AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 
 

 Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeMar 8 Juil - 20:05


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Tumblr_ltx8ylzs6h1qbu376o1_500
Facéties de veilleurs

feat CASTIEL & LUCRECIA



« Je ne suis pas sûre, Mila. Je ne suis pas vraiment du genre à sortir le soir, tu sais ... »
« On avait cru remarquer, mais c'est pas comme ça que tu t'intégreras ... Tu sais, tout le monde te trouve bizarre, à rester dans ton coin. Viens avec nous, ça ne te fera pas de mal. »

Tout le monde me trouvait bizarre ? Je fis attention à ne pas lever le regard de mes papiers que j'étais en train de ranger avec un soin méticuleux. Ne pas montrer que j'étais touchée. C'est ce qu'elle cherchait à faire. Mais après tout, elle avait raison : quel mal cela pouvait-il faire, que je sorte un peu ? J'avais eu une rude journée, nous étions vendredi soir, et je n'aurais pas dis non à un verre de cointreau. Je soupirais, rangeais mes affaires dans mon sac en bandoulière.

« Je vous rejoins dehors. »

Mila me fit un clin d'oeil se sortit de ma classe. Je me retrouvais seule, dans la lumière pâle de cette fin de journée. Je mis mon manteau par-dessus mon pull léger à col montant, de laine beige. Encore une chose que j'avais de bizarre : jamais je ne montrais mes épaules, mon cou, ou un décolleté, au grand dam de mes collègues masculins. Je n'osais pas leur avouer qu'une cicatrice ornait mon épaule droite, allant de la base de la poitrine jusqu'au milieu du dos. Cicatrice que je devais à ma chère humaine de mère ... Non, je ne voulais pas penser à tout cela. Je mis le livre que j'étais en train de lire, La Princesse de Clèves, classique de la littérature française, dans mon sac et le portais à mon épaule. En langue originale, s'il vous plaît. J'avais des origines françaises, ce qui me rendait sûrement encore plus étrange aux yeux de mes camarades - mais je pense qu'il y avait parti pris, de toute façon. Ils avaient sûrement décidé dès le début que j'étais bizarre. Pourquoi vouloir m'inviter avec eux ? Peut-être que je me faisais des idées après tout, mais j'avais toujours été méfiante envers autrui.

Après avoir enfilé ma veste et mon foulard, tous les deux dans des tons de bleus, je rejoignis les adultes dans la cour principale. Henry, Mila, Junon, Mark et Phill. Nous avions tous sensiblement le même âge, mais là où j'essayais d'être classe et distinguée, ou au moins professionnelle, Mila et Junon n'hésitaient pas à sortir des vêtements faussement prudes. Pourtant, ce n'était pas exactement une tenue pour travailler avec des enfants que je voyais sous mon nez. Ce devait être l'avis des trois hommes, qui avaient leurs nez plongés dans les décolletés des deux jeunes femmes, ravies.

« Nous avons décidé d'aller boire un verre au Puzzle, un bar du coin où traîne souvent Mark. Tu viens avec nous ? »
« Pourquoi pas. »

J'avais envie de faire partie de ce groupe de professeurs. C'était idiot : je n'avais rien en commun avec eux, et il était évident que nous n'allions pas devenir les meilleurs amis du monde. Mais ils faisaient partie de mon monde professionnel, et je voulais pouvoir compter sur eux. Me lier à un groupe. C'est ainsi que nous partîmes à pied de l'école. Nous n'étions ps loin du centre de New-York, et en vingt minutes, nous avions passé les grandes avenues et étions arrivés au Puzzle. L'endroit était somme toute assez joli, agréable - si on ignorait le monde qui y était déjà. On traversa la foule, et Mila me fit m'assoir à une table réservée à leur noms.

« Mark a réservé, comme c'est un habitué. Tu bois quoi, Miss Vertu ? » minauda Mila, et je lui demandais un cointreau. « Tu bois de l'alcool, toi ? Bientôt, tu mettras autre chose que ces affreux pulls, et tu seras sortable ! »

Je rougis, comme si elle m'avait giflé, alors qu'ils éclataient tous de rire. Oui, c'est ça, rions de la pauvre fille timide et sensible ! J'avais l'habitude - ce n'était pas parce que j'étais mutante, mais parce que j'étais moi, un peu bizarre, un peu spéciale. Et si ils savaient pour ma mutation, humains plutôt pathétiques, ils n'en seraient que plus rapides à me juger ... Je ne me sentais nullement à ma place, et je me surpris à frotter la cicatrice qui traversait mon épaule. C'était un réflexe, comme celui de passer sa langue sur ses lèvres. Nos boissons arrivèrent, et je les laissais tous les cinq mener la conversation. Je n'étais pas dans mon monde ici. Je bus tranquillement, répondant quand on me parlait, mais sans plus. De toute façon, je ne m'intéressais pas aux derniers potins, aux courses de voiture ou aux fringues à la mode. Ce que j'aimais, c'était la grande littérature, la musique classique. Dit comme ça, ça faisait vieille fille, mais tant pis. Peut-être aurais-je dû rentrer, finalement, et passer ma soirée à jouer la Danse Macabre de Camille de Saint-Saëns, au violon. Quoi de plus amusant, hein ? Je finis mon verre et observais autour de moi, mal à l'aise. Il faisait chaud avec la foule, la plupart des jeunes étaient en train de se déhancher sur la piste, sur une musique rythmée. Le son était fort. Mila me cria quelque chose que je n'entendis pas, et soudain je fus seule à la table.

