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 Where have you been, where are you going to, I wanna go with you | Izzie

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Sasha R. Donovan
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Membre du Hellfire Club

Force rouge!

▬ Date d'inscription : 21/06/2015
▬ Messages : 46
▬ Autre(s) compte(s) : Billie Stevenson
▬ Points : 64
▬ Célébrité de l'avatar : Douglas Booth
▬ Âge du personnage : 25 ans
▬ Nom Mutant : Nitro
▬ Pouvoir(s) : Explosion 3/10
▬ Métier/études : Photographe



MessageSujet: Where have you been, where are you going to, I wanna go with you | Izzie   Mar 29 Sep - 20:28






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Type du sujet : [] Flash-Back [X] Présent
Date du rp : 13 novembre
Météo (approximative) : il neige
Matin, après-midi, soir : fin d'après-midi
Statut du sujet : [] libre [X] privé
Statut du rp : [X] en cours [] terminé (à changer dès que vous terminez votre sujet pour qu'on puisse le verrouiller. Merci )







Il neige encore. J’en pouvais plus du studio, de ces photos de filles sans âme que je dois shooter pour pouvoir bouffer alors je suis sorti faire un tour. Les flocons tourbillonnent dans les bourrasques de vent glacé, recouvrant les trottoirs, brouillant les silhouettes des gens qui se pressent autour de moi. Ça me rappelle les hivers en Pologne et ça me fait penser que nulle part c’est vraiment chez moi. Y a ce sentiment bizarre qui m’envahit mais j’essaye de pas y penser. C’est une ville bizarre New-York. Je ne parle pas seulement de cette météo de dingue mais aussi des buildings, des rues grouillantes ou des business men qui se hâtent, leur attaché-case à la main. Moi je suis là, planté au milieu du trottoir, mon appareil photo à la main, comme si j’étais la seule personne constamment sur pause dans cette marée humaine qui tente de m’engloutir. Ces gens sont toujours en action pour ne pas perdre de temps, ne pas perdre d’argent et y a moi, pauvre comme Job en perpétuel état de stagnance, prêt à tout pour capturer une étincelle de beauté à travers cette masse d’hommes sans visage.

Rien ne se détache dans ce paysage. C’est l’heure de pointe, tous veulent rentrer dans leurs petites maisons de banlieue identiques et ennuyantes à en mourir. Je porte le viseur à mon œil, guettant je ne sais quoi. Quelque chose qui rendrait cette journée moins déprimante, quelque chose de beau, quelque chose qui sorte de l’ordinaire, je sais vraiment pas ce que j’espère. Je bouge pour me réchauffer, je me dirige vers une rue commerçante. La nuit commence à tomber et les vitrines diffusent une lumière étrange à travers la neige qui virevolte.

Clac. Des enfants le nez collé contre la glace d’un marchand de jouet, un sourire rêveur et envieux plaqué sur leurs visages poupins. Clac. Cette femme qui tremblote sur ses hauts talons en tentant de franchir une plaque de verglas. Clac. Cette voiture engoncée dans la neige. Rien que des moments banals. Rien que des petites choses sans importance. Mais là. . Y a une espèce de flamme qui survit dans cette température sibérienne. Une petite chose tourbillonnante au milieu de ces gens immobiles. Y a cette force, y a cette fragilité, y a cette joie et cette putain de tristesse à la fois. C’est mon petit paradoxe vivant. Y a ces cheveux noirs et ces yeux rieurs qui ne me voient pas. Mais moi je la vois. Je suis une statue de glace translucide qui voudrait crier, rire, pleurer, je sais pas trop. Il faut que je bouge pour t’attraper dans mes bras, savourer ta chaleur, te protéger encore une fois du vent, de la vie, de tout ça. Ma Izzie.

Au moment où ce nom se forme dans mon esprit, un sourire étrange éclate –à moins que ce soit la poubelle derrière moi- sur mon visage et je m’élance sans réfléchir. Parce que je suis pas un grand penseur et parce que je me fiche de savoir pourquoi tu es partie. Tu es un petit oiseau libre qui a choisi sa voie et moi j’veux plus que personne te remette en cage, pas même moi. Je percute ton corps qui me paraît minuscule entre mes bras, manquant de nous faire tomber à la renverse. Ça serait comme ça si je pouvais revoir ma mère je pense. Je sais pas quoi dire, je veux pas te lâcher et je sais plus combien de temps je t’ai tenue enlacée comme ça. Quand je desserre enfin mon emprise, je te tiens à bout de bras, embrassant ton front, admirant comme tu as changé en si peu de temps. J’dois avoir l’air d’un sacré con avec ce sourire extatique, j’ai l’impression d’être sous coke.

