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 Par une belle journée d'automne... [Izzie]

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Rake Warren
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MessageSujet: Par une belle journée d'automne... [Izzie]   Sam 3 Oct - 16:46






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Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 03/11/62
Météo (approximative) : Soleil et un peu de nuages
Matin, après-midi, soir : Après-midi
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé




Le soleil avait terminé d'atteindre son zénith, baignant l'atmosphère de ses doux rayons qui apportèrent un peu de chaleur en cette saison fraîche d'automne. Demandez à n'importe quel habitant du quartier : Quel est l'endroit le plus intéressant de votre ville ? Les plus studieux répondront la bibliothèque. Certains diraient l'hôtel de ville. Si vous demandez à un couple de jeunes amoureux, sans doute vous vanteront-ils les charmes de leur petit banc, où ils se tiennent enlacés des journées durant, et sur lequel ils construisent leurs rêves et leurs espoirs. Un soldat parlera avec émotion de la caserne où il a vécut dans la camaraderie et la bonne humeur. Si l'un d'entre eux vous répond : ''Le cimetière, bien sûr.'' , partez en courant, c'est plus sûr.

Mais la grande majorité répondront : Les bars, le café du coin. Pourquoi, vous demandez-vous ? Après tout, ce n'était que des bâtiments à peine plus imposants que les autres, qui ne sert que de débit de boissons pour les employés à la recherche de détente après une journée de dur labeur. Mais un bar est bien plus que cela. On sent le mystère derrière la poussière soulevée par les clients. C'est un lieu qui a vu passer beaucoup d'étrangers, qui a entendu raconter nombre d'histoires, qui a vu se terminer bien des drames et commencer tant de nouvelles aventures...Comme une écharpe de secret, un souffle de mystère si puissant que le temps lui-même semble ne pouvoir l'affecter. Et puis, avouons-le, la bière excellente que sert cet établissement contribue elle aussi à attirer la clientèle.

Rake poussa la porte du bâtiment. Son entrée était caché par les brouhaha qui s'emmagasiner à l'intérieur. Seuls les serveurs de l'autre côté du comptoir avaient pris en compte un client de plus et suivait discrètement sa silhouette afin de voir où il s'installerait pour pouvoir aussitôt aller le servir. Le jeune homme opta pour une table en solitaire non loin de la porte. Il se mettait toujours à proximité d'un moyen de sortie rapide en cas de problème. Il ne regardait personne, se contentant de s'asseoir et de patienter. Lorsqu'un serveur arriva à sa hauteur, prêt à lui demander ce qu'il désirait, Rake le devança aussitôt.

- Un café s'il vous plaît, fit-il sans détourner son regard qui fixait un point invisible devant lui.

Le serveur lui avait répondu, mais Rake n'y avait pas vraiment fait attention. C'était quelque chose du genre "d'accord", ou "tout de suite". Rien de bien important. Lorsque l'homme revint avec sa commande, la boisson brune fumante dans une belle tasse blanche, Rake le paya de suite. Il avait décidé de gaspiller un peu du peu d'argent qu'il possédait afin de réchauffer l'intérieur de son corps. C'était également ce genre de moment de détente dont il avait besoin. Son principal but étant avant tout de ne penser à rien, même si la foule autour de lui ne lui inspirait nullement confiance. Il y avait toujours comme une sensation oppressante et malgré les bonnes odeurs de boissons chaudes qui régnaient en ces lieux, le jeune homme n'avait pas l'intention de s'y attarder.

Il glissa deux doigts autour de l'anse de la tasse et enveloppa l'objet de son autre main comme pour vouloir y puiser la chaleur qu'il dégageait. C'était agréable. Même s'il faisait beau aujourd'hui, jamais il ne retrouvera de bonnes températures comme en été. La belle saison était terminée depuis un moment. L'hiver arrivait lentement sur New-York. Alors qu'il but une gorgée de son café, Rake vit pénétrer dans la bâtisse deux hommes en uniforme. Des agents de police...Avec leur képi et leur arme qui pendaient aux ceintures noires...Cette vision n'était pas passé dans l'oeil d'un aveugle. Le regard verdoyant de Rake ne put s'en détacher que lorsque les deux individus passèrent derrière lui pour se rendre au comptoir. Le jeune homme tenta d'oublier leur présence, mais elle devenait comme une hantise. Sans doute, pourtant, étaient-ils là pour prendre la pause, et non pas pour une traque quelconque. Alors qu'il ne cessait de faire pivoter des questions et des réponses dans son esprit, une main se posa sur sa table, à ses côtés.

- Excusez-moi jeune homme, auriez-vous l'heure ? lança une voix derrière lui.

Rake pivota son regard, se retrouvant nez-à-nez avec l'un des deux agents, au visage pourtant détendu et souriant. Mais la tasse que le jeune homme avait dans la main se brisa soudainement, étalant le café chaud sur la table et faisant sursauter et Rake, et tous ceux qui avaient assisté à la scène. Tandis que son coeur battait de plus en plus le tambour, une fissure se traça comme un trait au crayon le long de cette même table sous le regard éberlué du policier. Rake se leva brutalement et prit la poudre d'escampette.

- Eh ! Attends toi ! s'écria alors l'agent de police qui rappela son compère avant de se lancer à la poursuite du soupçonneux individu.

Rake courait le plus vite possible dans l'espoir de les semer. Un regard par dessus son épaule lui signala que ce n'était pas gagné. Le jeune homme connaissait plutôt bien le quartier. Peut-être qu'il parviendra à leur échapper dans ce bâtiment désaffecté. C'était une vieille usine qui tenait encore bien debout. Même si les entrées avaient été condamné, la plupart des sans abris du quartier connaissaient des ouvertures pour s'abriter entre ses murs bienfaisants. Rake se glissa sous le grillage qui empêchait généralement la populace de s'approcher des lieux. Un trou y avait été formé depuis bien longtemps. Par la suite, il eut enfin accès à cette porte qui n'était plus verrouillée depuis le nombre de fois où elle avait été matraqué pour être ouverte.

A l'intérieur, il n'y avait personne. Le soleil de l'après midi pénétrait la pièce poussiéreuse et immense par les grandes fenêtres aux vitres sales. Le bruit de sa course résonnaient jusqu'au plafond. Rake pensait pouvoir y reprendre son souffle, mais derrière lui, la porte s'ouvrit à la volée, percutée par les deux flics. Le jeune homme tenta une nouvelle escapade, mais toujours suivit, il fut très vite acculé dans un recoin de la salle. C'est à ce moment là que les deux hommes agrippèrent leurs armes à feu.

- Calme-toi mon garçon, conseilla l'un d'eux.

De nouvelles fissures se formèrent sur les murs, le sol et les piliers qui maintenaient le plafond.

- Je n'ai rien fait, lança alors Rake, dos au mur, qu'est-ce que vous voulez ?!

- Je crois que c'est à toi de nous le dire.