Je soupirais, frottant mes mains l'une contre l'autre, avant de repousser une mèche de cheveux. Il était évident que j'étais mal à l'aise, et pourtant une silhouette se glissa à côté de moi. Un jeune homme, peut-être vingt-sept ou vingt-huit ans, difficile à dire. Son nez et ses joues étaient rouges, il empestait le whisky. Sans aucune gêne, il attrapa mon poignet et se pencha vers moi, un sourire goguenard aux lèvres :

« Mes potes et moi, on se demande ce que tu as à cacher sous ton gros pull ... Tu veux pas me montrer, rien qu'à moi ? »
« Lâchez-moi, s'il vous plaît. »

Il ne m'intéressait pas, mais je me voyais mal le rembarrer aussi violemment. Aussi avais-je fait ma demande poliment, en essayant de retirer mon poignet de sa poigne. Mais, bourru, il resserra ses doigts au point de me faire mal. J'eus un petit glapissement discret, qui fut rapidement dévoré par les sons rythmés qui sortaient des enceintes. Si quiconque avait entendu, personne ne faisait attention à moi. Je m'en voulais d'être venu - je n'avais rien à faire là. Je sentis mon coeur tambouriner contre ma poitrine, alors que sa poigne me tenait et que son autre main se posait sur mon épaule, tirant sur le col de mon pull.

« Lâchez-moi, vous me faites mal ! »
« Fais pas ta mijaurée ! Sois contente que je m'intéresse à toi, déjà ! T'espères quoi de mieux, vu comme t'es ? »

Il butait sur les mots, son phrasé était allongé par son ingestion d'alcool. Je me mis à me débattre, à essayer de me soutirer à ses gestes déplacés. Comment j'étais ? C'était dire ! J'étais très bien ! Ce n'est pas parce que je ne montre pas ma poitrine à la face du monde que je devais en être honteuse ! Mais il semblait avoir d'autres avis, et d'autres pensées. Je ne voulais pas qu'il me touche ! Cette seule pensée m'habitait, au point que je sentis un courant d'air glacé remonter autour de moi, faisant naître la chair de poule sur l'épiderme de mon tortionnaire d'un soir. Il frissonna, puis haussa les épaules ; une fenêtre ouverte, un frisson idiot, voilà ce que les gens pensaient quand je perdais le contrôle. Et si il continuait, ça n'allait plus être simplement de légers courants d'airs, comme venus de nulle part, qui faisaient onduler nos cheveux et nos vêtements, mais une vraie tempête. Je ne voulais pas ça.

« Lâchez-moi, s'il vous plaît ! » continuais-je à voix basse ; même moi, je n'y croyais plus.

Personne ne bougeait autour de nous. Allais-je donc réellement devoir suivre ce goujat, sous le regard amusé de mes collègues, fiers d'eux, fiers d'avoir enfin conduit cette miss vertu de Lucrecia à se dévergonder un peu ? Ce n'était pas comme ça que je voyais une bonne soirée ! Ma main se crispa sur celle de l'homme, et mes cheveux se mirent à onduler, comme sous l'effet d'un vent fort. L'inconnu plissa les yeux. Non ! Je ne devais pas perdre le contrôle ! Il était extrêmement compliqué de lutter contre lui et de rester concentrée.

Qu'allais-je devoir abandonner, ce soir, pour rester le plus entière possible ?


