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 Weapon of choice # Kassima

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MessageSujet: Weapon of choice # Kassima   Jeu 10 Sep - 14:05






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Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 5 novembre 1962
Météo (approximative) : Nuageux, doux.
Matin, après-midi, soir : Fin d'après-midi. Le ciel s'obscurcit.
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé





Lors de l'attaque des missiles de Cuba, les humains avaient confirmé à Erik qu'il ne fallait pas leur faire confiance. Les agents de la CIA craignaient les mutants, c'était un fait. Pour eux, ils n'étaient que des monstres bons à enfermer ou à tuer. Ils n'avaient pas hésité à sacrifier l'un de leur agent, Moira MacTaggert, pour éliminer le petit groupe des X-MEN qui leur avait sauvé la vie. Fort heureusement pour Charles, Moira fut sauvée. Erik était parvenu à arrêter leur attaque, mais son acte ne fut pas sans conséquences. Charles avait perdu l'usage de ses jambes. Les humains faisaient encore moins confiance aux mutants. Aujourd'hui, ils prenaient en chasse tous ceux qui étaient suspectés d'avoir des dons extraordinaires. D'être dangereux pour leur société. Erik s'entourait alors de mutants capables de se défendre. Il voulait que sa confrérie s’agrandisse afin d'être prêt en cas de nouvelle guerre. Il voulait protéger de nombreux mutants d'une mort presque certaine.

Aujourd'hui, Magneto avait passé sa journée à suivre un agent de la CIA qui avait pris part à la chasse aux mutants. Il l'avait donc suivi jusqu'à l'intérieur d'un petit centre commercial dans le but de le menacer. Puisque son équipe prenait un malin plaisir à faire des mutants leurs prisonniers, Erik se devait d'intervenir. Il voulait faire libérer les quelques jeunes membres de sa confrérie qui étaient enfermés dans des cellules comme de vulgaires rats de laboratoire. L'agent monta les marches d'un escalier, l'air serein. Erik le suivait à quelques mètres et attendait qu'ils soient seuls pour agir. Il perdit malheureusement la trace de l'homme qui avait dû se faufiler à l'intérieur d'une boutique. Erik était prêt à jeter un œil partout pour le retrouver. « Ou est-ce que tu te caches... » Sans le vouloir, il bouscula une personne qui se trouvait sur son chemin. Et il ne s'excusa pas. Il était trop concentré sur sa traque et continua sa recherche en s'éloignant un peu plus, vers les toilettes publiques. Là, l'agent le plaqua contre le mur et posa la pointe de son arme contre la tempe d'Erik. « Je vous ai vu à plusieurs reprises aujourd'hui. Vous êtes ce mutant, n'est-ce pas ? »


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Kassima Isabelle
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▬ Date d'inscription : 18/08/2015
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Sam 12 Sep - 18:17


La dentelle d'un mauve pâle sur ses jambes, c'était ce qu'elle ressentait le plus en cette seconde. À la fois douce et fragile, chaque pas lent témoignait du songe éveillé dont son esprit s'entremêlait. Une douzaine de roses rouges pendues dans sa paume droite qui pointaient le sol. Elle, Kassima. Cette femme qui n'en avait jamais été réellement une. Ses doigts jouaient avec nonchalance autour de son cou. L'objet de son tracas s'avérait être une chaîne en or pur. Celle-ci portait les lettres de son prénom. Ce bijou, l'un des seuls en sa possession, fut un cadeau de ses enfants biologiques. Ses triplés lui avaient donné ce présent un an auparavant, lors de leur discussion dans un café en compagnie de leurs parents adoptifs. La jeune damoiselle avait craqué des million de sourires, explosé des million de fois en éclats. Ce jour de bonheur pour son instinct maternel résidait dans une petite chaîne qu'elle arborait autour de son cou en permanence - sauf pendant ses heures de travail.

Revenant d'un rendez-vous arrangé peu fructueux, Kassima avait informé son partenaire de son total désintérêt à son égard. Ce n'était pas personnel, mais sa personnalité était pacifique et délicate. Un homme dont l'orgueil est plat ne mène à rien. De plus, sans nature autoritaire, leur contrat de mariage serait insupportable pour elle. La raison de son refus demeurait l'impossibilité pour le coeur de la jeune femme de trouver une autre personne à idolâtrer. Au-delà des tracas sentimentaux, au-delà de son intuition maternelle, ce désir insaisissable de suivre la chose l'obsédait. Personne ne correspondait à l'identité de cette passion. Et aucun homme à ce jour n'avait pu la représenter à la perfection. Il ne s'agissait pas d'obéir aux commandements d'un dieu tels les catholiques, mais de chasser un idéal. La chose: un idéaliste. Trouver un mari de nouveau, c'était un objectif que sa collègue de travail avait jaugé essentiel pour son futur. Vivre dans une maison en banlieue et dix enfants serait aussi deux conséquences de cet avenir imaginé. Certes le suicide de son maître ombragea ses plans. Kassie s'arrêta en plein milieu du centre commercial. Ses épaules se relevèrent vers l'avant, pendant que sa robe retombait sur sa silhouette frêle. Tout son être tremblait.


« Ou est-ce que tu te caches... »



Ne pouvant voir le bras qui passa littéralement par-dessus sa tempe, ce qui était normal étant donné sa petite taille. La chute fut rude, mais ce qui l'acheva demeura la sensation de sa chaîne se briser. Celle-ci s'accrocha à la manche de l'homme, lui tirant quelques cheveux blonds au passage. Dans l'espace dune seconde, elle se retrouva sur le sol et n'aperçut que le dos de l'étranger. Ses iris d'un violet torrentiel libérèrent quelques larmes. La douleur de son postérieur contre la céramique ne l'affectait guère, mais se séparer de ce bijou lui causa un vide des plus intenses. C'est alors que la pensée d'une lettre revint la hanter, la brûler tel un zénith de sa beauté sur ses rétines. Sans s'en rendre compte, son corps s'était redressé d'un bond. D'un pas rapide, l'ancienne esclave suivit l'ombre de l'étranger.