Les deux agents eurent néanmoins l'oeil inquiet devant les murs qui s'effritaient dangereusement à vue d'oeil, les poutres qui tremblaient, le sol qui vibrait et le plafond qui faisait doucement pleuvoir des miettes de plâtre.

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Izzie O’Connell
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MessageSujet: Re: Par une belle journée d'automne... [Izzie]   Dim 4 Oct - 12:37


Le soleil de l'après-midi étendait son règne mesuré parmi les nuages qui s'attardaient. Izzie avait été chargée de faire quelques courses en ville après le dernier cours de la matinée. Elle se portait souvent volontaire, depuis peu, lorsque le Professeur Xavier demandait à un élève de lui rendre service, et il l'encourageait également à le faire. Se mêler au monde extérieur était une étape indispensable si elle souhaitait gagner en maîtrise. Moins elle parlait, plus elle se repliait sur sa sphère de confiance, de confort, et moins elle serait capable de maîtriser le don qui l'effrayait tant.

Izzie venait de terminer la tâche qui lui avait été assignée, lorsqu'elle passa devant un café à la devanture chaleureuse. Le vent lui avait mordu la peau durant près de deux heures, passant d'un établissement à l'autre, du chaud au froid. Elle se sentait tout bonnement frigorifiée et lasse. Se réchauffer le corps n'était pas une alternative désagréable. Izzie avait beau s'y être essayée, elle n'aimait toujours pas le café, et elle ne comptait pas s'abîmer le palais en le forçant à accepter ce qu'il ne pouvait supporter. Elle n'était en revanche pas contre une bonne tasse fumante de chocolat chaud. Elle entra dans le café et alla directement commander au comptoir avant de s'installer à une table, choisissant de s’asseoir à proximité des fenêtres. Depuis quelques semaines, c'était devenu sa petite habitude d'opter pour une place depuis laquelle elle pouvait épier les passants, les mouvements de la ville, volant des instants fugaces aux quotidiens de chacun.

Elle vit passer deux agents de l'ordre par delà la fenêtre, mais ne les suivit pas longtemps du regard, car un serveur se posta près de sa table pour y déposer sa commande. Elle le remercia par un sourire et sortit quelques billets afin de le régler. Il chercha sur lui la monnaie à lui rendre, mais Izzie lui fit rapidement signe de garder le surplus. Il la remercia puis s'éloigna. Lorsque la jeune fille reporta son attention sur son chocolat chaud, les agents de l'ordre étaient déjà entrés dans les locaux, même si elle ne les remarqua pas immédiatement. Elle porta la tasse à ses lèvres, et ce fut à cet instant qu'elle vit les policiers, et notamment l'un d'eux qui s'approchait d'un client installé à deux tables d'elle. Elle ne prit pas garde aux paroles mais ne manqua pas, en revanche, la tasse qui se brisa. Elle resta un instant interdite, son regard sidéré passa du liquide sombre qui se répandait sur la table au client qui l'avait commandé. Le jeune homme semblait tendu, et les soupçons se frayèrent immédiatement un chemin jusqu'à l'esprit de la mutante. Après la tasse, ce fut la table qui se fendit, les soupçons se changèrent alors en certitude. Celui qu'elle identifiait comme l'un des siens se leva brusquement, et passa la porte sans laisser le temps aux agents de l'ordre de comprendre le phénomène qui venait de se produire sous leurs yeux. Comment pourraient-ils comprendre ? Les humains lambda ne pouvaient pas comprendre leurs homologues mutants, pas encore en tous cas, pas alors que la peur et l'ignorance étaient leurs plus précieuses alliées.

Izzie ne se laissa pas plus le temps de la réflexion que les agents de police qui s'élançaient déjà à la poursuite du suspect tout indiqué. En frôlant le serveur à qui elle avait laissé un pourboire, elle lui glissa de surveiller ses sacs de course et, sans attendre de réponse, quitta le café à la suite des deux hommes en uniformes. Elle tenta de contrôler sa respiration afin de rester à distance suffisante pour percevoir les uniformes distinctifs. Elle ne put réellement dire combien de temps dura la course, mais elle se sentait portée par un idéal plus grand qu'elle même. Il fallait qu'elle aide ce mutant perdu. Elle avait lu la détresse sur son visage, perçut la tension qui l'habitait, et la crainte. Il devait être seul, comme elle avait pu l'être par le passé. Et aucun pouvoir ne devrait se développer dans la peur ou la rage. Sans aide pour se contrôler, les mutants étaient destinés à devenir les monstres que les humains ordinaires voyaient en eux.

La brunette vit les hommes à képi s'approcher d'une vieille usine désaffectée. Elle ne songea pas qu'il pouvait être dangereux de traîner dans un coin comme celui-ci, obnubilée qu'elle était par l'idée d'aider son congénère. Les agents de l'ordre connaissaient apparemment un chemin détourné et sûr afin de pénétrer dans le bâtiment, par delà le grillage qui le ceignait. Izzie les suivit prudemment, à une allure moins rapide, afin d'être certaine de ne pas les rattraper trop rapidement. A l'intérieur de l'enceinte, elle adopta une simple marche, tout en demeurant inquiète pour le mutant s'ils le rattrapaient trop vite. Les murs tremblaient lorsqu'elle entra dans la salle immense en un coin de laquelle les policiers avaient acculé leur cible. Finalement, Izzie aurait du davantage s'inquiéter pour les humains que pour le mutant.

Elle s'approcha dans le dos des deux hommes, tâchant de se faire assez discrète pour ne pas aggraver la situation. Des gravats se brisèrent sous l'un de ses pas, et l'un des agents se tourna vers elle, puis les deux. Elle leva une main qui se voulait apaisante, et s'arrêta nette afin de les dissuader de faire un geste qu'ils pourraient regretter.

« Ne tirez pas. » Le timbre doux, elle tentait de les rassurer. Elle avait du mal à contrôler son don, et elle se demandait souvent si elle obtenait gain de cause par sa force de persuasion ou par le charme de sa voix. « Si vous restez là, vous êtes en danger. » Les deux hommes se regardaient, se demandant sans doute ce qu'une gamine de son âge venait faire là et ce qu'elle avait à voir avec leur suspect. Sachant que le temps était compté, Izzie jeta un coup d’œil alarmé aux murs, qui s'effritaient plus dangereusement que jamais. Estimant avoir calmé les policiers, elle reprit sa progression vers eux, et sa voix se fit plus forte et assurée lorsqu'elle ajouta : « Vous devez fuir ! » Elle les englobait tous deux d'un regard déterminé, et si elle les exhortait au calme, elle était loin de s'appliquer à elle même ses propres conseils. Arrivée à quelques pas d'eux, elle cria : « Fuyez ! » Cette fois-ci, ils ne se regardèrent pas, et se mirent à courir vers la sortie. A quelques patés de maison de là, ils retrouveraient leurs esprits, et se demanderaient ce qu'il leur était arrivé. Ils essaieraient alors de revenir. Raison pour laquelle Izzie devait agir vite. Elle avançait à pas prudent, et s'arrêta à distance raisonnable du mutant. « Je sais ce que tu ressens. Tu dois te calmer. Ils sont partis, tout va bien. » La mutante tentait de se focaliser sur son homologue, mais elle peinait à faire totalement abstraction des murs qui se fissuraient, du sol qui vibrait et des débris qui tombaient du plafond, redoutables.