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeMer 9 Juil - 15:13


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Seb1
Facéties de Veilleurs

feat Castiel & Lucrecia



Castiel venait de passer la journée la plus calme et la plus ennuyeuse depuis qu'il avait obtenu ses deux doctorats et sa maîtrise. D'un côté, ne pas être obligé d'examiner des cadavres couverts de bestioles ou autopsier des gens morts beaucoup trop jeunes avait quelque chose de relaxant, mais il avait besoin de s'occuper, de se concentrer sur une tâche, pour ne pas trop penser à sa mère. Il l'avait revue la veille au soir, mais avait refusé de la laisser entrer dans l'appartement qu'il partageait avec sa sœur. La dernière fois qu'elle lui avait adressé la parole, c'était à l'hôpital quand il s'était réveillé après sa tentative de suicide. C'était d'ailleurs elle qui l'avait trouvé à demi-mort chez lui, le poignet ouvert. Mais depuis, chaque fois qu'il croisait ses parents, les deux détournaient ostensiblement le regard, même si sa mère le regardait souvent brièvement avec une lueur de profonde tristesse dans le regard.
Des cas urgents ne venant décidément pas, il se mit à rédiger ou corriger des rapports concernant des analyses de moindre importance ou dont l'instruction ne se ferait pas tout de suite, avant de se replonger dans la lecture d'un de ses livres d'entomologie. À sa pause-déjeuner, il se rendit dans un petit restaurant non loin de son lieu de travail et déjeuna tranquillement en lisant « Le Portrait de Dorian Gray ». Il adorait Oscar Wilde depuis le début de son adolescence, ce qui avait toujours fait enrager son père.
L'après-midi fut aussi monotone que le matin et Castiel rentra chez lui un peu plus tôt que d'ordinaire. Même s'il n'avait pas touché ou ne s'était pas approché d'un cadavre, il se doucha et se parfuma légèrement avant de se préparer à sortir. Comme souvent, ses yeux se posèrent sur la cicatrice sur son poignet gauche et il grimaça avant de la cacher sous un bracelet de cuir noir.
Il se souvenait parfaitement du soir où il avait cherché à en finir. Son père était allé trouver son patron et lui avait dit qu'il était mutant et qu'il sortait parfois avec des hommes. L'homme ne l'avait pas écouté, conscient du mépris que Putnam éprouvait pour son fils, et en avait averti Castiel. Ce dernier était allé trouver son paternel pour lui demander ce qui l'avait pris. Il lui avait répondu qu'il n'était qu'un moins que rien, qu'il ne méritait même pas de porter le nom de Putnam et qu'il lui faisait tellement honte qu'il aurait voulu qu'il ne vienne jamais au monde. C'était à l'époque où il se souciait encore vaguement de ce que pensait ses parents et il avait eu un choc en entendant ses mots. Son propre père voulait le détruire. Et en rentrant chez lui, il avait trouvé son petit ami du moment - celui qu'il avait été fier d'appeler son grand amour - en train de rassembler ses affaires. Le jeune homme, un humain, avait appris son statut de mutant par M. Putnam et il n'avait pas supporté. Il méprisait les mutants et était parti en laissant un Castiel plus bas que terre. Suite à quoi, le mutant avait bu presque jusqu'à l'inconscience et s'était ouvert le poignet. Il n'avait dû sa survie qu'à l'arrivée de sa mère.
Il chassa ses mauvais souvenirs d'un geste agacé, écrivit un petit mot pour sa sœur et sortit chercher sa voiture. Il se rendit à Brooklyn, dans un petit bar qu'il connaissait d'un de ses rares amis. Il se gara devant le Puzzle et entra dans le bar. Il laissa son regard passer rapidement sur les personnes présentes à la recherche d'une table libre. Il venait d'en trouver une quand il sentit un souffle d'air qui n'avait pas lieu d'être. Un mutant ? Il se tourna pour voir ce qu'il se passait.
En voyant la scène, il imagina rapidement une stratégie pour tirer la mutante de ce mauvais pas. Une idée audacieuse lui traversa l'esprit et il décida de la tenter. Il attrapa le poignet de l'homme qui importunait la mutante et le regarda avec fausse colère.
- Si tu allais importuner quelqu'un d'autre que ma copine, l'ami ?
L'homme le regarda avec incompréhension, puis quitta la table en les regardant. Pour faire vrai, le jeune mutant s'assit près de la noiraude et lui prit la main pour l'embrasser. Quand l'importun fut hors de vue, il lâcha la main et sourit à l'inconnue.
- Excusez-moi pour ça, mais c'est la seule idée qui m'est venue pour vous aider... je peux vous payer un verre ?



Dernière édition par Castiel D. Putnam le Sam 12 Juil - 12:46, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeMer 9 Juil - 15:36


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Tumblr_ltx8ylzs6h1qbu376o1_500
Facéties de veilleurs

feat CASTIEL & LUCRECIA



Je crois que j'en étais venue à me dire que mieux valait tenter de m'enfuir. Je ne cessais de me débattre, en pestant à voix basse. L'homme était tout proche et cherchait toujours à abaisser mon col roulé. L'horreur qui survenait en moi était comme une étreinte glacée. Puis, une silhouette se glissa près de nous et une troisième main s'ajouta au chaos. Les doigts serrèrent le poignet de l'homme, écho de ce qu'il faisait au mien, et s'arrangèrent pour faire lâcher l'intrus. Puis, les paroles, qui vibrent dans l'air. Je suis debout, ma main libre a attrapé mon poignet brûlant encore du contact et de douleur. Sa copine ? L'inconnu - appelons plutôt le Chevalier, ce rôle lui sied à merveille - était plutôt grand, bien bâti, et son air semblait froissé, fâché. Que l'on vienne m'aider, alors que je n'y croyais plus ... J'en aurais presque pleuré. Et voir l'idiot s'en aller, sans cesser de nous observer d'un air mauvais ! C'était si rassurant que je ne réagis pas quand mon Chevalier nous fit assoir et me fit un baisemain.