Sur ce, Kassima tomba sur la dite scène. Deux hommes qui semblaient se haïr, une phrase contenant un mot inconnu, une arme à feu. Une arme à feu. Une arme à feu. Tout sa conscience ne fit que s'arrêter à cette caractéristique. Les mots se répétèrent à l'infini dans le fil de son esprit. La jeune femme au teint basané remarqua la tête de l'homme armé se retourner vers elle l'espace d'une seconde ou deux. Par la suite, le rire d'une petite marmaille lui vint à l'ouïe. Circulant derrière elle, sans remarquer l'échange entre les deux hommes, les nerfs de Kassie lâchèrent. Dix secondes plus tard, les enfants disparurent dans une boutique de sucreries et de peluches. Elle fit trois pas dans leur direction, dépassée d'elle-même. Des yeux violacés fixaient l'agent armé en croyant définitivement qu'il était responsable, qu'il était le vilain de l'histoire. En voyant son arme, ses pensées devinrent saccadées. Son maître qui s'était donné la mort, elle-même qui n'avait pas pu le suivre. Sa main droite, celle qui tenait le bouquet roses rouges, vint heurter la plomberie qui grimpait le mur près d'elle. En l'espace de trois secondes, tout le désespoir qui l'habitait se déchaîna.


Du dos de la jeune femme, une aile enflammée se matérialisa afin d'enflammer les fleurs. Ces dernières touchant les tuyaux à haute pression éclatèrent sous l'impact des flammes. De l'eau et du gaz se répandirent sur le sol. Les deux liquides mélangés composèrent un mélange parfait pour permettre aux flammes de se répandre autour d'eux. Une alarme d'incendie résonna bientôt. La panique se répandit aussitôt, évacuant les lieux. Bientôt, les pompiers seraient sur les lieux accidentés. Kassima gisait au sol, son avant-bras droit parsemé d'éclats métalliques et de flammes. L'ancienne esclave se redressa, son bras recroquevillé contre son estomac. Toujours sur l'adrénaline, elle recula contre le mur opposé. Remarquant l'agent blessé par l'intervention de la chose, la jeune femme s'aperçut avec horreur que l'arme à feu était à ses côtés. Sans pouvoir utiliser sa voix, Kassie s'éloigna en se redressant. Effrayée, elle trembla encore et en perdit ses escarpins. Ses pieds nus écrasèrent les flammes, laissant l'empreinte de ses pas sur le carrelage. Elle quittait, elle fuyait comme toujours. C'était tout ce qu'elle savait faire. Même lorsque sa robe ruisselait de flammèches sans la blesser.

Et à cet instant, les images refirent surface dans sa mémoire. Une lettre de son maître qui présentait ses remords et ses excuses. Une conclusion qui invitait Kassie à le rejoindre dans la mort. Il lui avait envoyé l'arme à feu par la poste. Elle n'avait qu'à pointer l'arme contre son front et appuyer sur la détente. Certes elle n'avait pas réussi. Le courage de quitter ce monde lui avait filé entre les doigts. L'arme jetée dans un courant d'eau, la jeune femme avait retourné à son quotidien sans en faire un drame. Cependant, à la vue d'une autre arme, ce souvenir venait la terroriser jusqu'aux tréfonds de son inconscience.
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Mar 15 Sep - 16:37




Le métal froid devînt de plus en plus chaud à mesure qu'il s'appuyait contre la peau du mutant. Erik tenta de se reculer mais fut pousser contre le mur avec une certaine force. Il laissa tomber son idée pour penser à d'autres plans. S'il se faisait passer pour un idiot suffisamment longtemps, Erik aurait la possibilité de surprendre l'humain avec sa mutation. Il éviterait également de mourir de façon grotesque avec une balle dans la tête. Même avec un tel pouvoir, le mutant ne pouvait pas prévoir sa sécurité. Un coup de feu trop rapide et s'en était fini pour lui. L'agent de la CIA fouilla rapidement Erik et glissa une main dans sa poche. Il n'avait aucun papier sur lui. Pas d'argent. L'agent n'avait rien qui lui prouvait que Erik était un mutant, sauf peut-être son physique. Son visage était affiché partout dans les dossiers secrets de la CIA. « Mais oui, c'est vous. Vous avez retourné des missiles contre nos soldats. Vous n'êtes qu'un monstre, vous savez ça ? » Content d'avoir comme appât l'un des hommes les plus recherchés des États-Unis, l'agent afficha un large sourire en fouillant dans ses propres poches alors que son regard tomba sur un témoin. Mais il ne sembla pas s'en soucier plus de deux secondes. Il était un agent de la loi, non ? Et que cherchait-il à faire en fouillant ses poches ? Trouver des menottes pour attacher le mutant ? Erik voulut retourner l'arme contre lui, puisque le moment était venu. L'agent ne faisait plus attention à lui. Et il n'était plus préoccupé par sa recherche de liens pour attacher le mutant mais par des flammes qui s'élevèrent brusquement vers lui. Dans un élan de surprise, Erik s'élança sur le sol un peu plus loin, tout comme l'agent. Mais tous deux furent touchés. Erik ressentit de légères brûlures néanmoins douloureuses sur son avant-bras alors que l'agent se tenait le visage des deux mains.

Une fois l'étonnement passé, Erik tenta de voir d'où pouvait bien provenir ces flammes qui étaient apparues sans s'annoncer. Il ne lui semblait pas avoir entendu un bruit d'explosion. C'est alors qu'il remarqua une silhouette féminine non loin de lui et de l'agent, derrière les flammes. Toussant à cause de l'odeur de gaz et de fumée, Erik posa son revers de manche contre son nez et sa bouche en se redressant. Il se fichait bien de laisser l'agent blessé sur le sol. Il n'était pas son ami et il préféra suivre cette silhouette qui s'éloignait. Qui était-elle ? Étaient-ce les flammes qui donnèrent l'impression à Erik que l'inconnue possédait des ailes dans le dos ? Toutes ces questions ne pouvaient rester sans réponse. Le mutant accéléra le pas en essayant d'éviter les flammes, se souciant qu'à demi de la douleur qui le lançait dans le bras.

