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 Un nouveau type de décor : calciné

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Haru Watanabe
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▬ Date d'inscription : 10/05/2015
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▬ Crédit(s) : akira | tumblr
▬ Points : 36
▬ Age : 28
▬ Célébrité de l'avatar : Maki Horikita
▬ Âge du personnage : 19 ans
▬ Nom Mutant : Watt
▬ Pouvoir(s) : Électrokinésie (3/10)
▬ Métier/études : ...



MessageSujet: Un nouveau type de décor : calciné   Mar 29 Sep - 2:25






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Type du sujet : [♥] Flash-Back [] Présent
Date du rp : 28.09.2015
Météo (approximative) : Temps dégagé, température en baisse
Matin, après-midi, soir : Soirée/Nuit
Statut du sujet : [] libre [] privé
Statut du rp : [] en cours [♥] terminé




Le temps est clair, la lune est douce et agréable à regarder, j'ai passé la soirée sur le balcon à la contempler malgré le froid de canard qu'il faisait, puis je suis rentrée, j'ai fermé la fenêtre et je me suis directement couchée. Je suis tellement éreintée qu'il m'est impossible de rester consciente plus longtemps, aussi je m'endors très vite. Mes mains agrippent la couverture chaude tandis que des images souvenir se dessinent sous mes paupières, je vois alors un fondu noir s'estomper vers un lieu que je connais. La rue est sombre, les nuages s'épaississent et la pluie menace de tomber. C'est là que je dormais, près des poubelles et d'un lampadaire cassé avant de rencontrer ces quelques personnes qui m'ont comme ramassé à la petite cuillère. Mais revenons plus tôt que cela. Il n'y a pas si longtemps que cela, j'étais encore au Japon, je connaissais ma ville sur le bout des ongles et je m'y baladais autant que je le voulais, surtout pour éviter de rester à la maison et d'être un boulet pour mes parents. En effet, j'avais tellement d'ennuis à rester moi-même avec mes pouvoirs qu'il m'était difficile de rester chez moi, la peur s'emparait de moi lorsque je pensais à ce que mes parents pourraient encore trouver à dire sur mes anomalies ou cette malédiction. Alors je passais le plus clair de mon temps dans le garage de Ryuji et ça m'évitait bien des ennuis, jusqu'à ce qu'il décide d'aller se coucher, après quoi je retournais vagabonder dans les rues. Mais un soir, il m'est arrivé une drôle d'expérience, que dis-je, une expérience que j'aimerais qu'il ne se reproduise jamais ! Pas celle avec Meaghan hein, non, elle, c'est une adorable américaine... mais bien après.

Je traversais la route d'un boulevard à gratte-ciels et j'étais soudain prise d'une violente migraine qui me stoppait nette sur les passages cloutés, jusqu'à ce qu'une voiture arrivant à grande vitesse, freine d'un coup sec en faisant crisser ses pneus sur le goudron et klaxonne comme une timbrée. Autant dire qu'elle m'a totalement rendue folle, car non seulement j'avais mal au crâne et j'étais déconcentrée sur la retenue de mes pouvoirs, mais en plus de cela, mon cœur battait tellement fort que ça a déclenché chez moi une instabilité sans pareille. C'est là que tout a démarré, mes pouvoirs sont devenus incontrôlables. Tandis que la voiture avait terrassé ma sérénité et m'avait mise à genoux sur la route, j'avais des éclairs qui sortaient partout de mon corps. Mes bras, mes mains, mes jambes, mes cheveux, tout ! J'étais une vraie furie tremblant de la peur de ce qu'il m'arrivait mais j'étais surtout un danger imminent pour les habitants. Ce soir-là, mes éclairs se sont allongés au fil des secondes et des minutes qui défilaient, tandis que d'autres voitures s'avançaient vers moi, tentaient de m'esquiver et dérapaient d'un violent coup de volant jusqu'aux trottoirs où les conducteurs pouvaient atterrir, cela créait aussi des collisions entre d'autres voitures. Des cabines téléphoniques déglinguées, des feux déclenchés à droite à gauche, des devantures de magasins détruites et tout valdinguait jusqu'à ce que ça se calme. En effet, après cinq bonnes minutes de cascades en tout genre, les voitures s'étaient toutes stoppées et les conducteurs en étaient sortis. Je voyais du coin de l'œil larmoyant, un SDF sur le trottoir à ma droite, qui regardait sa bouteille d'alcool à la main et qui se demandait s'il n'était pas trop bourré. En fait, il me regardait, effrayé, et se demandant probablement comment ça pouvait être possible qu'une gamine puisse déclencher un tel bordel dans la ville, mais surtout comment ça pouvait être possible qu'un orage sorte de mon corps.