Au contact léger de ses lèvres, je sursautais, revenant à la réalité. Je me sentis rougir comme une idiote, les joues cramoisies, et je baissais les yeux, totalement confuse. Mon poignet continuait de me lancer, comme mon épaule, mais cela n'avait plus d'importance. Je me sentais réellement honteuse d'avoir été ainsi malmenée, et surtout d'avoir amené quelqu'un à devoir se déplacer. Pourtant, avant que je ne puisse m'excuser, ce fut lui qui me demande pardon. Sa voix était charmante, tout comme lui - un Prince Charmant, oui. J'eus un petit rire fêlé et passais ma main fraîche sur mon visage brûlant. J'avais le regard fuyant, l'esprit battant la campagne. Je parvins néanmoins à bégayer quelques mots. Je devais avoir l'air totalement stupide :

« Un verre ? Volontiers. Mais c'est moi qui vous le paye ! » Un serveur passant à côté, nous passâmes commande, et je repris un verre de cointreau. J'avais besoin d'alcool ... « Je ... Vous ne ... Je vous remercie, vraiment. Sans votre aide, qui sait ce qui serait arrivé ? » Je frissonnais, et secouais la tête pour chasser ces terribles pensées. Cet homme m'avait sauvée. « Vous êtes un vrai gentleman. Vous êtes bien le seul à avoir bougé ... Je ne peux pas exprimer à quel point je vous suis reconnaissante ... Je vous nomme Chevalier Servant de la soirée. »

J'eus à nouveau ce petit rire mélodieux, comme un cloche, et soupirais un peu. La confusion laissait place à une réalité toute aussi glacée, mais l'homme en face de moi m'avait débarrassé du carcan de doute. La soirée avait failli tourner à l'eau de boudin, mais ce n'était pas arrivé. Grâce à lui. Je lui lançais une oeillade admirative.

« Vraiment je manque à tous mes devoirs de politesse ! Je ne me suis même pas présentée, je suis navrée : je m'appelle Lucrecia. Lucrecia Rivendall. »

J'eus enfin le courage de faire un sourire, mais n'osais pas tendre ma main : j'avais encore le souvenir du contact de sa main prenant la mienne, la portant à ses lèvres. Non pas que ça eut été désagréable, bien au contraire d'une surprenante douceur. Mais justement, je craignais ce contact pour ce qu'il ferait naître en moi - là, tout de suite, j'étais dans un chaos émotionnel trop intense pour risquer de tout faire foirer en perdant le contrôle. J'inspirais doucement, mais alors que j'allais parler de nouveau, Mila se retrouva à nos côtés, couvant du regard mon nouvel ami. Sa main droite sur sa hanche, mettant sa poitrine en avant, elle n'eut qu'un regard amusé vers moi avant de dire, de sa plus jolie voix contrefaite :

« Quel héros tu as là, Miss Vertu ! Je crois que tu fais bien des jalouses parmi l'assemblée. Mais bon, tu ne risquais rien : ce n'est pas comme si tu attirais les hommes, hm. »

Et elle eut un petit rire amusé, complice, comme si elle espérait que l'inconnu goûte sa blague. Oui, oui, c'était sûr que moi je ne m'habillais pas de façon outrageuse ! Je lui lançais un regard noir, les sourcils froncés. De toute évidence, elle désirait mettre le grappin sur lui. Lorsque je sentis de nouveau un courant d'air courir autour de moi, je me mordillais la lèvre inférieure. Je n'avais pas vraiment le droit de me mettre en colère, ou une climatisation surnaturelle risquait de surgir dans ce bar.