Au dessus de l'inconnue, le plafond en métal des allées du centre commercial semblèrent prêtes à céder. Le craquement, de plus en plus important, menaçaient la sécurité de la mutante. Erik en était maintenant sûr, elle en était une. Le feu ne semblait pas lui faire peur et ces ailes... Un craquement de plus accompagna la chute d'une taule. Erik leva alors la main vers celle-ci au moment où elle allait s'écraser contre le sol. Le morceau de métal lévitait en l'air un petit moment avant d'aller s'écraser contre un mur à proximité. D'un geste rapide, Erik se dirigea vers la mutante, prêt à la suivre malgré le danger environnant. « Il faut sortir d'ici le plus vite possible ! » Il ne savait pas vraiment s'il était judicieux de l'aider à sortir ou si elle pouvait le faire d'elle-même. Mais la mutante semblait apeurée. Peut-être que sa mutation se manifestait tout juste ? « Les escaliers de secours sont par ici... » Comme pour la rassurer sur le fait qu'il était de son côté, Erik força la porte de sortie sans même la toucher. « Venez... » Il tendit la main en plongeant son regard dans celui de l'inconnue. Son visage ne lui semblait pas vraiment étranger.




Dernière édition par Erik Lehnsherr le Mer 23 Sep - 10:53, édité 2 fois
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Kassima Isabelle
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Mer 16 Sep - 5:19


La chaleur ruisselante sur ses cuisses, la vie enflammée qui grimpait sur sa silhouette, ses vêtements qui devenaient des lambeaux au rythme que ses flammes s'appropriaient la victoire; une vraie descente aux enfers. Bien qu'elle tentait de demeurer elle-même, de ne pas laisser sa passion pour ses capacités se multiplier au fil des boutiques environnantes, Kassima se sentait chuter lentement. L'image de l'agent au faciès blessé vint la tourmenter. L'arme abandonné au creux du couloir l'effleura, déclenchant un torrent de flammèches à sa droite. La tresse de la femme partit en flammes, se libérant en des boucles mouvantes d'un blond doré. Se retournant sur elle-même pour tenter de les éteindre, dans une vaine tentative pour effacer son image de démon aux yeux des mortels, elles apparurent. De la chair de son dos nu, ses flammes vinrent créer des ailes terrifiantes. À peine larges d'un mètre, le feu vint l'entourer dans l'espoir de la réconforter. Au loin, des religieuses s'écrièrent. De l'autre côté, des enfants la pointèrent de leurs petits index. Tous évacuèrent au mieux de leurs capacités.

Le souffle coupé par leur jugement, elle n'entendit pas les craquements du toit. Certes une taule chutait en direction du sol sur sa gauche. La créature au deux tiers recouverte de flammes s'arrêta. Son corps reprit l'apparence de son épiderme. Kassie avança de quelques pas, se concentrant sur sa chaîne perdue. Elle se rappela de ses chérubins, de ses triplés qui l'aimaient malgré son passé et son absence. À cet instant, ses yeux violacés se relevèrent pour apercevoir le toit s'effondrer. La mort l'attendait déjà à bras ouverts, espéra-t-elle en secret. Or, le métal s'arrêta sur place. Fixée sur l'objet en métal, ses deux pupilles s'arrondirent - incrédules. La damoiselle désormais vêtue de lambeaux lilas approcha sa main vers l'objet, mais la retira lorsqu'il s'écrasa d'une force indomptable au mur. Trop surprise par l'événement pour formuler un seul mot, Kassie remarqua enfin l'homme qui l'avait bousculé. La trajectoire impossible de la taule, jumelée aux mouvements de l'homme créèrent un lien dans l'esprit de la jeune femme.


C'est alors que la mutante demeura stoïque lorsque l'inconnu lui adressa la parole. Ils n'avaient aucun lien, aucun échange précédent. Certes il l'avait suivi depuis le début de l'incendie. Elle nota un accent que son esprit ne parvint pas à identifier dans le feu de l'action. L'étranger parlait de trouver la sortie par la voie des escaliers puis son prochain acte frigorifia la jeune malaisienne. La porte, à quelques mètres d'eux, s'ouvrit d'un coup sec. Elle regarda le comportement de l'homme en essayant de discerner ses intentions. Toutefois, le bâtiment ne lui offrirait guère le luxe de prendre son temps. Des larmes coulèrent sur ses tempes: tout commença par une, tout se conclut par des dizaines. Tenant toujours son bras droit contre son abdomen, Kassima remarqua enfin l'avant-bras de l'homme atteint de légères brûlures. Le remords lui écrasa la conscience, mais pas autant que le désir de prendre la main qu'il lui tendait. Le violet de ses iris dévoila son tourment des plus purs, son isolement des plus profonds. Et le bleu de ce regard semblait vouloir la rassurer sur les intentions du mutant - nommé comme étant un monstre il y a à peine quelques instants.

« La chose...Vous l'avez...»

Réalisant que son discours n'avait aucun sens, elle secoua son minois encore empreint de larmes. Kassie mit fin à son hésitation et accepta la main tendue dans sa direction. Ce type d'événement lui semblait tout à fait irréel. Rencontrer d'autres personnes avec de telles capacités, différentes de surcroît - le tout la fascinait. Ses doigts tremblaient, agités, affamés de flammes. Incroyablement bouillante, la chair de la damoiselle semblait presque rayonner. Ils s'enfuirent par les escaliers. Marcher pieds nus ne lui faisait rien. Elle qui avait vécu si longtemps nue et enchaînée aux pieds de son maître puis de son mari. Suivant l'étranger d'un pas saccadé dans les escaliers de métaux, la jeune fille réussissait à suivre le rythme malgré son état émotionnel peu stable. Éventuellement, elle dut supporter son bras droit avec le gauche. Le métal dans son bras commençait à la déranger. Cependant, cette sensation n'affecta pas sa vitesse. Elle voulut formuler une phrase, mais des pleurs revinrent noyer chaque tentative de parole que ses lèvres tentèrent.