Plantant dans les prunelles grises du mutant un regard qui se voulait plus serein et déterminé qu'elle ne l'était en réalité, elle fit un pas supplémentaire dans sa direction. « Tu dois me faire confiance. Tu es en sécurité, pour l'instant, mais ils vont revenir. » Elle ne savait pas si son pouvoir fonctionnait ou si elle n'était qu'une cinglée à ses yeux, tout ce qu'elle espérait, c'était qu'il comprendrait qu'il ne craignait plus rien, afin qu'il évite de faire s'écrouler le bâtiment sur eux. « Je ne peux pas les charmer éternellement, ils se rendront compte qu'ils ont été manipulé, et ils reviendront. » Ne risquait-elle pas de l'effrayer davantage en présentant les choses ainsi ? Elle cherchait surtout à être honnête avec lui, sur les limites de l'aide qu'elle venait de lui apporter. Elle fit encore un pas en avant, ils n'étaient désormais plus qu'à quelques mètres l'un de l'autre. La jeune fille leva alors la main pour la tendre vers lui, engageante. « Le bâtiment va s'effondrer, tu dois venir avec moi. » Un sourire fin se traça sur ses lèvres, tandis que la tension la pénétrait de part en part. Elle ignorait combien de temps le bâtiment tiendrait encore, et ce même si le mutant parvenait à se calmer. Quoiqu'il en soit, ils devaient au moins déguerpir avant que les policiers ne reviennent.

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Rake Warren
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MessageSujet: Re: Par une belle journée d'automne... [Izzie]   Dim 4 Oct - 16:32


Par une belle journée d'automne...Il n'y avait plus moyen de pénétrer un café sans causer de dégât. Ou plutôt, sans être tranquille au risque d'en causer. Peut-être que si Rake avait gardé son calme dès le début, rien de tout cela ne serait arrivé. Il aurait répondu tranquillement à l'agent de sécurité et tous deux seraient aussitôt retourner à leur activité. Mais s'il y avait bien une chose que Rake avait comprit depuis tout ce temps, c'est que les choses ne se passaient jamais comme on le désirait. C'était l'après-midi, il faisait beau, pas trop chaud mais ce n'était pas le grand gel pour autant, un peu d'argent pour une boisson chaude dans un endroit convivial...Que demander de plus quand on était un jeune homme errant ? Apparemment, même ça, c'était de trop. L'autre scénario possible et parfait aurait été, soit que ces deux hommes ne soient jamais venu, soit, à la limite, qu'ils aient demandé l'heure à quelqu'un d'autre. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur lui ? Et pourquoi diable ne pouvait-il pas se maîtriser un peu ? A toujours se sentir traquer et mal vu, on finissait par en être constamment convaincu. De quoi pouvait-il se convaincre d'autre après ce qu'il avait fait ? Après ce qu'il avait vécu ? Dans ce monde, un bon mutant était un mutant mort. C'était sa seule certitude. Mais comme il avait la rage de vivre, il préférait se comporter comme un rat d’égout, le peu qui pouvait lui garantir sa survie. Mais le stress permanent qui habitait son corps, en plus d'être fortement désagréable, lui faisait faire de grosses erreurs comme juste à l'instant. Mais c'était plus fort que lui. Un jeu d'action, réaction plutôt violent.

Rake n'avait pas essayer de voir si quelqu'un d'autre avait vu la scène. Deux flics, c'était déjà de trop. Quitte à avoir un satané pouvoir en lui, pourquoi ne pas être celui de l'invisibilité ? Sa vie aurait été un palace à côté du fait de tout casser pour un rien. Sa vie était apparemment prédestinée à être gâchée jusqu'au bout. Une sorte d'épreuve divine dont il se serait bien passé. Plus rien n'avait de sens à présent. Il devait à tout prix leur échapper. Mais les hommes ne le lâchaient pas. Rake courrait pourtant vite, il semblerait qu'il ai trouvé des égaux dans le jeu du chat et de la souris. Il était la souris bien sûr. Et il ne pensait pas, en entrant dans ce bâtiment délabré, qu'il pénétrait tout droit dans la souricière. Il ne ressentait nullement le froid de novembre qui passait sous ses vêtements, ni même la fatigue d'une telle course. Coincé dans un angle d'une grande salle vide de l'usine qui sentait le poids des années écoulées, il avait l'esprit troublé par la crainte de comment cette aventure allait finir. Ses jambes étaient aussi tendues que des béquilles, son regard effaré passait sur l'un puis sur l'autre des hommes qui braquait sur lui de quoi le tuer. Remarquez, si le coup partait, ça faciliterait grandement les choses non ?

Au final, Rake aurait aimé à ce moment là être aussi petite qu'une souris. Il plaqua son dos contre le mur qui l'empêchait de fuir ailleurs. Mur qui tremblait autant que son âme tremblait en lui. Il se rendait bien compte des dégâts qu'il causait en ce moment même. Il voyait le bâtiment partir en miette tout doucement. Un effet qui s'accentuait autant que sa propre frayeur. Frayeur qu'il ne pouvait pas arrêter, stimulée par sa situation actuelle. Quel cercle vicieux. Son coeur s'emballait dans sa poitrine et la sensation qu'il allait en sortir l'effleura de beaucoup. C'est alors qu'il la vit. Une silhouette se dessina entre celles des deux policiers, derrière eux. C'était une jeune fille. Les iris de Rake percutèrent son visage et peu de questions naissaient alors dans sa tête, mais ce peu se résumaient surtout à "que fait-elle là ?", "Etait-elle avec eux ?", "Etait-elle folle ?". Ce n'était pas pour autant qu'il bougeait d'un centimètre, et ce, malgré le fait que cette étrange apparition était parvenue à attirer l'attention des agents qui se tournèrent vers elle.

« Ne tirez pas. » leur dit-elle alors d'un ton si doux qu'il en était admirable, « Si vous restez là, vous êtes en danger. »

Rake se demandait ainsi si ce n'était pas la bonne occasion pour tenter une échappatoire. Mais les deux hommes étaient toujours là, et armés. Ils ne leur en faudrait pas beaucoup pour le mitrailler au moindre de ses mouvements.