« Mila, j'aimerais beaucoup discuter seule à seul avec mon sauveur. Si tu permets. »

Et, et je m'en voulus pour cela, je la poussais de mon pouvoir. Elle recula de quelque pas, comme si elle glissait, repoussée par un soudain courant d'air qui semblait la faire reculer, et se perdit dans la foule un peu plus loin. Elle avait l'air surprise, mais elle ne dut pas comprendre - elle était déjà ivre, à voir sa démarche et son regard hagard. Je m'en voulais d'avoir utilisé mon don pour cela, mais je refusais que cette aguicheuse me prenne mon chevalier. Pour une fois ... Pour une fois que quoi ? Qu'on s'intéressait à moi ? Je rougis un peu, prise sur le fait : voilà qu'un prince sortit des contes venait à la rescousse de Princesse des Vents, et me voilà en pâmoison, telle une midinette ! Je n'étais pas une princesse ; qu'avais-je d'intéressant ? Mon pull beige peut-être ? Je lançais un regard vers mon nouveau compagnon et souris d'un air un peu timide en disant :

« J'ai dit cela pour la faire partir, mais je ne vous retiens pas. Je ne voudrais pas abuser de votre temps, vous avez déjà fait tant pour moi, ce soir ... »

Ma voix était pleine de douceur et d'admiration. Oui, j'admirais cet homme pour le courage qu'il avait eu. Pour son audace. J'aspirais à le connaître plus, à lui parler, à apprendre qui il était, mais je ne voulais pas être un poids - ne l'avais-je pas déjà été assez comme ça ? Je baissais le regard, mes longs cils formant des arabesques d'ombre sur mes joues rosées de gêne.



Revenir en haut Aller en bas

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeSam 12 Juil - 17:08


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Seb1
Facéties de Veilleurs

feat Castiel & Lucrecia



Castiel sourit à la jeune femme, attendri par sa réaction. Elle lui faisait penser à une petite fille timide et il trouvait cela adorable. Il avait plutôt l'habitude de sortir avec des femmes confiantes et assurées, mais le comportement de Lucrecia ne le dérangeait absolument pas. Au contraire, c'était rafraîchissant. Il se passa une main dans les cheveux d'un geste nonchalant et commanda un verre de rhum ambré quand le serveur passa. Il affectionnait particulièrement les alcools forts purs, surtout depuis sa rupture. Il n'en buvait pas tous les jours et n'en avait pas besoin, mais parfois, quand la douleur morale se révélait trop importante, il aimait anesthésier son esprit avec un ou deux verres de bourbon ou de rhum. Un ou deux verres, ça n'avait jamais tué personne.
- Ravi d'avoir pu vous tirer d'une situation délicate. Ça ne m'a absolument pas dérangé, ne vous en faites pas. Cependant, je me dois d'insister pour vous offrir ce verre. Après tout, c'est vous qui étiez dans une situation inconfortable. En tant que Chevalier Servant, il est de mon devoir de vous payer un verre... Enchanté Lucrecia. Castiel Putnam, sauveur de damoiselles en détresse et Chevalier Servant à mes heures perdues...
La gêne de la jeune femme l'amusait beaucoup, mais il ne s'en moquait pas, loin de là. Elle lui plaisait beaucoup. Il en avait largement par-dessus la tête des filles outrageuses qui lui mettaient leurs décolletés juste sous le nez chaque fois qu'il sortait prendre un verre. C'était sympathique quand il avait vingt ans, mais maintenant, et particulièrement ce soir-là, il préférait la compagnie de femmes plus réservées. Oh quand il avait envie de compagnie pour une nuit, une femme délurée faisait parfaitement l'affaire, mais ici et maintenant, il trouvait Lucrecia réellement charmante et ne voudrait pour rien au monde être avec quelqu'un d'autre.
Donc quand une amie de Lucrecia vint s'imposer en lui mettant littéralement son décolleté sous le nez, il lui fit un sourire las qui portait en lui tout l'agacement du monde. Mais avant qu'il n'ait de sortir une réplique cinglante, son interlocutrice avait fait partir l'importune en lui mettant un vent au sens littéral. Il sourit à Lucrecia et remercia le serveur qui venait de leur apporter leurs boissons. Comme il l'avait dit, il paya les boissons et laissa même un généreux pourboire pour le serveur, avec un sourire.
- Ne vous inquiétez pas, ça ne me dérange pas du tout. Et puis, boire seul, c'est triste, alors que prendre un verre une jeune femme charmante et adorable comme vous, c'est la meilleure soirée que l'on puisse passer...




Dernière édition par Castiel D. Putnam le Jeu 17 Juil - 15:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeSam 12 Juil - 21:25


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Tumblr_ltx8ylzs6h1qbu376o1_500
Facéties de veilleurs

feat CASTIEL & LUCRECIA



Nous passâmes nos commandes, et j'écoutais la voix du jeune homme vibrer entre nous. Castiel - ainsi, c'était le prénom de mon sauveur. Cela sonnait comme le nom d'un ange - littéralement, même si l'idée d'un ange gardien n'était pas si éloignée que ça du chevalier servant. Malgré ses tentatives de me rassurer, je me sentais tout de même très coupable. Certes, ce n'était pas ma faute, je n'étais pas l'instigatrice de tout cela, mais je me sentais quand même fautive. Il s'était déplacé exprès pour moi, pour m'aider. Alors qu'il paye les consommations me gênait, mais je n'insistais pas, ne voulant pas être impolie. A dire vrai, j'avais l'impression d'avoir en face de moi un vrai gentleman, et je me sentais toute chose.