« La sortie! »

Kassie devança l'étranger en direction de la porte, l'ouvrit de ses petites mains de japonaises. La mutante s'aperçut du ciel obscur, rempli de nuages noircis. Un orage semblait s'annoncer pour les prochaines heures. La fumée régnait désormais au-dessus du centre commercial. Ses pieds bondirent sur l'asphalte comme si l'inconfort lui était inconnu. Les roches pointues n'affectaient plus la corne de ses talons. Dégageant sa lourde chevelure de son dos, elle plaça ses boucles sur l'une de ses épaules. Malgré ses tatouages, d'immenses cicatrices, certainement d'anciennes brûlures, zébraient son dos - dont le chiffre quatorze. La mutante continuait à avancer aux côtés de l'étranger. Aucun mot ne parvenait à quitter sa gorge tant sa fascination était immense.
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Mer 23 Sep - 11:20




Laisser mourir les siens ou les aider ? Erik n'avait peut-être pas de bonnes intentions envers les humains, il n'en restait pas moins quelqu'un de juste qui avait des sentiments. Surtout s'il s'agissait de sauver la vie d'un mutant. Magneto n'avait donc pas beaucoup réfléchit avant de tendre la main à cette parfaite inconnue qui semblait pourtant tout avoir déclenché autour d'elle. Mais était-elle consciente de sa nature ou avait-elle besoin qu'on la guide ? Pour Erik, il s'agissait d'une opportunité comme d'une autre. Il connaissait un grand nombre de mutants qui ignoraient qu'ils n'étaient pas seuls. Lui-même s'était pensé seul avant de rencontrer Charles Xavier. Et ce sentiment, cette impression d'être différent et de n'avoir personne à qui parler, ce n'était pas vraiment agréable. On pouvait avoir peur ou, au contraire, se sentir tout puissant et faire tout et n'importe quoi autour de soi. Erik attendit donc, main tendue, le regard posé sur cette jeune mutante apeurée et son visage noyé de larmes. « La chose...Vous l'avez...» Erik fronça les sourcils, incertain. Il ne savait pas de quoi voulait parler la jeune femme ni ce qu'elle allait dire ensuite. Elle s'était tut et secoua la tête. Si par chose, elle entendait son pouvoir ou sa mutation physique, Erik se ferait une joie de lui apprendre que d'autres mots étaient plus appropriés pour cette magnifique différence qu'elle possédait.

Finalement, la jeune femme prit la main d'Erik. Surpris par la température corporelle de celle-ci, le mutant eut un moment d'hésitation. Puis, il décida de ne rien faire. De laisser sa main là où elle était. Le plus important, maintenant, était de trouver la sortie en prenant les escaliers. D'un pas pressant, les mutants descendirent les marches alors que le feu semblait détruire de nouvelles parcelles du bâtiment à l'étage supérieur. « La sortie! » La jeune femme se précipita en avant pour ouvrir la porte. Elle semblait si fragile. Erik la suivit en remarquant que son bras était blessé. Du métal était enfoncé dans sa peau. Ce ne fut seulement qu'après quelques secondes que le mutant leva les yeux vers le ciel assombri. L'orage allait peut-être apporter suffisamment de pluie pour aider les pompiers à éteindre l'incendie du centre commercial. En attendant, Erik devait s'occuper de l'inconnue. La mettre à l'abri, la soigner. Il ne pouvait pas lui laisser courir le risque de se rendre dans un hôpital.

En accélérant le pas derrière elle, Erik porta son attention sur le dos de la demoiselle. Des tatouages étaient dessinés sur sa peau, ce qui n'était pas commun à l'époque actuelle. Elle possédait également d'étranges marques, des cicatrices, et le chiffre quatorze. Erik repensa à son propre bras, qui possédait une série de chiffres depuis sa visite dans les camps de concentration. Curieux, il attendit néanmoins le bon moment avant de poser toutes ses questions. Pour l'heure, il se décida à stopper la jeune femme dans sa marche. « Vous devriez faire examiner votre blessure. Vous risquez de vous infecter. » Ou il pouvait retirer le métal dans son bras. Mais Erik n'était pas médecin. Il n'avait rien sur lui pour soigner la jeune femme une fois le métal retiré. « Je peux toujours vous aider à retirer le bout de métal, mais je n'ai rien pour nettoyer la blessure. » Autant la mettre au courant, au cas où elle pouvait se rendre chez elle, ou ailleurs. « Ou je peux retirer le métal et bander votre bras avec un bout de tissu. » C'était une autre solution.

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Kassima Isabelle
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Dim 27 Sep - 3:39


« Venez. »


Dénuée d'émotions, sa voix ne prononça qu'un seul mot pour dévoiler ses intentions. Interrompue dans sa marche par l'étranger dont l'accent l'intriguait, la mutante le contourna en continuant de supporter son bras droit avec le gauche. Regardant les cinq plaies sur celui-ci, elle ressentit assez vite la position des cinq petits éclats qui brûlaient ses chairs. Refusant l'aide de son pouvoir, elle accéléra le pas et prit une ruelle entre deux bâtiments immenses. Au bout de dix longues minutes, sans un seul soupir de douleur ou même une remarque afin de briser le silence mortel qui régnait entre eux, l'ancienne esclave s'approcha d'un escalier bloqué beaucoup trop haut pour elle. Se retournant vers l'inconnu pour tendre une main à sa droite, la main de la damoiselle tira sur une chaîne rouillée. L'escalier se débloqua aussitôt, et atterrit sur l'asphalte avec quelques grincements secs - sans être trop bruyants. L'étrangère au teint à la fois pâle et doré grimpa les marches aux dents métalliques avec ses talons qui commençaient à saigner eux aussi. Grimpant deux étages, arrivés au troisième, la jeune femme libéra une exclamation de surprise quand une fenêtre s'ouvrit violemment.

