AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 
 

 When the past holds us

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Neal Mathesson
avatar

Agent de la CIA



▬ Date d'inscription : 22/05/2013
▬ Messages : 316
▬ Crédit(s) : Billie Stevenson (avatar)
▬ Autre(s) compte(s) : Dylan J. Steinberg
▬ Points : 155
▬ Célébrité de l'avatar : Ed Quinn
▬ Âge du personnage : 38 ans
▬ Métier/études : Agent de la branche anti-mutants à la CIA



MessageSujet: When the past holds us   Sam 23 Mai - 11:07






formulaire d'intro


Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 22 Mai
Météo (approximative) : Nuageux
Matin, après-midi, soir : Soir
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé (à changer dès que vous terminez votre sujet pour qu'on puisse le verrouiller. Merci )




Sortir, travailler, faire du sport, s'entraîner, bosser, le tout dans un éternel recommencement... C’était là un aperçu du planning de Neal, depuis quelques mois à présent. La raison de son acharnement ? Oublier, tout simplement ! N'était-ce pas le désir d'occulter de sa mémoire quelque chose qui nous est douloureux, qui poussait la plupart d'entre nous à travailler plus que de raison, à trouver du réconfort même dans quelque chose qui nous est pourtant néfaste à la santé ? Ce soir-là, Neal avait choisi de suivre certains de ses collègues, choisi de se retrouver dans ce bar, entouré d’ami, pour prendre juste un verre en cette fin de semaine. Au moins cette sortie lui donnait l’impression d'être en vie, et non plus anesthésié, comme il avait l'impression de l'être depuis plusieurs mois, de n'être que le spectateur de sa vie, une vulgaire marionnette qui ne savait que faire pour remonter et retrouver les commandes de sa vie ! Le début de soirée c’était ainsi déroulé, les conversations allant bon train autour de la table, mais au fur et à mesure que le temps passait chacun s’était finalement éclipsé, laissant Neal seul au comptoir. Il n’était pas très tard mais il n’y avait pour lui plus aucune raison de rester plus longtemps maintenant que son dernier collègue venait de franchir la porte de l’établissement… Non, vraiment plus aucune, si ce n’est qu’il n’avait plus la force d’aller affronter les fantômes qui hantaient son domicile. C’était tellement plus facile par moment d’aller noyer ses regrets dans le poison qui ne faisait que les accroitre.

- Servez-moi un scotch sans glace.

Réajustant la veste de son costume il avait finalement cédé à la tentation de commander un dernier verre au barman. Après tout il avait été plutôt raisonnable jusqu’à présent. Il y avait alors d’abord eu le léger frottement d’un bouchon que l’on dévissait, le bref glouglou d’un liquide s’élançant hors d’un goulot pour se déverser dans un verre et voilà que maintenant c’était un énième soupir qui caressait la surface ambrée du même liquide. C’était pitoyable, il n’avait fait que regarder son verre depuis qu’il s’était retrouvé seul au bar, sans le porter à ses lèvres. Il était venu s’enfoncer dans la déchéance pour détourner ses yeux de sa vie qui s’était effondré et il restait trop fier pour le faire… oui c’était pitoyable. Tour à tour, il redevenait l’homme qu’il avait été avant la mort de sa femme pour ensuite mieux redevenir cet homme complètement perdu. Le temps avait commencé à passer pourtant… et en même temps il était resté figé. De même que ce verre qu’il avait commencé à soulever restait figé à quelques centimètres de ses lèvres. Qu’il le repose ou qu’il le vide enfin mais qu’il finisse par faire un choix. Voilà quel type de pensées se reflétaient dans ses yeux. Des yeux qui étaient fixés sur ce verre où se reflétait les souvenirs d’une époque où sa vie de couple lui avait apporté le bonheur, mais aussi les souvenirs de lente dégradation dans laquelle il avait plongé suite à la fin de son mariage. Il était impossible de séparer les ingrédients de ce mélange aussi doux et sucré qu’amer.