Le regard qu'il me lança quand Mila vint nous ennuyer aurait pu me faire rire - était-ce de l'ennui que j'y lisais, ou bien j'y voyais ce que je voulais voir ? En tout cas, nous étions de nouveau seuls, et je préférais mettre les choses au clair. Si il avait envie de s'en aller il le pouvait. Nos boissons arrivèrent, et je trempais mes lèvres dans le verre d'alcool - le goût sucré et orangé me fis du bien, et je soupirais. J'avais perdue l'envie de rentrer chez moi - Castiel était bien trop intéressant pour vouloir partir. Ses paroles me firent rougir, les joues cramoisies. Je bégayais un peu, mes mains se frottant l'une contre l'autre. Je ne savais pas comment répondre à ce genre de gentillesse - il était rare que des gens soient aussi aimables avec moi.

« N'exagérez pas. Je suis sûre que vous pourriez trouver bien plus intéressante que moi ici. Mais ... Je suis ravie que vous restiez. Alors, dites-moi, Castiel, que faites-vous dans la vie ? Vous êtes héros aussi, la journée, ou juste le soir ? Je suis sûre que les collants vous vont très bien. »

J'eus un petit sourire penaud face à ma tentative de trait d'humour. C'était maladroit - tout comme moi.

« Je crois effectivement que vous êtes l'attraction de la soirée. »

Je fis remarquer à mon sauveur d'un petit geste de la tête le bar : une ribambelle de demoiselles avait leurs regards rivés dans notre direction. Je détournais le regard pour observer mon sauveur : il était beau. C'était presque une révélation. Il avait quelque chose d'extrêmement séduisant - au-delà du fait qu'il venait de me sauver comme une Prince Charmant. J'espérais qu'il n'avait pas fait attention pour le vent - je venais de réaliser que je pouvais parfaitement faire face à un humain anti-mutant. Cela sembla me refroidir un peu : encore une bonne raison pour moi d'éviter les relations. Comment construire quelque chose, même une amitié, avec des gens qui ne savaient rien de vous ?

J'avais envie de rencontrer d'autres que moi - existaient-ils seulement ? Père m'en avait parlé, mais je n'en avais jamais rencontré. Ils étaient comme un mythe, que j'étais sur le point de toucher du bout des doigts, mais qui me brûlait la peau. Je bus une gorgée de mon verre, l'air embarrassée - j'avais beau me dire que cet homme pouvait être dégoûtée par ce que je savais faire, je ne pouvais m'empêcher de le trouver attirant. Mon ventre me donnait des sensations de chaleur, agréable, et c'était sûrement dû au fait que je n'avais pas mangé et que j'avais déjà bu un verre d'alcool.

« Dites-moi, Castiel, vous êtes venu seul ? Vous habitez depuis longtemps à New-York ? »

J'essayais de me retenir de lui poser toutes les questions qui me tournoyaient dans la tête. Je dois avouer que j'avais envie de sortir un peu pour m'aérer mais je n'osais pas en faire la demande. Je passais ma main dans mon cou, en faisant attention de ne pas déplacer mon col roulé. Il aurait été bête de dévoiler ce dont j'avais le plus honte à un homme qui me plaisait. Je me mordillais la lèvre inférieure et lui lançais un regard timide, impressionnée et admirative. Ses traits étaient emprunts d'une majesté certaine - peut-être que je me faisais d'idée, mais en cet instant, dans la pénombre du bar, il était ce que je croyais. Un Prince Charmant, oui.