« Vous devez fuir ! » insista l'étrangère, « Fuyez ! »

Et effectivement, les deux hommes déguerpirent sans poser plus de question. Pas si incroyable que cela quand on voyait dans quel état devenait le bâtiment. Mais il fallait admettre que la disparition des deux agents de police avait permis à ce dernier de calmer ses tremblements dangereux. Le principal danger n'était plus. C'était du moins ce qu'avait compris Rake dans tout ce cirque, mais son regard s'attardait à présent sur l'étrange demoiselle qui avait reporté son regard sur lui. Personnellement, ce n'était pas forcément rassurant. Elle avait sauvé les deux policiers d'un éventuellement effondrement mais pourquoi avant tout, se trouvait-elle ici ? La première hypothèse serait qu'elle ai assisté à ce qui s'était produit dans le café. Une hypothèse pas franchement encourageante. Si d'autres personnes l'avaient vu, Rake serait probablement contraint d'éviter le quartier pendant un bon moment. En espérant également que personne ne cherche à le retrouver. A penser comme ça, lui même se sentait un peu parano. La jeune inconnue qui avait porté désormais son attention sur lui même fit quelques pas en sa direction. Rake l'a scrutait d'un regard loin d'être confiant. Que lui voulait-elle à présent ?

« Je sais ce que tu ressens. Tu dois te calmer. Ils sont partis, tout va bien. »

Elle savait ce qu'il ressentait ? Voilà sans doute la meilleure blague de l'année. Etait-ce une nouvelle ruse ? Elle était bien jeune...La voilà qui s'avança encore. Rake se sentait comme ratatiner contre le mur. Devait-il craindre cette fille ? A force, il ne savait plus où il en était. Mais s'il y avait bien une chose qu'il savait encore, c'était qu'il ne pouvait faire confiance à personne. Il y avait pourtant quelque chose d'étrange dans les propos qu'elle tenait. Un sentiment aussi bizarre qu'inhabituel effleurait l'esprit de Rake à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Il ne pouvait définir de quoi il s'agissait, mise à part que ce n'était pas normal.

« Je ne peux pas les charmer éternellement, ils se rendront compte qu'ils ont été manipulé, et ils reviendront. »

Les sourcils de Rake se froncèrent. Charmer ? Manipulé ? Etait-ce là la vérité ? Enfin...Rake savait qu'il n'était pas le seul ainsi mais...Disons qu'il avait toujours eut que de gros soupçons sur la question. Disait-elle seulement la vérité ? Oui, la parano le suivait partout. La voix douce et calme de la jeune fille était cependant plus qu'une simple suggestion. Il fallait avouer qu'elle faisait étrangement du bien. Doucement, tout cessa de vibrer, les fissures se stoppèrent et seuls les résultats de tout ce vacarme étaient encore visible en tant que miette de plafond qui tombaient encore un peu. Rake, cependant, ne pouvait détacher son regard du visage de l'étrangère.

« Le bâtiment va s'effondrer, tu dois venir avec moi. »

C'était toujours possible que les murs ne tiennent plus après ce qu'ils avaient subit. Mais venir avec elle ? Et puis quoi encore ? Même si Rake avait des doutes à son sujet, il ne pouvait pas se permettre de noyer ses principes. Et pourtant, l'étrange sensation qu'il avait ressentit juste avant revint. Et il fut comme incapable de penser autrement, que ce qui consistait à être d'accord avec elle. Le jeune homme se détacha alors du mur et avec elle, quitta l'usine désaffectée par là où il était venu. Par chance, aucun policier ne croisèrent leur route.

Rake garda le silence, tout comme il n'avait su que répondre lorsqu'il était encore à l'intérieur avec elle. Cette personne ne lui disait rien qui vaille. C'était tout ce qui le parcourait en ce moment. Il se dirigea dans une ruelle dénuée de monde, le pas accéléré, sans chercher à se soucier désormais si la jeune fille le suivait ou pas. Son but premier était de se mettre à l'abri de tout et n'importe quoi. Au bout d'un moment, il s'arrêta, s'adossa à un mur pour reprendre son souffle et passa une main sur le visage. Il fallait mettre de l'ordre dans tout ce qui venait de se produire, de l'évidence à l'étrange. Il jeta un oeil à ses côtés. La jeune fille était toujours là. Que devait-il faire désormais ? Aborder l'idée qu'elle pouvait être comme lui ? La chasser d'ici ? La fuir ? La remercier ? Rake détourna un instant son regard, mais maintenait une distance sûre avec elle. Si elle avait vraiment ce pouvoir, il y avait de quoi être méfiant. Il aurait aimé éviter tout contact.

- Tu peux partir...finit-il par lâcher.

La laisser partir alors qu'elle savait probablement ce qu'il avait fait. Elle avait sans doute vu ce qui était arrivé dans le café. Elle était sans doute comme lui. Lui qui avait peur de sa propre nature, avait forcément peur de celle des autres.

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Izzie O’Connell
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MessageSujet: Re: Par une belle journée d'automne... [Izzie]   Dim 11 Oct - 13:20


La mutante manquait sans doute de tact et de délicatesse. Elle comptait traditionnellement sur son apparence juvénile pour mettre en confiance, car le commun des mortels avait tendance à accorder sans mal sa confiance à une jeune fille à l’allure sage et qui rayonnait comme elle en avait le secret. Izzie ne pouvait pas croire pour autant qu’obtenir la confiance de l’un de ses congénères mutants serait aussi simple, et ce d’autant moins que la situation l’avait passablement tendu jusque là. La brunette n’arrivait pas au meilleur moment, elle ne le trouvait pas dans de bonnes dispositions, et elle n’avait pas le temps de faire dans la dentelle. Il fallait donc qu’elle pare au plus pressé. Et le plus pressé, en l’occurrence, consistait à les faire quitter cette pièce immense qui menaçait de s’effondrer et d’emporter avec elle l’ensemble de l’usine désaffectée où ils se trouvaient actuellement.

Tandis qu’elle parlait, prononçant des mots susceptibles de déclencher son pouvoir, Izzie perçut le froncement de sourcils du jeune homme. Il se méfiait d’elle, et sans doute avait-il raison. Izzie tenta de s’accrocher à cet indice, car il était le signe qu’elle avait à faire à quelqu’un de censé. Néanmoins, elle aurait préféré qu’il lui fasse confiance, indépendamment de ses dons de persuasion hors du commun, car comment gagner réellement la confiance de l’un des siens si elle était prête à le manipuler dès la première rencontre, et ce quand bien même il en allait de leur survie à tous les deux ? Faire usage de ses dons pourrait lui être préjudiciable par la suite, mais elle ne pouvait pas risquer de périr pour de telles préoccupations.

Le déclic eut lieu un instant plus tard. Intérieurement, Izzie se détendit, remerciant son don, bien qu'il puisse parfois s'apparenter davantage à une malédiction. Pour l'heure, il venait de lui rendre un service inestimable. A peine le jeune homme lui tendit-il la main que la lycéenne s'en saisit et l’entraîna rapidement hors de cette salle en péril. Il courrait plus vite qu'elle et connaissait mieux les lieux, aussi prit-il rapidement l'ascendant. Elle se laissa alors guider. Ses cheveux bruns dansaient furieusement devant ses yeux, au rythme de leur course endiablée. Bien qu'il ait cessé de faire vibrer les murs, ceux-ci se fissurer davantage à mesure que les deux mutants s'en éloignaient. Les lieux avaient été passablement abîmés par les années, l'abandon et les conditions climatiques, le mutant venait de signer leur perte. Ils ne résisteraient plus très longtemps désormais. L'usine désaffectée disparaîtrait bientôt du paysage.