« Olà Kassima! Como estas? »

« Esta bien, muchas gracias. »

Une vieille brésilienne aux rides prononcées et à la voix grasse entama un dialogue en espagnol avec la jeune mutante pendant deux longues minutes. Cette septuagénaire avait des yeux vides, d'un gris si translucide qu'il semblait être cristallin. Visiblement aveugle, sa voix grasse craqua plusieurs rires avant de tendre une tarte à sa voisine. La grand-mère referma plus doucement sa fenêtre, et alluma une musique très bruyante remplie de vie. La mutante se demandait si l'étranger était encore parmi eux lorsqu'elle se retourna pour s'assurer que c'était bien le cas - un visage sérieux continuait de revêtir ses traits. Tenant désormais un plat bouillant dans sa main gauche, la jeune femme semblait tenter de la cacher. Deux étages plus haut, son bras droit se mobilisa avec misère pour ouvrir les pans d'une grande fenêtre. Les carreaux montraient une pièce luxueuse, impeccablement nettoyée du plancher de bois au plafond noir. La décoration était sombre et modeste, voir même minimaliste. Rien ne ressemblait aux coquetteries d'autres veuves vivant seules. Les murs arboraient deux ou trois peintures, mais aucun portrait photo. Une fois rentrés, la foudre fusa dans le ciel et une averse se défoula sur le toit.


Soudain, Kassie déposa la tarte aux pêches sur la table du salon qui faisait face à sa cheminée clôturée de deux grilles cimentées au mur et de chaînes - des lambeaux de couverture et d'un oreiller en plume y résidaient. Au milieu du dessert se trouvait un petit pot de fleurs en céramique. Il s'agissait d'une orchidée sauvage, d'un violet magnifique. La mutante se releva d'un bond, allant dans une pièce annexe pour en ressortir aussitôt avec trois boîtes blanches après s'être lavé les mains. Les déposant près de la tarte, Kassie s'agenouilla sur le plancher pour se soigner. Sa chevelure vint l'entourer dans une myriade de boucles cendrées.

Ouvrant la première boîte pour y prendre des pinces en métal, aussi grosses qu'un outil, la mutante retourna son avant-bras droit et commença à retirer les corps étranger de ce dernier. Avec un stoïcisme militaire, la jeune femme arriva assez vite au quatrième morceau sans un seul gémissement. Ne pouvant retirer le dernier avec son outil, mais obstinée à prendre soin d'elle-même, elle prit des pinces plus petites. Un placard près de l'entrée avait l'une de ses portes ouverte. Une armée d'uniformes blancs y figuraient, dont quatre jetés dans un panier à côté - tous ensanglantés. Au bout d'un moment, toujours accompagné du mutisme de la mutante, le minuscule bout de métal fut retiré dans un soupir de soulagement. Kassie ouvrit deux bouteilles d'eau saline stérile et nettoya ses plaies. Appliquant un pansement à son bras, elle nettoya simplement ses talons. Relevant son regard vers l'inconnu qui l'avait aidé, Kassie ouvrit une seconde boîte rempli de matériel médical en sortit des pièces utiles pour soigner des brûlures. Baissant son regard en direction du sol, ses lèvres tentèrent de parler enfin.

« La peur...me fait perdre mon contrôle. »


Étonnée d'avoir retrouvé la raison au coeur de ses phrases, elle cacha ses mains tremblantes dans son dos. La pluie battait les carreaux avec violence, tandis que l'obscurité assombrissait les lieux. L'ombre se propageait sur la jeune femme qui laissait son regard se promener vers sa cheminée très ancienne. Les grilles étaient écartées comme si quelqu'un en était sorti ce matin même.

« Les armes à feu... »

Sa voix s'arrêta sec, bloquant l'effleurement de cette pensée de nouveau dans le fil de son esprit. Frémissante, la jeune femme se releva pour s'approcher des vieilles pierres grises. Aussitôt rentrée au creux de cet endroit noirci par le flammes, la moitié de son faciès s'illumina. Refermant les grilles de métal derrière elle, Kassima mit feu au bois qui l'entourait. L'autre moitié de sa silhouette demeurait visible. Après quelques minutes, la jeune femme fut noyée de ses propres flammes. Le phénomène demeurait époustouflant. Sa silhouette se discernait légèrement derrière les barrières de métal - une jambe, un bras pansé, des boucles blondes, un chiffre quatorze.

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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Ven 9 Oct - 10:43


Erik aurait pu retourner auprès de ses membres, dans la forêt. Mais il ne l'avait pas fait. La mutation de l'inconnue l'intriguait. Il la regarda marcher avec admiration tout en se questionnant sur l'étendu de son pouvoir. Lorsqu'ils arrivèrent dans une ruelle, Erik resta attentifs aux moindres mouvements de la demoiselle. Son regard d'acier passa des nombreuses blessures de la jeune femme à l'escalier qu'elle venait de faire apparaître. Alors qu'elle grimpait vers les étages supérieurs, Erik remarqua que les talons de l'inconnue laissait des traces de sang sur le métal. Il marcha à la suite de ses pas en analysant le paysage autour de lui, comme pour tenter d'enregistrer le maximum d'informations. Dans un léger mouvement de surprise, Erik leva la tête vers une vieille femme qui se mit à échanger des paroles en espagnol avec la blessée. Patient, le mutant écouta la conversation tout en attendant la suite des événements. Lorsque l'échange de mots fut terminé, Erik porta son attention sur l'inconnue, s'assurant qu'elle voulait toujours qu'il la suive. Elle aussi sembla s'assurer qu'il était bien là avant de continuer sa route.