Oui, on entendait le grondement de mes éclairs à plusieurs mètres loin dans la rue, et les éclairs étaient tellement longs et épileptiques qu'ils se baladaient de droite à gauche entre les gratte-ciel, frappant et brisant plusieurs fenêtres de chaque immeuble, de chaque voiture, et allant même frapper quelques personnes. J'étais tellement effrayée, je n'avais jamais ressentie une telle peur de moi-même auparavant, j'en tremblais de tout le corps et je n'osais plus me relever, me redresser ou tenter de m'enfuir. J'étais un monstre impressionnant sur le coup, car les gens commençaient à fuir la rue en partant tous de leur coté, abandonnant tous leurs voitures, leurs poussettes vides, leurs vélos et autres affaires comme si elles étaient sans plus aucune importance. C'est vrai que les japonais ont tendance à laisser le matériel de coté et primer la vie jusqu'à ce que danger soit écarté.

Mais alors que je suis restée seule dans la rue durant une bonne heure à me vider de mon énergie corporelle et à hurler de peur, je me rendais compte que le seul qui restait dans la rue fut le SDF. C'est vrai, le pauvre, il n'a nulle part où aller, nulle part où fuir. Pour lui la seule sécurité qu'il lui reste est la rue, pourquoi changerait-il de rue en voyant une gamine affolée à cause de ses pouvoirs ?! Tant que les éclairs ne le touchaient pas, ça me rassurait, je voulais à tout prix éviter de le blesser. Puis j'ai entendu un bruit. Un espèce de bruit de vent étouffé mélangé à un sifflement métallique et mécanique. Ça provenait du ciel et j'ai tout de suite flippé en relevant les yeux, qu'est-ce que c'était que cet engin au juste ?! Il n'avait pas peur de voler aussi bas ? Moi j'aurais eu peur à sa place, mais à peine ai-je eu la pensée en tête que ma peur se confirmait : un éclair vint frapper le dessous de l'appareil non identifié et celui-ci divaguait de droite à gauche pour venir se poser en urgence sur un bâtiment d'à peine trois étages, derrière moi. J'entendis alors quelques voix qui sortaient de l'appareil volant et le SDF regardait sa bouteille d'alcool... mais t'es pas bourré bordel, j'te dis ! Moi aussi je l'ai vu ce truc... Enfin, ça je me le disais plutôt intérieurement en fait. Puis j'entendais des pas assurés approcher de moi, je baissais la tête, paralysée du reste de mon corps qui se vidait toujours de ses éclairs effroyables. Et je voyais ces quelques personnes qui contraient avec assurance dans leurs gestes et leurs pouvoirs également, mes éclairs. « M'approchez pas ! » Avais-je hurlé en japonais sur le moment, mais bon ils n'écoutaient ou ne comprenaient pas vraiment. J'avais tellement peur de moi et à celle-ci venait s'ajouter une autre peur : eux !

Des questions soudaines se retournaient dans tous les sens et se mélangeaient au reste de mes pensées qui bourdonnaient : Qu'est-ce qu'ils me veulent au juste ? Pourquoi ils ont des capacités hors du commun comme moi ? Je n'ai rien à voir avec eux, je ne les connais pas, qu'est-ce qu'ils font ici et pourquoi ? C'est là que je comprenais en voyant un mec plutôt beau gosse et blond me mettre une droite. Je tombais alors sur le flan gauche et ma tête heurtait le sol. J'étais incapable de me relever ou de bouger, mais mes pouvoirs se sont comme lentement résorbés. J'avais mal partout, mes membres étaient tous contractés et rigides en plus d'être tremblotants, dernière vision restait celle du SDF que je fixais les larmes aux yeux, soupirant de soulagement qu'il n'ait rien eu et n'ait pas été blessé. Puis je fermais les yeux dans ma perte de connaissance. Je n'avais pas su ce qu'il s'était passé après mais j'avais entendu plusieurs fois une voix masculine dans ma tête durant ce long sommeil avant que je ne me réveille plus tard, allongée sur le sol de l'avion, j'ignorais le temps que j'avais mis pour me remettre de cet état mais j'étais calme quoiqu'un peu apeurée de ne plus me sentir sur la terre ferme. L'avion virevoltait parfois à gauche, parfois à droite, et cela me laissait des nausées que jusqu'alors je n'avais pas connu : mon estomac ne semblait pas supporter le transport de cet appareil en particulier.

Après cet incident et ces querelles linguistiques, j'étais parvenue à comprendre que ces personnes étaient venues sauver ma ville de moi et moi-même de mon état incontrôlable. J'apprenais que j'étais une mutante, que j'étais dangereuse et qu'il ne fallait plus jamais Ô grand jamais, remontrer mes effroyables capacités, à la vue de tous. Excepté dans un lieu qu'ils appelaient communément "l'institut Xavier" et c'était je crois, l'endroit où ils m'emmenaient. Leur argumentation était assez limpide à comprendre mais je ne comprenais pas leur intérêt soudain pour une japonaise alors qu'ils étaient des américains. Qu'est-ce qu'il leur avait prit de venir pêcher dans mon pays, une personne comme moi ? Était-ce un kidnapping ? Est-ce que Meaghan avait un rapport avec eux ? Pourquoi aller aussi loin pour moi ? Est-ce que j'étais vraiment si exceptionnelle pour être transportée à l'autre bout du monde ? Ah mais attends une seconde, je n'ai aucune autorisation d'aller à l'autre bout de la planète, est-ce qu'ils avaient pensé à ça aussi ? La peur m'assommait et en même temps ravivait mes éclairs qui faisaient chuter l'avion dans une perte de contrôle, jusqu'à ce que ce mec qui m'avait frappé auparavant revienne pour tenter cette fois-ci de me calmer de manière douce, il attrapait une de mes mains avec la sienne gantée et bizarrement il ne ressentait pas la moindre étincelle électrique.