Dans la course, les deux mutants s'étaient détachés, Izzie n'avait pas trouvé utile de conserver la main de l'inconnu dans la sienne trop longtemps. Elle s'était rapidement contenté de le suivre, jusqu'à ce qu'ils ne débouchent sur une ruelle étroite à distance raisonnable de l'usine en perdition. Le mutant ne courrait plus, mais Izzie devait trottiner a minima afin de suivre la cadence soutenue de son pas. Elle ne voulait pas le voir disparaître dans la nature, pas après ce dont elle avait été témoin. Il avait besoin d'aide. Pas nécessairement de la sienne, mais c'était tout ce qu'elle pouvait lui offrir à l'heure actuelle. Elle n'avait pas l'intelligence et les arguments du Professeur Xavier, mais elle devait faire de son mieux afin de convaincre son homologue que la solitude n'était pas la meilleure alternative pour des spécimens de leur acabit.

Subitement, le mutant s'arrêta et se réfugia contre un mur. Ainsi adossé, il passa une main sur son visage. Izzie le rejoignit et fit halte à proximité, tout en lui laissant une marge de confort. Il semblait désorienté, confus, exténué. Elle l'observa en silence, jusqu'à ce qu'il ne comprenne qu'elle était toujours bien présente à ses côtés. « Tu peux partir... » Il avait lâché ces mots d'un ton sec, mais l'agressivité qu'Izzie ressentit n'était sans doute pas volontaire. Elle venait de lui sauver la mise, et tout ce qu'il trouvait à répliquer c'était qu'elle s'en aille ? Non, Izzie ne souhaitait pas partir, elle n'avait pas l'intention de laisser l'un des siens dans le dénuement et le besoin. C'était au delà de ses forces. Elle ne se pardonnerait jamais un tel manque de considération pour autrui. Autrefois, elle avait trouvé un ami pour l’accueillir, l'accompagner, elle avait grandi avec lui jusqu'à trouver le courage de rejoindre l'Institut de Charles Xavier. Maintenant qu'elle avait suffisamment gagné en maturité, qu'elle s'était extirpé des conditions dans lesquelles elle vivait jadis, ignorante et puérile, elle se devait de rendre la pareille.

Elle leva le menton, bien droite, et fixa son regard dans celui du mutant qui avait failli faire s'écrouler un bâtiment sur eux. « Non. » Son timbre déterminé ne chassait pas la douceur qui saupoudrait sa voix, pas encore. « Je sais que c'est toi qui a fait trembler les murs. » Il n'y avait aucune férocité dans ses paroles, elle ne cherchait pas à l'accuser, mais se contentait de faire le constat de ce qu'elle avait vu. Elle pesait néanmoins ses mots, et tentait de contrôler au maximum ses émotions, tel qu'elle l'avait appris à l'Institut, afin de ne pas risquer de corrompre l'esprit du mutant. « Toi et moi, nous sommes pareil. » Un sourire se détacha sur ses lèvres et les étira finement. « Parle moi de ton pouvoir, et je te parlerais du mien. » Le sourire qui trônait sur son visage s'étoffa encore lorsqu'elle ajouta : « Comment as-tu découvert ton pouvoir ? As-tu déjà … enfin … » Gênée, elle baissa les yeux, puis les releva, une légère teinte rosée s'étant frayée un chemin jusqu'à ses pommettes. Son regard brillait, c'était toujours pour elle une expérience exaltante que de rencontrer un autre mutant. Elle adorait accueillir les nouveaux venus au sein de l'Institut et apprendre à les connaître, écouter le récit de leur mutation. Elle savait que celle de l'inconnu face à elle était dangereuse, et elle ne voulait pas tourner autour du pot, car ce ne serait pas lui rendre service. Elle prit donc son courage à deux mains et osa : « As-tu déjà tué des gens, par manque de contrôle ? Est-ce pour ça que tu as pris peur quand les policiers se sont approchés de toi ? » Ses sourcils se froncèrent et un éclat pleine de compassion se glissa dans ses prunelles brunes. Elle ne cessait de fixer le mutant et, lorsqu'elle prit conscience que cela pouvait paraître déplacé, elle dévia immédiatement son attention. Elle lui laissa néanmoins le temps de répondre, avant de conclure, sur une note plus légère. « J'espère que tu ne tenais pas particulièrement à cette usine désafectée. Je ne lui donne pas plus d'une journée ! » Elle se mit à rire légèrement, avant de reporter son regard et toute son attention sur le jeune homme. Elle trouvait sa mutation fascinante, mais aussi très dangereuse. Il s'agissait d'un danger brut, bien distinct du danger que représentait son propre pouvoir. Parfois, elle se demandait ce qui était le pire ? De faire exploser les choses ou les gens sur un coup de colère, ou de les rendre malléables à souhait au point qu'ils risquent d'en perdre tout libre arbitre ? Le pouvoir le plus insidieux, le plus perfide et, au final, le plus dangereux n'était-il pas le sien ?

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Rake Warren
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MessageSujet: Re: Par une belle journée d'automne... [Izzie]   Dim 11 Oct - 17:26


Se retrouver face à l'un des siens, si on pouvait dire ça comme ça, c'était la première fois que cela arrivait à Rake. A moins qu'il en ai croisé d'autres sans pour autant le savoir. A vrai dire, c'était assez délicat à deviner, surtout que Rake prenait grand soin à rester à l'écart de tout individu. Même s'il vivait dans la rue, lorsqu'il quémandait, il ne levait jamais la tête vers ceux qui avait l'extrême bonté de lui déverser leurs centimes inutiles devant son trottoir. Ceux qui n'avaient vécu comme lui ne pouvaient pas comprendre la vie des âmes errantes dans les rues, dans les ruelles sales et pauvres de cette ville que l'on disait pourtant si prestigieuse. Vivre dans l'ombre, dormant sur les trottoirs humides, accablés par la faim, le froid et la fièvre, passant son temps à voir passer les nobles gens qui ne jetaient pas même un seul regard sur les misérables qu'ils étaient. Les charmants habitants riches et beaux posaient leur orgueilleux regard sur leur faible personne, ricanant silencieusement dans leur esprit détourné du sort qui leur était destiné. Rake faisait partit de ceux dont l'aura dérangeait apparemment les braves gens qui eux n'avaient jamais eu le moindre soucis pour exister. Etait-ce vraiment ça l'humanité ?

Et encore, ce scénario se portait très bien sur les gens normaux. Il fallait imaginer ce que cela serait si tout le monde savait ce qu'il était réellement. Quelques personnes dans le café étaient désormais au courant. Dont cette fille. Durant une phase où le jeune homme était comme emporté vers l'extérieur de l'usine, la main de la jeune fille dans la sienne, il se remémorait ce qui était arrivé à ce moment là, tout comme sa propre vie durant ces dernières et pénibles années. Il ne pensait pas à l'usine qui vivait ses derniers instants. C'était peut-être mieux ainsi, elle ne servait plus à rien de toute évidence et c'était à se demander d'ailleurs pourquoi elle était toujours ici. Ce n'était pas le seul bâtiment délabré de la ville. New-York, c'était immense et ce n'était pas les murs couverts de lierre qui manquaient.

