais vraiment appris autrement et l’aventure en valait enfin la peine.

« Dites, puisque j’accepte de jouer les chauffeurs en plus de voleuse, ça serait bien que vous me disiez jusqu’où je suis censé vous amener ? »

Elle lança un regard à son passager tandis qu’elle roulait à moitié sur le trottoir pour éviter la circulation, attendant sa réponse. Elle devait être la seule personne au monde à réussir à trouver ça amusant et à s’éclater derrière le volant tandis qu’elle continuait d’essayer d’échapper aux forces de l’ordre. Car même si elle ne s’inquiétait pas pour le moment des ennuis qu’elle pourrait avoir, ne pas se faire prendre était aussi le meilleur moyen de s’éviter un des plus gros problèmes dans lequel elle s’était jamais fourré. Et pourtant elle était une championne à ce jeu là.
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Jeu 17 Avr - 22:02


Il avait vu des choses surprenantes dans sa vie, il avait vu quelques miracles se réaliser, quelques actions qu’il pensait définitivement impossible se réaliser et ça, ça avait été à la guerre que Ian avait vu ces phénomènes se réaliser mais celui auquel il avait assister, on ne lui avait jamais fait et on lui referait probablement jamais mais il remerciait n’importe quel hasard d’avoir fait que le grand blond soit présent au bon endroit au bon moment. L’ex Navy Seal reporta son attention sur son ami lorsqu’il ouvrit la bouche et il hocha doucement la tête, étant en tout point d’accord avec ce qu’il disait, Viktor avait plus d’un tour dans son sac et pouvait très bien leur réserver d’autres événement malheureux. Ian avait alors soulevé délicatement le corps du blond avec l’aide de Neal non sans lui avoir lancé un regard à demi inquiet concernant son état, ils arrivèrent finalement à l’entrée du centre où les ambulanciers s’occupèrent de leur inconnu et Ian les suivit un instant du regard avant que les portes des véhicules ne se ferme sur lui. Il poussa un soupir et se tourna vers le centre commercial pour observer les dégâts causés, pour observer les débris de verres qui jonchaient le sol mais déjà les policiers étaient présents pour s’occuper des dégâts et tout ce qu’il fallait et il croisa le regard assassin d’un petit policier blond, il haussa un sourcil se demandant ce qu’il lui voulait à Neal et lui mais il se désintéressa bien vite de l’homme pour tourner un peu vivement la tête vers Neal. Maintenant ce qu’il fallait faire !? Certainement pas retrouver Viktor, Neal ne semblait pas vouloir s’arrêter alors que les limites étaient déjà franchit, alors qu’il avait faillit y rester et qu’il fallait vraiment qu’il pense à se reposer, alors il fallait tout faire sauf cette connerie qu’était de chercher l’Allemand maintenant, ça ne servait à rien il avait sûrement disparu avec l’aide d’un complice ou d’il ne savait de quelle aide extérieur. Et finalement Ian se mit à parler, n’hésitant pas une seconde à contre dire les idées farfelues de son beau-frère.

- Si tu crois que je vais te laisser aller le chercher tu te trompe sur toute la ligne Neal ! Est-ce que tu te rend compte que tu as faillit y passer et que sans l’intervention de cet homme tu serais mort ! Les limites sont atteintes Neal, tu dois tourner le bouton off maintenant et te reposer. On le retrouvera d’accord ?. Mais pas aujourd’hui tu dois te reposer, et s’il faut que je te ligote à ton lit pour que tu daigne te reposer, je le ferais !

Le mutant affichait une tête sérieuse qui ne laissait pas place à la plaisanterie ni d’ailleurs à contrer ce qu’il venait de dire, il avait froncé les sourcils lui donnant cet air sévère qu’il avait sût tellement utiliser à l’armée lorsqu’il était chef d’unité, il fallait être intransigeant et avec son ami ce serait la même chose, il n’hésitera vraiment pas une seule seconde à mettre à exécution ses menaces. Il entendit les cris de l’homme dans son dos et eût un grognement, qui était encore cet homme qui voulait les aider à coincer l’allemand ? Il avait dit pas maintenant et voilà qu’un homme débarquait pour leur dire qu’il pouvait les aider et Ian se doutait que cet information allait intéresser d’un peu trop prêt Neal et qu’il voudrait savoir tout de suite comment attraper leur homme. Ian se tourna finalement pour observer leur inconnu armé et maintenu au sol par deux autres agents, il s'approcha et fit un signe aux agents de le lâcher, Ian le révéla et lui ôta l'arme qu'il avait, simple mesure de sécurité, on était jamais trop prudent. Il jetât un coup d'œil a son ami avant de croiser les bras sur sa poitrine.

- Très bien et qui êtes vous? Vous sortez comme ça de nulle part, qui nous dit que vous n'êtes pas encore un piège ? Que vous n'allez tout simplement pas nous livrer à Viktor?

Ce n'était pas de la paranoïa, c'était une simple mesure de prudence, après tout leur homme était dangereux et ça ne l'étonnerait pas qu'il ait prévu d'autre subterfuges pour nuire a la vie de son ami...
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    Dim 20 Avr - 16:03




Conclusion...


Les sirènes au dehors crachent leur cri d'alerte. Les agents gouvernementaux se sont éparpillés aux endroits stratégiques du centre commercial et cherchent à mettre la main sur le plus de ''complices mutants'' possible de Viktor qui, semble-t-il, s'est volatilisé. Ou presque.

Le gouvernement est rapidement rejoint par les autorités New-Yorkaises et même la CIA qui aura rapidement eu vent de la déclaration mutante et de la manifestation violente qui aura suivit. Plusieurs auront malheureusement été repérés. D'autres, tout simplement enlevés à leur quotidien jusqu'à maintenant tranquille. On fait évacuer les lieux, on s'occupe des blessés. Mais une chose est certaine: qui est humain et qui ne l'est pas?






Ceci conclue le mini Event. Vous pouvez continuer d'y répondre un temps, pour évacuer les lieux ou ne pas terminer abruptement une conversation entres vos personnages, mais il ne se passera plus rien. L'event sera verrouillé dans quelques semaines, au besoin, s'il ne s'y passe plus rien <3 Merci d'avoir participé!
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MessageSujet: Re: «Mutant et fier de l'être»    


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«Mutant et fier de l'être»

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