C’était son reflet qu’il contemplait désormais dans le fond de son verre, cet alcool n’était qu’un moyen, pas une fin en soi… Un moyen d’éloigner la voix de sa conscience assez longtemps, sans pour autant chercher à oublier complètement. Parce qu’il ne voulait pas oublier. Même si c’était parfois des plus tentants. Alors que faire ? Noyer sa mauvaise conscience dans l’alcool ? Mettre fin à ce malaise qui hantait son esprit ? Comment définir ce malaise justement ? A quoi bon se poser la question puisqu’il en connaissait déjà la réponse ? Une réponse qui avait la saveur amère et brutale d’un certain alcool. Cet alcool qui imprégnait son palais, alors qu’il se décidait enfin à en avaler une gorgée. Il s’en voulait. Il s’en voulait de ne pas avoir été là au bon moment, il s’en voulait pour les secrets, pour des tas de raisons. Mais surtout il s’en voulait de ne pas avoir encore réussi à trouver un autre coupable que lui. Comme il s’en voulait de ne pas réussir à trouver une explication sur ce drame. Voilà ce que la petite voix cynique de sa conscience lui murmurait.

Un claquement retentit, tandis que l’agent de la CIA reposait sans douceur son verre sur le comptoir, espérant écraser cette petite voix entre le récipient et le bois du meuble. Se décidant enfin à décrocher les yeux de son verre pour le poser sur n’importe quel autre élément de l’environnement. Pour croiser un regard ne serait-ce autre que celui que lui renvoyait son verre. Le regard de l’inconnu à sa droite par exemple. Il était toutefois loin de se douter qu’il risquait de croiser ce soir bien plus que de simples inconnus venu comme lui profiter du lieu.

____________________________________________





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.xmen-first-class.com/t3476-neal-mathesson-drawing-the http://www.xmen-first-class.com/t3506-carnet-de-neal-mathesson http://www.xmen-first-class.com/t3507-agenda-de-neal-mathesson

Lana Mendez
avatar

Membre de la Confrérie



▬ Date d'inscription : 01/05/2015
▬ Messages : 66
▬ Crédit(s) : Morphine / QUIET RIOT
▬ Points : 224
▬ Célébrité de l'avatar : Adriana Lima
▬ Âge du personnage : 30 ans
▬ Nom Mutant : Poison
▬ Pouvoir(s) : Phytokinésie
▬ Puissance : 5/10
▬ Métier/études : Professeur de lettres



MessageSujet: Re: When the past holds us   Ven 29 Mai - 15:47


C'était donc ça prendre un nouveau départ ? Un poste de professeur de lettres, bien confortable, dans l'Institut du professeur Charles Xavier ? Il faut croire que oui. La vie sait se montrer ironique par moments. Il faut néanmoins prendre en compte quelques détails qui ont leur importance aux yeux de la brésilienne. Le professeur Xavier avait repéré le potentiel mutant chez la jeune femme, avant de la contacter afin de l'embaucher dans son école pour surdoués. Quel joli terme pour désigner de jeunes adolescents porteurs du gêne X eux aussi. Sa haine des simples humains, et son admiration des mutants avait participé à son choix final. L'Institut avait ouvert ses portes dans le courant du mois d'avril, Lana y avait donc déposé ses valises. Un changement plutôt récent donc, quelques mois.

Ces différents jeunes étaient tous plus intéressants les uns que les autres à connaître, observer et comprendre. Ils avaient tous leur propre histoire, qu'ils vivaient plus ou moins bien. Lana restait toujours aussi choquée des quelques jeunes rejetés par leur famille. Depuis quand être mutant était une maladie ? Dans son esprit les "malades" étaient loin d'être ceux désignés du doigt... La phytokinésiste s'en faisait intérieurement la promesse : un jour les mutants obtiendront vengeance.

La belle prenait son rôle de professeur à cœur. Qu'elle aurait aimé pouvoir être guidée, elle aussi à cet âge fragile. Si ce genre d'endroit avait existé plus tôt, peut-être que les choses seraient bien différentes aujourd'hui. Sa pauvre mère n'aurait pu être sauvée... Mais Sofia, sa petite sœur, aurait pu garder la vie sauve. Lana aurait été capable de la défendre, de la protéger. Peut-être...