Arrivé dans un coin où apparemment, il n'y avait plus aucun danger à craindre, le jeune mutant en profita pour faire le tri dans ses neurones et regonfler ses poumons essoufflés. Mais il avait beau chercher et se creuser jusqu'à la moelle, il y avait toujours des événements en cet instant qui n'avaient pas de réponse, ou alors que du flou. Il cessa très vite de cogiter quand il comprit qu'il n'avait pas encore retrouver sa totale solitude. Cette fille était toujours là. Elle se tenait non loin de lui tel un spectre venu le hanter. La plupart des spectres qu'il connaissait avaient plutôt tendance à venir lui rendre visite dans ses cauchemars. Mais là, il était bel et bien réveillé. Il faut dire que cauchemar et réalité ont toujours eut tendance à se confondre avec lui. Ne sachant que faire d'elle, Rake lui demanda de partir. Il ne le dit pas du ton le plus amical du monde, c'était plutôt lancer comme empressé et autoritaire. Oui, il était pressé d'être seul. C'était encore sa meilleure consolation. Le regard des autres étant terriblement gênant, surtout après ce qu'il venait de se passer.

« Non. » répondit alors la jeune fille.

Etait-ce du courage ou de l'inconscience ? Cette réponse fut relativement marquante pour Rake. Une jeune fille comme elle, perdue dans une ruelle sombre, seule avec un gars comme lui ? C'était même de la folie. Elle osait lui tenir tête et devant tant d'insolence, Rake avait perdu sa crainte mais ne fut pas réjouit d'entendre cette inconnue refuser de lui laisser l'intimité. Il tourna un regard aussi frustré qu'étonné de sa réponse et manqua de peu de lui renvoyer l'ordre de façon plus accentuée lorsque la jeune fille le devança.

« Je sais que c'est toi qui a fait trembler les murs. »

Bien qu'il se doutait un peu qu'elle le sache, la réflexion lui coupa le sifflet comme une révélation inattendue. Tous ses doutes étaient en tout cas mit en déroute désormais. Mais que devait-il en penser maintenant ? Il ne pouvait pas lui dire qu'elle avait tord. Ce serait passer pour un idiot. Il savait qu'elle savait qu'elle avait raison. Il ne pourra plus lui retirer ça de la tête. Rake resta silencieux, mais toujours loin d'être ravi, encore moi par la certitude qui se dégageait de la voix de l'inconnue.

« Toi et moi, nous sommes pareil. » ajouta la jeune fille avant d'étirer un sourire.

Voilà une nouvelle affirmation qui dissipa les doutes du jeune mutant. Ce n'était pas pour autant la meilleure des nouvelles. Il savait désormais que son esprit avait été embrouillé, il n'était pas idiot au point de ne pas s'en être rendu compte. Mais il savait maintenant que c'était de la faute de cette dernière.

- Certainement pas, répliqua t-il alors sévèrement, son regard froncé figé sur elle.

« Parle moi de ton pouvoir, et je te parlerais du mien. » poursuivit alors la demoiselle en étirant un peu plus son sourire pourtant si doux.

Si doux mais loin de séduire la bête qu'elle avait devant elle.

- Rentre chez toi, répondit toujours sans tact le jeune homme avant de se détourner d'elle.

Il s'enfonça davantage dans la ruelle. Même s'il savait qui elle était maintenant, cela ne changeait rien à ces principes. Il ne voulait de contact avec personne. Il sentit tout de même une pointe de regret car elle lui avait sauvé la vie. Rake était loin d'être redevable. Comme dit, il voulait couper les ponts le plus rapidement possible, ne pas entrer dans son jeu, ne pas faire connaissance. Trop de risques étaient en jeu. Cela dit, il n'avait pas pu prévoir à quel point la jeune fille était...déterminée.

« Comment as-tu découvert ton pouvoir ? As-tu déjà … enfin … »

Il y eut un temps de pause. Rake n'y faisait pas attention puisqu'il s'en allait et si elle voulait parler seule, c'était son droit. Mais elle termina très vite sa phrase.

« As-tu déjà tué des gens, par manque de contrôle ? Est-ce pour ça que tu as pris peur quand les policiers se sont approchés de toi ? »

Les murs qui encadraient la rues furent soudainement pris d'un violent tremblement, accompagné d'une formation de large fissures qui se dressaient vers le ciel. Rake avait serré les poings tout en stoppant la marche et une vieille bouteille de verre qui traînait dans une petite flaques d'eau explosa soudainement en milles morceaux.

- Tu ferais mieux de te taire ! lança alors le jeune homme en pivotant sur ses talons pour faire face à l'inconnue mutante.

Celle ci dévia immédiatement son regard de lui. Les effets du pouvoir de Rake n'avaient, cette fois ci, durer qu'un temps, mais étaient restés violents. Désireuse de vouloir calmer la situation, la jeune fille tenta de faire preuve d'un peu d'humour.

« J'espère que tu ne tenais pas particulièrement à cette usine désaffectée. Je ne lui donne pas plus d'une journée ! »

Elle eut un petit rire qui laissa le jeune homme dans l'indifférence la plus totale. L'humour, ce n'était pas non plus son truc. Surtout dans une situation pareille. Il était en ce moment même, le chat sauvage qui feulait sur la demoiselle. Tout à coup, un tremblement de terre apparu à nouveau, mais cette fois ci, ce n'était pas à cause du jeune mutant. Un bruit sourd se fit entendre au loin, l'usine s'était finalement écrasée sur elle même. Très vite, tout ceci fut suivit des sirènes de pompiers, venu voir l'étendu des dégâts. Heureusement pour Rake et la jeune fille, ils étaient suffisamment loin pour ne rien craindre de cette catastrophe. Rake n'était pas touché par le résultat de ces pouvoirs. Ce n'était rien d'autres qu'un bâtiment en ruine après tout. Bien caché dans la petite allée, il était hors de vue de tout passant, de toute voiture. La circulation s'entendait juste au loin et sans plus. Lorsque le vacarme s'arrêta, le jeune homme reposa son regard haineux sur la demoiselle.

- Tu ne sais rien de moi, de quel droit te permets-tu de me demander ce genre de chose ?! Qu'est-ce que tu crois ? Je sais très bien ce que tu m'as fait ! Alors si tu crois que ta venue me réjouie, tu te trompe.