« Izzie… » Ma voix est déformée par l’émotion et mon accent polonais ne sait jamais plus entendu qu’aujourd’hui. « Tu as l’air d’aller bien. Même… Même mieux que bien. » Silence. Moment gênant. « Tu étais où ? » Je veux pas dire que je suis presque mort d’inquiétude quand je l’ai perdue. J’veux pas lui dire que j’en ai pas dormi pendant des semaines et que j’ai retourné New-York dans l’espoir de l’apercevoir, de savoir qu’elle allait bien. Ma petite princesse.


Dernière édition par Sasha R. Donovan le Mer 18 Nov - 10:48, édité 1 fois
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Izzie O’Connell
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▬ Date d'inscription : 13/09/2015
▬ Messages : 42
▬ Points : 19



MessageSujet: Re: Where have you been, where are you going to, I wanna go with you | Izzie   Mer 30 Sep - 19:14


La neige avait toujours attiré Izzie sans qu'elle ne puisse exactement mettre de mot sur cette fascination qui la laissait immobile durant de longues minutes, voire des heures, alors qu'elle regardait les flocons recouvrir le sol jusqu'à ce qu'il n'y ait plus, partout, que du blanc. Il y avait une contradiction dans l'étrange fascination que la mutante avait pour l'hiver et ses manifestations pleines de grâce. Car elle même avait un caractère très vivant, solaire, et une chaleur émanait d'elle sans qu'elle ait besoin de parler énormément. La neige aurait pu la déprimer, comme c'était le cas de certains de ses camarades de l'Institut, mais il n'en était rien. Izzie ne pouvait donc pas résister à l'idée d'échapper quelques heures à l'abri chaud et réconfortant qu'elle partageait avec eux, et se frayer un chemin dans New-York. Elle avait emmené une amie avec elle, que le froid et l'humidité n'effrayaient pas. Elles cheminèrent en ville sans réellement prendre garde à leur direction, se laissant guider par les mottes de neige, passant de l'une à l'autre pour se jeter des boules de neige au visage, riant quand l'autre manquait sa cible, se réjouissant chacune de leurs coups. Izzie se précipita vers une cadillac recouverte de plusieurs centimètres de neige et récolta de quoi faire un beau projectile sur son capot. Son amie la prit de vitesse et lui lança une boule de neige qui la frappa en pleine nuque. La brune poussa un cri face au froid, et l'autre se mit à rigoler à gorge déployée. Elles auraient pu jouer à l'Institut, le parc était suffisamment immense pour permettre des parties de boules de neige endiablées, mais les deux adolescentes aimaient se faufiler en dehors de l'enceinte et voler quelques grains de sable au sablier de la vie.

Les heures défilèrent à une vitesse folle et bientôt le soleil commença à se coucher. Épuisées et transies de froid, les mutantes se décidèrent à rentrer. Elles s'offrirent encore un peu de lèche vitrine, leurs pas se faisant de moins en moins rapides à mesure qu'elles arpentaient les rues en sens inverse.

« On pourrait prendre un taxi, j'ai les pieds gelés ! » La mutante aux cheveux roux ponctua sa proposition par un léger éclat de rire, prouvant par là même à Izzie qu'elle ne regrettait pas une seconde leur folle après-midi. La brunette lui répondit d'un air complice, un sourire farouchement accroché aux lèvres. « Et puis, à ce rythme, on sera jamais rentrées avant qu'il fasse nuit noire. » Son amie ne se fit pas prier pour appeler un taxi, qui arriva avec une ponctualité effarante. La rousse fit un pas en avant, prête à monter dans le véhicule, tandis qu'Izzie attendait légèrement en retrait, la laissant échanger avec le conducteur. Il fut devant elle avant qu'elle ait le temps de comprendre, et ses bras l'enlacèrent sans que la moindre réaction puisse se créer en elle. Ce ne fut pas son visage qu'elle reconnut en premier, étouffée qu'elle était par son étreinte, mais son odeur. Sa fragrance lui caressa les narines, et elle se surprit à fermer les yeux, l'espace d'un instant, pour profiter du contact. Les avant bras repliés sur elle, Izzie n'était pas en mesure de faire le moindre mouvement, mais elle n'y tenait pas réellement. Elle réalisait à peine ce qui lui était tombé dessus. Les battements de son cœur s'étaient instantanément accélérés, et il continuait de tambouriner dans sa poitrine lorsque Sasha se détacha d'elle. Il ne la lâcha pas, comme s'il craignait de la voir fuir à nouveau. Elle croisa alors son regard, le fixant silencieusement de ses prunelles ébènes. Il déposa un baiser d'une infinie tendresse sur son front, avant de s'écarter à nouveau, un sourire béat irradiant son visage. Izzie se crispa légèrement, et ses lèvres se pincèrent. Pour lui, c'était comme s'ils ne s'étaient jamais quitté. Elle ne pouvait pas nier avoir espéré le revoir, mais ça lui faisait peur également. Ce qu'elle ressentait en sa présence lui faisait peur. Et elle n'était pas partie de la meilleure des façons. Elle avait fuit, tout simplement, rejetant le dialogue et tirant une croix sur ce qu'ils avaient partagé.