Cependant ils ne m'avaient pas demandé mon avis sur la question à savoir est-ce que je voulais véritablement quitter mon pays ? Est-ce que je voulais vraiment les rejoindre ? C'est là que ce rêve changeait d'atmosphère et de lieu, je me retrouvais dans les rues de New York précédemment citées, là où je dormais avec les poubelles et un lampadaire en panne. La rue était si sombre qu'elle m'en filait des chocottes, mais je n'avais pas le choix de dormir dans la rue en attendant de savoir si j'avais envie de les rejoindre ou pas. Je parle de ces "x-men" qui m'avaient enlevé à mon pays sans mon accord et qui s'étaient permis de croire naïvement que j'aurais envie de les rejoindre aussi facilement, sur un claquement de doigt. Je compliquais les choses malgré moi car je voulais réfléchir à ce cet intérêt soudain pour la gente mutante comme ils appelaient ça, c'est d'une vulgarité que d'insulter les gens de mutants, mais ici ils avaient tout l'air de croire que cette petite population inconnue de tous, était en perpétuelle croissance et qu'elle se devait de rester la plus discrète possible, ils attendaient probablement que la société soit prête à les accueillir à bras ouverts, mais par chez moi ce genre de chose n'existera jamais. Déjà que les humains ont du mal à vivre l'un avec l'autre en étant simplement normaux alors si en plus il fallait ajouter le facteur mutant dans les conversations, ça semblerait être la guerre imminente !

Peu importe. Ce rêve s'estompait peu à peu, je commençais à sombrer dans une sorte de pénombre totale. Je sais que j'ai rejoins ce groupe parce que la rue me déplaisait mais en même temps, j'étais curieuse de savoir si j'avais rejoins le bon ou le mauvais groupe, quoiqu'il en soit c'était toujours mieux que de dormir dans une odeur de poisson pourrit, de marmelades de chiens et un inconfort sans pareil sur le pavé entre deux ou trois cartons imbibés de pluie. J'veux dire, et si ces gens faisaient partie d'une organisation malveillante ou je ne sais quoi ? J'étais assurée de donner les bons conseils à Meaghan autrefois sur le Japon lorsqu'elle s'était perdue dans les rues de ma ville natale, mais ici, je me sentais comme elle : ne connaissant rien ni personne, la société avait des agissements différents et des comportements tout à fait opposés, comme par exemple le fait qu'au Japon ils foutaient la paix aux SDF et ils offraient volontiers des bouteilles d'alcool ainsi que des vêtements, alors qu'ici, la solidarité semblait inexistante. Fallait-il que je réapprenne à vivre entièrement dans cette nouvelle société ? C'est en me remémorant entre guillemets mes pertes de contrôle dans les rues de cette ville que je commençais à être agitée dans mon sommeil.

Mon corps remuait dans tous les sens, virant la couverture qui commençait à faire bouillir mon corps déjà en sueur, et les visions horribles des jeunes gens qui me torturaient à me caillasser et qui sacrifiaient mes vêtements par des bombes de peintures pour rigoler de moi, parce que des éclairs sortaient de mon corps, que ce dernier s'électrisait dans mon sommeil. Des sentiments d'injustice et de peur panique s'emparaient de moi et faisaient agir mon corps à l'inverse de ma volonté, mes bras propulsaient des éclairs à droite et à gauche sur les murs de cette chambre que l'on m'avait prêté avec tant de gentillesse. « Laissez moi tranquille ! Foutez le camps ! Arrêtez ! » Hurlais-je dans mon cauchemar qui durait maintenant depuis une heure ou deux. Je n'en pouvais plus, je voulais m'enfuir de tout ça, de ce rêve si réaliste qui ne me lâchait pas, et d'un coup, je fis un bond dans mon lit, me redressant assise à transpirer, essoufflée de peur. J'avais les mains qui tremblaient et des éclairs qui en sortaient. Je crois que la drogue me manque tout à coup... C'est alors avec détermination de vouloir être tranquille que je sortais en trombe de mon lit pour aller fouiller mes affaires, il devait me rester une seringue quelque part mais où ?! Seulement voilà, alors que j'allumais la lumière pour y voir plus clair, je constatais que cette chambre ressemblait désormais à celle de chez mes parents. Me sentant comme quelque peu rassurée par cet environnement familier, je vins ouvrir la fenêtre pour me rafraîchir avant de me recoucher dans ma couverture calcinée.


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