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Izzie O’Connell
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MessageSujet: Re: Par une belle journée d'automne... [Izzie]   Dim 25 Oct - 10:14


Izzie ne faisait pas toujours preuve de bon sens. Vive et autonome, elle traversait la vie à l'image d'une lame, fine et incisive, sans accepter que le moindre obstacle ne se dresse devant elle. Izzie ne craint pas le danger, il a toujours fait partie de son quotidien. Parce qu'elle était en l’occurrence l'élément extérieur, nouveau, dans cette situation, elle ne songeait pas une seule seconde à se méfier de l'inconnu qu'elle avait sauvé des griffes de la police. Pourtant, son don n'avait rien de docile et bienveillant. Il pourrait faire s'écrouler les bâtiments de la ruelle sur elle avec une aisance qu'elle ne pouvait pas se figurer. Le mutant qu'elle s'écharnait à sauver était dangereux. Et sans doute aurait-il mieux valu qu'elle se sauve elle. Mais au lieu de ça, elle refusa catégoriquement de le laisser. Izzie ne se montrait pas agressive, seulement déterminée. Terriblement déterminée.

A mesure qu'elle parlait, le mutant sembla se renfermer, tout l'inverse de ce qu'elle cherchait à obtenir. Un sourire engageant s'était dressé sur ses lèvres innocentes, mais il fut figer net lorsque le couperet tomba : « Certainement pas.  » Izzie ne pouvait pas s'être imaginé que les choses seraient simples, et que le mutant lui tomberait dans les bras après qu'elle l'ait sauvé ; C'était un signe distinctif parmi les siens, ils n'aimaient pas être sauvés, ils n'aimaient pas que quiconque viennent s'occuper de leurs affaires. Tout mutant semblait devoir développer un sentiment aigu d'auto suffisance. Izzie, elle, n'avait pas commis cette erreur. Elle savait à quel point obtenir un soutien en ce monde pouvait être rare, et ce d'autant plus lorsque l'on naissait différent. Décliner, négliger l'assistance que l'un des siens venait vous offrir relevait tout simplement de la bêtise et de l'arrogance. « Rentre chez toi. » Il ne semblait pas comprendre. Aucun refus n'était capable de toucher Izzie. Et plus il la repoussait, plus il s'évertuait à contrecarrer les signes de sa gentillesse, et plus elle insisterait. La brune avait cela pour elle, aussi douce et bienveillante puisse t'elle être, elle était également redoutable et teigneuse. Un non ne ferait pas l'affaire.

Lorsqu'il tourna les talons et continua sa progression dans la ruelle, Izzie lui colla aux basques. Acharnement était son second prénom. Elle n'avait cependant pas jauger l'agacement qu'elle pourrait produire dans l'esprit du mutant. Les murs à proximité se mirent à trembler, et Izzie s'arrêta nette. Elle jeta un coup d'oeil circulaire aux environs, analysant la force que l'inconnu devrait envoyer sur les façades pour les faire s'écrouler. Son regard se reporta sur le mutant, qui avait serré les poings dans une attitude renfrognée. Elle ne voyait que son dos, mais sentait la fureur qui émanait de chacun des pores de sa peau. Inquiète, elle sursauta lorsqu'une bouteille en verre qui se noyait à moitié dans une flaque d'eau à proximité se brisa. Ses prunelles revinrent fixer le dos du mutant lorsqu'il darda : « Tu ferais mieux de te taire !  » Il se tourna alors vers elle. Elle ne faisait pas particulièrement la fière, mais aucune crainte manifeste ne se lisait pour autant sur son visage. Izzie savait qu'elle avait touché du doigt un point sensible. Elle ne savait simplement pas encore quoi faire de cette information, mais nul doute qu'elle lui resservirait tôt ou tard.

Le sol se remit à trembler, et Izzie se demanda l'espace d'un instant si son heure était venue, si les bâtiments allaient s'effondrer de toute part sur sa frêle enveloppe corporelle. Elle fronça légèrement les sourcils et grimaça, puis se détendit en comprenant que l'effondrement venait de l'usine désaffectée qu'ils avaient quitté quelques minutes plus tôt. « Tu ne sais rien de moi, de quel droit te permets-tu de me demander ce genre de chose ?! Qu'est-ce que tu crois ? Je sais très bien ce que tu m'as fait ! Alors si tu crois que ta venue me réjouie, tu te trompe. » Izzie se raidit à nouveau. Elle n'était pas particulièrement à l'aise avec les confrontations, mais elle savait également que le mutant était effrayé et désorienté. Ce n'était pas la raison qui le faisait parler, mais uniquement ses émotions. Les paroles d'Izzie n'avaient pas été aussi apaisante qu'elle l'aurait souhaité. Mais elle n'était pas prête à abandonner à la première difficulté. Soumise trop longtemps sous les coups d'un père violent, la brunette avait appris la patience, comprit l'intérêt d'avoir une bonne constitution. La violence dans les mots du mutant n'était rien en comparaison de ce qu'elle avait enduré toute son enfance et une partie de son adolescence.

Elle serra les dents, puis avança d'un pas déterminé vers lui, lui imposant sa vue, sa présence qu'il semblait exécrer. Légèrement remontée, sa voix était moins douce désormais. « Ce que je t'ai fait ?! » Elle fronça les sourcils et ses mâchoires se crispèrent avant qu'elle n’enchaîne sans lui laisser l'occasion de réagir : « Tu devrais savoir mieux que personne à quel point il peut être difficile de contrôler ses pouvoirs. Quand tes émotions te submergent, toi tu fais écrouler des bâtiments et céder le sol sous tes pieds. Ais au moins l'honnêteté d'admettre que je ne t'ai rien fait volontairement ! » La totalité du visage crispée désormais, elle s'approcha encore jusqu'à n'être plus qu'à une poignée de centimètres de lui. « Je ne veux pas manipuler les gens, je ne veux pas te manipuler toi ! » Son regard plongea au plus profond des iris sombres du jeune homme, et les mots qui glissèrent de ses lèvres ne furent ensuite pas plus audibles qu'un murmure : « Nous sommes pareil, que ça te plaise ou non. Je n'ai pas plus envie de forcer les gens que toi de fissurer les murs. » Elle épia rapidement les murs qui s’élevaient de part et d'autre de la ruelle, puis son regard revint fixer le mutant. « Mon pouvoir, au moins, ne t'a pas mis en danger. » Elle soupira, et la lueur au fond de ses prunelles brunes se radoucit. « Je t'ai sauvé la vie. »

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Rake Warren
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MessageSujet: Re: Par une belle journée d'automne... [Izzie]   Dim 25 Oct - 16:45


Comment pouvait-elle se permettre de le comparer à elle ? Certes, tous deux étaient des mutants. Mais même entre mutants, les différences pouvaient être énorme et ceci n'étant pas qu'une question de pouvoir. Pour Rake, deux univers, tout au plus, le séparait de cette jeune fille. Elle semblait incarnée la bonté même. Rake était plutôt la personnification même du paria hargneux. Il semblait avoir remit la jeune fille à sa place lorsqu'il nia leur similitude. Il n'y avait pas que la "race" qui comptait. Il ne cessait d'observer celle qu'il avait en face de lui, il voyait clairement son opposé pur et dur. C'était très simple. Lui ne se serait sans doute pas dérangé pour venir en aide à quelqu'un. Il ne connaissait personne qui valait la peine d'être aidé. Pas un ami, pas un proche, pas une connaissance. Un mur de bêton s'était formé tout autour de lui, ne laissant voir ni entrer personne. Quant à elle, elle donnait plutôt l'impression d'avoir été élevé en plein air. Mais si elle était mutante tout comme lui, elle devait sans doute avoir eut des malheurs dans son existence. Pour Rake, un mutant n'avait pas le droit de vivre heureux. Il était impossible d'avoir eut une belle vie, ou du moins un beau passé avec un gène x dans les entrailles. Pourquoi diable avait-elle l'air aussi épanouie qu'une fleur au printemps ? Quelle injustice !