Quoiqu'il en soit, pour ce soir la brune décidait de quitter l'Institut pour une soirée. La demoiselle avait besoin de souffler, loin de cette atmosphère très scolaire. Quoi de mieux que le bar du coin ? En croisant les doigts, pour ne rencontrer aucun élève, la professeure se dirigeait donc vers l'établissement. Le printemps était plutôt clément, ce pourquoi elle avait revêtu une robe drapée noire, accompagnée simplement d'une paire de sandales. Son Trench Coat au bras, si jamais l'air se rafraichissait en fin de soirée la jeune femme poussa la porte principale et s'engouffra à l'intérieur. Aussitôt elle recherchait une place disponible au comptoir du bar. Lana avait toujours trouvé ses places plus intéressantes que les autres. Cela était sans doute dû à d'anciens (ou presque) réflexes de mercenaire : le repère idéal pour avoir un regard global, surveiller les entrées et les sorties. Pour ce soir elle laissait cela de côté, ses recherches pour retrouver les assassins de sa petite sœur étaient au point mort. Pour ce soir elle décidait de lâcher prise, s'accorder un moment de répit. Juste installée, elle entendit une voix masculine à côté d'elle passer commande. Un Scotch, sans glace. Une boisson qui transpirait la testostérone. Lana jeta un rapide coup d'oeil à l'homme...

Une impression de déjà-vu. Sans en être réellement certaine, la mutante pouvait pourtant jurer connaître cet homme. Du moins de vue. Sans pouvoir décliner son identité, pour le moment. Mais où ? Et surtout quand ? Tout ceci avait un rapport avec sa famille paternelle... De faibles souvenirs remontaient dans son esprit. Pas spécialement agréable. La belle pensait immédiatement à sa mère et sa petite soeur. Autant vérifier discrètement... La jolie brune appela le serveur.

" Ce sera la même chose pour moi, s'il vous plaît. "

Lana se racla discrètement la gorge, un petit sourire aux coins des lèvres. Elle se tourna sur son siège, afin de croiser le regard de l'homme assis à sa droite. Décidément, plus elle l'observait, plus elle était certaine de l'avoir déjà rencontré. Une longue période s'était écoulée depuis leur dernière rencontre. Ils devaient être de très jeunes adultes, la dernière fois. Mais il avait gardé ce même regard, quoiqu'un peu vieilli prématurément. Pour quelle raison ? Jouons le jeu de la séduction, histoire de voir si ses soupçons étaient fondés.

" J'aime m'inspirer des bonnes idées. J'espère que vous ne m'en voudrez pas... "

Avant que l'homme ne porte son attention sur elle, le serveur revenait du côté du comptoir avec la consommation de Lana. Celle-ci le remercia d'un simple signe de tête, et l'homme retourna à ses occupations... La phytokinésiste prit son verre en main et l'approcha de celui de l'homme, pour l'inviter à trinquer avec elle. La curiosité commençait sérieusement à la travailler. Il fallait qu'elle se souvienne pourquoi cet homme lui semblait familier.

____________________________________________

Don't you know that I'm toxic ? ∆
Look in my eyes, what do you see ? The cult of personality. I know your anger, I know your dreams, I've been everything you want to be. I'm the cult of personality ! Like Mussolini and Kennedy I'm the cult of personality! The cult of personality ! The cult of personality!  Neon lights, Nobel Prize… When a mirror speaks, the reflection lies. You won't have to follow me, only you can set me free.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.xmen-first-class.com/t3528-lana-mendez-i-m-a-showstop http://www.xmen-first-class.com/t3529-carnet-de-lana-mendez http://www.xmen-first-class.com/t3538-agenda-de-lana-mendez#50365

Neal Mathesson
avatar

Agent de la CIA



▬ Date d'inscription : 22/05/2013
▬ Messages : 316
▬ Crédit(s) : Billie Stevenson (avatar)
▬ Autre(s) compte(s) : Dylan J. Steinberg
▬ Points : 155
▬ Célébrité de l'avatar : Ed Quinn
▬ Âge du personnage : 38 ans
▬ Métier/études : Agent de la branche anti-mutants à la CIA