À peine Erik avait-il mis un pied dans le foyer de la jeune femme qu'un orage éclata. Le son de la pluie apaisait étrangement le mutant qui balaya la pièce du regard sans pour autant prêter attention aux détails. Son regard s'arrêta enfin sur l'inconnue qui était en train de retirer elle-même le métal de son bras. Erik haussa les sourcils, surpris par le courage de la demoiselle. Beaucoup auraient demander de l'aide du mutant, à sa place. Mais il n'en était rien et ses choix intriguaient de plus en plus Erik, qui retira sa veste pour soigner ses blessures, sans attendre quelconque autorisation. « La peur...me fait perdre mon contrôle. » Les yeux du mutant se levèrent lentement vers la jeune femme qui semblait envahie de vives émotions. « Les armes à feu... » Elle avait donc craint la petite scène qui s'était déroulée avec l'agent de la CIA ? Erik soupira en terminant de se soigner. « La peur a toujours cet effet. » Le mutant ne se souvenait que trop bien de la peur qu'il avait ressenti dans les camps. Peur qui avait déclenché sa mutation, sous le regard fasciné d'un Shaw machiavélique.

En se tournant, Erik remarqua que la jeune femme éclairait un feu. La mutation de celle-ci était absolument magnifique. Les flammes s'épousaient parfaitement avec la silhouette de la mutante. « Vous possédez une mutation remarquable, ma chère. » Toujours aussi flatteur, Erik demeurait toujours autant fasciné par la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il avait également remarqué à de nombreuses reprises le chiffre dans le dos de la jeune femme et fut de plus en plus curieux. « Que représente ce chiffre, dans votre dos ? » Erik possédait également une série de chiffre sur son avant-bras gauche. 214782. « Esclave ? »

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Kassima Isabelle
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Ven 16 Oct - 5:00


Un silence. Lourd et glacé. Ses yeux violets explosèrent d'entre les flammes tels des gemmes oubliées.

« J'ai été ignorante de me croire seule. »

Ses mains se resserrèrent sur les grilles, les entourant de ses doigts fins et délicats. Plus de la moitié de son corps s'enflammait désormais, dominant sa silhouette sans précédent. Un sursaut la prit. Ses mains tremblèrent, alors que les flammes s'évadèrent de sa bouche, et même de son regard. Aveuglée par sa propre mutation, la mutante frôla ses paumes sur les parois de la cheminée. Ramenant ses mains noires par la suie sur elle-même, elle recueillit les lambeaux enflammés de sa robe. Mise à nue, au sein d'un sens innovateur pour la jeune mère, qui reçut les deux dernières interrogations avec un geste de recul. Soudain, la moindre flamme disparut de son corps. Les bras fermés et les jambes repliées, sa main droite vint caresser sa gorge. Un simple acquiescement de tête suffit à répondre à la seconde, tandis que la première semblait demeurer un mystère.

« M'identifier, peut-être. »

Jetant son regard meurtri, dévasté par les traumatismes et décimé par la cruauté humaine, dans ceux de l'étranger, la sévérité de son faciès en dévoila la candeur à l'état pur.

« Je devais appuyer sur la détente, et j'ai désobéi. »


Un ton fébrile marquait chaque mot de sa compagnie. La présence même de la jeune femme devint fantomatique, à la fois dans le présent et dans son propre passé. Des démons semblèrent hanter son visage. Ses ongles vinrent se crisper sur son dos, là où ses brûlures formaient ce fameux chiffre. Libérant son épiderme de son emprise, la femme s'avança vers les grilles sans jamais les ouvrir.

« Je suis une mauvaise opportunité. »

La malaisienne n'était pas une femme redoutable. Elle ne demeurait qu'une proie facile aux yeux des autres. Cette vérité semblait connue par Kassima qui avait cru deviner dans la gestuelle de son invité l'étincelle d'une attente quelconque. La vue de son avant-bras marqué lui aussi par une série de chiffres pour l'identifier la frappa. Son visage était sérieux et froid, comme celui de mademoiselle Leicester. L'esprit de la mutante chassa son image de son esprit aussitôt. Vêtue de sa chevelure blond cendré, elle la repoussa vers l'arrière une fois de plus. Ses mains poussèrent les parois de métal, alors que sa silhouette disparaissait du foyer. Un feu y demeura, libérant sa lumière et sa chaleur au coeur des lieux. La jeune damoiselle prit une robe de chambre satinée qui traînait sur un fauteuil afin de le revêtir - la sensation de fraîcheur hantait ses chairs. Marchant en tenant son bras aux pansements brûlés contre elle, sa main droite ouvrit la porte d'entrée doucement.

Pensait-elle à inviter poliment l'étranger à quitter les lieux? Une boîte en carton siégeait sur le tapis d'entrée. Ses mains s'emparèrent du colis sans plus attendre. La porte fut refermée sans un seul bruit, verrouillée même. Cette boîte semblait très lourde, mais l'esclave vint la déposer sur la table de son salon. Son visage indifférent dissimulait un sentiment bien plus profond que la peur - une détresse inavouée, une volonté refoulée. Ses doigts tremblèrent, tandis que des perles roulèrent sur ses tempes. Une arme à feu fut découverte aussitôt. Bordée d'un nombre infini de munition, la malaisienne y plongea sa main sans la moindre crainte pour en ressortir une lettre manuscrite. Quelques taches de sang y figuraient. Déchirant la feuille sans même la lire, la pyromane se retourna en direction de la cheminée pour y abandonner le message. L'écriture en kanji y prit feu, crépitant et laissant les doigts de la damoiselle impeccables.

« Chaque jour, je reçois cet ordre. »

Cette phrase, de trop telle la précédente, suffit à expliquer de façon concise les derniers événements. L'épuisement la frappa. Plus violent que la fatigue, la silhouette de la jeune femme prit siège sur le sol. Elle referma les pans de son vêtement contre elle, l'âme tremblante.