Mais l'inconnue, en plus de le suivre inlassablement, se permit de toucher d'un peu trop près des choses pour lesquelles Rake vendrait son âme au diable afin de les oublier. Avait-il provoquer la mort de quelqu'un à cause de son pouvoir ? Les cris de sa famille prise dans les éboulis de sa propre maison résonnait encore dans sa tête dès que l'occasion se présentait. Lui avait fuit comme un lâche, il avait regardé les murs tomber en morceau et les cris s'effondrer avec eux. Seuls des corps inertes avaient été ressortit des décombres. Tout ça parce qu'il s'était un peu énervé. Tout ça parce qu'il avait été maudit par la génétique. Les murs qu'il fit trembler dans la ruelle à la venue de ces souvenirs lui faisaient autant peur que les questionnement de la jeune fille qui le mettait en colère. Il avait néanmoins su l'arrêter. Qu'elle ne s'approche plus d'un pas. Mais surtout, qu'elle se taise. Le jeune homme pivota vers elle, la fusillant du regard. Mais tout à coup, alors qu'il avait stoppé son pouvoir, il fut surpris de sentir la sensation de destruction se propager à nouveau. Fort heureusement, ce n'était que l'usine au loin. Il n'avait pas perdu de vue l'affront de celle qui le suivait. Il replanta ses yeux sombres dans les siens avant de lui reprocher son propre pouvoir.

Il aurait espéré que ses dernières paroles fassent décamper la demoiselle. Peine perdue, elle semblait au contraire prendre plus de courage à l'affronter. Dans le regard de cette dernière s'imposa une flamme qui était inconnu au jeune homme. Elle s'approcha dans un élan de détermination qui fit reculer de deux ou trois pas le jeune mutant. Sait-on jamais, avec une fille mutante comme elle. A vrai dire, l'idée qu'on pouvait le priver de sa volonté était une chose qui l'effrayait assez, même si en ayant subi déjà l'expérience, cela ne s'était pas révélé si terrible. Le fait de le savoir désormais, le principe même de la chose, avait de quoi faire peur. Elle pouvait, si elle le voulait, le changer littéralement en zombie.

« Ce que je t'ai fait ?! » lança t-elle soudainement.

Jamais Rake n'aurait pu la croire capable de soulever un tel ton. Elle, qui paraissait si douce, si gentille, venait tout à coup de dévoiler une autre face de sa personnalité. D'un autre côté, il y avait de quoi, lorsqu'on était aussi ingrat que Rake.

« Tu devrais savoir mieux que personne à quel point il peut être difficile de contrôler ses pouvoirs. Quand tes émotions te submergent, toi tu fais écrouler des bâtiments et céder le sol sous tes pieds. Ais au moins l'honnêteté d'admettre que je ne t'ai rien fait volontairement ! » rugit-elle alors.

Ca, d'un autre côté, le jeune homme ne pouvait affirmer ou infirmer le fait que la jeune mutante n'avait pas agit volontairement. Ce qu'elle avait en revanche fait volontairement, c'était de lui porter secours. Ce changement radical de comportement avait de quoi en déboussolé plus d'un. Rake fixa la demoiselle, relativement décontenancé par son excès soudain de caractère.

- Eh oh...fit-il, calme-toi voyons, restes où tu es !

Mais elle s'approchait davantage de lui. Il recula encore un peu, jusqu'à toucher le mur derrière lui mais la défiait du regard tandis qu'elle ne se détendit pas pour un sou.

« Je ne veux pas manipuler les gens, je ne veux pas te manipuler toi ! »

Jamais encore un visage n'avait été aussi près du sien. Jamais encore on avait osé lui parler de la sorte. Rake ne détachait pas son regard de celui flamboyant de la jeune fille. Un mélange de honte et de confusion le parcouru en l'espace d'un instant. Même si c'était ce qu'elle prétendait, elle avait tellement l'air de savoir comment s'y prendre, tout comme lorsqu'elle était avec les policiers tout à l'heure. Ou même avec lui. Un silence s'empara de l'atmosphère. Un silence qui rendait Rake mal à l'aise. Mais il ne détachait toujours pas ses yeux d'elle. Tout à coup, elle lâcha un murmure qui laissa envoler les mots à ses oreilles :

« Nous sommes pareil, que ça te plaise ou non. Je n'ai pas plus envie de forcer les gens que toi de fissurer les murs. »

Rake déglutit et baissa le regard devant l'inéluctable vérité. Mais au fond de lui, il avait toujours la sensation que ce qu'elle avait fait, avait été fait exprès. Mais bon, il devait se rendre à l'évidence. Il ne pourrait jamais le savoir vraiment. Il fallait seulement la croire. Après tout, n'était-ce pas lui qui pensait que tous les mutants avaient de toute manière des problèmes dans leur existence ? Pourquoi soudainement penser que celle-ci était parfaite et vivait heureuse ?

« Mon pouvoir, au moins, ne t'a pas mis en danger. » poursuivit la jeune fille qui avait baissé le ton.

Rake releva ses iris vers les siennes.

« Je t'ai sauvé la vie. »

Que répondre à ça ? C'était un véritable bouleversement dans le quotidien du jeune homme. Ces simples mots représentaient énormément de choses. Des choses qu'il ne pensait pas que ça arriverait un jour. Pourtant, c'était arrivé et voilà où il en était à présent. Le regard des deux jeunes gens resta un moment figé dans un nouveau silence. Leur trait s'étaient à tout deux adoucit. Au bout d'un moment, Rake soupira.

- C'est vrai, tu as raison... finit-il par dire.

Le jeune homme se décolla du mur et s'écarta d'elle. Il s'en éloigna de quelques pas avant de tourner les talons pour lui faire face.

- Alors dis-moi, demanda-t-il, pourquoi tu as fais ça ? Est-ce seulement parce que nous sommes..."pareils" comme tu le dis ? Si ce que tu dis est vrai, tu aurais pu risquer gros.

Il marqua une courte pause avant de reprendre :

- La loi de la jungle, chacun pour soi, c'est comme ça que les choses sont censées fonctionner. Ce sont les principes du monde de la rue. Ce qui me surprend un peu, c'est que tu n'en fasses pas partie.

Nouvelle pause.

- Tu as donc pu berner ton monde pour t'en sortir ?

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Par une belle journée d'automne... [Izzie]

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