MessageSujet: Re: When the past holds us   Ven 5 Juin - 19:48


Il devait paraitre ridicule à fixer son verre de whisky en faisant tournoyer son contenu sans faire mine de vouloir le boire. Mais à dire vrai il s’en fichait bien, cherchant plutôt la solution idéale au mal qui le rongeait. Si Neal avait seulement été submergé par la frustration de ne pas trouver les réponses à toutes les questions qui le rongeait, ce verre aurait suffi, mais la vérité était que ce doute insidieux qui le rongeait plongeait ses racines beaucoup plus profondément dans sa conscience qu’il ne le laissait paraitre. La perte d’êtres chers lui était toujours apparue comme un drame terrible et il en avait vu plus d’un. Mais il devait admettre aujourd’hui que c’était encore pire que ce qu’il s’en était imaginé maintenant qu’il se trouvait à son tour de l’autre côté de la barrière. Alors ce n’était pas un mais bien des dizaines de verres qu’il lui aurait fallu pour ne serait-ce qu’oublier le reflet de l’alliance qu’il portait toujours. Il avait toujours eu du mal à affronter les échecs, mais ne pas réussir à trouver la vérité sur la mort de sa femme était sans doute le pire de tous. Oui, il avait toute les raisons pour choisir de se noyer dans son désespoir et d’oublier et pourtant, il reposa son verre après une simple gorgée. Parce qu’il était aussi beaucoup trop têtu pour choisir de se laisser doucement sombrer dans une monotonie qui aurait recouvert son quotidien tel une house blanchâtre qui aurait enveloppé un meuble.

L’agent de la CIA soupira, avant de laisser finalement son regard se lever vers sa nouvelle voisine de comptoir dont le petit raclement de gorge avait attiré son attention. Une jeune femme dont le regard croisa rapidement le sien avant que le serveur n’apporte devant elle un second verre du breuvage qui hypnotisait Neal. Ce n’était pas par étalage de virilité qu’il avait porté son choix sur cet alcool, mais plus par nostalgie. Et sans doute parce qu’il ne pouvait pas renier le sang écossais qui coulait dans ses veines même si c’était un peu cliché au final. Mais ce verre il l’oublia finalement rapidement après ces quelques instants de regards échangés. Si Neal n’avait pas passé presque toute sa vie à apprendre à dissimuler ses émotions et ses pensées, sans doute que le trouble que provoqua la brune chez lui aurait été plus flagrant. Parce que son visage après réflexion ne lui était pas étranger. Mais pour donner le change, il avait finalement repris son verre et trinqué avec la jeune femme, échangeant même un sourire.

-Difficile d’en vouloir à quelqu’un qui sait apprécier les choses comme il se doit.

On ne plaisante pas avec le whisky écossais, ou du moins pas Neal qui comme pour bien des choses restait très tatillon sur le sujet, surtout quand le fait de verser le liquide sur un fond de glaçons lui donnait envie de crier à l’hérésie. Mais plutôt que de donner un cours sur ce fameux alcool, il avala une nouvelle gorgée en l’observant du coin de l’œil pendant qu’une réflexion intense s’installait dans son esprit. Ils se connaissaient et après quelques secondes encore, la réponse lui apparut finalement évidente quand sa mémoire parvint finalement à superposer le souvenir d’un visage plus jeune à celui qui lui faisait face. Ca avait été quelque chose de bref, quelque chose qu’il avait dissimulé autant que possible, cet instant ou l’étonnement, le doute et la surprise s’étaient affrontés, alors que le nom de Mendez lui revenait. Lana de son prénom, si il ne faisait pas erreur, même si la jeune femme au début de sa vie d’adulte dont il se souvenait avait désormais les traits de la maturité qu’apportait le temps. En même temps c’était difficile pour lui de ne pas se souvenir de ses premières années au Brésil, qui avait aussi été ses premières années au sein de l’Agence.

Oui cette rencontre était vraiment une surprise, d’autant plus que leur dernière rencontre remontait à des années. Une surprise inattendue et qui le laissait un peu perplexe. L’avait-elle reconnue avant lui et s’était approchée pour discuter autour d’un verre ? Elle n’avait pas montré de signe prouvant ce fait mais qui sait ? Etait-ce un jeu ou était-il simplement beaucoup trop tordu dans sa façon de penser ? Beaucoup aurait répondu par l’affirmative à cette dernière idée. Toutefois ne pouvant apporter de réponse sur, il se décida à poursuivre la conversation le plus normalement possible dans ces circonstances.