« Si vous me le permettez, j'aimerais vous poser la même question: que représente votre chiffre? »
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Sam 24 Oct - 12:45


« J'ai été ignorante de me croire seule. » Malgré le magnifique spectacle qui se déroulait devant ses yeux, Erik écouta la mutante avec attention. Combien d'entre eux se pensaient seuls ? Beaucoup. Ils étaient tous éparpillés sur cette planète, à la recherche d'un semblable ou d'une forme de liberté. Ils étaient traqués comme des animaux sauvages ou craignaient de l'être. Le monde actuel ne permettait pas aux mutants de se sentir normaux, ce qu'ils étaient pourtant. Erik déplorait ce fait. Il sentait encore l'aiguille dans sa chair, celle qui l'avait marqué comme du bétail. La mutante, était-elle comme lui ? Une sorte d'esclave ? Il se le demandait. Il avait été un prisonnier des camps, mais elle, qui lui avait attribué ce chiffre ? Que représentait-il ? Erik avait osé poser la question. Sa curiosité envers l'une des siens était légitime. « M'identifier, peut-être. » Cette révélation donna un léger frisson à Erik. Frisson qui remonta dans sa nuque, ce qui l'obligea à soulever ses épaules pour le faire partir. « Je devais appuyer sur la détente, et j'ai désobéi. » Erik tenta de faire le lien avec tout ce qu'il connaissait. Cette jeune femme n'était pas d'ici, c'était certain. Il avait entendu des histoires, dans les journaux. Des histoires qu'ils soupçonnaient de mettre en avant la mutation, bien que les journalistes se limitait à imposer un mystère. Jamais personne, à cette époque, n'aurait pu faire un article en pointant le doigt sur les capacités surnaturelles d'un être presque humain. D'un monstre. Faisait-elle partie de ces nombreuses personnes à l'histoire tragique dont les médiats parlaient ?

« Je suis une mauvaise opportunité. » C'était assez triste à voir. Cette jeune femme avait été une esclave depuis un bon nombre d'année, à en juger par sa façon de parler, d'agir. Erik essayait de comprendre son raisonnement, en vain. Tout ce qu'il voyait, c'était une mutante égarée. Quelqu'un qui pourrait l'intéresser, éventuellement. Quelqu'un à qui il pourrait livrer des informations utiles. Il l'observa, avec pudeur, alors qu'elle se déplaçait pour aller récupérer un nouveau vêtement. Puis, dans un silence presque pesant, il l'observa récupérer un carton, puis un manuscrit, avant de le lancer dans les flammes. Curieux, à nouveau, Erik plissa les yeux en direction de son hôte. « Chaque jour, je reçois cet ordre. » Une certaine réalité vint frapper Erik de plein fouet. Lui avait-on demandé de se tuer elle-même ? Erik avait ses raisons de détester les hommes. S'ils étaient derrière cet ordre, encore plus.

La jeune femme s'installa sur le sol, alors que Erik décida de rester debout. « Si vous me le permettez, j'aimerais vous poser la même question: que représente votre chiffre?» Un soupir brisa le silence qu'avait instauré Erik depuis quelques minutes maintenant. Il était temps pour lui de se confier, à son tour, bien qu'il n'oubliait pas les questions qu'il avait en tête et qui étaient destinées à son hôte. « Ces chiffres représentent la folie des hommes. Ils me rappellent chaque jour que la peur des êtres humains est telle qu'ils se fichent totalement de faire du mal à des innocents. » Le souvenir de sa mère et de son père, à qui il avait été arraché, lui revint en mémoire. On l'avait privé de sa vie, d'un avenir meilleur. « Ce colis, que vous avez reçu, est-ce qu'il provient d'hommes qui connaissent votre condition ? Ils vous obligent à mettre fin à votre existence ? » Avant de la laisser parler, il reprit, sans même savoir si son raisonnement était juste. « J'ai entendu parler d'une histoire d'incendie, dans les journaux. Je ne me souviens pas exactement de tout ce que racontait l'article mais cela se passait ailleurs qu'ici. Est-ce que cela aurait un rapport avec vous ? » Il y avait énormément de personnes capables de faire tout un tas de choses dans le monde. Les chances qu'elle réponde par l'affirmative étaient minces. Mais Erik voulait en savoir plus sur la mutante. Elle avait un pouvoir hors du commun. Une beauté que les hommes refusaient de voir.


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Kassima Isabelle
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Lun 26 Oct - 4:41


Incapable de s'immobiliser en ces instants, Kassima se releva dès que l'étranger reprit la parole. Lorsque sa première phrase fut dite, à partir de la cuisine ouverte sur la salle de séjour, la jeune femme sentit son échine dorsale frémir. Des larmes pesèrent sur ses tempes dont le rose s'estompait à peine. Elle ouvrit un placard puis deux, pourquoi pas trois. Sur la pointe des pieds, elle put atteindre de la vaisselle. La honte de sortir un trépied ne lui aurait guère plu devant son invité. Prenant une théière en céramique pour la remplir d'eau fraîche d'une main, ses doigts montèrent un plateau. Un ensemble pour prendre le thé y fut installé. Écoutant d'une oreille attentive les interrogations de l'étranger, l'infirmière repoussa sa chevelure dans son dos afin de préparer les feuilles de thé. Tout semblait impeccable. Un ensemble de trois théières rassemblant deux théières d'eau fraîche et du café noir déjà prêt. Une série d'amuse-gueules et d'accompagnements tenaient compagnie à ses boissons. Une fois les feuilles moulues, la mutante plaça ses paumes au-dessus des théières d'eau à la température pièce. Tranquillement et sûrement, la vaisselle commença à chauffer. Des bulles retentirent à leurs tympans. Posant ses yeux violacés d'une tristesse incomparable dans ceux de l'étranger, la jeune veuve les déplaça sur une petite table près d'un fauteuil.

Trois photos banales de la jeune femme en présence d'autres membre du personnel hospitalier y figuraient. Toutefois, l'un des cadres fut entièrement réservé à un portrait de la jeune femme tenant une autre blonde dans ses bras - le sourire frôlant ses lèvres. Cette dernière semblait plus âgée, toute de blanc vêtue. Sa beauté et son charisme attiraient toute l'attention de la photographie. Le doux faciès de l'ancienne esclave, hanté de pleurs, une fois encore, fut séché par ses paumes. Se concentrant sur l'homme à nouveau, closant ses bras sur ses coudes, ses épaules semblèrent se redresser lentement. À son tour, elle soupira avant de s'ouvrir.