Revenir en haut Aller en bas

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeJeu 17 Juil - 15:22


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Seb1
Facéties de Veilleurs

feat Castiel & Lucrecia



Depuis sa rupture, Castiel avait enchaîné les aventures sans lendemain, noyant son chagrin sous les plaisirs éphémères. La plupart du temps, il n'avait pas énormément d'effort à faire pour séduire, se contentant de quelques sourires et de quelques traits d'esprit et cela suffisait. Mais parfois, il devait prendre son temps pour attirer sa proie dans sa toile. Il ne recherchait pas l'amour ou une relation durable, son coeur étant encore trop douloureux pour quoi que ce soit de plus sérieux que quelques nuits. Il n'avait plus confiance en l'amour. Il était tombé trop bas à cause d'un amour donné sans retenue, en toute confiance. Il s'était laissé emplir entièrement par un bonheur qu'il pensait acquis, sans se méfier, sans crainte. Son amour était toujours ainsi : entier, pur et profond. Mais quand Killian l'avait rejeté et traité de monstre, lui disant que leur histoire n'avait été qu'une abomination, il aurait tout aussi bien pu lui arracher le coeur de la poitrine et l'écraser entre ses doigts. Le jeune mutant aurait sans trouvé ça moins douloureux.
Mais ce soir, l'arachnopathe se sentait bien. Lucrecia était très charmante et il était sûr de passer une bonne soirée. Sans doute bien plus intéressante que ces nuits de débauche dont le seul but était de le tenir éloigné de son appartement et des souvenirs qu'il renfermait. La jeune femme avait de l'esprit et de la répartie, et elle n'avait apparemment pas froid aux yeux pour utiliser ses pouvoirs au milieu d'un bar. Surtout un pouvoir dont les effets étaient aussi visibles. Pour Castiel, il suffisait qu'il porte des lunettes de soleil suffisamment foncées pour que personne ne remarque le changement de coloration de ses yeux. Et il fallait beaucoup d'araignées pour que qui que ce soit s'aperçoive de leur comportement étrange.
Quand Lucrecia lui désigna le bar, il se tourna pour voir les jeunes femmes qui le regardaient avec des sourires aussi factices que leur maquillage ou leur air distingué. Il leur rendit leur sourire sans pour autant leur laisser le moindre espoir. Ce soir-là, il ne voulait pas de ces femmes aussi artificielles que superficielles. Il n'était même pas sûr de vouloir qui que ce soit, ce soir-là. Tout ce qu'il souhaitait, c'était juste passer une bonne soirée. Il but une gorgée de son verre et se retourna vers son interlocutrice.
- Je ne suis Chevalier Servant que le soir et par interim, malheureusement. Mais il est vrai que les collant me vont plutôt bien. Cependant, j'en porte rarement, car les gens sont si facilement choqués de nos jours... répondit-il avec un sourire rieur. J'ai grandi à Brooklyn, mais après nos études, ma soeur et moi nous sommes installés à Manhattan. J'ai presque toujours vécu à New-York. Et vous, Lucrecia ? Vous vivez aussi dans la Grosse Pomme?


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeDim 20 Juil - 10:53


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Tumblr_ltx8ylzs6h1qbu376o1_500
Facéties de veilleurs

feat CASTIEL & LUCRECIA



Me sentir observée ainsi, que ce soit par les jeunes femmes du bar qui ne cessaient de me faire les gros yeux, comme si je n'avais aucun droit de me trouver face à un jeune homme aussi séduisant que par mon compagnon du soir me mettait mal à l'aise. J'étais embarrassée d'être le point de mire de leurs yeux, et je détournais le visage, les joues roses. Je bus une gorgée du liquide âcre au goût d'orange ; le cointreau s'inséra en moi comme une ondée salvatrice. Je repris un peu de force dans l'alcool arômatisé, et levais mon regard entre le noisette et le vert sur Castiel, alors qu'il reprenait la parole, d'une voix agréable. J'eus un sourire timide quand il sembla s'amuser de mes propos, et hochais la tête à la suite. Je me mordillais la lèvre, heureuse de ne plus sentir le courant d'air de mes pouvoirs courir autour de moi. J'étais certaine qu'il avait dû sentir quelque chose, mais je me demandais pourquoi il ne disait rien. Me trompais-je ?

« Je vis entre Brooklyn & Manhattan. Je suis arrivée ici il y a quelques années déjà, j'étais originaire de Phoenix, en Arizona. Mes parents y avaient une ferme. Mais j'ai préféré partir pour faire mes études et depuis mon arrivée à New-York, je suis institutrice dans un collège. Professeur de français et de littérature pour être plus précise. »

Je me tus, faisant cesser ma voix chantante. Est-ce que j'en disais trop ? Pas assez ? Habituellement, je savais refouler ce côté plutôt bavard de ma personnalité, mais face à un être comme Castiel je voulais en apprendre plus sur lui, qu'il en apprenne plus sur moi. Je voulais un véritable échange, je désirais mieux le connaître. Mon prince d'un soir semblait être quelqu'un de bien. Il avait donc une soeur et habitait à New-York. Tout doucement, le tableau se dessinait, à moi de poser les bonnes questions. Même si l'une d'elle me taraudait, je préférais l'ignorer, buvant une gorgée de cointreau avant de demander, toujours aussi amicale :

« Que faites-vous dans la vie ? »

Je voulais poser tant d'autres questions : est-ce qu'il aimait lire ? Si oui, quel type de bouquins ? Quels étaient ses hobbies ? Etait-il célibataire ? Cette dernière interrogation ne serait qu'une de plus dans mon cerveau, car il était impensable que je demande une telle chose. C'était trop indécent, trop personnel. Je me voyais mal demander une telle chose. Puis, avant que mon cerveau ne réalise ce que je faisais, une question brûla mes lèvres comme une gorgée de feu :