-Aux bonnes idées. Est-ce que ce sont-elles qui vous amène ici ? A moins que ce ne soit autre chose ?

Il avait à nouveau soulevé son verre, pour en prendre une seconde gorgée, appuyant du regard sa dernière question. La conversation pouvait paraitre neutre, mais Neal connaissait des détails sur Lana autant qu’elle en connaissait sur lui et il était curieux de savoir ce que pouvait signifier cette rencontre, sans penser qu’il puisse simplement s’agir du plus grand des hasards et au fait qu'elle ne l'ait pas reconnu.

____________________________________________





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.xmen-first-class.com/t3476-neal-mathesson-drawing-the http://www.xmen-first-class.com/t3506-carnet-de-neal-mathesson http://www.xmen-first-class.com/t3507-agenda-de-neal-mathesson

Lana Mendez
avatar

Membre de la Confrérie



▬ Date d'inscription : 01/05/2015
▬ Messages : 66
▬ Crédit(s) : Morphine / QUIET RIOT
▬ Points : 224
▬ Célébrité de l'avatar : Adriana Lima
▬ Âge du personnage : 30 ans
▬ Nom Mutant : Poison
▬ Pouvoir(s) : Phytokinésie
▬ Puissance : 5/10
▬ Métier/études : Professeur de lettres



MessageSujet: Re: When the past holds us   Dim 21 Juin - 18:09


Tout se déroulait comme prévu. L'homme assis juste à côté n'ignora pas son invitation subtile, et sortit de ses pensées profondes afin d'entamer la conversation. Dans l'esprit de la brésilienne cette manœuvre semblait "trop facile". Mais tant pis ! Il faut savoir se contenter de saisir une occasion lorsque celle-ci se présente. Ne soyons donc pas plus royaliste que le roi ! Les deux verres s'entrechoquèrent doucement dans un faible tintement. En même temps, l'ambiance musicale prenait le pas sur le reste dans cet établissement. C'est alors que Lana dû à son tour lever la voix, afin de se faire bien entendre de son camarade du soir.

" Je vous l'accorde. Savoir apprécier les bonnes choses de la vie, c'est rare de nos jours... "

Tiens donc, il venait même de la gratifier d'un sourire. Et bien ! Que demander de plus ? Un homme qui semblait profondément plongée dans ses pensées noires, daigner lever la tête de son verre, engager la conversation et maintenant... un sourire ?! Décidément tous les éléments étaient présents afin de mener sa petite "mission de renseignements".

La brésilienne but une première gorgée de sa boisson. Cela faisait un moment que la mutante n'était pas sortie de chez elle, et encore moins afin de passer un bon moment profitant d'une douce soirée de fin de printemps. Elle plissa légèrement les yeux, lorsque l'alcool descendit le long de sa gorge... Une légère sensation de brûlure. C'est souvent le cas lors de la fameuse première gorgée. A son tour, la belle esquissa un sourire, comme pour se faire pardonner de son "erreur" de débutante. Finalement, lorsqu'on ne connaissait rien de l'histoire personnelle de la mutante, il pouvait être aisé de croire qu'il s'agissait d'une jeune femme ordinaire, pas toujours maître de ses actes. Comme quoi : il ne faut jamais se fier aux apparences. Si elle souhaitait remettre un nom et un contexte exact sur le visage de l'homme, elle devait la jouer en finesse.

Voilà que l'homme lui demandait ce qui l'amenait ici... Faisons-la courte.

" Comme madame tout le monde, le travail a tendance à dicter là où je dois aller. "

Après tout rien ne l'obligeait à tout lui avouer tout de suite. Laissons donc un peu de mystère dans cette réponse. Ainsi la conversation ne pourra que s'enrichir au fur et à mesure des différentes questions. En même temps Lana se voyait mal lui expliquer qu'elle avait fuit son Brésil natal, depuis quelques années, cherchant à tout prix à venger la mort de sa mère et de sa petite soeur. Vu la conjoncture des évènements, il ne serait sans doute pas de bon ton de lui révéler un détail beaucoup plus intime... Son don de mutante.