« Oui. Oui...Et oui... »

Serrant ses mains l'une contre l'autre, mordant soudainement sa lèvre inférieure, la mutante fit preuve de nervosité - bien qu'avec légèreté.

« J'ai été vendu - sous la forme d'un contrat de mariage - à un rival d'affaires de mon défunt maître lorsque j'étais expirée. Puis mon maître m'a donné l'ordre de...tuer mon mari.»

Un silence soudain surgit de sa trachée, pendant que le visage de la femme se durcissait. Elle respirait vite, mais une aura de calme imposée se joignait à son langage corporel.
Les complots orientaux de vengeance, de trafiquants d'esclaves et de drogues intéressaient beaucoup les médias des années soixante. La folie des hommes n'était pas sans rappel que les mutants pouvaient aussi y sombrer. Se confier à un étranger comme s'il était un psychologue - ou n'était-ce pas ce désir brûlant de tout brûler qui s'exclamait? La jeune malaisienne se détourna comme si admettre cet aveu ne l'effrayait plus autant que la seconde précédente. Dénuée de tremblements, se dirigeant vers son foyer, éloignée encore la moindre proximité à sa visite ou aux objets environnants, la mutante laissa place à ses flammes adorées. Une lueur de passion illumina son regard. Se lovant derrière l'une der grilles, son vêtement à peine enfilé alimenta le coeur du foyer. Promenant ses paumes contre les pierres noircies, sa vois s'éleva avec douceur une dernière fois:

« Je veux brûler ces hommes... »


Un autre soupir, la malaisienne orienta son visage au tiers brûlé vers son invité.

« Y a-t-il des hommes que vous aimeriez brûler? »
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MessageSujet: Re: Weapon of choice # Kassima   Mar 17 Nov - 15:53


Alors que la mutante s'affairait à préparer des boissons et des accompagnements, Erik observa curieusement la décoration de la pièce et plus particulièrement les photographies qui se trouvaient à sa portée. Il ne prit aucun cadre dans les mains, regardant seulement avec les yeux ces visages inconnus et ceux de son hôte, sur différentes images. La mutante avait l'air heureuse, dessus. Plus heureuse que ce qu'elle ne l'était actuellement. Il abandonna sa contemplation lorsque la jeune femme revînt à ses côtés, comme s'il avait eu peur d'être pris sur le fait. La curiosité était parfois un vilain défaut. Mais Erik se fichait quand même un peu de se montrer sans gêne. Sauf que, là, tout de suite, il n'en avait pas envie. Il respectait la jeune femme et son habitat. Il lui avait tout de même posé des questions, pour en savoir un peu plus. Avide de connaître la vie d'une inconnue, qu'il aurait pu laisser partir ou laisser seule depuis longtemps maintenant. Fasciné par sa mutation, Erik n'avait pas voulu s'en éloigner. Il n'attendait presque rien de cet échange, à part peut-être de voir quels étaient les pensées de la mutante. Ce qu'elle comptait faire de son don. Ce qu'elle pensait des hommes. Rien ne pouvait empêcher à l'esprit d'Erik d'imaginer de potentiels alliés. De potentiels soldats. Il n'était pas en mission de recrutement, mais croiser des mutants uniques avait toujours cet effet là sur lui. Une obsession. Un désir presque égoïste d'agrandir ses rangs, pour le bien de son peuple. Pour le bien des mutants.

« Oui. Oui...Et oui... » La réponse de la jeune femme avait brisé le silence. Erik posa son regard sur elle alors qu'elle poursuivait. « J'ai été vendu - sous la forme d'un contrat de mariage - à un rival d'affaires de mon défunt maître lorsque j'étais expirée. Puis mon maître m'a donné l'ordre de...tuer mon mari. » Erik ne comprenait pas vraiment comment les hommes, ou les mutants, pouvaient accepter de telles conditions. Avec un tel pouvoir, pourquoi ne s'était-elle pas enfui ? Il ignorait tout de la jeune femme, de sa façon de voir les choses. Aimait-elle son défunt mari ? Il avait entendu beaucoup d'informations concernant de tels faits dans les journaux. Son hôte en faisait sûrement partie, puisque l'une d'elles avait parlé d'un feu criminel, lui semblait-il. « Je veux brûler ces hommes... » Une lueur sembla danser dans le regard d'Erik. La mutante voulait une vengeance. Ce qui était légitime. Il n'avait même pas peur d'imaginer ce que pouvait faire ce bout de femme avec une telle capacité, même si celle-ci semblait dangereuse si elle était mal contrôlée ou entre de mauvaises mains.

« Y a-t-il des hommes que vous aimeriez brûler? » La liste allait être longue. Erik se contenta d'observer la jeune femme qui se rapprochait des flammes, laissant celles-ci danser dans le regard d'acier du mutant. « Vous n'avez pas idée à quel point. » Les hommes, les criminels de guerre, les membres de la CIA. « Avec un tel pouvoir, vous pourriez faire tout ce que vous désirez. Pourquoi ne pas avoir brûlé ces hommes pendant que vous le pouviez encore ? » Cette conversation n'aurait eu aucun sens avec une personne saine d'esprit. Pas avec Charles Xavier, en tout cas. « Si j'avais un tel pouvoir, je pense que je l'utiliserais pour beaucoup de choses. Pour défendre les mutants. Pour défendre ceux qui n'ont jamais demandé à être traînés dans la boue. » Une nouvelle pause invita le silence à revenir. Erik approcha de son hôte, se fichant pour le moment de prendre un café ou des biscuits, préférant de loin animer la conversation que la jeune femme avait entamé. « Avez-vous aimé votre mari ? »


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