« Vous avez vu ce que j'ai fait. Vous savez ce que je suis. Vous n'avez pas peur ? La plupart des humains sont effrayés ... par cette condition. Vous êtes la première personne, je pense, à savoir pour mon don. » Hormis mon père. Mais il était mort à présent. Mon regard était perdu dans le vide, devant moi. Qu'allait-il m'arriver, si les gens l'apprenaient ? Serais-je tuée par le gouvernement, pour n'être plus qu'une tâche sur leurs dossiers ? v« Je ne suis pas différente des autres. La condition mutante n'est rien d'autre que l'évolution. Je vous veux autant de mal que le passant lambda du coin ... »

Je me faisais l'impression de tenter de l'amadouer et j'eus un pauvre petit sourire. Père m'avait dit que des mutants se cachaient, étaient disséminés de par le monde un peu partout. Où se cachaient-ils ? J'en étais une, moi aussi, et jamais je n'avais vu l'ombre d'une personne semblable à moi. Je haussais les épaules, soupirais un peu et bus une nouvelle gorgée d'alcool. Mes nerfs étaient devenus à vif, et je me sentais angoissée à l'idée que mon chevalier servant ne se lève et ne me dénonce. Il avait été jusque là parfait, si il pouvait accepter cette tare chez moi, cela aurait été merveilleux. Mais je n'étais pas une jolie princesse, je n'étais pas l'héroïne d'un roman. J'étais une mutante dans une ville où ceux possédant des pouvoirs disparaissaient. J'étais une chose à abattre. Je ne comprenais pas ce besoin de tuer les mutants, mais j'étais en danger de par mon existence. C'était d'une tristesse affligeante, et pourtant, si un homme devait être en danger, je n'hésiterais pas. Ainsi était mon caractère - douce, gentille, aimante, généreuse. Et stupide, sûrement.



Revenir en haut Aller en bas

Invité
Anonymous

Invité




Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitimeSam 18 Oct - 16:50


Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Seb1
Facéties de Veilleurs

feat Castiel & Lucrecia



- Français et littérature ? Vous aimez donc lire ? Quel genre de littérature ?
Castiel avait toujours été un grand amateur de littérature depuis qu’il était gamin. Les livres avaient été pour lui une façon de s’évader de la pression que lui mettait son père à propos du fait d’être soldat, de servir son pays et toutes ces âneries. Dean ne prenait pas au sérieux ses allergies et son asthme et l’obligeait à aller faire du sport et à sortir se promener à Central Park avec des garçons de son âge. Il avait vite cessé de compter le nombre de fois où on l’avait ramené à l’hôpital à moitié en train d’étouffer à cause d’une piqûre d’insecte ou parce que ses amis lui avaient caché son inhalateur et ne parvenait pas à le retrouver après coup. Après quelques accidents dans le genre, son père avait abandonné et l’avait laissé tranquille avec ses livres.
Quand il avait fini ses études d’entomologie et de médecine légale, il avait décidé de commencer une maîtrise de littérature pour deux raisons : parce que ça l’intéressait beaucoup et parce que cela lui permettait de demeurer loin de son père encore quelques années. Et sa sœur l’avait soutenu dans sa décision. Elle avait toujours été fière de la ténacité de son frère et elle avait adoré habiter non loin de Londres.
- Oh, mon travail est loin d’être très glamour. Je travaille pour le centre médico-légal de New-York en tant que médecin-légiste et entomologiste médico-légal… mais parfois j’ai un peu l’impression de faire du babysitting, quand on voyait certains inspecteurs qui viennent me trouver…
La seconde question de Lucrecia le fit redevenir un peu plus sérieux. Il regarda autour d’eux pour être sûr que personne ne les écoutait. Il ne voulait pas qu’il arrive malheur à la jeune femme, d’autant que si des gens se mettaient à plusieurs pour leur chercher des noises, il ne pourrait pas faire grand-chose. Il n’y avait pas beaucoup d’araignées dans les parages, mais il pouvait toujours lui montrer le changement de coloration de ses yeux.
- Surtout, ne paniquez pas…
Il se pencha vers elle et enclencha son pouvoir, laissant ses yeux prendre entièrement la couleur de la nuit la plus sombre jusqu’à n’être plus que deux globes couleur d’encre. Il resta ainsi quelques dizaines de secondes, puis ses yeux revinrent à la normale. Il s’assura que personne ne l’avait vu, puis sourit à son interlocutrice comme si de rien n’était.
- Je suis comme vous, quoi que mon don soit différent du vôtre. J’espère ne pas vous avoir effrayé, car là n’était pas mon but. Je ne vous veux aucun mal.



Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé






Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Vide
MessageSujet: Re: Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥   Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥ Icon_minitime


Revenir en haut Aller en bas
 

Facéties de Veilleurs ♦ Castiel ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
• RAGE AND SERENITY™ • :: SALLE D'ARCHIVES :: ARCHIVES : ANCIENNES VERSIONS :: ANCIENS SUJETS RP-