Ca se trouve cet homme ne voyait pas toutes ces questions d'un bon oeil. L'institut de Charles Xavier était prospère, autant tout faire pour que cette situation perdure. Autant l'établissement était un lieu de sauvetage pour tous les gamins, autant pour Lana c'était la seconde chance dont elle avait besoin. Se rendre utile auprès des siens, tout en s'assurant d'avoir un avenir moins... ombragé.

La phytokinésiste remarque ses petits regards plus appuyés. A coups sûrs il devait se douter de son identité. A l'époque Lana n'était pas aussi proche des affaires familiales que l'aurait souhaité son grand-père. L'avis de son paternel lui importait si peu. Leur dernière rencontre avait dû se produire chez elle, au Brésil. Ami ? Non. Ennemi ? Non plus. Un électron libre, venant s'inviter autour de la table des Mendez. Sûrement membre du gouvernement, des renseignements. A l'époque il devait faire ses premières armes, certainement accompagné de son chaperon devant à tout prix faire bonne figure pour la suite des évènements. Esquissant un nouveau sourire, la belle le regarda un instant avant de reprendre la parole.

" Ce n'est pas la première fois que nous nous croisons. N'est-ce pas ? Sinon vous ne me regarderiez pas ainsi... A moins que vous ne puissiez pas résister à mon charme naturel. "

Autant la jouer avec une petite note d'humour et de second degrés, afin de détendre complètement l'atmosphère. Si monsieur était toujours dans ses fonctions, il devait bien reconnaître qu'il n'avait rien à craindre de l'hispanique. Du moins pour le moment.

____________________________________________

Don't you know that I'm toxic ? ∆
Look in my eyes, what do you see ? The cult of personality. I know your anger, I know your dreams, I've been everything you want to be. I'm the cult of personality ! Like Mussolini and Kennedy I'm the cult of personality! The cult of personality ! The cult of personality!  Neon lights, Nobel Prize… When a mirror speaks, the reflection lies. You won't have to follow me, only you can set me free.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.xmen-first-class.com/t3528-lana-mendez-i-m-a-showstop http://www.xmen-first-class.com/t3529-carnet-de-lana-mendez http://www.xmen-first-class.com/t3538-agenda-de-lana-mendez#50365

Neal Mathesson
avatar

Agent de la CIA



▬ Date d'inscription : 22/05/2013
▬ Messages : 316
▬ Crédit(s) : Billie Stevenson (avatar)
▬ Autre(s) compte(s) : Dylan J. Steinberg
▬ Points : 155
▬ Célébrité de l'avatar : Ed Quinn
▬ Âge du personnage : 38 ans
▬ Métier/études : Agent de la branche anti-mutants à la CIA



MessageSujet: Re: When the past holds us   Mer 2 Sep - 19:50


Ce n’était pas de l’inquiétude, ce n’était pas de la crainte. Ca l’intriguait juste de la voir là, assise à ses côtés, ça le titillait, comme une démangeaison qui lui parcourait le corps, lui faisait frétiller la peau autant que ses prunelles qui se plaisaient à sonder son adversaire. Mais était-ce le nom approprié pour qualifier la brune ? Après tout elle ne lui avait encore lancé aucun défi. Il y avait seulement le jeu des apparences, le jeu de devinette, le jeu des intentions qui se cachait sous la surface. Non ce qui faisait briller ses yeux c’était la curiosité maladive, le besoin compulsif de contrôler son environnement et connaitre le pourquoi du comment de chaque chose.

Il voulait bien croire sans problème que ce n’était que le travail qui avait dicté ses pas ici, mais ce qui focalisait nettement plus son attention c’était le genre de travail qui pouvait nécessiter les talents de Lana. Ce qui lui faisait se poser de nouvelles interrogations en même temps qu’un nouveau regard sur celle qui lui tenait compagnie. Il réfléchissait trop, c’était de ses défauts contre lesquels il ne pouvait pas lutter, même au cours d’une rencontre des plus innocentes. C’était comme un instinct de survie contre lequel il ne pouvait pas lutter. Même si elle n’avait jamais vraiment eu de rôle dans les affaires de sa famille. Du moins pas à sa connaissance, mais c’était une histoire qui remontait à plusieurs années. Pourtant un doute subsistait en lui. Rien qui n’entache la parfaite neutralité de ses réactions, mais son esprit restait toujours un élément indomptable de sa personne.