« Izzie… » Elle frissonna en l'entendant prononcer son nom de son timbre si singulier. « Tu as l’air d’aller bien. Même… Même mieux que bien. » Elle ne détourna pas les yeux, mais ne répondit pas pour autant. Elle savait que son amie, dans le taxi, l'attendait. Mais pouvait-elle réellement fuir une deuxième fois ? En aurait-elle la force ? « Tu étais où ? » Cette question l'avait toujours effrayée. Elle avait vécu leurs retrouvailles des centaines de fois dans sa tête d'adolescente frivole, mais elle n'avait toujours pas trouvé de réponse concluante à cette question. Elle ouvrit la bouche, prête à mettre bout à bout les mots les plus ridicules qui pourraient lui venir, de la manière la plus décousue qui soit, mais son amie se pencha légèrement dans le taxi où elle avait prit place à l'arrière. « Izzie, tu viens ? » Le visage de la jeune fille pivota et son regard accrocha celui de son amie à l'intérieur du véhicule. Elle ne pouvait pas voir Sasha comme Sasha ne pouvait pas la voir, mais tous deux regardaient Izzie avec insistance, comme si le choix cornélien qu'elle s'apprêtait à faire pouvait changer la face du monde. Ses iris sombres se posèrent à nouveau sur Sasha et le scrutèrent attentivement, puis elle reporta son attention sur son homologue. Elle se pencha vers elle en posant la main sur la poignée de la porte arrière. « Vas-y, je te rejoins. » A peine eut-elle prononcée ces mots que toute inquiétude disparut des prunelles de la mutante, qui s'installa tranquillement à sa place. Izzie referma la porte et son souffle créa une légère condensation dans l'air alors que le taxi démarrait en trombe.

Elle se tourna à nouveau vers Sasha. Il était inutile de souligner qu'elle venait d'utiliser son don pour se débarrasser de son amie. Elle tairait également la raison pour laquelle elle avait préféré rester avec lui plutôt que partir avec elle. Les choses n'étaient-elles pas évidentes ? « J'étais avec des amis, des amis qui partagent ma vision de nos dons. » Ses lèvres se crispèrent légèrement et une moue soucieuse apparut sur son visage. Elle n'avait pas besoin de dire qu'elle était désolée de la façon dont elle s'était enfuie, dont elle avait disparu. Sasha pouvait le lire dans son regard noisette. « Et toi ? » Elle avisa d'un coup d’œil l'appareil qui pendait à son cou. « Tu fais toujours des photos je vois. » Elle pencha le visage de côté et un sourire s’immisça sur ses lèvres fines. Elle savait bien que son départ ne pouvait pas avoir remis en cause la passion de toute une vie, mais elle était ravie de voir qu'il avait appris à se passer d'une assistante. A son regard amusé, un brin railleur, Sasha ne pouvait pas se tromper. Mais elle retrouva ses vieilles habitudes et se sentit obligée de le taquiner. « Tu as retrouvé une assistante pour s'occuper de toi, et de ton matériel accessoirement ? » La neige s'était provisoirement arrêtée de tomber et, lorsqu'elle s'en aperçut, Izzie leva les yeux vers le ciel qui se faisait de plus en plus sombre. Elle épia l'immensité du ciel hivernal un instant, jeta des coups d’œil vers les étoiles qui commençaient à se distinguer. Puis elle baissa à nouveau le menton et plongea ses prunelles auburn dans celles, d'un gris bleu insondable, de son ancien compagnon d'infortune. « Pourquoi Sasha, pourquoi es-tu venu me parler ? » Ses yeux s'étrécirent légèrement, et une certaine amertume s'y discerna, alors qu'elle se décidait enfin à se montrer franche et directe comme elle aurait du l'être avant de l'abandonner.

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