Parce qu’il n’était pas de ces imbéciles qui se limitaient à la surface au lieu de recueillir consciencieusement les indices révélant ce qui se dissimulait derrière cette même surface. Indices… Ces derniers temps, il les passait trop souvent à recueillir des indices. Rien de bien répréhensible en soi, au contraire, surtout dans son travail… mais ces indices portaient sur une affaire qui était définitivement résolue et qui le touchait surtout de trop près. Mais il s’obstinait, en faisant sans doute trop, mais ce n’était justement qu’un point de vue, il aurait fallu souffrir de myopie pour s’imaginer qu’il n’y avait rien au-delà. Myopie… La métaphore était sans doute appropriée. Jusque-là, aucun détail, du moins à sa connaissance, aussi insignifiant soit-il, n’avait pu échapper à son attention lorsqu’elle se focalisait sur un mystère à résoudre, mais ce regard perçant, il restait concentré sur le passé, le remontant en suivant les racines d’une affaire.

Et cette jeune femme elle était comme un élément surgit du passé, et cette image passée il ne pouvait s’empêcher de la superposer à celle du présent. D’où les questionnements qui lui faisait lancer ces regards intrigués. Et de toute évidence il n’avait pas été des plus discrets.

-Navré mais même si je ne remets pas en doute votre charme, je suis un homme marié.

Du moins il se voyait encore comme un homme marié. Et même si il avait bien compris la note de second degré dans cette dernière phrase, il n’avait pu s’empêcher d’y répondre.

-Mais en effet nos chemins se sont déjà croisé plus d’une fois par le passé, mademoiselle Mendez c’est ça ? …

Il avait plissé des lèvres, comprenant finalement qu’elle ne l’avait simplement pas reconnu, effaçant une partie des questions qu’il se posait. Et finalement il lui avait tendu la main.

-Neal Mathesson, j’ai souvent rencontré votre famille par le passé, mais il est vrai que ça remonte à plusieurs années.

Dis comme ça on pouvait simplement penser qu’il avait évolué dans le même cercle que la famille Mendez, au lieu de jouer les espions infiltrés. Une idée ridicule ! Il avait été un loup dans la bergerie, dissimulé derrière une peau de mouton et pas l’inverse. Même si la métaphore n’était guère appropriée, étant donné la nature des moutons sur lesquels il devait refermer ses crocs. Des moutons qui n’avaient rien en commun avec l’agneau sans défense. Mais lui non plus il n’avait rien de l’agneau innocent. Oui, quitte à inverser la métaphore, un agneau ne serait jamais passé inaperçu en se glissant dans la tanière des loups. Il n’aurait jamais pu se ménager une place parmi eux s’il n’avait pas partagé les mêmes griffes, le mensonge, la manipulation, la capacité à tuer si cela s’avérait nécessaire à ses buts ou à sa survie, sacrifier des pions pour avancer sur l’échiquier…

Il avait alors repris une petite gorgée de son verre, toujours curieux de cette rencontre, mais c’était là l’occasion de refaire connaissance d’une certaine façon. Sur un terrain plus neutre à première vue.

-Etes-vous ici pour affaire ? Ou avez-vous le temps de discuter un peu ?

Ce n’était pas une question piège, mais elle avait mentionné plus tôt que le travail l’avait amené jusqu’ici et il ne voulait pas la retarder malgré toute la curiosité qu’il éprouvait à cette rencontre.

Spoiler:
 

____________________________________________





Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.xmen-first-class.com/t3476-neal-mathesson-drawing-the http://www.xmen-first-class.com/t3506-carnet-de-neal-mathesson http://www.xmen-first-class.com/t3507-agenda-de-neal-mathesson

Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: When the past holds us   


Revenir en haut Aller en bas
 

When the past holds us

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
• RAGE AND SERENITY™ • :: SALLE D'ARCHIVES :: ARCHIVES : ANCIENNES VERSIONS :: ANCIENS SUJETS RP-